Trésors sacrés de Cologne », pi. xxxvi, fig
3. « Histor}' of our Lord », t. II, p. 330, 6g. 253. — Le Seigneur est jeune, « the Lord is young », dit lady Hastlake, voulant mettre son texte d*accord avec son dessin, sans probablement avoir vu Toriginal; il est vraisemblable, en effet, que c'est M. l'abbé Bock, résidant sur les lieux, qui est demeuré dans le vrai. — M. Didron, si nous avions eu le bonheur de le conserver, nous saurait gré de faire observer à ce propos qu'une réflexion émise par lui relativement au mouvement de Tenfant Jésus pour saisir les présents des Mages, sur le sarcophage du musée de Latran, qui accompagne dans les « Annales » notre « Étude sur saint Pierre et saint Paul », repose sur une légère inexactitude de la gravure. Dans l'original, l'intention manifestée pr iii situation de la mftin ast incertaine, mais il est plus probable que cette inain bénit.
nous avons à nous occuper d'un point fondamental dans l'iconographie chrétienne, et ce ne saurait être par l'observation du petit nombre de monuments qu'un homme peut réunir personnellement tout à la fois sous ses yeux, qu'il serait possible d'en saisir l'esprit et la portée.
La multiplicité des observations sauve des erreurs de détail, car elle les laisse sans autorité ; elle met en relief, au contraire, la vérité des faits généraux, si bien que, décidés comme nous le sommes à nous aider de tous les travaux qui nous ont précédé autant qu'ils se sont trouvés à notre disposition, malgré l'insuffisance de chacun d'eux relativement au but que nous nous sommes proposé, nous nous croirions en état de le remplir suffisamment, si nous avions eu assez de loisir ou plutôt assez de puissance dans le coup d'oeil pour nous rendre maître de tout ce qui a été dit par les auteurs seulement que nous avons consultés; tirez-en par induction tout ce qui en résulte de certain, négligez, réservez ou rejetez le surplus, et vous aurez encore, quant à la manière de concevoir et d'entourer dans l'art chrétien ces grandes images de la croix et du crucifix, une abondance d'idées dont la hauteur, la suite, la poésie, la fécondité vous étonneront.
Qui étudierait les œuvres du Moyen-Age et des hautes époques chrétiennes sans chercher à en saisir l'âme, ne ferait que les effleurer; c'est l'âme surtout que nous avons cherché à comprendre dans cette étude iconographique, et que nous espérons avoir le mieux comprise; mais la justesse de nos vues d'ensemble fût-elle reconnue, elle ne nous mettrait pas à l'abri des incertitudes partielles, des faiblesses et des obscurités d'appréciation et de langage, et nos lecteurs feront ce que nous aurions à cœur de faire nous-même, en vérifiant et en rectifiant, toutes les fois qu'ils en auront l'occasion, sur les textes et les monuments, beaucoup d'observations qui ont besoin de ce contrôle pour acquérir à nos propres yeux toute la valeur que nous voudrions leur donner.