‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 53 sur 240 · EN STTLE DU X|II« SIÈCLE. — HAUTEDR, S MÈTRES · texte numérisé non relu

EN STTLE DU X|II« SIÈCLE. — HAUTEDR, S MÈTRES

Un candélabre à sept branches, d'une grande simplicité, est le numéro 55;

ces petites gravures du candélabre de Milan. Aujourd'hui, grâce au moulage en plâtre que nous possédons, nous pourrons donner des gravures plus exactes encore, si c'est possible.

il n'est pas ancien, mais M. Gaucherel a bien voulu le composer pour nous en style du xiii*' siècle et avec d'anciens éléments. Il peut avoir de hauteur, à volonté, de un mètre à deux. Il nous en fallait un de ce genre, plus grand et plus orné que le n** 49, moins haut et moins compliqué que le n° 50.

La herse, à sept, onze, treize, quinze, vingt-quatre et même trente-deux branches, était fort commune au moyen âge. Elle servait aux offices des morts, à l'office des ténèbres pendant la semaine sainte et surtout aux fêtes, pour donner plus d'éclat au luminaire. M. le comte de Laborde a publié les textes suivants qui suffiront pour prouver ces usages divers ^ :

({ Hercia ad tenebras ». (Statuts du synode d'Exeter en 1287). — « Item pro corpore ficto et hersiâ ». (Funérailles de Thomas, abbé de Canterbury, en 1375). — « En certaines fêtes doubles majeures, on met devant le sanctuaire une herse appelée Râtelier et Onzaine, parce qu'on y met onze cierges ». — « Un grand chandelier ou herse avec vingt-quatre cierges ». (Le sieur de Mauléon, « Voyages liturgiques de France » .)'

Ces herses, dont l'usage était fréquent et divers, sont devenues fort rares; je doute qu'il en existe aujourd'hui des exemples anciens. Nous avons donc prié M. Gaucherel de nous en dessiner un à treize branches, que le xiii* siècle ne désavouerait pas.

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