‹ Annales celeste du dix-septieme siecleChapitre 58 sur 120 · II 20 G · texte numérisé non relu

II 20 G

Il 20 3 1

Le i/| juillet, à Paris ii9''iG'i; le 3® sat. touche .lupiter.

9 34 I il est entré. Cass. ms.

Le I G juillet, émersion du i‘‘'.

A Paris,;! 9'’4o'i5" (9''3G'4i" t. vrai suivant de l’Isle, à 9'’3G'4‘-i"^ suivant

nous), La H. ms.

A Marseille, à 9 4i .jo t. de l'hoidoge. Cliazclles. A 8*' 24' 10" l’azimut de v Scorpion avoit été de G degrés du sud à l’est.

Le 8 août, à Paris; à 9'' j2'8" émei-sion du i®*'; V près de l’horizon. Cass. ms.

FAITS

Les Enlrelic?is sur la pluralilè des Mondes, par Fontcnelle, paroissent cette année ; l’esprit et les griices brillent dans cet ouvrage; le génie a dicté le suivant :

— Phdosophiæ naturalis principia malhematica, première édition, à Londres, in-4“, par Isaac Newton ( ' ). Kepler avoit établi , d’après les observations de Tyclio et les siennes, les deux célèbres lois qui portent son nom; la 1®® que si une Planète se ment dans une ellipse ;mtour d’un autre corps, placé à un des foyers de relli[)se, les temps sont proportionnels aux secteurs parcourus par le rayon vecteur; la seconde 'que si plusieurs planètes font leur révolution autour d’un foyer commun, ou d’un corps placé à ce foyer, la durée de leurs révolutions périodiijues est toujoui’S comme la racine (|uarrée du culie de leur distance moyenne au foyer commun. C,es deux règles sont généralement admises. Pour(|uoi donc y a-t-il encore des Philosophes, meme d’un certain mérite, qui s’obstinent à rejeter la loi que Newton établit dans scs Principes. Cette loi n’est autre chose (jue les deux règles de Képler réduites à un principe simple et uni(jue, qui est que les coiqis célestes pèsent, gravitent les uns sur les autres ou tendent ;i s’unir en raison directe de leur masse et en raison inverse du quarré de leur distance. De ce seul principe on déduit, par des démonstrations géométriques et rigoureuses tous les phénomènes des mouvemens céhîstes, en supposant seulement, ce qui n’est pas révoqué en doute, que le Créateur, en fonnant les planètes, comètes, satellites, etc., leur a en même teni|)s imprimé un mouvement de projectile rectiligne qui tend à chaque instant à les écarter du foyer de leur orbite, dans la direction d’une tangente à cette orliite. Voilà tout ce (ju’on appelle le système de Newton. Ce système a fait tomber celui de Descartes, dit-on; pourijuoi ne feroit-il pas place à un autre système qui expli- (jucroit les phénomènes célestes d’une manière plus satisfaisante? Cela est impossible; tout système, qui n’admettra pas que les coiqis célestes tendent à s’unir

La H. ms.

Cassini.

La Dire. Cass. ms.

(' ) 'Wcicller date cet ouvrage de iG8ü, et cela bü. Mais il est de 1687.

suivant la loi proposée par Newton, conti'edira par cela seul toutes les observations (les Astronomes. IMais comment se fait cette tendance? par impulsion ou par attraction? Le mouvement des comètes en tout sens prouve que l’espace d’ici à la planète Ilerscliel et au delà est ou absolument vide ou rem|)li d’un fluide incapable d’aucune résistance et, par une conséquence nécessaire, d’aucune impulsion sensible. Il (àudroit donc regarder l’attraction comme cause de la gravitation des corps; et (jui osei*oit nier que Dieu, en créant les corps célestes, n’a pas pu les astreindre à s’attirer réciproquement en raison directe de leur masse et inverse du quarré de leur distance? Newton penche donc à admettre l’attraction, comme principe de la gravitation universelle; mais il ajoute que si quelqu’un pouvoit réussir à expliquer cette gravitation par l’impulsion, il l•cndroit à la Physique un service signalé. Concluons que l’on pourra peut-être ajouter au système de Newton, qu’on j)ourra le perfectionner, mais que ceux (jui pensent qu’on pourra le détruire ne sont pas même au fait de la question qu’ils décident si impérieusement.

De ses principes. Newton conclut la diminution delà pesanteur sous l’équateur, la figure de la terre elliptiijue et aplatie sous les pôles, la cause de la précessiou des équinoxes, celle du flux et reflux de la mer, la nature des comètes, la loi de leur mouvement, etc. 11 imagina le télescope catadioptrique. Il inventa le Calcul différentiel. Je ne parle pas de son Optique, de sa Chronologie, et de plusieurs autres ouvrages excellens en eux-mêmes, mais étrangei's à l’Astronomie.

Newton étoit né d’une famille noble à Yolstrop dans le Lincolnsbire le

...5 déccmbi e 1642 ^ nommé Président de la Société royale en 1708, et occupa

4 janvier ib43 ' '

cette place jusqu’à sa mort. L’Académie des Sciences se l’étoit associé dès iC()9,

c’est-à-dire, aussitôt (|u’il lui fut permis d’avair des Associés étrangers. Les

sciences perdirent ce grand homme le — mars 1727.

A Breslau, Godefroy Scbultz se rendit trop tard à la chambre obscure.

3'' 4' o". . . l’éclipse étoit de I doigt |.

3 I 2 3o . . . le plus fort de l’éclipse étoit passé; elle avoit à peine

excédé i doisçt 4-

3 37 O . . . fin., à 85'^ du nadir vers l’est. Voyez un plus long détail de cette observation dans Epheni. naturæ ciirios. Decas II annoC, /?. 3i() et dans Kirckms. et Ephem. anni iG88.

— A J.eipsick, Kircb ne put observer le commencement à cause des nuages.

2''2o' 10". . . elle était sensiblement commencée.

2 47 3o . . . elle étoit d’environ i doigt 4-

3 i5 O . . . Fin. lùrch ms. et Ephem.

A Ulm, Jacques Ilonold et scs fils.

Ilautcui-s

du 0.

Heures conclues,

riiases.

Commcnceniciil.

1 doigt.

2 doigts.

2 doigts 4o'.

2 doigts.

I doigt.

Fin. Voyez plus de détails

Jhifi.

A Nureniberg, Eimniart.

i''j5'4i"- • • commencement.

2 35 . . . plus grande phase, de 2 doigts à très-peu près.

3 5o i5 . . . lin. (11 y a sans doute ici une faute de copiste.)

Le demi-diamètre du Soleil étoit à celui de la Lune comme 1 00 à ç)4* Lettre de Muller à de l’Isle.

— A Nuretnherg, Wurzelhaur.

i''58'3o". . . commencement, bien exactement.

2 3G 3o . . . milieu env., 2 doigts précisémetit.

3 18 33 . . . lin. Phil. Trans., n° 189, p. 3^0.

— A Greenwieb.

de I '' 39' 28" il I ‘'4“'44'5

Téclipse étoit commencéedepuis i min.^, commeFlamsteed le conclut de l’observation suivante.

Dist. des cornes : 5' 29".

la même distance fut de 9'o2", et la largeur de la partie non éclipsée de 3o'4i'3 prise avec la plus petite luuetle; elle est peut-être un peu trop grande.

dist. des cornes : 5' 29".

éclipse certainement finie. Flamsteed doute si elle n’avoit pas fini 10" plus tôt. Au contraire, un observateur ipii recevoit sur uu papier l’image du Soleil, marqua la liu 4" plus lard. Illst. cœl. t. I, p. 'M\i.

diam. du Soleil : 3i'47’3

id 3t 40 avec la plus petite lunette. Ibid.

— A r.ondres, llook et Ilalley, observant séparément, ne purent déterminer b' commencement.

1 4oeuv...

l’éclipse étoit sensiblement commencée, ou vers le milieu de l’éclipse, la distance des cornes fut de 9'3o". ce qui donne 3G‘* pour l’arc éclipsé, et seulement i'3o"pour la partie du diamètre cachée [lar la Lune.

fin, de l’aveu des deux observateurs, bien exactement. Phil. Trans. n” 189,/;. 870.

ANNALES CÉLESTES DU DlX-SEPllÈME SIÈCLE. — 1687. .L'il

— iV Tottericlge, au nord-ouest, près de Londres, Haines ol)serva la fin à et détermina la grandeur d’un demi-doigt dans la partie méridionale du Soleil. Ihid.

— A Paris, Gassin i.

i''i2' G"... commencement.

2 32 27 . . . fin. Grandeur 1 doigt |. Cass. ms. La réduction est de Cassini mémo et me paroît juste. Cependant, tirant le midi du 1 1, il faudroit ôter i(3" des hcui*es.

La IlniE.

Temps

Distances

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