Cyprès baccipormb. C. hacciformis. Willd
Loodon. Hort. Brit. Arbre de vingt pieds , toujours vert , dont le lieu originaire est inconnu, et qui fut introduit eu Angleterre en i8i8«
Observations. Les espèces sit et sept devront probablement être rapportées au genre Calfùrisj mais n'en ayant pas vu les fruits f je n'ai pu vérifier ce fait , et j'ai dû les laisser dans celui-ci , où plusieut*9 auteurs les ont placées.
Culture. Les espèces ime ^ deux et neuf sont de pleine terre dans le milieu et le midi de la France ; pourtant déjà sous le climat de Paris , il arrive souvent qu'elles souffrent beaucoup des froids rigoureux ^ et périssent même totalement. Elles doivent donc y par conséquent, être élevées en pots et n'être livrées au plein air qu'à l'âge de quatre ou cinq ans. Toutes les autres sont d'orangerie , où elles ne sont pas bien délicates, et où les plu» mauvaises placesleur suffisent; pourtant dans leur jeunesse une serre tempérée est nécessaire , et la lumière et l'air souvent renouvelé leur sont indispensables. On les multiplie
de graines , de boutures et de marcottes ; mais le semis est toujours plus avantageux, et fournit les meilleurs et les plus beaux sujets. Le^ graines des deux premières , qui se récoltent dans le midi de la France , lèvent ordinairement très-bien après quinze jours ou trois semaines de semis ; les jeunes plants sont repiqués en pots et en planches au printemps suivant, et on les abrite soit en orangerie , soit avec diverses couvertures. Les graines des autres espèces viennent de leur pays originaire, et se traitent comme toutes celles des plantes d*orangerie. On peut encore faire des marcottes et tenter des boutures sur couches chaudes et étouffées sous cloches; elles ne réussissent que difficilement. On pourra aussi les greffer en approche sur de jeunes sujets de la première espèce; j'y ai vu très-bien réussir la troisième.
Usages. La première espèce forme des pyrami-^ des magnifiques, et c'est un arbre précieux pour la décoration des jardins paysagers et pittoresques; la seconde espèce ou sa variété pi*oduit aussi beaucoupd'effet dans certains sites, isolée ou en groupes; •la troisième est très-remarquable par ses branches et ses rameaux pendans et d'une teinte glauque qui se détache bien sur le vert foncé d^s autres arbustes d'orangerie ; les autres forment de petits arbustes qui font de la variété parmi les plantes de leur température.
Le bois des trois premières est employé à plusieurs usages; on en fait des meuliles, des pieux pourpalissades, charpentes, etc. Les noix ou fruits passent pour stomachiques , vulnéraires , astringens , etc.; pourtant ils sont peu usités.
THDYA. Lin. Pers. Syn. pi. Desf. Cat. éd. 3.
Caractères génériques. Fleurs monoïques sur divers rameaux ; les mâles en petits chatons ovoïdes ou globuleux; écailles excentriques, peltées, obtuses, et ayant quatre étamines k leur base ; les femelles en chatons très-petits, écailleux^ déprimés ; écailles imbriquées sur quatre rangs et ayant deux ovaires à leur base; fruits en cône ovoïde ou globuleux , h écailles épaisses, imbriquées, à sommet mucroné et comme recourbé ; péricarpe osseux ou bordé d'une membrane formant comme deux ailes.
1. Thuya du Canada. T. occidentalîs. Lin. Pers. Desf. Rich. Conif. Arbre de vingt-cinq à trente pieds et plus; tronc droit, branchu, rameux; port régulier et pyramidal; rameaux lâches et un peu pendans ; l'amification plane et alterne ; feuilles opposées, imbriquées, très-serrées, petites, obtusément pointues , munies sur leur dos d'une glande claire et verte ; cône petit , oblong , lisse ; écailles obtuses.
Lieux : le Canada, la Sibérie.
2. Thuya de la Chine. 2\ orientalis. Lin. Pers, Desf. Cat. éd. 3. Rich. Arbre s'élevant k peu près k la même hauteur; port régulier, ouvert; branches et rameaux montans ; ramifications planes ; feuilles opposées , très-petites et très-nombreuses , n'ayant point de glandes sur le dos , très-glabres et d'un vert gai; cônes grisâtres, comme arrondis, rudes, k écailles mucronées; graines osseuses, nues.
Lieu : la Chine.
3. Thuya de la Chine a branches en cordes. T. or. Jlagelliformis. Nob. Cat. Neuilly, inédit. Tige
pouvant s'élever de huit à dix pieds, et peutêtre plus; branches faibles, pendantes, ainsi que les rameaux » qui sont allongés , garnis de petites feuilles imbriquées sûr deux rangs, à sommet aigu. Lieu : a été obtenu à Laval (Mayenne) , chez le beau'përe de M. le général comte deRumigny , aide de camp du roi; nous le cultivons depuis 1Ô22.
4. Thuya de la Chine hybride. T. or. hybrida. NoB. Cet arbre a quelques rapports au Cupressus sempeivirens horizontalis j ses rameaux sont plus lâches que dansFespëce ; les terminaux sont érigés, les feuilles moins appliquées et plus longues ; cônes à écailles n'ayant qu'une petite pointe recourbée au-dessous de leur sommet.
Obtenu de semis à Neuilly en 1 829 ; première fructification en iUS6.
5. Thuya de Tartarib. T. Tarlarica. Lôo. Cat. I.ouD. Hort. Brit. Arbre de vingt pieds et plus; branches montantes et formant comme la pyramide; ramuscules très- aplatis, et plus grêles que dans le thuya de la Cbine; fruit encore un peu pointu ; écailles extérieures a pointes assez longues et recourbées.
Lieu : la Tartarie.