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n'ai trouvé cette belle espèce que sur la pente de la montagne du Vauclin et dans quelques jardins du voisinage. — F1. de juin à octobre. — Introduit à la Guadeloupe et cultivé sur l'habitation Sainte-Sophie, Baillif, [N° 989.7
Le Randia grandiflora Lam., arbrisseau d’une beauté remarquable, à fleurs longues de 7-12 cm, [N° 104], est souvent cultivé dans les jardins de Saint- Pierre ; le Gardenia floribunda Roxb. ou Randia dumelorum Lk. [N° 1466! se rencontre souvent dans les parterres de la Guadeloupe et de la Martinique : le Mussænda frondosa L., superbe arbrisseau à feuilles florales blanches [N° 1004, 1005], originaire des Indes Orientales ; l'Oxyanthus /ongiflorus Lem., 0. versicolor Lindi. [N° 102}, petit arbrisseau; le Leptactinia Wannir Hook. fils [N° 101! font l'ornement du Jardin botanique de Saint-Pierre,
Schradera Vahl (dédié à l'Allemand Henri Adolphe Schrader, né en 1761, à Alfeld, près de Hildesheim, professeur de médecine et de botanique à Gôttingue, mort en 1836; a écrit entre autres choses : Spicileqium Floræ germanicæ; Flora germanica; Description syslémalique des plantes cryplogamiques, etc.; Nova genera plantarum horti Guettingensts.
S. capitata Vahl ; Schradère à fleurs en capitules. Vulgo : Liane blanche. Vahl, Eclog., t. 5. — Liane épiphyte, à branches allongées, pendantes ou horizontales, ou dressées. Feuilles elliptiques, sabcharnues-coriaces. Fleurs blanches, réunies en capitules terminaux, pédonculés, d'une odeur exquise. — Abondant dans la plupart des grands bois humides : Gommier, Bains- Jaunes, Matouba, Trois-Rivières, ete. Alt. 400-900 mèt. [N° 2547.
MarniqQue. Vulgo : Liane-jasmin, jasmin-bois. — Montagne-Pelée, Calebasse, Champflore, Lorrain, etc. [N° 1454.
Hamelia Jacq. (dédié à H. L. Duhamel du Monceau, né en 1700, à Pithiviers, près de Paris, inspecteur de la marine, morten 1782; s’est occupé beaucoup d'histoire naturelle et a laissé des ouvrages sur la botanique et l'agriculture.)
H. patens Jacq. ; Hamélie à grappes ouvertes. Vulgo : Fleur corail, Desce., vol. IL, t. 107, p. 155. — Arbuste droit, très élégant, haut de 1#60-2%50, Feuilles verticillées par 3-4 (5-2), elliptiques. Fleurs rouge corail, en grappes terminales, à branches scorpioides. Baies d'abord rouge pâle, ensuite rouge sombre foncé, — Rare : morne de la Fontaine-Chaude, seul endroit où j'aie rencontré cet arbuste. On le cultive fréquemment dans les jardins. [N° 953.) — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
Hoffmannia Sw. (dédié à Georg Franç. Hoffmann, né en 1760, à Markbreit, dans la Franconie, médecin, botaniste, professeur de botanique à Gôttingue, et en 1804 à Moskou, mort en 1826; a écrit sur les lichens, les champignons et les Ombellifères.)
H. pedunculala Sw.; Hoffmannie à fleurs pédonculées. Vulgo : Herbe grandbois. — Frutescent, droit ou plus ou moins tortueux, haut de 090-190, à tige grosse, renflée aux nœuds, très glabre. Feuilles larges, elliptiques, pointues aux deux bouts. Fleurs verdâtres, réunies par 2-8 à l'aisselle des feuilles, pédonculées, répandues tout le long de la tige et des branches. Fruit pulpeux, rouge foncé. — Peu commun. Endroits aquatiques ou très humides et ombragés des grands bois : Bains-Jaunes {le long du canal de Montéran}, Matouba; çà et là au Gommier (le long du Galion). [N° 1545.] — Il n'existe pas à la Martinique.
H. {ubiflora Griseb.) ; Hoffmannie à fleurs tubulées. Vulgo : Herbe grand-
bois. — Ne diffère du précédent que par ses fleurs sessiles, à tube plus allongé et de couleur jaune pâle. — Rare : endroits aquatiques des bois entre
les Fonds-Saint-Denis et les Deux-Choux. [N° 325.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Gonzalea Pers. (dédié au botaniste espagnol F. Gonzales Laguna.)
G. spicata D. C. ; Gonzalée à fleurs en épis. Vulgo : Bois-foufou (nom d'une espèce de colibri). — Petit arbrisseau, haut de 0%90-1 "80, habituellement peu branchu, élancé. Feuilles elliptiques-obovales ou lancéolées-oblongues, acuminées au sommet. Fleurs blanches, en grappes simples, spiciformes, très allongées, d'abord droites, ensuite penchées. Baies petites, légèrement poilues, d'abord vertes, ensuite blanches, puis bleu foncé. — Très abondant sur les lisières et dans les clairières des bois et dans les savanes des moyenne et infra-moyenne régions : Camp-Jacob, Bagatelle, Gommier, Matouba, Vieux- Habitants, Ravine-Chaude, Sainte-Rose, ete. Alt. 300-900 mèt. [N° 2561. ]
Marmnique. Vulgo : Bois-colibri. — Abondant : Champflore, Parnasse, hauteurs de Pécoul et de Périnell, Case-Pilote, ete. Alt. 40-550 mèt. [N° 952.]
Chimarrhis Jacq. (du grec « Cheimarros », fleuve, parce que cet arbre pousse principalement le long des rivières.)
CG. cymosa Jacq.; Chimarrhis à fleurs en larges cymes. Vulgo : Bois-résolu. — Grand et bel arbre, haut de 16-25 mèt., à cime arrondie et à branches inférieures très étalées, longues. Feuilles larges, glabres, obovées-oblongues ou elliptiques, pointues au sommet, rétrécies à la base. Fleurs blanc pâle, en cymes larges, arrondies ou allongées. — FI, de mai à août. — Le bois est jaunâtre nuancé, flexible et recherché pour la charpente, les boiseries et les meubles. — Assez abondant dans les régions inférieure et infra-supérieure de toute la Guadeloupe proprement dite. Alt. 50-600 mèt. [N° 2424, 2548.
Marmnique. Vulgo : Bois de rivière. — Dans tout le nord de l'ile, [N° 1452.]
Le Coutarea speciosa Aubl. (Guy., t. 122), petit arbre originaire de la
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Guyane, à fleurs larges et pourpres, est cullivé sur quelques habitations. [N° 1462 b.] — Ecorce amère, stomachique et fébrifuge employée à la Guyane.
Exostemma D. C. (du grec « exo », en dehors, el « stemon » ou « stema ». filet (étamine), parce que les étamines sont saillantes en dehors de la corolle.
E. floribundum R.S.; Exostemme très florifère. Vulgo : Quinquina-piton, quina-montagne, tabac-montagne, bois-tabac. Desc., vol. [, €. 13, p. 307. — Petit arbre, rarement arbre de taille moyenne, haut de 8-14 mèt., droit, à écorce rougeâtre. Feuilles larges, glabres, très vertes, elliptiques ou obovales. Fleurs rouge jaunâtre, en corymbes terminaux et axillaires : ces derniers partant des aisselles des trois ou cinq dernières feuilles de la branche; étamines exsertes. Capsule oblongue, longue de 2-3 cm.; graines ovales, ailées, petites. — Assez abondant dans tous les bois de la Guadeloupe proprement dite, mais surtout dans le massif de Houëlmont. — Le bois sert pour la construction, et, à cause dé son amertume, les insectes ne l’attaquent pas: l'écorce est très amère, astringente et fébrifuge. Dans le pays, on en fait un usage fréquent !. — FI. de mai à septembre. — Alt. 250-800 mèt. [N° 2560.]
MarTiNiQuE : Vulgo : Quinquina-montagne. — Dans tous les bois de l'ile, surtout de ceux de la Calebasse, de la Basse-Pointe, du Champflore, etc.
E. carihæum R. S.; Exostemme des Caraïbes. Vulgo : Quinquina-caraïbe, tendre, en gomme. — Arbrisseau élégant, rarement tout petit arbre, haut de 2-4 mèt., très branchu ou presque sans branches, selon les localités. Feuilles brièvement elliptiques, contractées, à la base, en un court pétiole. Fleurs très odorantes, blanches ou légèrement rosées, en corymbes axillaires. Capsules obovoïdes-oblongues. Assez abondant dans les terres sèches et pierreuses, entre Baillif et les Vieux-Habitants, entre Deshaies et Sainte-Rose (près du bord de mer), Vieux-Fort (hauteurs pierreuses). Alt. 25-200 mèt. [N° 2550.
MarTiniQue. Vulgo : Quinquina-caraïbe. — Rare : Caravelle (habitation Leferré, sur le bord de mer), variété à piquants. !N° 951.)
Le Portlandia gypsophila Macf., superbe petit arbre à fleurs blanches, ayant jusqu’à 20 em. de long, est cultivé sur quelques propriétés de la Martinique. {N° 991.]
Hillia Jacq. (dédié à John Hill, né à Peterborough, apothicaire et botaniste à Londres, mort dans cette ville, en 1775; a laissé des écrits sur la botanique et l'histoire naturelle, et en a publié un grand ouvrage avec figures sur cuivre.
1. Cette espèce et la suivante constituent par leurs écorces très amères et fébrifuges des faux quinquinas très appréciés. L'E. floribundum contient un alcaloïde nommé monlanine (exostemmina de Bocquillon-Limousin qui en est le principe actif. — L'E. caribæum a une saveur d'abord mucilagineuse et sucrée qui devient ensuite très amère el très désagréable, nauséeuse même, dans l'une comme dans l'autre écorce. (A étudier avec
soin.) (E. H.)
H. longiflora Sw., HA. parasilica Jacq.; Hillie à longues fleurs. Vulgo : Jasmin-bois. Sw., Observ., t. 5, f. 1; Jaeq., Sel. Am. stirp. hist., L. 66. — Arbrisseau épiphyte, vivant sur les arbres, les roches et les souches pourries, à branches allongées, droites, souvent pendantes. Feuilles épaisses, très luisantes, elliptiques, brièvement pointues au sommet. Fleurs blanches, solilaires ou géminées, terminales, à long tube cylindrique, à lobes rotacés, à odeur forte et exquise. Fruit en forme de silique, long de 9-13 cm., ressem-
blant à une petite gousse de vanille. — Dans les bois humides : Matouba, Bains-Jaunes, Gommier, Trois-Rivières, ete. Alt. 400-900 mèt. [N° 2546.) Marmnique, Vulgo : Jasmin des bois. — Bois du Camp de Alma, de la
fontaine Absalon, de la Montagne-Pelée, ete. AI. 500-800 mèt. [N° 1462.)
Rondeletia Plum. (dédié à Guil. Rondelet, né en 1507, à Montpellier, professeur à la faculté de médecine en 1545, mort en 1566, à Réalmont, près
d'Alby.)
R. slereocarpa Griseb.; Rondelétie à fruits secs. Vulgo : Bois-résolu-montagne, petit résolu. — Grand arbuste ou petit arbre, haut de 2-5 mèt., nu dans le bas, à écorce rude, presque toujours couverte de mousses et de lichens. Feuilles larges, lancéolées-oblongues, pointues au sommet, contractées à la base, à nervilles très anastomosées et aréolées. Fleurs en eymes pédonculées, d'abord blanchâtres, passant ensuite au jaune brun. Capsule subglobuleuse, loculicide ; semences petites, ovales, aplaties, entourées d'une aile membraneuse et dentelée. — Abondant dans les bois du Gommier, des Bains- Jaunes, de la Savane aux Ananas (rabougri), du Matelyane, de la Ravine-à- Déjeuner, etc. AIL. 450-900 mèt. [N° 2552. |
Marmnique. Vulgo : Bois-montagne. — Calebasse, Montagne-Pelée, fontaine Absalon, Lorrain. [N°S 210, 941.]
Le Rondeletia speciosa Paxt., arbrisseau ou petit arbre d'une grande beauté, est cultivé çà et là dans quelques jardins de la Basse-Terre et du Camp-Jacob
[N° 3253), et à la Martinique dans beaucoup de jardins privés et au Jardin botanique de Saint-Pierre. [N° 604.]
Le Pentas carnea Benth., vulgo : Maladrière (à la Basse-Terre) : N° 2552}, Martinique, vulgo : Corbeille d'argent [N° 1461}, est très fréquemment l'objet de culture comme plante d'ornement: il est originaire de l'Afrique.
Manettia L. (dédié à l'Italien Xav. Manetti, né en 1723, à Florence, directeur du Jardin botanique de cette ville, zélé propagateur du système de Linné.)
M. calycosa Griseb.; Manettie à grand calice. Vulgo : Liane blanche montagne. — Petite liane, annuelle, très branchue, à üige et branches blanchâtres, légèrement hispides aux angles. Feuilles glabres, ovées, acuminées, cartilagi-
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neuses. Inflorescence en cymes axillaires, contenant 2-5 fleurs blanches, — Gà et là dans la haute région : Savane à Mulets, Grande-Découverte, etc. Alt. 900-1300 mèt. {N° 2563.)
MarmmiquEe. Vulgo : Liane-cohibri-montagne. — Montagne-Pelée (Petite- Savane), Pitons-du-Carbet, etc. [N° 1003.
Oldenlandia L. (dédié aux Danois Henri Bernh. Oldenland, botamisie : a voyagé dans l'Afrique du Sud, où il est mort à la fin du xvn° siècle.)
0. corymbosa L.; Oldenlandie à fleurs en corymbes. Vulso : Mille-wraines. Desc., vol. I, t. 50, p. 225. — Petite herbe, annuelle, haute de 10-20 em., délicate, droite ou plus où moins diffuse, à tige grèle. Feuilles lancéoléeslinéaires, à une nervure. Fleurs blanches, petites, en corymbes umbelliformes, terminaux. — Répandu dans toute la Guadeloupe et dépendances, sans être très abondant nulle part !. Alt. 53-600 mèt. [N° 2542.)
Marmnique. Vulgo : Mille-oraines. — Abondant. [N° 1456 à.]
0. herbacea D. C.; Oldenlandie herbacée. Vulgo : Mille-graines. — Herbe très délicate, flasque, diffuse, quand elle est solitaire; droite où grimpante, quand elle pousse dans les hautes herbes, haute de 25-70 cm., à tige tétragone. Feuilles linéaires ou linéaires-lancéolées. Fleurs petites, blanches, disposées comme celles de la précédente espèce. — Endroits aquatiques ou très humides : Lamentin (dans les savanes marécageuses et couvertes de hautes herbes), Trois-Rivières (çà et là dans les champs sablonneux). | N° 3388.]
Marrinique. Vulgo : Mille-craines. — Çà et là dans les chemins peu battus des environs de la fontaine Absalon. [N° 1456 b.]
0. Halei Chap.; Oldenlandie de Hale. Vulgo : Mille-graines. — Herbe annuelle, rampante ou grimpante, extrémement flasque et délicate, haute de 020-140, Feuilles lancéolées. Fleurs blanches ou rosées, en cymes ombelliformes. — Assez abondant dans les jardins et les savanes herbeuses des environs de la Pointe-à-Pitre. [N° 2761.]— Je ne l'ai pas vu à la Martinique.
Mitreola L.. (diminutif du grec « mitra », bonnet, mitre, allusion à la petite calotte qui couronne le fruit et qui tombe après la déhiscence, comme dans les pourpiers.)
M. peliolata Torr. et Gray; Mitréole à feuilles pétiolées. Vulgo : Mille-
1. Cette espèce, abondamment répandue dans l'Inde, y est employée comme fébrifuge : les mêmes propriétés sont reconnues à l'espèce suivante : 0. herbacea D. C. Quant à 0. umbellata L., également de l'Inde, sous le nom de chaya-vair, elle fait, par l'écorce de sa racine, l'objet d'un grand commerce en tant que matière colorante très appréciée des Indiens pour la teinture de leurs étoffes en jaune orange. Ce trafie se fait surtout sur la côte de Coromandel. Les feuilles y sont appréciées comme expectorantes et antiasthmatiques. On pourrait peut-être retrouver les mêmes propriétés dans les racines et les feuilles des Oldenlandia des Antilles. (E. H.
graines. — Herbe annuelle, droite, grêle, haute de 30-60 cm. entièrement grisâtre. Feuilles opposées, petites, ovées-lancéolées. Fleurs roses, en eymes terminales, unilatérales, pédonculées. — FI. en juin, juillet, août. — Peu répandu : le long de la route et dans les savanes entre la Pointe-à-Pitre et le Gozier ; çà et là dans les champs sablonneux de Marie-Galante. [N° 3644] — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.
Spigelia L. (dédié à Adrien Van der Spigel, né en 1558, à Brüssel, médecin à Mähren ; en 1616, professeur d'anatomie à Padoue, mort en 1625; a écrit entre autres choses : Zsagoge in rem herbarariam.
S. Anthelmia L.: Spigélie anthelminthique. Vulgo : Brinvillière, herbe à la Brinvilliers, poudre à vers. Br. Jam., t. 37, f. 3; Tuss., F1., IV, t. 8; Desc:, vol. 1, €. 61, p. 261. —— Herbe annuelle, droite, haute de 25-70 cm., branchue ou simple, nue dans le bas. Feuilles ovées-lancéolées, subsessiles, réunies par2-#, dont deux toujours plus grandes. Fleurs pourpre brun, en cymes unilatérales, axillaires et terminales. Capsules muriquées. — Cette herbe est vénéneuse à l'état frais. Les graines et les feuilles sont stomachiques et vermifuges !,— Abondant dans les champs en friches, le long des routes et dans les terres cultivées : environs de la Basse-Terre, Gourbeyre, Lamentin, Moule, Les Abymes, ete. Alt. 0-500 mèt. [N° 2762. ].
Marmnique. Vulgo : Herbe Brinvilliers, herbe-poison. — Abondant dans la région inférieure de toute l'ile. [N° 1459.]
TRIBU 1. — COFFÉACÉES.
Guettarda Vent. (dédié à François-Jean-Etienne Guettard, né en 1719, à Étampes. médecin et minéralogiste, mort en 1786, à Paris: a écrit entre autres , » , , choses : Flore des environs d'Elampes.)
G. crispiflora Vahl; Guettarde à fleurs crépues. Vulgo : Bois-flot-montagne, bois-flot-des-hauts. — Grand arbuste ou petit arbre, dont le maximum de
taille ne dépasse guère 7 mèt. de haut, à branches divariquées, à Jeunes branches médulleuses, à écorce blanchâtre, à bois mou et fragile. Feuilles larges, elliptiques, flasques, pubescentes en dessous et blanchâtres. Fleurs
1. Cette plante est mieux classée dans les Strychnées ou Loganiacées avec le genre auquel elle appartient. Le rhizome est employé contre les vers intestinaux. A haute dose, c'est un poison violent. La plante répand une odeur vireuse très accentuée et possède une saveur nauséeuse et amère persistante. Elle contient, d'après Dudley, un alcalo de volatil qui serait le principe actif de la plante (spigéline) et qui présenterait d'étroites affinités avec la nicotine et la lobéline. Cette drogue, bien que constituant un bon vermifuge, doit être employée avec la plus grande prudence, à cause de ses propriétés éminemment toxiques. (E. H.)
Le » , c n°"
COFFÉACÉES 904 odorantes, en cymes nombreuses, axillaires, confinées aux extrémités des branches ; corolle rouge tendre, jaune au fond de la gorge; calice rouge. Fruit
triquètre. — F1. toute l'année. — Peu répandu : dans la coulée de la Ravine-à- Déjeuner, et bois des Bains-Chauds. Alt. 800-1000 mèt. [N° 2763.] MarrniniQue. Vulgo : Bois-flot-montagne. — Plus abondant qn'à la Guade-
loupe : Calebasse, Ajoupa-Bouillon, chemin de la Trace, etc. AI. 600-700 mèt. [N° 949.1
G. scabra Lam. ; Guettarde à feuilles rudes. — Vulgo : Bois-madame, boisgoyavier. Lam., Z{[., t. 154, fleurs à gauche, en bas. — Grand arbuste et très
souvent petit arbre, haut de 5-9 mèt., à tronc droit, à branches allongées, fastigiées ou étalées, à écorce blanchâtre et rude. Feuilles très scabres et ruguleuses, blanchâtres en dessous, obovales ou oblongues-elliptiques. Inflorescence en cymes (rès contractées sur des pédoncules pubescents presque aussi longs que les feuilles. Drupes globuleuses, gris noir à la maturité, pubescentes, contenant 3-6 semences. — Abondant dans les mornes inférieurs, secs et rocailleux de tout le massif de Houëlmont, Gozier, Moule, Sainte- Anne. Alt. 200-450 mèt. [N° 2555.]
MarrniQue. Vulgo : Goyavier bâtard. — Endroits secs des hauteurs de Case-Pilote, de la Rivière-Pilote, des Trois-[lets(plateau). [N° 1463.]
G. paruifolia Sw.; Guettarde à petites feuilles. Vulgo : Bois puant, boiscaca. — Grand arbuste ou petit arbre, ornemental, ne dépassant guère 4 mèt. d'élévation. Feuilles petites, ovées ou lancéolées. Fleurs blanches, très nombreuses, en petites cymes pédonculées, axillaires, portant 2-3 fleurs. Drupe
vlobuleuse, pubescente., plus petite qu'une graine de poivre, — FI. en juin, le) , 9 Ï { le) Ï « juillet, août. — Région sèche du littoral :.environs de la Basse-Terre, côte
entre Baillif et les Vieux-Habitants, Vieux-Fort, etc, Al 10-140 mèt. [N° 2362.]
MarriniQue. Vulgo : Bois-de-fer blanc. — Côte sèche de Case-Pilote, route de Fort-de-France au fort Desaix, Trois-Ilets (bord de mer). [N° 943.]
Stenostomum Gærtn. (du grec « stenos ,» court, el « stoma », bouche, parce que les lobes du calice persistant se réunissent au-dessus du fruit et y laissent une petite ouverture.)
S. aculalum D. C., Antirrhœa arislala Benth.; Sténostome à lobes du calice acuminés. Vulgo : Mapou noir. — Arbre d'assez grande taille, haut de 10-15 mèt., à écorce noire et lisse. Feuilles elliptiques, pointues, vert sombre en dessus. Fleurs blanches, odorantes, en cymes terminales.
Drupe noire, ellipsoïde-oblongue, pointue. — FI. en octobre. novembre et décembre. — Peu abondant : çà et là dans les bois secs du massif de
Houëlmont, hauteurs de Deshaies. AI. 250-400 mèt. ! N°° 2807, 3260.)
Düss, — Plantes Guadeloupe et Martinique. 22
Marrminique. Vulgo : Mapou noir. — Assez abondant dans les hauteurs des Trois-Ilets, de la Rivière-Salée et de la Régale, [N° 251.]
S. resinosum (Griseb., Laugeria resinosa Vahl: Sténostome résineux. Vulgo : Bois-fer blanc. (Laugeria V.) Vahl, Æclog., t. 10, f. 6, analyt. — Grand arbuste ou petit arbre, ornemental, haut de 3-6 mèt., à tige et branches nues, noirâtres. — Feuilles petites, ramassées aux extrémités des branches, très rapprochées, oblongues-lancéolées, résineuses, grises en dessous. Fleurs blanchâtres, en cymes axillaires. — Abondant dans les endroits secs du massif de Houëlmont, des hauteurs du Vieux-Fort, etc. AÏt. 200-450 mèt. [N° 2543.]
Marmxique. Vulgo : Bois-de-fer blanc. — Abondant dans les hauteurs de Case-Pilote (savane Saint-Cyr et environs), de Case-Navire et des Trois-Ilets (plateau). [N° 1457.
Chione D.C. (du grec « chion », neige, parce que les fleurs sont d’un blanc de neige.)
G. glabra D.C.; Chione glabre. Vulgo : Grand branda. — Petit arbre, haut de 6-12 mèt., droit, à tronc nu, à branches étalées ou fastigiées. Feuilles lancéolées-oblongues, plus ou moins molles, à nervures secondaires peu marquées. Inflorescence en cymes larges, trichotomes, terminales, portées sur
de longs pédoncules blancs. Fruit long de 11-15 mm., elliptique-oblong. — F1. d'août à septembre. — Bois de Gourbeyre (morne Goblin), hauteurs de
Deshaies et bois entre Deshaies et Sainte-Rose (bord de mer), ete. — Alt. 40-500 mèt. [N° 3252.] — Il n'existe pas à la Martinique.
Strumpfia Jacq. (dédié à l'Allemand Charl. Strumpf, qui s’occupa beaucoup de l'édition des ouvrages de Linné.)
S. maritima Jacq.; Strumpfie du bord de mer. Vulgo : Romarin bord-demer. Desc., vol. IIL, t. 208, p. 260. — Arbrisseau très rabougri, très élégant et ornemental, ou arbuste haut de 1-2 mèt., droit, très branchu et richement feuillu, ressemblant à un grand pied de romarin, par le port, la couleur et la forme des feuilles. Fleurs blanches, en très petites grappes axillaires. Drupe
blanche à la maturité, globuleuse, plus petite qu'une graine de poivre. — FI. toute l’année. — Fait l’'ornement des rochers et des sables du bord de mer, de Marie-Galante (Capesterre), de la Désirade, de Saint-François, ete. [N° 2764.) — Il n’est pas à la Martinique.
Erithalis P. Br. (du grec « eri », très, beaucoup, et « thallein », verdir, c'est-à-dire des arbrisseaux à feuilles très vertes.)
E. frulicosa L.; Erithale frutescent. Vulgo : Bois d'huile bord-de-mer, bois-chandelle noir. Desc., vol. IV, t. 242, p. 40. — Arbrisseau ou grand arbuste, haut de 2-3 ® 50, à écorce noire, à branches et feuilles bien fournies. Feuilles obovées ou spatulées-lancéolées, arrondies au sommet, subcharnues,
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luisantes en dessus. Fleurs blanches, d'une odeur forte et exquise, en cymes trichotomes, assez courtes et terminales. Fruit globuleux, marqué de dix sillons longitudinaux ; semences 5-10, petites. — Abondant dans les falaises, sur les rochers et les sables du bord de mer ou sur les mornes secs et pierreux près du littoral. — F1. toute l’année avec plus ou moins d'abondance.— On en rencontre deux variétés, dont une à feuilles plus étroites, à cymes plus petites et à fleurs moins larges et moins odorantes ; habite de préférence les mornes inférieurs. — Vieux-Fort (bord de mer et hauteurs pierreuses), Moule, Marie-Galante, Désirade. [N° 2557.]
MarmNiQuEe. Vulgo : Flambeau noir, bois-chandelle noir. — Abondant : Basse-Pointe (chemin de la Grotte), Grand’Anse, Sainte-Luce, Caravelle, etc.
[Nos 945, 946.]
E. angustifolia D. C.; Erithale à feuilles étroites. Vulgo : Bois-flambeau !montagne. — Arbrisseau très élégant, droit, haut de 1-2 mèt. Feuilles lancéolées, acuminées aux deux bouts. — Inflorescence en cymes allongées, aussi longues que les feuilles, d'abord droites, ensuite penchées. — FI. de décembre en mars. — Assez abondant à la Montagne-Pelée. Alt. 900-1000 mèt. [N° 1724.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Chiococca P. Br. (du grec « chion », neige, et « kokka », baie, parce que les baies de cette liane ont la blancheur de la neige.)
C. racemosa Jacq.; Chiococca à fleurs en grappes. Vulgo : Bois-branda. SI., t. 188, f. 3. — Arbrisseau sarmenteux, haut de 4-8 mèt., à tiges flexibles, à branches horizontales ou pendantes. Feuilles coriaces, petites, elliptiques ou ovées, ou ovées-lancéolées, plus rarement ovales-oblongues. Inflorescence en cymes racémiformes, unilatérales, souvent pendantes. Fleurs à odeur exquise; corolle d’un blanc pâle ou légèrement Jaunâtre. Drupe d'abord verte, ensuite d’un blanc très pur. — Commun dans les mornes inférieurs, secs et pierreux; plus rare dans les mornes humides? : Vieux-Fort, Gour-
1. Ces deux espèces d'Erithalis, dont la première porte à la Guyane le nom de hoïsflambeau et fournit, par son bois résineux, une matière à confectionner des torches, doivent jouir des mêmes propriétés et peuvent, sans doute, se suppléer l'une l'autre. Il y aurait intérêt à étudier cette résine et à la rapprocher de celle des gardenia de la Nouvelle-Calédonie (fournie par les feuilles), qui tient le milieu, d'après des recherches que j'ai faites avec M. Schlagdenhauffen, entre les résines et les tanins. Astringente et aromatique, cette résine est employée contre les affections des reins el de la vessie,
2, Cette plante, dite « caiça des Antilles », constitue, par ses racines, un violent drastique. Elle se rapproche sensiblement de la Chiococca anguifuga Mart., dite « caïnça du Brésil », dont quelques botanistes font une simple variété de G. racemosa, et dont les racines constituent un émétique drastique violent, employé avec succès contre les hydropisies essentielles. En Allemagne, on emploie de préférence contre la même affection la racine de Chococca racemosa, qui se distingue de sa congénère par l'abondance d'une matière colorante jaune. Celle-ci donne à l'écorce une teinte gris jaunâtre et au bois une couleur franchement jaune. Même composition chimique dans les deux cainça. (E. H)
beyre (mornes Goblin, Dos-d'Ane, Boucanier), Trois-Rivières, Grands-Fonds du Moule, du Gozier, du Morne-à-l'Eau, etc. Alt. 470-450 mèt. [N° 2559. |
Marnnique. Vulgo : Jasmin-bois. — Très abondant : Parnasse, hauteurs du Prècheur, Trois-Ilets et Anses-d’Arlet, Marin (morne Gommier), etc: Alt. 50-340 mèt. | N° 948.]
Vangueria Vahl (de « Voa-vanguier », nom de la plante à Madagascar.)
V. edulis Vahl,V, madagascariensis Gmél.; Vanguérie comestible. Vulgo : Tamarin des Indes, néflier des Indes. — Petit arbre, à branches divariquées et étalées, à feuilles larges, à fleurs vertes, en cymes axillaires disposées tout le long desbranches, à fruits de la forme d’une nèfle, mais moins volumineux. — Fl. en juin, juillet, août. — Originaire de l'Afrique tropicale. Cultivé pour ses fruits blets dans toutes les colonies chaudes. [N° 2765.)
Marnnique. Vulgo : Tamarin des Indes. [N° 1465.)
Ixora L. (nom d’un dieu de Malabar.)
I. ferrea Benth. ; Ixora à bois dur comme le fer. Vulgo : Bois-de-fer rouge. — Grand arbuste ou petit arbre, haut de 3-5 mèt., à tronc droit ou tortueux, à branches étalées et souvent tortueuses, à écorce noire et rude. Feuilles oblongues, pointues au sommet, brièvement pétiolées. Fleurs blanches, exhalant une odeur exquise, en corymbes axillaires et latéraux, très courts, disposés tout le long des branches. Drupe subglobuleuse, noire, contenant deux semences. — Assez rare : çà et la dans les bois humides ou secs des mornes inférieurs du massif de Houëlmont et des hauteurs du Vieux-Fort; disséminé dans les bois inférieurs des Bains-Jaunes. Alt. 200-700 mèt. [N° 2547.]
MarmniQue. Vulgo : Bois-baguette, bois-piquet. — Bois des Fonds-Saint- Denis, des hauteurs de Case-Pilote et de Case-Navire, de la fontaine Didier, etc. [N° 1460.]
I. coccinea L.,I. Bandhuca Roxb., vulgo : Bois-pintade, arbrisseau touffu, originaire des Indes Orientales, à fleurs rouges, en corymbes ombelliformes, est fréquemment cultivé dans les jardins. [N° 2769.]
MarTiNiQuE. | N° 1008.]
On rencontre à la Guadeloupe et surtout à la Martinique, l'Ixora hlanda Ker.-Gawl. et VI. odorata Hook., qui font l’ornement des parterres. Les I. Javanica D. C., salicifolia D. C., ternifolia Cav. et Pavelta Roxb. [N° 1006! sont cultivés au Jardin botanique de Saint-Pierre.
Coffea L. |peut-être du mot arabe « kakueh », qui signifie force, vie, allusion aux effets toniques de la plante ; selon le voyageur Ritter, du mot « caffa », parce que le caféier pousse à l’état sauvage sur une très grande étendue dans les contrées africaines de Ca/ffa et d'Enarea, entre le 3° et 6° degré de latitude nord, comme aussi au sud du Niger jusqu’à Tombouktou ;
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selon le voyageur Tams, jusqu'à Angola; selon Afzelius, jusqu’à Sierra- Leone, pendant que dans le Schoa abyssinien (entre 8° et 11° de latitude nord) il existe à l’état de culture. |
G. arabica L.; Café arabique. Vulgo : Cafier, caféier (selon toutes les probabilités introduit de l’'Abyssinie dans l’Yemen ou l'Arabie heureuse, et cultivé là sous le nom de « café Moka »). Implanté à la Martinique, en 1720, par le chevalier normand Gab. de Clieu (1688-1774), capitaine d'infanterie à la Martinique; de là, il fut d'abord répandu à la Guadeloupe, à Cayenne, à Saint-Domingue, et finalement dans le reste des Antilles. — A la Guadeloupe, les cultures du caféier occupent 4.000 hectares de terre; l'exportation s’élevait, en 1896, à 575.148 kilog. (1°* janvier au 1% septembre 1896). Les principaux centres de culture sont : les Trois-Rivières, Gourbeyre, Saint-Claude, Vieux-Habitants, Bouillante, Pointe-Noire, Deshaies, Capesterre, Sainte-
Marie, etc. — La récolte a lieu de fin septembre en janvier ou février. [N° 3766. ] MarminiQue. [N° 212.] — On y cultive principalement trois variétés :
1° celle d’'Abyssinie, la plus ordinaire, à cerises ovoïdes, contenant deux semences ; 2 celle de Bourbon, à fruits ovoïdes pointus ; 3° le café Moka, à fruits subglobuleux, ne renfermant qu'une semence. [N° 2766 .]
C. liberica Hiern. Café de Libéria. — Petit arbre, originaire de la côte de Libéria (Afrique occidentale), droit, haut de 5-6 mèt., à branches inférieures étalées, à feuilles et fleurs plus larges que dans le caféier d'Arabie, à fruits longs de 9-11 mm. sur 7-9 mm. de large, qui restent attachés au pied jusqu'à ce qu’ils soient secs. [N° 4323.]
Marmnique. Vulgo : Café Libéria. — Les premiers pieds de cette Rubiacée ont été reçus, en 1870, par M. Ch. Belanger, directeur du Jardin botanique : ils provenaient du Jardin botanique de Paris. [N° 987.!
Faramea Rich. (nom de la plante à la Guyane.)
F. odoratissima D. C.; Faramée à fleurs très odorantes. Vulgo : Cafémarron, café bâtard. Br. Jam., t. 6, f.2; Tuss., F4, I, €. 16; Jacq., Sel. Am. stirp. hist.,t. #7. — Grand arbuste, rarement petitarbre, haut de 2-5 mèt., très élégant, à branches allongées, tantôt fastigiées, tantôt étalées. Feuilles d'un vert sombre en dessus, elliptiques ou oblongues, pointues au sommet, pétiolées. Inflorescence en cymes trichotomes, corymbiformes, lâches, terminales et axillaires. Fleurs d’un blanc pur, exhalant une odeur exquise et forte qui se fait sentir au loin. Baie noire, globuleuse-déprimée. — Rare : endroits secs et pierreux des mornes boisés inférieurs de Houëlmont, des hauteurs de Vieux-Fort, etc. [N° 2767.]
Marnnique. Vulgo : Bois-flèche. — F1. presque toute l’année. — Çà et là dans les hauteurs de Case-Pilote {savane Saint-Cyr), de Case-Navire, des environs de la fontaine Didier. Alt. 100-300 mèt. [N° 1451.
Rudgea Salisb. (dédié au botaniste anglais Ed. Rudge, qui, le premier, a fait connaître les plantes de la Guyane dans son ouvrage : Plantarum Guianæ rariorum icones et descripliones. Londres, 1606.)
R. carthæa Benth.; Rudgée des Caraïbes. Vulgo : Café bâtard-montagne, bois-mêle jaune, bois cassant. — Grand arbuste ou petit arbre, haut de 2-6 mèt., droit ou tortueux. Feuilles subcharnues-cartilagineuses à l'état frais, très luisantes en dessus, elliptiques. Inflorescence en panicules courtes, terminales. Fleurs d'un blanc pur, à odeur exquise. Drupe obovoïdeoblongue, longue de 2 cm. sur 8-9 mm. de diam., à 6-8 côtes longitudinales,
FI. en mars, avril, mai. — Très abondant dans tous les bois humides, surtout dans ceux de Sainte-Rose, de la Ravine-Chaude, du Gommier, des hauteurs des Vieux-Habitants, ete. [N° 2556.
Marmnique. Vulgo : Café-montagne. — Abondant : hauteurs de Case- Pilote (savane Saint-Cyr et Plateau militaire), de Case-Navire, de la Grand°- Anse, etc. Alt. 300-600 mèt. [N° 601.
jaune à la maturité.
Ronabea Aubl. (nom indigène de la plante à la Guyane.)
R. latifolia Aubl., Psychotria axillaris Willd.; Ronabée à larges feuilles, Branda grand-bois, café blanc. Aubl., Guy., t. 59. — Arbrisseau herbacé, haut de 40-90 cm., rarement plus haut, à tige unique, très épaisse et succulente, cylindrique, épaissie aux nœuds, souvent couchée et radicante à la base, quelquefois munie de racines adventives. Feuilles opposées, très larges, elliptiques ou oblongues, brièvement mucronées au sommet, contractées à la base en un long pétiole cylindrique. Inflorescence en eymes axillaires, très serrées, glomérulées-allongées, à pédoncules et pédicelles blancs; fleurs blanches, odorantes, laineuses en dedans (sur une cyme, on trouve rarement plus de 3-5 fleurs ouvertes en même temps). Drupe ovoïde-globuleuse, très blanche à la maturité, à pulpe assez copieuse et
spongieuse. — FI. toute l'année. — Peu abondant : çà et là dans les endroits très humides, ou sur les bords des ruisseaux, dans les grands bois. — Bains-
Jaunes (le long du canal de Montéran), Matouba (coulée de la Ravine-à- Déjeuner) , Capesterre (bois des environs du Grand-Étang). [N° 2768.] MarrTiNiIQuE : Vulgo : Café-montagne. — Abondant : hauteurs de Case- Pilote et de Case-Navire, bois du « Bambou-gouverneur », environs de la fontaine Absalon, du Camp de l'Alma, bois du Lorrain, etc. [N° 601.]
Psychotria L. (du grec « psyché», vie, âme, et « tropho », je nourris, parce que, avec les fruits du Psychotria herbacea Vell., on prépare à la Jamaïque, d’après Browne, une boisson agréable, semblable à celle du café. Linné a contracté le nom primitif de Psychotrophum en celui de Psychotria.)
P. uliginosa Sw.; Psychotrie des endroits humides et ombragés. Vulgo : Petit café bâtard. — Suffrutescent ou frutescent, haut de 0"50-1 mèt.,
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droit ou plus souvent tortueux, à tige parfois couchée et radicante, Feuilles larges, horizontales ou penchées, subcharnues, obovales ou elliptiques, pointues au sommet, cunéiformes à la base, longuement pétiolées. Inflorescence en panicules trichotomes, axillaires, courtes; fleurs d'un blanc pâle. Baie ovée, pulpeuse, rouge foncé à la maturité. — Assez abondant dans les endroits très humides et ombragés des grands bois des Bains-Jaunes, du Gommier, des Trois-Rivières, de Sainte-Rose, etc. Alt. 400-800 mèt, [N° 2528. |
Marrmnique. Vulgo : Café-bois. — Calebasse, Montagne-Pelée, Lorrain, Fonds-Saint-Denis, Camp de l’Alma, etc. [N° 130 D.]
P. floribunda H. B. et Kth.; Psychotrie très florifère. Vulgo : Café-bois marron. Arbuste haut de 2-3 50, droit, élégant, à branches plus ou moins divariquées. Feuilles subcharnues-coriaces, oblongues. Inflorescence
en panicules trichotomes, contractées, terminales ; fleurs blanc pâle. Drupe ovoïde. — Assez abondant dans les bois des environs du Camp-Jacob, des bois inférieurs des Bains-Jaunes, du Gommier, des Trois-Rivières, de la Ravine-Chaude, etc. Alt. 400-700 mèt. [N° 2527.)
Marrinique. Vulgo : Café-marron. — Très abondant dans les bois du Champflore, ceux de la fontaine Didier, de la fontaine Absalon, des Fonds-Saint-Denis, etc. [N° 2144.)
P. lanceolata Nutt.,P. chimarroides D.C.; Psychotrie à feuilles lancéolées. Vulgo : Petit café-marron. — Arbuste haut de 1-1% 50, rarement plus haut, droit, touffu. Feuilles lancéolées, acuminées, ternes en dessus, grisâtres en dessous. Inflorescence en panicules courtes :; fleurs petites, blanc pâle. — FI. en mai, juin, juillet. — Endroits secs, rocailleux de la région inférieure : Vieux-Fort, Gourbeyre, Trois-Rivières, Moule, Gozier, Morneà-l Eau, etc. [N° 2531.]
MarminiQue. Vulgo : Petit café bâtard. — Parnasse, Prècheur, Carbet, Trois-Ilets (plateau), Anses-d’Arlet (morne Larcher). [N° 124.)
P. {enuifolia Sw.; Psychotrie à feuilles minces. Vulso : Café-marron. — Arbrisseau haut de 2-3 mèt., touffu. Feuilles cartilagineuses, elliptiques ou oblongues, à veines saillantes en dessous. Fleurs en panicules brièvement pédonculées, trichotomes. Drupe ellipsoïde. — Çà et là dans les haies et les endroits boisés de la région inférieure : Lamentin, Ducos, Trois-Ilets, etc. Alt. 50-300 mèt. [N° 126.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
P. pubescens Sw.; Psychotrie pubescente. Vulgo : Café-marron grandbois. — Grand arbuste, rarement petit arbre, haut de 3-4 mèt., droit, à branches étalées, à quatre angles arrondis. Feuilles larges, flasques, ellhiptiques ou lancéolées-oblongues : les jeunes pubescentes, grisätres en dessous. Inflorescence en panicules pubescentes, longuement pédonculées, axillaires et terminales, pyramidales, trichotomes, à branches terminées en petites
cymes; corolle verdâtre passant ensuite au jaune pâle. Drupe marquée de huit côtes longitudinales. — Abondant dans les bois des Bains-Jaunes, du Gommier, du Matouba, des Vieux-Habitants, ete. [N° 2529.
MarriniQuEe. Vulgo : Petit café-marron. — Bois des Fonds-Saint-Denis, des hauteurs de Case-Pilote et de Case-Navire, de la Montagne-Pelée, etc. NDS;
P. horizontalis Sw.; Psychotrie à branches horizontales. Vulgo : Café bâtard. — Arbrisseau droit, à branches fastigiées, quand il est jeune; à branches tortueuses, parfois sarmenteuses, très divariquées, horizontales ou pendantes, quand il est vieux. Feuilles elliptiques ou elliptiques-oblongues, luisantes en dessus. Inflorescence en cymes contractées, arrondies, à branches terminées par trois rayons: fleurs d’un blanc pur. Drupe globuleuse-ovée, pulpeuse, rouge à la maturité. — Assez commun dans la basse région sèche : environs de la basse-Terre, Vieux-Fort, Bailhif, Désirade, Marie-Galante, les Saintes, Moule, Gozier, Grand-Fonds-du-Morne-à-l'Eau, etc. Alt. 0-300 mèt. [N° 2253.]
Marmiique. Vulgo : Café-marron. — Abondant : Prêcheur, Fond-Coré, Lamentin, Trois-Ilets (près du bord de mer), Carbet (le long de la rivière), Case-Pilote (bord de mer), etc. [N° 126.]
P. parasilica Sw.; Psychotrie parasite. Vulgo : Graine rouge. Jacq., Sel. Am. slirp. hist., t. 56, f. 1. — Arbrisseau épiphyte vivant sur les arbres, les vieilles souches et les troncs pourris, vivace, sarmenteux, long de 0® 40- 1 mèt., à branches souvent très nombreuses, allongées, pendantes. Feuilles épaisses, ovées ou ovées-lancéolées, d'un vert sombre en dessus, grisâtres en dessous. Inflorescence en cymes trichotomes, terminales; fleurs blanches. Fruit pulpeux, globuleux, rouge foncé à la maturité. — Dans tous les grands bois humides de la Guadeloupe proprement dite. Alt. 480-950 mèt. [N° 2534. |
MarniiQue. Vulgo : Graine à perdrix. — Abondant dans tous les grands bois. [N° 1468.) |
P. crassa Benth.; Psychotrie à feuilles très épaisses. Vulgo : Graine à perdrix, graine rouge montagne. — Épiphyte et radicant comme le précédent, auquel il ressemble de prime abord. Feuilles très épaisses, elliptiques, pointues au sommet, marginées, à nervures imperceptbles à l'état frais. Fleurs blanches, en eymes trichotomes, multiflores, corymbiformes; corolle hérissée de poils. Drupe comme dans le précédent. — FI. toute l'année. — Abondant dans les bois supérieurs des Bains-Jaunes et du Haut-Matouba, comme aussi à la Savane à Mulets, à la Soufrière, à la Grande-Découverte et à la Savane aux Ananas. Alt. 700-1480 mèt. [N° 2533.) — II n'existe pas à la Martinique.
Palicourea Aubl. (nom indigène de la plante à la Guyane.)
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P. crocea DC., Psychotria subcrocea Muell. Arg.: Palicourée à fleurs couleur de safran. Vulgo : Bois-cabrit noir, bois-foufou {au Camp-Jacob), arbre à l'encre. Br. Jam., t. 13, f. 1, 2. — Arbrisseau d'une grande élégance, haut de 1-3 mèt., à branches le plus souvent fastigiées, à Jeunes rameaux tétragones. Feuilles membraneuses, elliptiques ou lancéolées-oblongues, pointues au sommet. Inflorescence en grappes corymbiformes, allongées ; drupe ovée, arrondie, latéralement comprimée; fleurs de couleur très variable, tantôt d’un jaune de citron, tantôt d'un Jaune orange, tantôt d'un jaune safran, selon qu'il pousse dans les régions basse, moyenne ou supérieure. — Abondant dans toute la Guadeloupe proprement dite. Alt. 30-1100 mèt. [N° 2530.]— Cette espèce et la suivante sont réputées émétiques.
Marniique. Vulso : Bois-cabrit. — Très abondant dans toutes les parties
boisées de l'île, à l'exception de celles de Sainte-Anne, du Vauclin, de la Caravelle. [N° 602.]
P. Pavelta D.C. ; Palicourée à feuilles de Pavetta (autre Rubiacée). Vulgo : Bois-cabrit. Plum., édit. Burm., t. 156, f. 1; SL., t. 202, f. 2, — Arbrisseau buissonnant, haut de 1" 50-2 mèt., à tiges très glabres, enflées aux nœuds. Feuilles membraneuses, lancéolées-oblongues ou elliptiques-oblongues, Fleurs blanchâtres. Fruit inconnu. — F1. en septembre, octobre et novembre, — Rare : çà et là dans les Grands-Fonds-du-Gozier. [N° 3667.]— Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.
Cephælis Sw. (du grec « kephalé », tête, et « eilein », prendre, réunir, \ D :
c'est-à-dire fleurs réunies en capitules.)
C. axtllaris Sw.; Céphélis à fleurs axillaires. Vulgo : Ipéca bâtard, boïsmarguerite, graine bleue. — Petit arbrisseau élégant, peu branchu, loujours nu dans le bas, haut de 0 80-1% 40, à rameaux tétragones. Feuilles elliptiques, pointues, fermes. Fleurs blanches, en glomérules larges, axillaires, situées tout le long des branches défoliées. Drupe petite, d'abord violacée, ensuite bleu foncé. — FI. en janvier, février, mars et avril. — Endroits ombragés de tous les bois supérieurs de la Guadeloupe, surtout de ceux des Trois-Rivières et du Matouba. Alt. 600-900 mèt. [N° 2535.)
Marninique. Vulgo : Graine bleue. — Abondant dans les bois de la Calebasse, de la Montagne-Pelée, des Pitons-du-Carbet, ete. [N° 1453.
CG. muscosa Sw.; Céphélis mousseux. Vulgo : Ipéca bâtard, bois-marguerite (à Bouillante). — Arbrisseau très élégant, haut de 0" 90-2 mèt., très droit, à branches léèrement étalées. Feuilleselliptiques-oblongues, pointues, Inflorescence en capituleslonguement pédonculés, terminaux ; fleurs blanches, chacune entourée de einq bractées ovées-arrondies. Drupe large, à pulpe copieuse, spongieuse ou mousseuse el blanche. — Très abondant dans tous les grands bois humides de la Guadeloupe. Alt. 500-900 mèt. No 2537.
MartiINIQuEe. Vulgo : Bois-marguerite. — Dans tous les bois humides.
C. Swartzi D.C.; Cephélis de Swartz. Vulgo : Faux ipéca, bois-marguerite. — Ressemble au précédent; il en diffère : par ses capitules brièvement pédonculés, beaucoup plus petits; par ses drupes plus arrondies, peu pulpeuses et bleu foncé à la maturité. — Également très abondant dans tous les bois humides, où il vit en société avec l'espèce précédente. [N° 2536.]
MarrNiQue. Vulgo : Bois-marguerite, graine bleue. — Abondant.| N° 135 b.]
Morinda Vahl {du latin « morus », mürier, et «indicus », de l'Inde, parce que ces plantes sont originaires de l'Inde et que leurs fruits, composés, ont quelque ressemblance avec ceux du mürier.)
M. citrifolia L., M. macrophylla Desf.; Morinda à feuilles de citronnier. Vulgo : Rhubarbe-caraïbe, bilimbi (au Morne-à-l'Eau). — Arbre haut de 9-12 mèt., à branches étalées : les inférieures penchées. Feuilles très larges, ovées-elliptiques. Inflorescence en capitules subglobuleux, larges, aréolés; fleurs blanches, insérées sur le réceptacle charnu dont se compose le capitule. Baie ovoïde à la maturité, lougue de 4-7 cm., jaune en dehors, contenant 10-40 semences aplaties, nichées dans une pulpe blanchâtre. — Cet arbre ne devient pas grand à la Guadeloupe à cause de la nature du terrain dans lequel 1l pousse; ses fruits restent également petits!. — FI. en août, septembre, octobre. — Ne se rencontre qu'à la Grande-Terre, où 1l a été introduit de l'Asie et où 1l s’est naturalisé. — Mornes calcaires du Morne-à-l'Eau, du Moule; çà et là dans les Grands-Fonds-du-Gozier et de Sainte-Anne; rare dans les environs de la Pointe-à-Pitre. — Originaire des Indes Orientales. — Alt. 0-150 mèt. [N° 2770.]
MarriniQue. Vulgo : Pomme de singe, pomme-macaque. — Introduit et cultivé au Jardin botanique, où il devient un très grand arbre. [N° 1005.]
Geophila Don. (du grec « gué », terre, et « phileo », j aime, parce que ces plantes se plaisent à ramper sur la terre.)
G. reniformis Don., Mapouria herbacea Müll. Arg., Psychotria herbacea Jacq.; Géophile à feuilles en forme de rein. Vulgo : Ipéca noir, graine dorée (à Deshaies). Jacq., Sel. Am. stirp. hust., t. 46; Tuss., FT, I, t. 8. — Herbe annuelle, radicante, rampant à une distance indéfinie, en tous sens, à tiges délicates, filiformes. Feuilles longuement pétiolées, cordiformes, un peu plus longues que larges (du moins dans mes spécimens). Inflorescence en petites
1. Le fruit de cette espèce est employé dans l'Inde, sa patrie, comme emménagogue, ses feuilles sont toniques et fébrifuges, propriétés dues sans doute à un glucoside, la morindine. Cette écorce fournit, en outre, une matière colorante rouge écarlate foncé, employée dans l'Inde et en Nouvelle-Calédonie {où ce végétal croit spontanément) pour la teinture des étoffes par les indigènes. Il est probable aussi que ses racines sont purgatives comme celles du M. Royoc L., espèce du continent américain. (E. H.)
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cymes axillaires, pédonculées ; fleurs d'un blanc très pur. Baie d’abord rouge écarlate, ensuite d'un jaune doré. — Des personnes dignes de foi m'ont affirmé que les fruits sont un poison pour les volailles. — Assez abondant dans les bois secs et humides : Deshaïes (dans les bois voisins de la mer, où il forme souvent un vrai gazon, sur une grande étendue), bois des environs du Grand-Étang (Capesterre, Guadeloupe), hauteurs des Vieux-Habitants, etc. Alt. 60-450 mèt. [N° 2771.)
MarrminiQue. Vulgo : Liane-terre, herbe à terre, graine dorée. — Bois de l’Ajoupa-Bouillon, hauteurs du Macouba, de Case-Pilote, ete, [N° 1455.
Ernodea Sw. (du grec « ernos », rameau, Jeune branche, parce que la plante a des rameaux très nombreux.)
E. littoralis Sw.; Ernodée du littoral. Vulgo : Liane sèche (à Marie-Galante). SI., t. 189, f. 1,2; Sw., F1.,t. 4, fig. int., analyt. — Arbrisseau plus ou moins couché, très glabre, haut de 9®80-1%20, à tige très rameuse, à tige et branches tétragones. Feuilles petites, très rigides, luisantes, cartilagineuses, elliptiques-linéaires, terminées par une pointe rigide et acérée. Fleurs d'un blanc pur, solitaires à l’aisselle des feuilles, tout le long des rameaux. Drupe
jaune, subglobuleuse. — Uniquement dans les terres calcaires, très sèches
de la Désirade, de Marie-Galante. [N° 2772.) — Il n'existe pas à la Marti- 1 æ,
nique.
Diodia L. (du grec « diodeuein », voyager à travers; « dia », à travers, et « odos », chemin, c’est-à-dire des plantes qui rampent à travers les chemins.)
D. sarmentosa Sw. ; Diodie sarmenteuse. Vulgo : Liane-hallier. — Annuel, grimpant ou rampant, peu élégant, à tige très branchue, à tige et branches nettement tétragones, flexibles et souvent pendantes. Feuilles petites, très scabres, oblongues-lancéolées, pointues, brièvement pétiolées. Inflorescence en glomérules axillaires, situées tout le long des branches. Drupe petite, se divisant, à la maturité, en deux petites coques. — GÇà et là dans les halliers des régions inférieure et basse : Capesterre, Trois-Rivières, Bailhf, etc. Alt. 0-300 mèt. [N° 2773.]
Marrinique. — Liane à cornette. — Hauteurs de Sainte-Luce (habitation Montravail), Ducos (abondant dans les broussailles près du bord de mer), Trois-Ilets. [N° 979. |
Spermacoce L. {du grec « sperma », semence, et « akoke », pointu, parce que le fruit est surmonté de deux pointes, qui sont les dents persistantes du calice.)
S. tenuior L.; Spermacoce plus délicate que les autres.Vulgo : Herbe à macornet. Lam., ZU., t. 62, f. 1; SI., t. 94, f. 2. — Herbe annuelle, odorante, très grêle, peu feuillue, d'abord très droite, ensuite pen-
chée ou plus ou moins infléchie, haute de 15-90 em., à tige anguleuse, pubescente ou glabre. Feuilles petites, lancéolées, ou souvent lancéolées-linéaires. Inflorescence comme dans le précédent. Fruit très pelit, composé de deux
cariopses. — Abondant dans les terres sablonneuses, cultivées ou incultes de la région inférieure de toute la Guadeloupe et dépendances. Alt. 0-400 mèt. IN925397
Marmnique. Vulgo : Herbe à cornette. — Abondant dans toute l'ile. [N° 982.
S. porloricensis Balb.; Spermacoce de Porto-Rico. Vulgo : Herbe à macornet. — Annuel, très droit, rigide, branchu ou simple, haut de 30-70 cm., à tige cylindrique, noirâtre, à branches à quatre angles obtus. Feuilles ovaleslancéolées, très scabres sur le bord ; glomérules nombreuses. Fleurs blanches, très petites. — Abondant dans les régions humides ou sèches supérieure et moyenne : Camp-Jacob, Gourbeyre, Vieux-Fort, Trois-Rivières, Vieux-Habitants, ete, — Herbe de peu d'utilité !. — Alt. 400-800 mèt. [N° 2540.|
Martinique. — Herbe à cornette. — Marin, Sainte-Luce, Diamant, Case- Pilote, Gros-Morne (très abondant). [N° 2146.
Borrera Miq. (dédié à W. Borrer, collaborateur de Turner pour la monographie des lichens d'Angleterre.)
B. laevis Irisb; Spermacoce à feuilles lisses. Vulgo : Herbe à macornet. — Herbe fourragère très utile, annuelle, haute de 20-65 cm., presque toujours couchée et radicante à la base, dressée à l'extrémité. Feuilles elliptiques-lancéolées, acuminées. Fleurs blanches, velues en dedans, ramassées en glomérules verticillées, axillaires. Fruit petit, s'ouvrant en deux petites coques. — Abondant dans les terres humides et fertiles des basse et moyenne régions. Alt. 0-800 mèt. | N° 3444.]
Marrinique. Vulgo : Herbe à cornette. — Abondant dans toute l'ile. [N° 980.
B. spinosa Cham. et Schl.; Borrère épineux. Vulgo : Herbe à macornet. — Annuel, très droit, rigide, branchu ou simple, haut de 40-70 cm., rarement plus haut, à tige cylindrique dans le bas, à quatre angles obtus dans le haut. Feuilles scabres, lancéolées-linéaires ou lancéolées-allongées, muriquées en dessous sur la nervure médiane. Inflorescence en larges glomérules axillaires ; fleurs blanches. Fruit septicide. — Assez abondant dans les terres fertiles, sablonneuses, le long des routes de la basse région : environs de la Basse-
1. Les Spermacoce des Antilles ne reçoivent aucun emploi, celles du continent américain, par contre, et notammentS. longifolia Aublet, Poyan A.S.H., cærulescens Aublet, radicans Aublet, aspera Aublet, sexangularis Aublet, prostrata Aublet, ont des propriétés éméto-catarthiques très marquées qui les font employer (racine) comme vomitives. Il y a lieu de supposer que ces propriétés sont aussi communes aux espèces des Antilles.