I.es temps sont réglés sur un cadran solaire. Ibid
— Gassendi à Aix, gêné par les nuages.
i3''5 V commencement presque au nadir de la Lune, Aldé-
baran liant de 02‘' 10' à l’ouest.
1,5 02 fin un peu au-dessus de Mare Crisium, a d’Orion
haut de 3()‘*5o', etAldébaran haut de 32*' 3o', l’un et l’autre à l’ouest.
Grandeur, à laquelle, dit Gassendi, il ne faut pas trop se fier, 3 doigts 38'. Gass., /. IV. p. ()o, 9 1 .
— Boulliau, Aslron. Philol. p. i/p), conclut qu’à i5'‘i3', temps moyen, méridien d’Uranibourg, la Lune éloit en 2®7‘'G'5G". Le temps marqué, dit-il p. 186, n’est point celui du milieu de l’éclipse, mais celui de l’opposition vraie (jui suivoit de ,4'2i" le milieu de l’éclipse. (Or, si cela est, disons-nous, pour [larcourir ces4'2i", la Lune a dû employer 8'48" de temps, son mouvement horaire au Soleil étant alors de 29'38". Le milieu de l’éclipse a été observé à Aix à i4'’o3'; ajoutez 8'48", l’opposition aura eu lieu à i5''i'48", temps apparent, ou à i4'’5o'48", temps moyen, méridien d’Aix, ou enfin à i4'‘38'22", temps moyen, méridien de Paris. IMais suivant les Tables de Mayer, le Soleil étoit alors en 8’‘7^'q'24"; donc la Lune étoit en
PLANÈTES
Le 4 Diai ;t 8''4o', à Aix, de deux distances de Mars, h a et à [3 de la Balance, Gassendi conclut (]ue cette j)lanète étoit en 7"i4'oi"avec une latitude boréale de o‘'23' à 2.4'. Donc opposition de Mars le 3, à 10''. Gass. t. IV, p. 88, 96, et Episf. ad Cassi/i., t. IV, p. 323.
— On trouve, dans ce même toju. IV, p. 88, 89, beaucoup d’autres distances de Mars aux étoiles; et dans Ricc. Astr. ref.p. 33(), une observation faite à Ingolstadt, de la distance de Vénus à Arcturus et de l’épi de la Vierge.
— Le 12 septembre, Gassendi observa une très-belle aurore boréale, dont il donne une description détaillée, tom. IV, p. 89. Ce phénomène fut aussi obsei’vé à Loudun, par Ismaèl Boulliau, père de l’astronome; son observation est pareillement détaillée dans les manuscrits de son fils.
FAITS
Képler publia cette année à Francfort les 5*", G® et 7*^ livres de son Epitome asironomiœ Copernicanœ : ces trois livres renferment la théorie de l’astronomie, dans les principes de Copernic.
11 fit ])areillement imprimer in-foL dans la même ville, son Mysteriam cosmogra-
phiciim. Il l’avoit déjà publié à Tubingen, in-4“, en 1096 : mais cette nouvelle édition est, dit Képler, revue, corrigée, augmentée et fortifiée : elle est terminée par une apologie de son Harrnonice, contre Robert Fludd. C’est dans cet ouvrage que Képler a manifesté pour la première fois ses idées sur les rapports des orbes planétaires avec les cinq corps réguliers.
PLANÈTES
Gassendi observa à iVix, entre le 26 janvier et le G février, plusieurs distances de Mars h Vénus et de ces deux planètes à diverses étoiles. La plus courte distance observée des deux planètes fut de 0**28' le 3i janvier, à 8'' 4. Tom. IV, p. 91.
Il y eut la même année une 2*^ conjonction de Mars et de Vénns; mais Gassendi étoit en route de Digne à iVix; il ne put faire que des estimes à la simple vue. \'oyez ibid. p. 92.
FAIT
La première édition de V Asironomia Danica de Longomontan fut imprimée cette année à Copenbague, in-4”. Il en a donné depuis une édition plus ample en iG4o, in-fol. C’est toujours cette dernière (jue nous citons. Quel(|ue zélé que fut Longomontan pour les opinions de Tycho, il l’abandonne cependant, mais sur le seul article de la rotation diurne de la ïei re, qu’il admet.
A Lintz, le ciel fut nébuleux; Képler détermina cependant le milieu à iG'Cjo'. Ihcc. Aslr. ref. j>. loi.
— Gassendi, à Digne, observa le commencement de l’éclipse, ^ du Lion, étant à la bauteur de 2o‘*G' vers l’ouest, ou à i5''9'. Il est certain que l’Aigle étant liante de 38*' v(>rs l’est, ou h i5'*8', l’éclipse ne paroissoit pas commencée. Ce qui rendit l’observation du commencement difficile, dit Gassendi, c’est que la pénombre tomboit sur cette partie du disque qui, située à la gauche et à la partie inférieure, est couverte de taches obscures, qui rendoient cette partie de la circonférence difficile à distinguer.
La Lune se coucha avant la lin de l’éclipse.
Gassendi ne put s’assurer avec le rayon, de la grandeur de l’éclipse : un essai lui donna o*'5' pour la partie du diamètre qui restoit hors de l’ombre, ce qui, en supposant le diamètre de 35', donneroit à-peu-près 1 1 doigts (ou plutôt 10 doigts 17')
;j8 ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1623.
pour la gramieur de l’éclipse. Ilajoiile que la parlic du diamètre (jui rcstoit éclaii'ée paroissoit égaler le diamètre de Jupiter. Tom. IV, p. 92, q3. Si cela est, l’éclipse a excédé 1 1 doigts; aussi Gassendi, tom. I, p. G88, la fait-il de onze doigts et demi.
— Uiccioli, Alrnag. part. I, p. 878, dit (|u’Hortensius observa à Leytle le commencement à ()'‘22', la fin à i2'’2'V. On a altéré ces nombres en les transcrivant, dit Riccioli, Astr. ref. p. loi. (Ce ne sont pas les nombres qui sont altérés, c’est la date; Riccioli a mal-à-j)ropos rapporté cette éclipse au i4 avril 1G20; Ilortensius l’a observée le 19 novembre iG3o.)
La tin seule de celle-ci fut observée par les missionnaires de la Cbine, à 8’’4o' à Pékin, à 8''52'à Hang-ïcbcou, capitale de J'ebe-Kiang, et à 9*’i5' à Cbang-bay. Sonciet, t. III, p. 371.
Autre observation de la Lune.
Le 5 juillet, Roulliau vit à Paris l’immersion de l’épi de la Vierge derrière le disque de la Lune. Le centre de la Lune étoithautde 17^20', et paroissoit de i3' plus boréal que l’étoile. De la hauteur de 1 étoile Roulliau conclut qu’il étoit 9''3o'. Le lieu vrai de la Lune en sou orbite étoit G®i8‘'33'3'3 et réduit à l’éclipti(|ue. G* i8‘'35' To"; sa latitude apparente, i'*4G', et sa latitude vraie, o‘V|G'jo"A. Astron. Idulol. p. 109, Roulliau a supposé l’épi de la Vierge en G®i8'*35', ce qui est assez exact, cette étoile étant aloi's, selon Bradley, en G® 1 8*^35' 10". Mais la latitude de l’étoile que Roulliau suppose, d’après Tycho, de C' 59'A, est de 2*^2' 1 1", suivant Rradley, et selon Mayer, de 2‘‘2'G"; ce seroit donc 3' à ajoutera la latitude de la Lune.
— A Digne l’occultation n’eut pas lieu. A io''27', l’épi haut de io‘*46' étoit dans la ligne des cornes de la Lune, qui avait à peine excédé sa première quadrature. Sa distance à la corne australe égaloit le diamètre apparent d’Arcturus. Gass. t. IV, p. 93.
PLANÈTES
Le 12 oclobre à 17'’, Roulliau observe à Loudun que Jupiter étoit de 3' plus oriental et de 8' plus boréal que Régulus. Cette étoile étoit alors en IV , latitude, o‘‘2(')'3o" b. (Elle étoit en 4*24''35'22, latitude de 0**27' 27" R, suivant Bradley et Mayer.) Roulliau conclut que Jupiter étoit en 4*24*'4o4 latitude o*'35'R (ou mieux, eu 4*24**38'22", latitude o**35'27"). Astr. Phil. pag. 2G8. — Bull. ms. (').
— Depuis le 2G juin jusqu’au 10 août, Gassendi observa aussi souvent que la sérénité du ciel le permit, la distance de Mars à plusieurs étoiles. Son but étoit de déterminer l’opposition et la seconde station de cette planète.
Sur les distances de Mars à Xet à ct du Sagittaire, il calcula pour chaque jour la longitude et la latitude de la planète, et conclut qu’elle avait été opposée au Soleil,
(') Cet abrée;é, qui reviendra souvent, est celui de BuUialdi nianuscriptus codex, ou manuscrit autoraplie de Boulliau, que M. Le Monnier a bien voulu me communiquer.
le 3 juillet à ij'', en rf i i"'32', avec une latitude de (>‘‘17' A, et stationnaire le 5 août vers 12'', en ç)"5"'34', la latitude n’étant plus que de Les distances
étoient prises avec un rayon de six pieds de longueur. Gassendi nous assure de la fidélité avec la(|uelle il rapporte tout ce qu’il a observé, fidélité dont on auroit grand tort de douter. Il détaille enfin les précautions qu’il prend pour éviter toute erreur, et surtout celle qui pourroit naître de la parallaxe de l’œil. Voyez sur le tout Gass. l. IV, p. 93 et seq.
Sur la demande de Cassini, Gassendi envoya en janvier i654, outre plusieurs autres observations, celles de Mars faites en juin et en juillet 1623, mais sans en tirer aucunes conclusions. Il est fâché d'avoir publié les résultats de ses calculs sur les observations de 1623 ; ces résultats ne sont pas justes. Il a sujiposé i" d’après Tycbo, que la latitude australe de a du Sagittaire étoit de 3''3i', et elle n’est que de 3^' 18' (de 3^'24'55", suivant Bradley); 2° que la distance de a {\'k étoit de G^i5' quoique de très-bonnes observations prouvent que cette distance est trop forte de 3'. ür cette distance supposée de 6‘*i5' a servi à Gassendi de module pour rectifier son instrument ; d’où il suit qu’il a dû se tromper d’autant sur la détermination des autres distances, si même, ajoute t il, l’erreur n’a pas été plus considél'able. Tom. VI, p. 'ii'j .
J’ai calculé plusieurs des observations de Gassendi; les distances marquées dans la Table suivante sont celles que cet astronome avoit déterminées. Pour en conclure le lieu de mars, j’ai diminué ces distances de 3G J’ai supposé A du Sagittaire, le 2t) juin, en 9'^i‘'3'49", sa latitude 2‘‘.5'3i"A; la dilférence de longitude entre A et a de G‘’3'4G"; la latitude de cr 3‘'24'55". Ces déterminations sont extraites du Catalogue de Bradley, et elles donnent G''ii'54"de distance entre A et a. Les Catalogues de la Caille et de Mayer ne diffèrent que d’un petit nombre de secondes de celui de Bradley.
Mois et jours.
Heures.
Distances à C-.
Distances à X.
Long, (le Mars.
Lat. austr.
de Mars.
J U i II
Juillet
Août
D’après les observations des i et 5 juillet, Mars auroit été en opposition le 3 juillet à i7'‘38' en 9*1 i‘L39'4V4 avec une latitude de 5^'4:T. La comparaison des observations du I et du G juillet donneroit à très peu près le même résultat pour riieui'e et le lieu de l’opposition. Mais, comme Gassendi a l’ingénuité de le remarquer, les étoiles étoient mal choisies; on rencontroit dans le calcul des angles trop aigus ou trop obtus; les résultats ne pouvoient guère être exacts.
Gassendi avoit pris le i et le 5 juillet la distance de Mars à [5l du Capricorne; elle étoit le I de 19^*17', et le 5 de 20^^18' sauf l’erreur de 3' de l’instrument. Cette étoile et a du Sagittaire étoient plus favorablement placées que 'k et g. J’ai supposé.
toujours d’après Bradley, [îJ du Capricorne eu 9^28'' i y , et sa' latitude /p' jO" B.
Le résultat de luon calcul a été
Distance de [3 du Capricoi-ne :i n du Sagittaire, 23‘'4'58".
Le I juillet, longitude de Mar’s 9M 2^*22/37"; latitude 5‘*27'G"A.
Le 5 juillet, longitude 9"* r U' 1 0339"; latitude 5‘'3j' ' G".
. Donc opposition le 3 à i9''3'|' en i‘V|V 12"; latitude 5^*3 C 12".
Les ohservalions des 4. et G août, convenahleiueut interpolées, donnent la station de IMars le 4 août à i(>'' en 9®5^*3j'2G''; latitude 5‘'3o'2o'3 Les deux étoiles étoient alors plus tavorableinent placées qu’au mois de juillet.
— Le 20 août, à io''2o', Boulliau vit à Loudun, à l’oeil nu. Mars j)resqne joint à du Sagittaire. Ihdl. ms.
Frédéric Bitélius observa à Stutgard l’émersion à G'' 58', et la fin à 7'',‘)8'. Ces lieui'es sont celles de l’horloge; mais à la phase de 3 doigts hors de l’ondji'e, la hauteur d’Arcturus étoit 22*^ 4^'? et <ie 24^' 18' à la phase de G doigts. La première hauteur donne 7''48', et la seconde 7''57'. De cette dernière détermination, on conclut (jue l’émersion a eu lieu à 7'’27', et la fin à 8'‘27. Wend. eclips. p. 91. — Ricc. Almag. parte I, p. 878.
(iette observation ne cadroit apparemment pas avec les tables atlantiques de Wemlelin, (jui d’ailleurs avoit cru voir à Beets l’éclipse absolument finie à 8’’, d’où il conclut (|u’elle avoit dû finir à Stutgard bien avant 8'' et un quart. Donc, conclut-il, il y a erreur dans l’ohsei'vation de Bitélius. Stutgard, suivant Cassini de Thury, est 27'4"<le temps plus orientale que Paris. Suivant un calcul fait sur les tables de Mayer, l’émersiou a dû y arriver à 7'' 20', la phase de (i doigts à 7''55'j, la fin à 8'’2G'.
Képler à Liutz.
7'' G' commencement.
8 3 immersion.
947 émersion.
10 44 fi'i- Rico. Ahn. part. I, p. 878. — Astr. ref. p. lor. — Fin
à 10'' 45'. Cass. ms.
— Wendelin à Beets.
G'' 25' soupçon du commeucement.
G 28 l’éclipse est commencée.
7 23 environ immersion.
9 7 émersion.
Depuis 7''23' jusqu’à nue lumière secondaire paroissoit comme tixée sur
le limbe qui venoit d’entrer dans l’ombre, liicc. ibid.
— Lan^ren à Bruxelles.
d" 6 doigts, le point culminant étant. i>8y’ 3'o'
■ÿ 1820 immersion 298 27
9 2 O émersion 819 12
9 59 tîii 333 4f>
/lier. ibid.
Streete conclut de cette observation de Langren, qu’à 8*' i ' temps moyeu, méridien de Londres, la Lune étoit en o^3‘‘59'49" de son orbite, et en o*4‘*o' de l’écliptique. Astron. Ca/'.p. 100.
— A Pékin, les missionnaires observèrent le commencement à i 3'‘36'; l’éclipse
fut de (> doigts i3': le Tribunal l’avoit annoncée de i3 doigts 65' (c’est-à-dire de i3 doigts ou selon notre manière de com[)ter, de i6 doigts 28', donc totale).
Sonciet. t. lll, p. 871. Le Tr'ibunal avoit raison; si les missionnaires n’ont pas observé rédipse totale, il faut supposer ([ue les nuages auront interrompu leur observation.
Autre observation de la Lune.
A Bruxelles, le 3 septembre, le 3dio' de ré(|ualcur culminant, Langren vitii Bruxelles Aldébarau sortir de derrière la partie obscure du disque de la Lune. Hicc. Aslr. ref.p. 187, d’après une letti'e à lui adressée par Langren. Biccioli conclut (|ii’à i2''54'5G", temps moyen, méridien de Bologne, la Lune étoit en 2®4‘'.)'i8". Ibid.p. 1 67. Apparemment que Langren avoit bien désigné dans sa lettre à Hiccioli, la partie du limbe d’où s’étoit faite l’émersion.
PLANÈTES
On n’a de Gassendi pour cette année que quebjues distances des trois planètes supérieures à des fixes, observées les cinq derniers jours de mars à Vizille, à deux lieues do Grenoble, vers le sud. Voyez tom. IV, p. 97.
— Le 21 novembre à 19'', à Loudun, la distance de Mercure à l’épi de la Vierge étoit de 24**89', et le 5 décembre à i8*‘57', de 35**42'. BulL nis.
FAIT
Adrien Métius fait imprimer cette année à Franeker son traité de usa iitriusqur gtobi, in-4". Le premier livre traite de la spbère et de scs cercles; le second, des usages de la spbère; le troisième, de l’usage de l’asti'olabe, du rayon et d’un autre instrument imaginé par Métius pour observer les distances, les bauteurs et les azimuts des astres; le quatrième livre est un traité de gnomonique. La seconde partie de l’ouvrage roule sur le globe terrestre et sur l’art de la navigation. Weidier ne parle pas de cet ouvrage, qui n’est pas sans mérite, sur-tout pour le temps auquel il fut composé.
SOLEIL
On i‘emai‘(]ua cette année sur le Soleil des taches extraordinairement gramles. « J’ai vu le i5 mai, à l’œil nu, une tache sur le disque du Soleil, ce que vous assurez vous êti'e aussi arrivé, ainsi qu’à Galilée », dit Hortensius, adressant la parole à Gassendi; cette tache avoit i' de diamètre, llort. de Mercur. in Sole visa, V. Go, GG. Scheinei’ vit aussi cette tache le même jour.
Basa ursina, p. 200, est gravée une planche l'eprésentant les taches vues par Scheiner le 3oavi‘il; il en est qui ont 4' de diamètre. IMais cela n’est rien, en comparaison d’une tache dont parle Scheiner, p. 5ç)o, et qu’il avoit observée le 19 avril : il avoit trouvé à celle-ci un diamètre de 000" ou de 8' 20".
— Gassendi, avec un gnomon dont la hauteur excédoit G toises; après avoir pris toutes les précautions que rintelligence pouvoit suggérer, observa à Grenoble, le 21 juin, à l’henre même du solstice, la hauteur mériilienne du Soleil. La hauteur du gnomon, depuis son pied jusqu’à la partie inferieure de son ouverture, avoit été très exactement divisée en G4,G()o parties égales; l’omhre du gnomon, à midi, fut trouvée de 2.0,410 parties. Donc hauteur méridienne du bord du Soleil, ()8‘'33'2o". (Gassendi ôte lo'io" pour le demi-diamètre du Soleil; il ajoute une minute [)our la i)arallaxe, et retranche 23‘'3i'3o" pour la déclinaison du Soleil; il lui reste 4 V' à/' jo" pour la hauteur de l’équateur, et \ 1' 0.0" pour la hauteur du pôle à Grenoble. Gass. t. IV, p. 98.
Il y a dans ce calcul, des suppositions qui ne sont pas justes. Les erreurs, il est vrai, se détruisent en j)artie, mais non pas entièrement. La longueur de l’ombre donne exactement G8‘*33'i9" pour hauteur du bord supérieur du Soleil. Otez i5'47" pour le demi-diamètre, et 22" pour la réfraction; ajoutez seulement 3" pour la parallaxe; retranchez la déclinaison du Soleil, égale à l’inclinaison apparente de réclij)li(jue, (|iii étoit alors, suivant les déterminations de Mayer, de 23^*29' 2"; il restei'a pour la hauteur de l’équateur 44''4<^'i et pour celle du pôle 45'' i l'àf)"- Dans diverses Connaissances des Temps, celle-ci est maiajuée 45‘'iG53'4 ii'42". Toutes ces déterminations peuvent être vraies pour difï’érens quaiTiers de la ville.
Wendelin à Beets attendoit une éclipse de 3 doigts, dont la durée seroit de 2 heures; il ohsei'va le commencement à i3''i7', la fin à i4'’o » et la grandeur lui parut de 2 doigts. Bicc. Almag. pari. 1, p. 378. Dans Astr. ref. p. loi, le même Biccioli marque le commencement à i3''3'.
— A Paris, Gassendi et Claude Mydorge réglèrent les temps sur des hauteurs d’étoiles prises avec un quard-de-cercle d’acier, de moins d’un pied de rayon, mais très exactement divisé.
I 2'’ 54' commencement, Régulus étant haut de 3G‘*2ü' à l’ouest.
i3 37 tin, ^ de la Balance haute de 3i''3o'.
La i^randeur au sud do la Lune fut pou considérable, ce qui rendit le commencement et la fin difficiles à déterminer. A peine y eut-il un doigt éclipsé. Il s’en est certainement fallu que l’éclipse ait atteint deux doigts. Gass. l. IV, p. 99.
— Suivant Boulliau, le lieu de l’opposition étoit de 4'3G" plus avancé que celui
du milieu de l’éclipse. Astron. Phil. p. 187. Au moment de l’opposition, on a i4‘'f>'i temps moyen, méridien d’Uranibourg, le Soleil étoit en donc la Lune
en G®3‘*4'-i' Ihid. p. 149-
Streete conclut de la même observation qu’à i2''d7', temps moyen, méridien de Londres, la Lune étoit dans son orbite en G*3‘^34'37", et sur l’écliptiijue on G*3"'3G'53". Aslron. Car. p. 100.
— Le milieu de l’éclipse a été observé à Paris à i3'’i5'3o", temps apparent, ou à i3''22'8", temps moyen. Or, suivant Boulliau, la Lune précédoit alors de 4'3f>" le lieu de son opposition : son mouvement horaire au Soleil étoit de 28'34"; elle n’a donc atteint son opposition qu’à i3'’3i'48". Le Soleil étoit alors, suivant les tables de 3Iayer, en o®3"‘34'32". Donc, à i3''3i'48", temps moyen, méridien de Paris, ou à i4'’ i3' 19", méridien d’Uranibourg, la Lune étoit en G*3^34'32.
Conjonction de la Lune et de Vénus, le 9 février.
On vit cette conjonction à Erbacb, à Ulm, à Tubingen, et presque dans toute la Souabe; on ne détermina rien autre chose, sinon que la conjonction centrale a[)parente de Vénus et de la Lune avoit eu lieu entre le coucher du Soleil et celui de Vénus. Kepl. Tah. Rudolf, p. 93, 9U
— ALeyde, Hortensius observa cette conjonction à 7 beui’es avec une lunette; la distance de' Vénus à la corne australe de la Lune étoit au moins d’une minute. Lansh. Thes.p. 171.
— A Paris, Gassendi, qui ne s’altendoit apparemment pas à cette occultation, se promenoit sur le Pont-Neuf. A 5''4o' à très peu près, il observa que Vénus loucboil et rasoit la corne australe de la Lune. Pour l’heure, il fut obligé de s’en rapporterà l’horloge de la Samaritaine; mais il s’assura peu après, par une hauteur* de Sirius, que cette horloge n’étoit pas mal réglée. AG'’4'»8irius étant haut de t8‘'4.j' à l’est, Vénus et la Lune étoient dans un même azimutb, et la distance du centre de Vénus à la corne inférieure de la Lune étoit égale à celle d’Alcyone à f]lectr*a des Pléiades, ou à celle de 0 à i d’Orion. Gass. lorn. IV, p. 97, 98.
PLANÈTES
Gassendi prit en septenrbre quelques distances de Mars presque acronirjue à des étoiles fixes. Voyez ihid. p. 98.
Boulliau, àLoudun, obser'va Mercure le 10 février en ii“* 20^*12';
le r 2, en r t 1228;
le r 3, en r t 1 3 32 ;
le i5, en r t ij 20 ;
le tG, en 1 r iG r i. Bull. ms.
L’heure de ces observations n’est pas rnar'quée; mais la régularité de leur marche
ANNALES CELESTES T)ü DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. — 1626.
dénote assez qu’elles doivent avoir élé faites, à très pen pi'ès, <à la même heure. Or, le i3 février à G'' 12', Mercure étoit, suivant l’observation de Boullian, en 1 13^*27', l’effet de la réfraction défahjué; et des observations faites les jours précédens et les jours suivans, Boulliau conclut que Mercure étoit aloi's dans sa plus grande élongation, et (|iie cette élongation fut de i7‘*59'23", le Soleil étant alors, selon lui, en 10*20*' 27'37". Phil. p. 358, 35q.
• — Selon Wing-, à G''i5', inéridieii de Londres, Mercure étoit en i i*i3*'2j'; il
attribue d’ailleurs l’observation à Gassendi ((jui n’en dit pas un mot dans le recueil de ses observations). Astron. Prit. p. 3 10.
— Riccioli, Almag. part. /, p. 5q3, rapporte cette observation comme faite par Boulliau, à G''2o', méridien d’Uranibourg. Mais,/;. 5f)5, il l’attribue à Gassendi, probablement par une faute d’inattention ; et corrigeant les déterminations do Bonllian sur ses propres tables et sur ses principes, il établit qu’à G'' 20', méridien d’Uraniboui'g et de Bologne, Mercure étoit en 1 i*i3*'3o', et (jue son élongation étoit de i7''.)2', le Soleil étant en io“2.5‘'38'.
— Le 3o mai, à Loudnn, à 8'V|2', Mercure précédoit de 5.ff 10' le cœur du Lion. Hull. ms. IMercui'e auroit donc été, suivant IMaycr et Bradley, en 3*o*' 2G' 45".
Le 9 novembre, :i 18'' 12', distance de Mercure à l’épi de la Vierge, io‘*34'.
Le ]8, à 18'' 22', même distance 20** 18'; les deux observations sont faites à Loudnn. lUill. ms.
FAIT
Scipion Claramontius (ou Cbiaramonte) avoit publié en 1G21, contre Tycbo, un mauvais ouvrage qu’il avoit intitulé Anti-Tycho. Képler le réfuta pleinement dans son Jlypcraspis/es Tychonis, (|n’il fit imprimer cette année à Francfort, in-4°. Tycbo avoit prouvé, par le défaut de parallaxe sensible des comètes, qu’elles étoient bien plus élevées qiu' la Lune; c’est pi'incipalement cette vérité (|ue Claramontius avoit attaquée, et que Ivépler confirme, éclaircit et démontre.
KÎ26.
Observations de la Lune.
On attendoit cette année une petite éclipse de Lune le 7 août. Képler suivit la Lune depuis le coucher du Soleil jusqu’à 8''^, et ne vit aucun vestige d’ombre. Uicc. Asiron. ref. p. 10 1. Képler étoit myope; d’ailleurs le crépuscule a pu nuire à l’observation; il dut y avoir à Lintz, entre 7'' et 8'’, non pas une éclipse, mais une pénombre sensible.
— Le 4 août, le 43*' 12' de l’équateur étant au méridien de Bruxelles, Langren vit l’étoile Y du Taureau entrer sous le l)ord obscur de la Lune. Ricc., Astr. ref., p. i jy.
— Le 22 décembre, à G'’3C, à Leyde, Vénus ayant même longitude (jue la Lune, étoit distante de sa corne australe d’environ les trois quarts du diamètre de la Lune, suivant l’observation d’Hortensius. //;/>/. p. 335. Lanbs. l'hes.p. 173.
— Langren commença cette année à obsei'ver la libration de la Jmne. Rico. Almag. pari. I, p. 208. Ce mouvement de libration n’avoit pas échappé à Galilée.
PLANÈTES
Le i8 décembre, à Vizille en Dauj)Iiiné, Ozias Féroncé, aidé du Prince Louis de; Valois, dont il étoit jardinier, observa la distance de Saturne à Kégulus de 33^'3()', ('t à l’épi de la Vierge de 2o‘‘.jo', Il étoit i8'‘, temps moyen mérid. d’Uraniboui’g. il en conclut que Salurne étoit en 0*28^' iG'd-V'- Astron. Philol., p. 898. Les
distances sont prises avec un bon quart-de-cercle divisé en minutes. Féroncé étoit un bon observateur.
— Le 28 janvier, à 5'’37', Boiilliau observa, mais avec quelque doute, Mercuie en io®2o‘*23'. Bull. ms.
Le 2 I octobre, à 17'' 54', il observa (|ue Mercure snivoit Régulus de 47‘' *3'. Ibid. Ces deux observations sont laites à Loudun.
— Le 22 mai, à 9'’ 33', Ilortensius vit à Leyde Mercure haut d’environ G‘^, en ligne droite avec [3 et 0 du Coeber. Lans. Thés. p. 178.
Un trouve, dans Parai. Hist. cœl. un assez grand nombre de bauteurs méridiennes dn Soleil prises- cette année et les 8 années suivantes, par Guillaume Sebikard, et quelques-unes obsei'vées à Buzbach, par un Prince de Hesse; toutes, et celles de Sebikard sur-tout, paroissent faites avec des instrumens fort imparfaits.
Cette éclipse n’étoit visible, sur notre continent, que dans sa partie occidentale; elle fut observée à Madrid par les Jésuites.
iG‘‘ o' o" faible pénombre.
iG 1 2 45 ombre noire.
iG 24 45 7' tlans l’ombre ou un peu plus de 3 doigts.
iG 33 9 () doigts.
iG 43 21 la Lune touche l’borizon, éclipsée de près de 9 doigts;
la partie éclipsée est invisible.
iG 45 45 la Lune est totalement couchée. Peu après le Soleil se
lève, riiorloge marquant iG'’37'3"; il devoit se lever, abstraction laite de la réfraction, à iG'‘52'. En conséquence, on a ajouté i5' aux temps marqués par l'horloge. Parai. Ilist . cœl. p. 989. Mais pourquoi faire abstraction de la réfraction ? Le centre du Soleil devoit se lèvera Madrid à iG''48'!-; mais l’Iiorlzon des observateurs n’étoit-il borné par aucune bautcur? C’est peut-être pour compenser FelTet de ces bauteurs, qu’ils ont négligé celui de la i-éfraction. Quoi qu’il en soit, une horloge réglée sur le lever ou le coucher du Soleil ne donne pas des temps équivoques.
— Uiccioli, Ahnag. parte /, p. 879, marque le commencement de l’éclipse à ](V’ \‘i', et la même détermination se trouve dans Cass. ms.
Autres observations de la Lune.
Le 22 février, à Bruxelles, Langrcu observa l’émei'sion d’Abléhai'an de dessous le dis(|ue.(le la Lune. Après io'2o", comptées sur les oscillations d’uu pendule, Sirius média; doue rascension droite du méridien étoit 97‘’2i'2o". Riccioli eu conclut qu’à 8''33'o", temps moyeu, méridien de Bologne, le vrai lieu de la Lune étoit en .2*5'' 1 3' 1 7". L’émersion s’étoit faite un peu plus haut (|ue le milieu de la iner Caspienne (3A//-C Cmé///n). Ricc. Astron. rcf. p. 1J7, 1G7.
— Le 28 février, à I.eyde, à 5''3()', llorteiisius observa, avec la lunette. Béguins distant du limbe de la Lune d’environ deux doigts lunaires ou de 5' j; de \ doigts, ou de 10' -| plus occidental que le centre tle la Lune, et de G doigts et un peu plus ou de iG' plus boréal que ce centre. J.ansh. Thés. p. i34. La réduction des doigts ('Il minutes est de Riccioli. Astron. re.f. p. 1.57.
— Le 1 7 juin , à Digne, occultation de Régulus par la Lune, observée par Gassendi.
dn Lion étant à 1 y' i3' de hauteur à l’ouest, ou à 10'' 3o' précises, immersion sons.
la partie obscure du discpie. L’observation a été faite avec la lunette. Lorsque la Lune approeboit de l’étoile, on crut que le point de l’immersion seroit très-peu au-dessous du milieu du limbe obscur; lors(|ue l’étoile fut plus près, on jugea que rimmersion se feroit au tiers du limbe, en comptant depuis la corne inférieure : il arriva enfin qnc rimmersion eut lieu bien peu au-dessus du <|uart de ce limbe. Gass. toni. IV, p. 100.
— Boulliau observa cette immersion à Loudun, à 9'’33', heure conclue de iG‘*27',
hauteur de la Lune et de Régulus ; rimmersion, un pou au-dessous du milieu de la [Kirtie obscure du limbe. Cette observation est faite à l’œil nu; aussi Boulliau veut (|u’ou lui préfère celle de Gassendi. Il conclut de celle-ci (ju’à io''3o', méridien de Digne, la longitude apparente de la Lune étoit en 4*24‘'29', le lieu vrai dans l’orbite en 4’'24‘'58'2", et réduit à l’écliptique ou longitude vraie en 4" '^4'^à5'o", la latitude apparente boréale o''37'i5''', la vraie i‘'27'5". (Mais cette latitude, (jui cadre assez liicn avec l’observation, paroît conclue des Tables.) Bull. Astr. Phil. p. i()2, i()3. Boulliau supposoit Régulus en latitude o''2G'B. Il étoit,
suivant Mayer et Bradley, en 4*24'’38' 28", latitude boréale. Il n’est pas
vrai (|ue Boulliau ait pris à gauche l’observation de Gassendi, comme Riccioli l’en accuse. Astr. re.f. p. 107.
— D(' la même observation do Gassendi, Streete conclut (|u’à 10'’ j', temps moyen, méridien de Londres (ce seroit plutiM à lo'vS'), la Lune étoit en f 24‘'52', latitude i‘'2G'2(yB. Astr. Carol. p. io3, lof.
La Lune étoit alors un peu plus voisine de son périgée que de son apogée; ainsi l’on peut sup[)Oser avec Boulliau son demi-diamètre de iG'. Suivant l’observation de Gassendi, la partie du limbe do la Lune, comprise entre la corne inférieure et b' lieu de Timmersion, excédoit pou fy'. Donc le centre de la Inine précédoit Réonlus d’environ ii'.',, et étoit plus boréal de lo'^.
Donc lieu apparent de la Lune Sa latitude apparente
Et, admettant les parallaxes de Boulliau,
Lieu vrai . . . .
Latitude vi-aie
— Le ] 8 septembre, [3 de la Baleine étant haute de 2 fui ;i r i'' i'3o", ;i Digue, la Lune étoit sur le point de couvrir l’étoile qui est à la joue, ou la plus occidentale des trois (|ui sont sur le cou du Sagittaire (je ne doute pas (juc ne soit H), le point <le l’attouchement étoit au tiers ou aux deux cinquièmes du limbe obscur, en [)ai-tant de la corne australe. Un nuage survint; Gassendi dit (|u’il jureroitque l’heure mar(|uée est celle de l’immersion, ou n’en diffère (pie d’un intervalle insensible; tout ce qu’il peut permettre, c’est d’ajouter une ou deux minutes au jilus à l’heure marquée. ^ de la Baleine étant parvenue à 22^' 3o' de hauteur, l’étoile étoit éclipsée. (iass. Ep. ad Schik. i. VI, p. 3j, et t. IV, p. 100, loi.
Le i4 décenihi'c au matin, Saturne paroissoit avoir couvert la pénultième étoile de l’aile gauche de la Vierge; mais en employant la lunette, l’étoile parut à la gauche et plus haute que Saturne dont elle étoit distante d’environ de la capacité du champ de la lunette, ou de 2 à 3 minutes, (le champ de la lunette étant de i4', comme il est dit plus lias); l’étoile étoit en G®9‘'5U23'3 avec une latitude horéalo de 2‘^23'4- (Cette étoile est k de la Vierge, qui avoit réellement alors, suivant Tycho, la position (|ue Marie Cunitz lui assigne, mais (|ui, selon Flamst('ed (M ■Mayer, étoit en G’io^^o'jo"; latitude, suivant Mayei', 2‘*22'2o" B. j. Saturne avoit la même longitude, ou étoit d’une minute plus avancé. Urania propit. p. 8G. L’observation est faite en Silésie par Elie de Lewen.
— Vers la tin de janvier Gassendi étoit certainement en Provence, mais il ne s(* souvient pas en quelle ville de cette province; mais qu’il ait (ait les observations suivantes à Digne ou à Aix, cela est fort indifférent.
Le 27 janvier, à 18'', la distance de .lupiter à ^ du Scor[)ion étoit égale à celle (|Lii sépare les deux co ; Jupiter étoit plus occidental et plus bas que (it. Une ligne droite, tirée par les 2co, rasoit le bord oriental de Jupiter.
I.e 28, à 18'', la distance de Jupiter à [i du Scorpion étoit si petite, qu’on auroit à peine pu faire tenir entre deux l’étoile 0 de la même constellation; [iJ, Jupiter, et 0 formoient une ligne exactement droite.
Le 29, à i8*', Jupiter avoit dépassé son diamètre paroissoit égal à sa distance à l’étoile : une ligne tirée d’a à [6 passoit par le centre de Jupiter, ou le laissoit trèspeu à l’occident. Voyez d’autres alignemens dans (Jass. t. IV, p. 100.
Le 23 avril, 3 mai au matin, à 3'‘23' (donc le 2 mai N. St. à i5''23'), la distance de Jupiter à la plus haute étoile du front du Scorpion étoit de 18' du côté de l’orient, in conseqiienlia. Jupiter paroissoit à peine plus bas que l’étoile, et semhloit
PLANÈTES
(i8 ANNALES CÉLESTES DU DIX-SEJ[’TIÈ.ME SIÈCLE. — 1627.
devoir la couvrir. 11 y eut ensuite deux jours et demi de pluie; mais le G au luatiii, une heure à peine après minuit (donc le 5 mai N. St. à i3'’), Jupiter étoit à la droite de l’étoile, un peu plus bas (ju’elle; la distance égaloit le quart de la capacité du tube, dont le cbam|) comprenoit i4'; elle étoit donc de 3'^ (il (aul lii'e 3'4). L’étoile étoit alors, suivant Lewen , en 7®27‘'3(S'3o", latitude Ura/i. ])ropi/.
J). f)o. L’observation est laite en Silésie, par Elie de Levven, (jui se laisoit appeler on latin Elias de Leonihus, et qui épousa depuis Marie Cunitz, auteur de VUmnia propitia.
— Wing, père de l’auteur iï Astrojwn^m nrilan/iica, vit le 5 mai, à LuIFenbam,
Jupiter couvrir l’étoile ^ du Scorpion, (jui étoit alors en 5o", latitude
As/ron. Brit. p. 288; l’heure n’est pas maiapiée; au commencement de la nuit, Jupiter devoit être fort piès de l’étoile, mais non pas la eouvrir.
— Le 2 ) avril V. St. (donc le 5 mai N. St.), à 1 1'', la distance de Jujiiter à la même étoile étoit d’environ 5' à l’ouest; ainsi l’a observé à Leyde jMartin Hortensius : la longitude de l’étoile étoit de 7‘'28‘'G'; sa latitude U'4' IL Lansh. Thesaur.
— Streete préfère avec raison l’observation de Lewen à celle d’IIortensius, et sup- [»ose, d’après Tycbo, l’étoile en G*2(é’.o9', comptés depuis y du Bélier (ce qui, suivant la Table de la [)i'écession de l’é(|uinoxe, donnée par Streete, revient à 7*27‘'.‘)G'3") ; latitude- 1*' j'B. Jupiter aiu'oit donc été, selon lui, en 7®27‘'j2'4 à 12'', méridien de Londres. Astr. Carol. p. 74.
— I.a relation des ol)servations de J.ewen, (|ue nous avons ci-dessus tidèlement traduite, ne nous ])aroît pas écjuivoque; je ne eonçois pas comment Riccioli a pu s’y mé[)rendre aussi fortement (|u’il l’a lait. Dans .•l5//•o/^. ref. p. 3oq, il rapporte l’observation du (i mai au matin, et i" il dit (|ue Jupiter étoit plus oriental (]ue l’étoile; 2° (jue l’oliservation a été faite le iG mai nouv. style. N’est-il pas clair, par toute la suite de la narration do Marie Cunitz, i" que Jupiter étoit à la droite ou à l’occident de l’étoile ; 2" que la date du G mai est suivant le nouveau style? |{t d’ailleurs, peut-on douter (jue l’observation de Lewen ne soit la même (pie celle d’iloi'tensius ?
A la page 3i 1, Riccioli rapporte l’observation d’Ilortensius du 20 avril, Y. St. Il (Ml conclut (pic Jupiter étoit en 7*27'* .loC vu que, selon lui, l’étoile étoit en 7^27*' ’>4',‘).V'. 11 joint à l’observation d’Ilortensius celle de Lewen du 22 avril (23 avril matin, Y. St.); la distance de Jupiter à l’étoile étoit alors de 18', in consccpientia, ou vers l’orient. Il falloit donc ajouter 18' à la longitude de l’étoile, pour avoir celle de Jupiter; au contraire Riccioli les retranebe, et décide (pie Jupiter étoit en 7*27^*37'. Suivant ce calcul, le mouvement de Jupiter étoit direct, (pioiipie cette planète dut être 10 ou 12 jours après en opposition avec le Soleil. .Mais ce (pi’il y a de plus singulier, c’est (pie ces résultats, suivant Riccioli, s’accordent à 3' ou 4' [U'ès, avec ceux de ses Tables, tant il est vrai que (piando<pie ho nus dortnilal Home rus.
L’étoile [ü du Scorjdon étoit alors en 7*27^* ,k)'G", suivant Rradley et Mayer, avec une latitude boréale de i‘’2'i8", suivant Rradley; de suivant Mayer. Donc
Jupiter étoit en 7*27‘LL?.j; sa latitude à-peu-près la même que celle de l’etoile.
— Le 8 janvier, Roulliau à Loudnn observa, à 4'' 3o', la distance de Yéiius à Mer-
cure; elle étoit de on -\l\' . Vénus fut assez exactement observée en 1 1" V'28'.
/>'////. ms.
Le (S octobre, à 17'’ 36', la distance de Mercure à Régulus étoit de 33^'5', observée à Londun par Boiilliau. Ibid.
FAITS
Les Tables Budolpbines de Kepler paroissent cette année à Ulm, in-fol. Kepler les avoit annoncées dès le commencement du siècle; il y donna tous les soins possibles; il y consacra ses veilles durant 26 années consécutives : toutes les observations de Tycbo furent calculées, furent comparées, l'urent combinées. Képler attiibue à Tyadio la première idée et le commencement de ce travail; mais il falloit nn Képler pour le continuer avec courage, pour l’exécuter avec succès. Quoique les Tables Hudolpbines soient princi[)alenient ajipuyées sur les obsei'vations d(‘ Tycbo, Ké[)ler n’a pas négligé les observations anciennes; il a même eu recours ;i (jiielques nouvelles et aux siennes propres, lorsque celles de 3’ycbo lui man- (|uoient. Ce qui distingue principalement ces Tables de toutes celles qui avoieut été publiées jusqu’alors, e’est (jue, faisant main basse sur tous les épicycles. excentriques, et autres fruits d’une aveugle imagination, il ne reconnoit, pour régler sa marche, (jue ce qui peut être avoué par une physique sage et éclairée. Ses 'fables se sont trouvées non seulement plus parfaites c|ue toutes celles (ju’ou avoit précédemment publiées ; elles se soutinrent môme contre celles (|ui furent publiées depuis par Lansberg, Wing, Boullian, Riccioli, etc. Celles-ci pouvoient représent (u* pins exactement les observations faites dans le temps (ju’on les cous t ru i soit ; mais elles ne tardoient pas à s’écai'tei' du ciel beaucoup plus (jiie les Rudolpbines. Dans les préceptes de ees Tables, Képler, page i i3, soutient, contre le sentiment alors presque général, que les éclipses de Soleil sont bien plus propres que celles de Lune à déterminer les longitudes terrestres. Riccioli le réfute fort mal. Ahnag. part. Il, p. 609. Aux éclipses de Soleil Képler auroit pu joindre les occultations des étoiles par la Lune.
— Un certain Cbristian-Jules-Scbiller Lit im[)rirtmr la même année à Augsbourg, grand in-fol. son Cœlam Slellatum Christianu/n, pourla plus grande gloire, disoit-il, de l’église tant triomphante que militante. 11 pi'oscrivoit toutes ces anciennes constellations païennes, et leur en substituoit de chrétiennes. Les douze apôtres étoienl les douze signes du Zodiaque; les personnages les plus célèbres de l’ancien Testament occupoient l’hémisphère austi-al; ceux du nouveau l•emplissoient le boréal. Outre les constellations anciennes, copiées d’a[)rès TUranométrie de Bayer, l’anteur y avoit fait graver ses constellations chrétiennes; et le tout étoit, dit-on, très bien exécuté. L’innovation cependant ne fut point agréée. S’il y eût eu quelque ebangement à laii-e, on auroit préféré sans doute celui que Scbickard propose, .\slrocop. p. 2 et seq. Celui-ci laissoit aux constellations leurs anciennes configurations; mais, suivant lui, le Bélier étoit celui qu’Abrabam immola ; les Gémeaux, Usait et Jacob; Persée avec la tête de IMéduse, David avec celle de Goliath; Hercule avec sa massue, Samson avec sa mâchoire d’âne; l’Ourse, celle qui dévora 46 enl'ans, etc. La nécessité d’entendre les anciens astronomes n’a pas permis de changer l’ancienne nomenclature.
Le P. Cysat observa à Barcelone qu’à 4'' l’éclipse étoit de 8 doigts 4o'; le Soleil avoit alors 4^*30' de hauteur. Rico. Almag. part . I,p. 879. — Astr. ref. p. i45.
Riccioli ajoute que Kepler observa cette luêine éclipse en Autriche, et qu’il remarqua que la Lune étoit environnée d’un anneau lucide et vaporeux, Annula Incido etvaproso. Ihid. Si cette éclipse a été visible en Autriche, ce u’a pu être que pour bien peu d’inslans avant le coucher du Soleil.
Riccioli, tant dans son Aliuageste qnc dans son Astronomie réformée, date cette écli|)se du 2() décembre; c’est certainement une erreur.
Képler l’observa à Prague, en compagnie de plusieurs savans, cum viris doctis. Les tem})s des phases furent rnar(|ués sur une hoidoge sonnante, ex horisonio; et de (luelques hauteurs d’étoiles, prises la même nuit, Wendelin conclut que cette boi'loge avançoit de xi minutes; elles sont retranchées aux heures suivantes :
Temps app.
commencement, im mersion.
émersion.
lin. Rico. Al/nag. part . I, p. 879. — Astr. ref. p. 102.
— Le vieux iMestlin, prohahleinent à IJlm.
9'' 1.2' immei’sioix.
1043 émersion.
Les temps sont ceux de l’horloge de la ville, llist. ccd. Parai, p. 941 .
— Schikard à Tuhingen, fut traversé par des nuages et de la neige. A'oyez son observation, très-défectueuse. Ibid. p. 940, 941-
— A Buzhach, le Landgrave de Hesse.
Il 34
Hauteur méridienne du bord supérieur.. .
» du bord inlerieur. . .
CO m m e n ce m eut douteux, tin.
58 5o I Ibid. p. 94 1 •
— Wendelin à Bruxelles.
1 1'’ i5' ou iG' au plus tard, fin; c’est tout ce que les nuages lui permirent d’observer. Epist. ad Gass. Gass. tom. VI, p. 454- Riccioli dit, Almag. part. I, pag. 879,
d’après Wendelin, Eclips. p. 94, qu’à i i''o' il n’y avoit plus que 3 doigts d’éclipses, et qu’à il ne restoitplus que la péuomlire.
— A Beets, les frères de Wendelin.
7''4o' peu après, commencement.
8 4u immersion.
10 20 émersion.
11 19 tin.
Les temps sont déterminés sur un cadran solaire, ex scialerico. Gass. /. I\\ p. j\Iais comment s’y sont-ils pris pour déterminer les omhres sur un tel cadran? L’ombre de la Lune ne marquoit l’iieure viaue qu’au moment de l’opposition. Riccioli, Geogr. ref. l. VIII, c. 17, rapporte l’observation de Beets comme il suit.
8''4o' 5" immersion.
10 20 20 émersion.
11 19 ti n .
— .lean Bainbridge à Oxford.