HORT
On nonune ainsi dans le commerce un petit arbuste qui n'est autre chose qu'une variété du Leschenaultia formosa. Rob. Brown.^ originaire de la Nouvelle«*Hollande ^ que son port gracieux , dû à lart du jardinier, fait regarder comme une minia* ture végétale des plus élégantes* Sa tête » en forme arrondie, surmontant une tige de quelques pouces, et se couvrant de fleurs nombreuses d'un rouge orangé foncé , la fait rechercher parmi les ama^ teurs de plantes régulières dans une petite dimension. On la cuhi?e ordinairement sur une tige dont la hauteur varie de trois pouces à un pied au plus. Ses tiges grêles , courtes et dressées, ainsi que ses petites feuilles subulées, lui donnent laspect d'une bruyère , surtout lorsqu'elle n'est pas fleurie.
La variété dont il s'agit ici est beaucoup plus vi« goureuse ; ses rameaux sont plus gros , divergens et d'une longueur double. Ses feuilles sont moins serrées , ses fleurs plus grandes et d'un rpuge plus éclatant , mais moins nombreuses.
L'espèce et la variété se cultivent et se multi«* plient de même, soit dans la pleine terre de bruyère d'une bâche , ou plus communément en
pots remplis de la même terre ou de détritus végétaux amenés à un grand état de division. N'ayant pas donné de graines jusqu'ici , on les propage par boutures et marcottes. On les conserve parfaitement l'hiver en serre tempérée sur des tablettes près du jour, et l'on a soin dans cette saison de leur donner fort peu d'arrosemens.
L'une et l'autre, assez communes en Belgique, se trouvent dans plusieurs établissemens horticoles de la capitale, et notamment chez M. Martine, excellent cultivateur de bruyères, rue des Bourguignons, 3i .
Pbpiw.
SERRK CBAUDE.
Moyens de donner de Pair dans les serres chaudes.
On éprouve toujours quelque embarras lorsqu'on établit une serre chaude ou tempérée pour donner de l'air par le haut. Les uns font des châssis ouvrant à bascule, d'autres des châssis k coulisse qui ont tous l'inconvénient de mal fermer et de laisser passer l'çau , qui en occasionne bientôt la pourriture.
Voici le moyen que les Anglais emploient. Ils établissent des espèces de ventilateurs en forme de eheminée pratiquée dans l'épaisseur du mur de derrière et ayant a l'extérieur une ouverture en carré long, de vingt-«cinq pouees de longueur sur seize de hauteur, et en dedans une seconde ouverture de* vingt pouces sur douze. Cette dernière est garnie d'une coulisse en bois au moyen de laquelle on la ferme à volonté. Une autre ouverture est également ménagée dans le mur de devant au-dessous de la tablette que Ton y place ordinairement. Elle est^
établie vis-k-vis de la première^ n'a que quinze pouces de long sur huit de large, et se ferme également à Tintérieur - par une coulisse. On fait dans chaque serre le nombre de ventilateurs propor-* tionnés à son étendue , et on les espace de quatre pieds eti quatre pieds. Les ouvertures du haut regardent le sud pour les serres chaudes et tempérées parce qu'à cette exposition les vents sont moins dangereux. Mais pour les orangeries à Tégard desquelles on ne craint pas autant les vents froids^ on les tourne au nord. U arrive souvent que lorsque les vents soufflent de ce point , ils pénètrent par les trous du haut , et ressortent par ceux du bas , tandis que lorsque les ouvertures sont tournées au midi , se trouvant abritées dans cette circonstance , Fair entre par le bas, ce qui est toujours moins dangereux pour les plantes.
Le service de ces ventilateurs se fait à l'intérieur et très-facilement, soit qu ils ferment à coulisse ou avec un petit volet. Neumann.