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CENT VINGT-DEUXIÈME FAMILLE. — LABIÉES

Ocimum L.. (du grec « okimon », de «ozein », sentir, parce que ces plantes émettent une odeur forte et agréable.)

0. Basilicum L. {du grec « basilicos », royal, digne d’un roi.) Vulgo : Basilice. Dese., vol, IV, £. 301, p. 317. — Suffrutescent, touffu, haut de 30-75 cm., originare de l'Asie occidentale et tropicale, naturalisé et cultivé dans toutes les Antilles comme plante médicinale et culinaire. [N° 2151.]

MarmmiQue. Vulgo : Basilic. [N° 27.] — On en cultive deux variétés : la

Elle fleurit toute l’année.

grande et la petite; la dernière est moins haute, les feuilles en sont plus petites, les branches plus ramassées et moins longues; elle forme un Joli sous-arbrisseau.

0. micranthum Willd. ; Basilic à petites fleurs. Vulgo : Petit framboisin, petit basilic, — Annuel ou plus rarement suffrutescent, ligneux dans le bas, haut de 20-60 cm., droit, peu branchu, à branches fastigiées. Feuilles ovées, pointues, serretées, contractées à la base en un court pétiole. Fleurs blanches, en grappes courtes, spiciformes, interrompues: calice élargi à la base; dents de la lèvre supérieure, ovées, obtuses, concaves, décurrentes jusqu'à la base du tube : les quatre dents inférieures, subulées. — Assez abondant dans les savanes et les terres en friches des basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. — Toute la plante est aromatique, et, dans les campagnes, on fait avec les feuilles et les jeunes üiges un extrait qu'on emploie avec succès contre toutes sortes d'indispositions. [N° 2155.]

Marmmique. Vulgo : Petit framboisin. — Abondant dans les savanes.

0. gralissimum L.:; Basihie à odeur très agréable. Vulgo: Grand framboisin, grand baume. — Herbe annuelle, très droite, haute de 0" 90-1" 60, à tige forte, carrée-sillonnée, branchue dans le haut, à branches fastigiées. Feuilles ovées-lancéolées {les jeunes lancéolées), dentées en scie, rétrécies, à la base, en un pétiole, tantôt long, tantôt court, légèrement pubescentes en dessous, Fleurs blanches, en grappes spiciformes, allongées, formant ensemble une panicule souvent très large.— Toute la plante, surtout les fleurs, exhalent une odeur aromatique, forte et agréable. — Abondant sur les décombres, les vieux murs, dans les endroits abandonnés de la région inférieure : envi-

rons de Saint-Pierre, Carbet, Prêcheur, Marin, Sainte-Anne. AIL. 0-400 mèt. AIN? 400.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.

Coleus Lour. (du grec « koleos », étui, fourreau, parce que les étamines sont concrescentes inférieurement en un tube qui entoure le pisul.

C. amboinicus Lour., CG. aromalicus Benth.: Coléus d'Amboine. Vulso : Gros thym. — Vivace, aromatique et stolonifère, d'abord plus ou moins couché, ensuite sarmenteux, à tige grosse, cylindrique, succulente, à branches velues. Feuilles épaisses, charnues, velues des deux côtés, ovées, pointues, brusquement rétrécies à la base. Fleurs violettes, en grappes spiciformes, très allongées, simples ou composées à la base, terminales, — FE en juin, juillet, août. — Naturalisé et cultivé comme plante sudorifique et insecticide. — Se rencontre souvent à l'état sauvage dans les endroits autrefois habitésetmaintenant abandonnés : Basse-Terre, Baïllif (batterie La Madeleine, où il est devenu envahissant), Vieux-Fort (batterie), Moule, Gozier, etc. [N° 2936. |

MarminiQue. Vulgo : Thym de l'Inde. — Çà et là dans les jardins et à l'état sauvage. [N° 1975.] Les beaux Coleus Verschaffellit Lem. et Blumer Benth., vulgo : Robe à l'évêque, introduits des établissements horticoles d'Europe, sont devenus communs dans les jardins et dans les endroits abandonnés de la région humide du Camp-Jacob, du Matouba, de Gourbeyre, ete., où ils viennent spontanément. [N° 2157, 2129.)

Marnnique. Vulgo : Herbe panachée. — Morne-Rouge, Gros-Morne, Lamentin, Saint-Pierre, Fort-de-France, etc. [N° 401.)

Marsypianthes Mart. (du grec « marsupion », bourse, et « anthos », fleur, allusion à la lèvre supérieure de la corolle qui forme une sorte de petit sac,

M. hyptoides Mart.; Marsypianthe ressemblant à un Hypüs. Vulgo : Verveine-terre. — Herbe annuelle, couchée, molle, plus ou moins relevée aux extrémités, à tiges et branches nombreuses et carrées. Feuilles flasques, ovées ou ovées-lancéolées, dentées en scie. Fleurs pourpres, en capitules globuleux, nombreux, habituellement pédonculés ; calice 5-fide, laineux; corolle renfermée dans le calice persistant; élamines 4. Fruits 4, cymbiformes, entourés d'un bourrelet. — Dans les mornes sablonneux et herbeux de la région inférieure : Baie-Mahault, où il forme souvent gazon, Sainte-Rose, les Abymes, Moule, etc. [N° 2938.]

Marmique. Vulgo : Herbe couchée, herbe courante, Trou-Vaillant, Sainte- Anne, Trois-Ilets, Marin, Saint-Esprit, Rivière-Pilote, etc. !N° 919,

Hyptis Jacq. (du grec « huptios », replié, allusion à la forme de la corolle.

H. capilala Jacq.; Hyptis à fleurs en capitules. Vulgo : Mélisse à boutons. SIP AU109 f.2:; Desc:, vol. VIII, t. 576, p.172: — Herbe annuelle, très droite, haute de 0" 70-1" 30, nue dans le bas, habituellement peu branchue

et peu feuillue, à branches distantes et décussées, à tige grosse et vigoureuse, à tige et branches carrées. Feuilles pétiolées, ovées-oblongues, pointues, rétrécies à la base, grossièrement dentées en scie : les florales, oblongues-lancéolées. Fleurs petites, en capitules globuleux, longuement pédonculés, axillaires, opposés par deux, confinés dans les parties supérieures de la tige et des branches; dents du calice 5, subulées, sétiformes et dressées: corolle blanc pâle, souvent tachetée de petits points ronds. — On se sert des parties tendres de cette herbe en décoction comme sudorifiques contre les fièvres, les rhumes, les fluxions de poitrine, la toux, etc. — FI. pendant et après l'hivernage. — Assez abondant le long des cours d’eau, dans les endroits humides et ombragés de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-700 mèt. IN°2159.1

Marrnique. Vulgo : Pompon blanc, mélisse à tête. — Dans les endroits humides et ombragés de toute l'ile. [N° 920.!

H. atrorubens Poit. ; Hyptis à fleur pourpre noir. Vulgo : Herbe à miel, bouton à vonvon, petit thym à lapins (à Gourbeyre), véronique (au Lamentin), blanc mauve fau Moule). — Herbe flasque, à tige d'abord couchée, rampante et radicante, ensuite ascendante, à branches nombreuses, à branches et üige pubescentes dans le haut. Feuilles petites, brièvement ovées ou ovéesoblongues, dentées en scie : les florales toujours ovées. Fleurs en capitules globuleux, axillares, brièvement pédonculés, à pédoncules aussi longs que les capitules ; corolle pourpre noir, panachée de blanc; dents du calice sétiformes et hispides. — Cette plante est sudorifique au même titre que la précédente et s'emploie souvent dans la médecine domestique. — Extrêmement abondante dans la région supérieure, où elle constitue souvent presque l'unique herbe fourragère des savanes; plus rare dans les savanes sèches inférieures. Alt. 5-900 mèt. [N° 2159.]

Marmnique. Vulgo : Herbe à mouches (parce que les insectes ailés les fréquentent pour sucer le nectar des fleurs), herbe à miel. — Fort abondante

dans toutes les savanes. [N° 404.)

H. spicata Poit.; Hypüs à inflorescence en épis. Vulgo : Herbe-mélisse, framboisin. — Annuel, très droit, haut de 0% 80-1" 50, rarement plus haut, à tige forte, carrée, nue dans le bas, à branches distantes, décussées. Feuilles petites : les caulinaires, ovées, pointues, inégalement dentées en scie; les florales, lancéolées. Fleurs en grappes simples ou composées, allongées, terminales, constituées par des glomérules pauciflores, un peu distantes; corolle blanchâtre, tachetée de violet, à tube cylindrique, à lèvre largement ouverte; calice ventru à la base, à dents courtes, sétiformes et droites, beaucoup plus courtes que le tube de la corolle. — Abondant dans toutes sortes de terrains, le long des ruisseaux, sur les vieux murs, sur les décombres d: la région inférieure : Basse-Terre et environs, Baillif, Pointe-

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Noire, Anse-Bertrand, Port-Louis, Moule, Gozier, Marie-Galante, ete, [N°2154.]

MarmNiQuEe. Vulgo : Framboisin. — Abondant : Saint-Pierre, Case-Pilote, Marin, Vauclin, Trois-Ilets, etc. [N° 1217 à.]

H. suaveolens Poit. ; Hyptis à odeur suave. Vulgo : Gros baume, démarré, sros dusthym. SL., t. 101, £: 2; Br., Jam., t. 18, f. 3; Desc., vol. V, t. 448; p- 282. — Annuel, très droit, haut de 0" 70-1" 80, quelquefois plus haut, selon le terrain, nu dans le bas, très feuillu et branchu dans le haut, à jeune tige et branches plus ou moins carrées, toujours fortement garnies de poils gris et longs. Feuilles caulinaires, ovées, doublement serretées : les inférieures, cordées; les florales, petites, lancéolées, sétiformes. Fleurs petites, en glomérules subsessiles, multiflores, constituant une grappe allongée, feuillue ou non feuillue ; corolle bleu pâle, brièvement exserte; calice brièvement pédicellé, à tube garni de dix côtes, à dents subulées, rigides, spinescentes et acérées. — F1. de décembre à mars. — Toute la plante est aromatique, eton se sert des feuilles et des parties tendres des branches pour parfumer les bains. — Vit souvent en société dans les terres arides, sèches et pierreuses des côtes de la basse région : environs de la Basse-Terre, Bailhif, Vieux-Habitants, Vieux-Fort, Pointe-Noire, Marie-Galante, les Saintes, ete. !N° 2161.

Marmnique. Vulgo : Baume. — Saint-Pierre (environs de la batterie Sainte- Marthe), Carbet, Case-Pilote, Vauclin, Sainte-Anne, Marin. | N° 1972.

H. peclinata Poit.; Hyptis à fleurs en glomérules, disposées en peigne. Vulgo : Baume-z'anglais camphré, guérit-tout. — Herbe très droite, haute de 0 80 à 1" 80, et parfois de 2" 80, à tige nettement carrée, forte, nue dans le bas, à branches décussées, à jeune tige et branches souvent pubescentes. Feuilles petites : les caulinaires, ovées, inégalement dentées en scie, velues en dessous ; les florales (quand elles existent), lancéolées ou sétiformes. Inflorescence en petites cymes contractées, nombreuses, tournées en biais, constituant ensemble une grappe paniculée, souvent très allongée ; cymules pédonculées, multiflores, à fleurs disposées sur deux rangs, tournés en haut et d'un seul côté; calice brièvement pédicellé, à tube à dix stries, à dents aiguës et légèrement courbes, plus courtes que son tube : ouverture du tube du calice tronquée et garnie de poils laineux ; corolle blanc pâle, petite, à lèvres large-

ment ouvertes et souvent ponctuées de noir. — F1. pendant et après l'hivernage. — Abondant dans les terres sèches, tufières ou sablonneuses de la

région inférieure de toute la-Guadeloupe et de ses dépendances. [N° 2166. Marrinique. Vulgo : Baume-savane, herbe-muraille. — Abondant dans toute l’île. [N° 402.] H. verticillata Jacq., Stachys palens Sw.; Hyptüs à glomérules verticillées. Vulgo : Grand baume. — Suffrutescent et frutescent, haut de 2 à 2" 80, droit, ornemental, très branchu dans le haut, à branches droites, étalées, longues.

Feuilles brièvement pétiolées, oblongues-lancéolées, dentées en scie : les florales très petites, sétiformes ou avortées. Inflorescence en glomérules verticillées, très nombreuses, disposées sur des grappes spiciformes, Interrompues, allongées, axillaires et terminales, formant ensemble une très large panicule !. — Peu répandu : environs de Saint-Pierre (Trois-Ponts et dans le lit de la Roxelane). [N° 1217.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.

Salvia L. (du latin « salvare », sauver, conserver, par allusion aux vertus médicinales de ces plantes.)

S. occidentalis Sw., Hyptis glandulosa Sieber ; Sauge de l'Inde Occidentale. Vulgo : Herbe à couleuvre. S1., t. 107, f. 2. — Herbe annuelle, à tige couchée, radicante, rampant en tout sens, longue de 0" 40 à 90cm., rarement plus longue, très branchue, cylindrique, rougeâtre ou noirâtre. Feuilles gaufrées, ovées, pointues, cunées à la base, dentées en scies, garnies de poils épars sur les deux faces. Fleurs en glomérules verticillées, à 2-6 rayons, distantes, constituant une grappe spiciforme, mince, allongée, terminale ; tube du calice garni de poils glanduleux, courts, visqueux, de moitié moins long que le tube de la corolle, qui est bleue. — FI. à toutes les saisons. — Dans beaucoup de savanes humides des basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de la Grande-Terre. — Est considérée comme un assez bon fourrage. Dans le pays, on se sert du suc (extrait des feuilles et des tiges) qu'on instille par gouttelettes dans les yeux pour faire disparaître les taies de la cornée. Alt. 10-700 mèt. [N° 2153.]

Marnnique. Vulgo : Petite violette. — Dans toutes les savanes de l'île. [N° 1978.]

S. micrantha Vahl, S. lenella Sw.; Sauge à petites fleurs. Vulgo : Herbemuraille. — Suffrutescent, aromatique, haut de 20-35 cm., nu dans le bas, très touffu par le haut. Feuilles deltoïdes, garnies des deux côtés d'un duvet soyeux et gris. Inflorescences en verticilles de 2-6 fleurs, disposées en grappes courtes, interrompues et terminales. — Peu répandu : çà et là sur les décombres et les vieux murs du bourg de Saint-François. [N° 2160.1 — I n'existe pas à la Martinique.

On cultive souvent dans les jardins : 1° le Salvia splendens Ker.-Gavwl., du 3résil, vulgo : Sauge rouge, sous-arbrisseau à fleurs écarlates, subspontané au Camp-Jacob, au Matouba [N° 2160}, au Morne-Rouge et au Gros-Morne (Martinique) [N° 1977]; 2° le S. farinacea Benth., du Mexique, vulgo : Sauge blanche, à tiges plus ou moins couchées, à feuilles et pédoncules d’un blanc

1. Sous le nom vulgaire d'Azier maringouin, Raguet maringouin, cette plante, qui a été introduite à Cayenne venant des Antilles, est employée en Guyane comme pectorale, emménagogue, céphalique. On la donne aussi en infusion contre les indigestions, comme excitant diffusible au même titre que les autres Hyptis signalées ci-dessus comme aromatiques. (E. H.)

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farineux, à fleurs violettes, en glomérules verticellées sur de longs épis nombreux [N° 2934]; 3 le S. coccinea Juss., d'Amérique tropicale, herbe annuelle, droite, haute de 40-60 cm., à tige et branches carrées, poilues ou glabres, à fleurs cramoisies. [N° 2935]. — Marrinique. [N° 1214.)

Le S. lamu/folia Jacq., suffrutescent, plus ou moins droit, haut de 60- 90 em.., à fleurs d'un violet très foncé, se trouve dans la région montagneuse de l'île de Sainte-Lucie. [N° 1218.

Stachys L. (du grec « stachys », épi, allusion à la forme de l'inflorescence.)

S. arvensis L.; Épiaire des prés. Vulgo : Herbe graine-z'oiseau. — Petite herbe flasque, très branchue, plus ou moins diffuse, haute de 10-15 em. ; s'est naturalisée dans les jardins du Morne-Rouge. — Introduite sans doute de France par les graines de plantes potagères. [N° 397.

Leonurus L. (du grec « leon », lion, et « oura », queue, par allusion plus ou moins forcée aux glomérules florales rappelant un peu une queue de lion.)

L. sibiricus L.; Agripaume de Sibérie. Vulgo : Herbe-savon (à la Basse- Terre), herbe Madame Lalie. — Herbe annuelle ou bisannuelle, droite, ornementale, haute de 60-95 cm., à tige carrée-sillonnée, fortement branchue dans le haut. Feuilles palmipartites ou les supérieures entières. Fleurs pourpres, en glomérules verticillées, axillaires; calice à cinq dents spinescentes et à cinq nervures; corolle à deux lèvres : lèvre supérieure, concave, entière, droite ; lèvre inférieure, à trois lobes; étamines didynames, parallèles :

les deux inférieures plus longues. — Herbe très répandue dans la région inférieure de toutes les Antilles, originaire de la Sibérie. — FI. surtout pendant et après l’hivernage. — Avec les feuilles, mêlées à celles du curage

(Gommelina cayennensis Rich.) et des bourgeons du gommier rouge |Bursera qummifera L.), on prépare une décoction contre la toux invétérée. [N°2162.] Marmnique. Vulgo : Chandelier. — Abondant. [N° 1976.)

Leucas Burm. (du grec « leucas », blanc, à cause de la couleur des fleurs.) le] L ,

L. martinicensis R. Br., Phlomis carihæa Jacq.; Leucas de la Martinique. Vulgo : Herbe à boutons. (Phlomis L.) Jacq., Sel. Am. st. hist, t. 177, f. 75. — Herbe annuelle, haute de 20-60 cm., droite, peu branchue, d'un aspect grisâtre. Feuilles flasques, ovées-lancéolées ou ovées, obtusément dentées en scie. Fleurs en glomérules larges, verticillées, multiflores, distantes, à bractées linéaires-acuminées ; calice oblique, recourbé, à dix dents spinescentes et sétacées, subulées à la base: corolle blanche, renfermée dans le tube du calice. — Dans le pays, on se sert des feuilles en décoction contre les fluxions de poitrine, — Assez abondant dans les terres sablonneuses et fertiles de la basse région : environs de la Basse-Terre,

Baillif, Pigeon, Vieux-Habitants, Désirade, Moule, Pointe-à-Pitre, etc. Alt. 5-180 mèt. [N° 2165.]

Marmnique. Vulgo : Bouton blanc, pompon blane. — Carbet, Case-Pilote, route du Lamentin à la Trinité, Robert. [N° 1221.]

Leonotis R. Br. (du grec «leon », lon, et « ous », oreille, parce que la lèvre supérieure de la corolle, large, dressée, concave et laineuse, aurait une cer- Laine ressemblance avec une oreille de lion.)

L. nepelæfolia R. Br.; Léonotis à feuilles de Népéta (autre espèce de Labiée). Vulgo : Herbe à mouton, gros bouton (au Moule). — Herbe annuelle, très droite, ornementale, haute de 60-95 cm., rarement plus élevée, glabre, à tige carrée-sillonnée. Feuilles ovées, crénelées-dentées, longuement pétiolées. Fleurs en glomérules solitaires, globuleuses, très larges, axillairesverlicillées, distantes ; corolle écarlate, large, pubescente en dessous, deux fois plus longue que le calice, à lèvre supérieure allongée, beaucoup plus longue que l'inférieure, qui est trifide ; calice à dix nervures, à 8-10 dents inégales, spinescentes, très rigides et acérées, lancéolées-linéaires : les supérieures, beaucoup plus longues et subulées. — Abondant dans les terres sablonneuses, ou calcaires ou tufières de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 5-600 mèt. [N° 2164.]

Marnnique. Vulgo : Herbe-chandelle, pompon rouge, gros pompon. — Alt. 5-350 mèt. [N° 1958.]

Scutellaria Riv. (du latin « scutella », écuelle, assiette, tasse, à cause de l'appendice en forme d’écuelle que porte la lèvre supérieure du calice.)

S. purpurascens SW.; Scutellaire à fleurs tirant sur le pourpre. Vulgo : Violette-savane, toque de la Havane. — Annuel ou bisannuel, ornemental, haut de 15-30 cm., stolonifère, plus ou moins diffus, quelquefois très droit. Feuilles relativement larges, ovées ou deltoïdes, dentées en scie, à dents peu nombreuses et larges. Fleurs pourpres, panachées de blanc, en glomérules verticillées, distantes, pauciflores, formant ensemble une grappe courte, terminale; calice à deux lèvres entières : la supérieure portant sur le dos un appendice scutelliforme; corolle à deux lèvres : la supérieure fortement voûtée et rapprochée de l'inférieure ; tube de la corolle allongé, dilaté vers le sommet. — F1. presque toute l’année. — Peu répandu. Çà et là dans les endroits ombragés, sablonneux, secs ou humides : environs de la Basse-Terre (Ravine de Belost}, Pointe-Noire {au Gommier et au Pérou). Alt. 50-600 mèt. [N° 2163.]

Marrminique. Vulgo : Muguet bleu. — Prècheur (habitation Céron), Grande- Rivière, ete.; se cultive quelquefois dans les jardins, [N° 1974.

De la famille des Labiées, on cultive dans les jardins des deux colonies, comme plantes condimenteuses ou médicinales : le Rosmarinus officinalis L., vulgo : Romarin de France [N° 2168|, Martinique [N° 800); l'Origanum

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