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CENT VINGT-TROISIÈME FAMILLE, — VERBENACÉES

Priva Adans. (anagramme d'un nom inconnu.)

P. echinala Juss.; Priva à fruits hispides. Vulgo : Collant, guérittout. S1., t. 110, f. 1. — Herbe annuelle, d'un aspect gris, pubescente ou glabre, à tige souvent couchée, ensuite ascendante, haute de 60-90 em... habituellement très branchue. Feuilles ovées, pointues, rétrécies à la base ou subtronquées, crénelées-dentées, flasques. Fleurs violet pâle, en grappes spiciformes, courbes, allongées; calice ventru, à cinq dents, garni de poils crochus, gris et visqueux; corolle obliquement 5-lobée. Fruits à quatre angles, composé de deux coques cohérentes, à angles fortement muriqués. — Constitue un bon fourrage pour le grand bétail. — Abondant le long des routes, dans les savanes sablonneuses et humides des basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe; plus rare à la Grande-Terre, AIL, 0-700 mèt, [N° 2393.]

Marmnique. Vulso : Herbe à l’angine. — Abondant dans toute l'ile, — Avec les feuilles et Les tiges, on prépare une décoction, qui est employée en gargarismes contre l’angine couanneuse et les inflammations de la gorge. [N° 1961.)

Stachytarpha Link. (du grec « stachys », épi, et « larpha », épais, dru, serré, parce que, dans les espèces-types, les inflorescences sont en épis doués de ce caractère.)

S. jamaicensis Vahl, Verbena jamaicensis L.; Stachytarphe de la Jamaïque. Vulgo : Verveine queue-de-rat. SI., t. 107, f. 1; Desc., vol. VI, t. 392, p. 42. — Herbe annuelle, droite, haute de 25-90 em., à racine pivotante, forte, blanche, à tige grosse, nue dans le bas, généralement peu branchue dans le haut. Feuilles larges, d'un aspect grisâtre, gaufrées, ovales, grossièrement serretées, contractées en coin à la base. Fleurs bleu tendre, en épis légèrement courbes, allongés, pouvant atteindre jusqu à 30 cm. de long ; bractées recourbées, subulées ; calice à quatre dents; corolle à tube légèrement courbe, à cinq lobes arrondis. Fruits linéaires, couchés dans de petites fossettes, — Abondant dans les basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances!. Alt. 0-700 mèt. {N° 2395.)

1. Sous le nom vulgaire de Verveine ou de Crête d'Inde, cette espèce est réputée astrin gente à la Guyane et y rend, avec la suivante (St. cayennensis), les plus grands services

Marninique. Vulgo : Verveine queue-de-rat, verveine caraïbe. — Dans toute l'ile. [N° 1963.

S. cayennensis Vahl: Stachytarphe de Cayenne. Vulgo : Petite verveine

queue-de-rat, petite queue-de-rat. — Suffrutescent, glabre, pouvant atteindre 150 de haut, à tige d'abord droite, ensuite tortueuse, à branches nombreuses, à tige et branches grèles, quelquefois subsarmenteuses, penchées ou tombantes. Feuilles vertes, beaucoup plus petites que dans le précédent, ovées, obtuses, dentées en scie, contractées à la base. Fleurs violettes ou violet päle, en épis très allongés, filiformes, légèrement courbés; bractées linéaires-acuminées, séteuses vers l'extrémité; calice à # dents. Fruit disposé comme dans le précédent. — Abondant dans les savanes et les haies de la moyenne région; plus rare dans le bas. Toute la Guadeloupe et ses dépendances. Alt. 5-800 mèt. [N° 3282.]

MarriiQue. Vulgo : Petite verveine queue-de-rat. — Commune dans toute l'ile. Alt. 0-600 mèt. [N° 1962.]

Lippia Houst. (dédié à Auguste Lipp, né en 1678, à Paris; alla, en 1707, comme médecin, avec une société de savants, à Habbech, en Afrique, petit port sur la mer Rouge, où 1l fut massacré. A laissé plusieurs écrits ayant trait à la botanique et à l'histoire naturelle.)

L. nodiflora Rich.; Lippia à fleurs portées sur des pédoncules naissant à l’aisselle des feuilles. Vulgo : Verveine courante. — Herbe suffrutescente ou annuelle, à tige couchée, radicante, rampant en tout sens à une distance de plusieurs mètres, à extrémités souvent relevées. Feuilles petites, spatulées, dentées en scie au-dessus de la base, à dents aiguës ou émoussées. Fleurs en capitules d’abord ovoïdes, ensuite ovoïdes-allongés, portées sur des pédoncules filiformes solitaires, et trois fois plus longs que les feuilles ; bractées ovales, arrondies, cunées à la base, un peu plus courtes que la corolle qui est blanche ou très légèrement violacée; calice bifide du côté postérieur, bipartite du côté antérieur, un peu plus court que le tube de la corolle. Fruit à deux coques cohérentes. — FI. toute l'année. — Abondant dans les endroits humides ou secs du bord de la mer et souvent aussi un peu dans les terres : environs de la Pointe-à-Pitre, Port-Louis, Anse-Bertrand, Saint-François, etc. [N° 2941.]

MarrniQque. Vulgo : Verveine courante. — Commun au Vauclin, à Sainte- Anne, à la Caravelle, etc. [N° 415.]

L. replans H. B. Kth.; Lippia rampant. Vulgo : Verveine courante. — Herbe suffrutescente, couchée, radicante, s'étendant en tout sens à une dis-

contre la dysenterie : ses feuilles sont aussi employées en cataplasmes résolutifs. Une cuillerée du suc récent de ses feuilles suffirait pour apaiser les coliques et les tranchées dans la dysenterie. (E. H.)

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tance indéterminée. — Feuilles comme dans le précédent. — Fleurs en capitules d'abord ovoïdes, devenant plus tard ovoïdes-allongés, portés sur des pédoncules comprimés, un peu plus courts que les feuilles; corolle violet pâle ou blanche. Ressemble beaucoup au précédent; il s'en différencie surtout : par ses pédoncules constamment beaucoup plus courts; par son calice bicaréné-comprimé, bidenté au sommet, et par les cils qui garnissent les

deux carènes. — Même habitat que l’autre, mais moins abondant, [N° 2937. Marrnique. Vulgo: Petite verveine. — Vauclin, Sainte-Anne, Trois-Ilets,

Robert./[IN°414.]

L. geminata H. B. et Kunth; Lippia à glomérules géminées à l'aisselle des feuilles. Vulgo : Sauge du Brésil. — Arbrisseau ornemental, d'un aspect gris blanchâtre, très droit, haut de 0" 80-1% 30, à une ou plusieurs tiges, très peu branchues (à l'état sauvage), à tiges et branches pubescentes. Feuilles petites, ovées ou ovées-oblongues, finement dentées en scie, scabres-pubescentes. Fleurs en capitules subglobuleux-oblongs, portés sur des pédoncules axillaires, opposés, plus longs que les pétioles et plus courts que les feuilles ; bractées ovées, pointues, un peu plus courtes que la corolle qui est rose; calice bifide, trois fois plus court que la corolle. — Rare : çà et là aux Abymes, au Morne-à-l'Eau et dans les environs de la Basse-Terre (quartier de l’Arsenal). [N° 3281.]

MarrniiQue. Vulgo : Sauge de la Barbade. — Plus abondant qu'à la Guadeloupe. — On se sert des feuilles et des jeunes tiges en lisanes sudorifiques contre les refroidissements, les rhumes, la toux, ete. — Grande-Rivière {près du bord de mer); Case-Pilote, Marin. {N° 416.]

Le Lippia citriodora H. B. et Kth, d'Amérique australe, vulgo : Citronnelle, sous-arbrisseau à branches plus ou moins couchées, à feuilles rudes, lancéolées, à fleurs en panicules spiciformes, est cultivé dans beaucoup de jardins de la Martinique et de la Guadeloupe comme plante très sudorifique. — Originaire de l'Amérique australe. [N° 2124]

Lantana L. (du latin « lentare », plier, parce qu'un grand nombre de ces espèces ont des branches flexibles comme le Lantana des Anciens, qui appartient au genre Viburnum, et qu'en outre les feuilles et les fruits noirs lui ressemblent aussi.)

L. Camara L., L. aculeata L. (nom de la plante chez les indigènes de l'Amérique du Sud.) Vulgo : Mavisou (à la Basse-Terre), mille-fleurs, sauge, herbe à plomb. S1., t. 195, f. 2; Desc., vol. IV, t. 304, p. 330, et vol, V, t. 370, p. 250; PL, éd. Burm., t. 71, f. 1. — Arbrisseau ou grand arbuste, ne dépassant que rarement 3 mèt. d'élévation, nu dans le bas, à branches nombreuses, divariquées, penchées ou tombantes, ou parfois un peu sarmenteuses, à tige et branches quadrangulaires, garnies sur les angles de piquants recourbés, acérés, jaunes ou jaunûtres. Feuilles ovées ou ovées-oblongues,

dentées en scie, à dents obtuses. Fleurs odorantes, en capitules axillaires, solitaires ou géminés, ou réunis par 3, portées sur des pédoncules plus longs, ou aussi longs et plus courts que les feuilles; calice à 2 dents, quelquefois à 4, petit; bractées lancéolées, une fois plus courtes que la corolle. Drupes noires, luisantes, souvent épineuses. — Sur les mêmes capitules, on trouve toujours des fleurs de deux, souvent de trois couleurs différentes : celles du centre sont jaunes d'abord, deviennent ensuite lilas, et avant de tomber elles tournent très souvent au blanc; la gorge des fleurs, lilas et blanches, demeurant du reste jaune !. — F1. d’un bout à l’autre de l’année. — Extrèmement abondant dans la basse région sèche de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. [N° 2380.]

MarrmimiQue. Vulgo : Bois-genou. — Très abondant dans toute l'ile.

L. croceadacq.; Lantana à fleurs couleur de safran. Vulgo: Petit baume, bois mille-fleurs jaunes. — Ressemble beaucoup au précédent ; il en diffère : par sa taille plus élevée, ses branches plus allongées et souvent sarmenteuses; par la corolle, qui est constamment d'un Jaune de safran, passant ensuite à l'orangé ; par ses bractées linéaires-acuminées, environ trois fois plus courtes

que la corolle, — Moins abondant, mais même habitat que le précédent. [N° 2383.] Marmnique. Vulso : Baume safran. — Abondant. [N° 687. D

L. envolucrata L.; Lantana à fleurs enveloppées de larges involucres. Vulgo : Petit baume, baume blanc. — Arbrisseau ornemental, d'un aspect grisatre, très droit, haut de 1-2" 50, tantôt peu, tantôt fortement branchu, à rameaux droits, grèles, plus ou moins fastigiés. Feuilles petites, ovées ou

, a SIN = CRI ovales, crénelées, pubescentes, grisätres. Fleurs d'un blanc pur ou lilas tendre, odorantes, portées sur des pédoncules droits, plus longs ou aussi longs que les feuilles, situés un de chaque côté des quatre dernières feuilles de la branche ; capitules 3-4, plus petits que dans les deux précédentes espèces, à bractées involucrales largement ovées, pubescentes, aussi longues que les fleurs. — FI. en août, septembre, octobre et novembre. — Abondant sur la côte sèche et aride entre Baïllif et les Vieux-Habitants : Deshaies, Moule, Gozier, Marie-Galante, les Saintes, etc. ?. [N°5 2391, 2945, 2746.]

1. Cette plante est utilisée à la Guyane, sous le nom de Warie-Crabe où de Marie-Crabe épineux, comme aromatique et antispasmodique. La décoction de toute la plante est préconisée en bains contre le tétanos, les rhumatismes, la fièvre palustre. C'est un tonique puissant très employé contre l'atonie des viscères abdominaux. L'infusion des feuilles est stomachique, digestive; elle faciliterait, dit-on, le travail intellectuel. Les bourgeons, macérés dans le vin de Malaga, servent de topique contre les aphtes des enfants. On en fait un thé sudorifique un peu amer, et avec les feuilles, froissées et bouillies, des bains fortifiants : l’infusion est donnée contre les coliques. Negrete en a extrait la lantanine, alcaloïde qui, à la dose de 2 gr., serait plus actif que la quinine contre les fièvres. (E. H.)

2, Cette espèce pourrait recevoir sans doute les mêmes emplois médicinaux que L.

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MarminiQue. Vulgo : Baume blanc : Carbet, Case-Pilote,

Caravelle. [N° 417.]

Sainte-Anne,

Citharexylum Mill. (du grec « kithara », guitare, et « xulon », bois, parce

que le bois de ces plantes se prête particulièrement à la fabrication des instru-

ments de musique, comme violons, violoncelles, guitare, ete.)

C. quadrangulare Jacq., CG. cortaceum Desf., &. caudalum Sw.: Citharéxylon à branches quadrangulaires. Vulgo : Bois carré, bois de fer blanc. SE 200.3, de taille moyenne, à tronc anfractueux, à branches tantôt fastigiées, tantôt divariquées, tantôt penchées

, surtout les inférieures, à écorce grise, à Jeunes branches constamment quadrangulaires. Feuilles luisantes, d'abord flasques, ensuite cartilagineuses, elliptiques-oblongues ou elliptiques, pointues ou obtuses au sommet, glabres des deux côtés. Fleurs blanches, à odeur forte et agréable, petites, en grappes allongées, spiciformes, noueuses, axillaires et terminales, souvent réunies en groupe; calice à cinq dents tronquées, subsessile, ou brièvement pédicellé, à pédicelles plus courts que la bractée; corolle en forme d’assiette. Drupe d'abord rouge, ensuite noire, luisante et polie, ovoïde. — Le bois, mou, n'est guère employé pour la construction. — F1. d'août à novembre et aussi en mai, juin et juillet, — Çà et là dans les grandes haies, dans les falaises, le long des rivières des basse et infra-moyenne régions : Vieux-Fort, Gourbeyre, Capesterre (Guadeloupe), les Abymes, Morne-à-l'Eau, Moule, Marie-Galante. [N° 2944,

MarminiqQue. Vulgo : Bois-côtelette. Plus abondant qu'à la Guadeloupe. — Dans tous les bois inférieurs du nord et du sud de l'ile. {N° 2027 à

G. lucidum Cham. et Schlecht., C. caudalum L.; Citharéxylon à feuilles luisantes. Vulgo : Bois-côtelette. — Ressemble au précédent; il en diffère : par ses rameaux, qui sont d’abord quadrangulaires et deviennent ensuite plus ou moins cylindriques ; par ses grappes, plus nombreuses; par ses pédicelles, aussi longs et souvent plus longs que le calice. — FI. en avril, mai. — Assez abondant au Parnasse, au Prêcheur, dans les hauteurs de l'habitation Pécoul, dans le haut de la vallée du Carbet, de la Rivière-Salée, ete, [N° 2027.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.

Duranta L. (dédié à Castor Durante, médecin à Rome, mort en 1590, à Viterbe; a écrit : Herbario nuovo in versi latin.)

D. Plumieri Jacq., D. Ellisia Jacq. ; Durante de Plumier, Vulgo : Vanillier, fleurs vanille. Br., Jam., t. 29; Dese., vol. VIT, €. 488, p. 155; Jacq., Sel. Am. st. hist, t. 176, f. 76. — Grand arbuste ou petit arbre, droit ou tortueux, toujours anfractueux, armé de piquants de longueur variable ou

camera ; elle est usitée, sous le nom vulgaire de Monjoly en bains aromatiques que l'on prépare au moyen de la décoction de ses feuilles (à étudier comme composition chi mique). (E. H.)

Duss. — Plantes Guadeloupe et Martinique. 30

inerme, à branches divariquées : les inférieures presque toujours pendantes. Feuilles elliptiques-lancéolées, ou obovées-arrondies, subentières ou serretées-crénelées. Fleurs lilas, en grappes penchées ou pendantes, simples ou composées, terminales et axillaires : les dernières naissant à l’aisselle des feuilles de l'extrémité des branches; calice cylindrique, une fois plus court que le tube de la corolle, d'abord tubuleux, s'élargissant ensuite et renfermant complètement la drupe ; corolle en forme d'assiette ; tube de la corolle cylindrique, courbe; lobes 5, légèrement irréguliers : les deux supérieurs plus étroits et parcourus d’une strie pourpre qui tranche fortement sur le fond lilas. Drupe ovoïde-ventrue, surmontée des cinq dents persistantes du calice, au milieu desquelles se dresse le style, persistant et droit ; péricarpe jaune à la maturité; semences 4. — Rare à l’état sauvage, cultivé souvent dans les jardins et les cours comme plante d'ornement, état qui lui fait perdre habituellement les épines. — Selon Descourtilz, les feuilles sont détersives ; dans le pays, on n'en fait pas d'usage : on se sert seulement des grappes florales pour la confection de bouquets. | N° 2394.

MarnniQue. Vulgo : Vanillier. — Se rencontre à l’état sauvage et armé de piquants dans les hauteurs de l'habitation Pécoul, du Prêcheur, et au Champflore, enfin à l’état de culture dans beaucoup de jardins. [N° 1960.]

Petrea Houst. (dédié au lord anglais R. J. Pètre, né en 1710, mort en 1742, possesseur d'une grande collection de plantes vivantes exotiques.)

P. volubilis L.; Pétréa voluble. Vulgo : Liane rude, liane violette, liane Saint-Jean, liane à cercles, liane Pentecôte. Jacq., Sel. Am. st. hist., t. 114, p. 180. — Forte liane, très ornementale, pouvant atteindre les sommets de grands arbres, à tige anfractueuse, à écorce grise, à branches et grappes pendantes. Feuilles très rigides et scabres, elliptiques ou elliptiques-oblongues, luisantes en dessus; pétiole court. Fleurs bleues, très belles, en grappes lâches, allongées, nombreuses ; calice double : l'extérieur, large, 5-partite, persistant et renfermant plus tard le fruit, à tube scabre ; l'intérieur, petit, à cinq dents arrondies ; corolle bleue, infundibuliforme ; étamines 4, incluses; akène unique, par avortement de l’autre ovule. — FI. de janvier à juillet, et souvent d'octobre à Janvier. — Abondant dans les mornes inférieurs, le long des falaises et des rivières : Vieux-Fort, Houëlmont, Gourbeyre, Montéran, rivières Noire et Rouge, Pigeon, Bouillante, Deshaies, etc. [N° 2390.]

Marnnique. Vulgo : Liane rude. — Abondant : hauteurs du Prêcheur, Trois-Ilets, la Régale, hauteurs du Diamant, etc. [N° 1964.

Ægiphila Jacq. (du grec « aix », chèvre, et « philein », aimer, c'est-à-dire plantes aimées des chèvres.)

Æ. martinicensis Linn., Æ. glabra Lam., Æ. Manabea Sw.; Ægiphile de la Martinique. Vulgo : Bois-cabrit, bois de fer, sureau gros. Lam., Z{l., t, 70, f. 1. — Grand arbuste, haut de 2-3" 50, généralement assez peu branchu, à

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branches allongées, très souvent penchées, à rameaux à quatre angles ou subcylindriques. Feuilles assez larges, membraneuses, lancéolées-oblongues. pointues ou acuminées, rétrécies à la base. Fleurs jaunâtres ou blanc sale, en panicules terminales et axillaires, composées de cymes corymbiformes, trichotomes; calice turbiné-infundibuliforme, à 4 lobes tronqués, deux ou trois fois plus court que le tube de la corolle: étamines 4, exsertes. Drupe jaune à la maturité, lisse, ovoïde-globuleuse, contenant quatre semences, — FI, presque toute l'année. — Assez abondant dans loute la région inférieure : Gourbeyre, Montéran, Vieux-Fort, Deshaies, Pointe-Noire, Sainte-Rose, Ravine-Chaude, Moule, les Abymes, Morne-à-l'Eau, Marie-Galante, etc. Alt. 20-100 mèt. [N° 2389.]

MARTINIQUE. Vulgo : Bois-cabrit. — Abondant. Environs de Saint-Pierre : Carbet, Grand-Anse, Macouba, Basse-Pointe, Marin (morne Gommier}!,

Clerodendron L.. (du grec « kleros », sort, hasard, et « dendron », arbre, allusion aux vertus bonnes ou mauvaises qui sont propres aux différentes espèces de ces plantes.)

C. aculeatum Schlecht., Volkameria L.; Clérodendre épineux. Vulgo Amourette. S1., t. 166, f. 43; Br., Jam., t. 30, f. 2. — Buisson ornemental, très touffu et très feuillu, haut de 0" 95-2"% 50, rarement plus haut, à branches droites, fastigiées, armées de piquants courts et subconiques. Feuilles petites, elliptiques ou elliptiques-lancéolées, entières. Fleurs blanches, en cymes nombreuses, portant 3-7 pédicelles: calice beaucoup plus court que la corolle, à 5 lobes ovés-deltoïdes ; corolle infundibuliforme, à lobes oblongs, environ trois fois plus courts que le tube ; étamines longuement exsertes, de couleur pourpré. Drupe jaunâtre, quand elle est müre, lisse, globuleuse, renfermant quatre semences. — F1. surtout de décembre à avril. — Très abondant dans les terres sèches et pierreuses du littoral : Vieux-Fort, Capesterre (Guadeloupe), toute la côte entre la Basse-Terre et Deshaies, Marie-Galante (Capesterre et Saint-Louis), les Saintes, Moule, Gozier, Saint-François, Petit-Canal, etc. [N° 2387.]

Marnnique. Vulgo : Thé bord-de-mer. — Abondant : Saint-Pierre, Prêcheur, Carbet, Case-Pilote, Case-Navire, Sainte-Anne, Trinité, ete. [N° 1968,

C. fragrans Willd.; Clérodendre à forte odeur. Vulgo : Herbe puante, herbe à Madame Villaret. — Arbrisseau haut de 0" 60-1" 4, herbacé par la üge, très vivace par ses racines fortes el stolonifères, droit, pubescent, Feuilles très larges, très rapprochées, ovées-deltoïdes, inégalement et grossièrement dentées, longuement pétiolées, pointues. Fleurs roses, ou rose pâle ou

4, Cette espèce se différencie peu d'Æ. villosa Vahl, qui, sous le nom vulgaire de boistabac, est employé à la Guyane, dans ses feuilles, à titre d'excitant sudoritique. E. H

blanches, en cymes courtes, ramassées:; corolle toujours double. — Originaire

de la Chine, naturalisé et très envahissant. — Les feuilles émettent une odeur forte et désagréable; les fleurs, au contraire, sentent bon. — F1. presque toute l’année, mais surtout pendant et après l'hivernage, — Envi-

rons du Camp-Jacob, Montéran, Sainte-Rase, Lamentin, Pointe-à-Pitre, Morne-à-l'Eau, les Abymes, etc. [N° 2386.]

MarniniQue. Vulgo : Herbe puante. — Abondant sur les décombres et le long des cours d’eau : Saint-Pierre, Trois-Ilets, Carbet, Marin, etc. [N° 1969.)

C. sstphonanthus R. Br. ; Clérodendre à fleurs à long tube. Vulgo : Herbe à long cou. — Vivace par ses racines fortes et stolonifères, herbacé par la tige, haut de 0% 80-1% 60, droit, peu feuillu, à tige grosse, carrée, remplie de moelle blanche. Feuilles verticillées par 3, lancéolées, acuminées : les supérieures, oblongues-linéaires. Fleurs blanc pâle, en cymes feuillues, axillaires et terminales, formant ensemble une large panicule ; pédicelles droits; calice long de 5-6 mm., à lobes arrondis; tube de la corolle cylindriquefihforme, long de 6-8 cm., à lobes obovés, réfléchis; étamines exsertes. Fruit noir, grand, pulpeux, luisant, contenant quatre semences. — FI. en mai, juin, juillet. — Dans les savanes et terres cultivées, où on est obligé de déraciner les pieds pour empêcher leur trop grand envahissement : Lamentin, Sainte-Rose, Gourbeyre (Dolé), environs de la Basse-Terre, Trois-Rivières, etc. [N° 2943.]

MARTINIQUE. — Herbe à long cou. — Saint-Pierre (cimetière du Fort), Prêcheur, Trois-Ilets, Parnasse, Lamentin. [N° 1229.]

De ce genre, on cultive fréquemment dans les jardins des deux colonies le C. nutans Wall. (Bot. Mag., vol. LXXXVIIT, €. 5313), grand arbuste, droit, à écorce noire, à branches et grappes pendantes, à fleurs blanches [N° 3280/, Martinique [N° 1970]; C. T'hompsonæ Balf., liane, à fleurs rouges, avec un calice grand et blanc, plante très florifère et ornementale (Bot. Mag. vol. LXXXVIIL, €. 5313; ZUL. horticole, anno 1863, 1.358) ; C. Kaempferi Fisch. (II. horticole; anno 1863, t. 10) [N° 1971, 2375], sous-arbrisseau, haut de 1-2" 40, à feuilles larges, pubescentes, à fleurs écarlates, en larges panicules

terminales.

Au Jardin botanique de Saint-Pierre, on rencontre le G. squamatum Vahl, Bot. Reg., vol. VIII, t. 649, qui tend à se naturaliser [N° 1972]; C. violaceum Hort. et G. Balfouri Hort. : le premier fleurit continuellement et rapporte des fruits; le second est aussi toujours en fleurs, mais ne produit pas de graines.

Cornutia L. (dédié au médecin français Jacq.-Phil. Cornuti; a exploré le Canada; mort à Paris, en 1651; a écrit : Æistoria plantarum Canadensium ; Enchiridium botanicum parisiense.)

ne ns de à à

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G. pyramidatla L.; Cornutie à fleurs en grappes pyramidales, Vulgo : Bois de savane, bois-cac, bois-caral (à Vieux-Fort). Plum., éd.-Burm., t. 106, f. 1. — Grand arbuste, très touffu, d'un aspect gris, à tiges nombreuses, ou petit arbre pouvant atteindre jusqu'à 6 mèt. d'élévation, à écorce gris blanchâtre, lisse dans les jeunes pieds, longitudinalement gercée dans les grands, à rameaux carrés, droits, fastigiés et très cassants. Feuilles longuement elliptiques, pointues, en coin à la base, vert grisätre en dessus, garnies en dessous d'un duvet blanchätre et fin. Fleurs odorantes, en cymes dichotomes, constituant une large panicule pyramidale, pédonculée, terminale; corolle bleue, à deux lèvres : la supérieure, subentière ; l'inférieure, à 3 lobes, Drupe bleu foncé à la maturité, globuleuse, de la grosseur d'une graine de poivre, et légèrement duvetée. — FI. de mai à juillet. — Cette belle plante ne se plait que dans les endroits secs, pierreux ou rocailleux des mornes inférieurs : Vieux-Fort(abondant), Deshaies, Pointe-Noire, Pigeon, Bouillante. [N° 2384. 1

Marrinique. Vulgo : Bois-cassave, mouri-debout (à la Caravelle, parce que les pieds morts restent longtemps debout). — Abondant : Case-Pilote, Frois- Ilets, hauteur de la Rivière-Salée, Prècheur, Caravelle, etc. [N° 1965.)

Vitex L. {du latin « viere », lier, tresse, parce que les branches servent à faire des paniers et que les feuilles ont de la ressemblance avec celles du saule, lequel sert par excellence à lier; le saule s'appelait autrefois Vitilia;

Pline, XXIV, 38.)

V. divaricata Sw., V. mulliflora Miq. ; Gattilier à branches divariquées. Vulgo : Bois à agouti. — Le plus souvent arbre de taille moyenne, très ornemental, à cause de la richesse de ses belles fleurs, anfractueux, à branches divariquées, plus rarement fastigiées, droites, très fragiles. Feuilles membraneuses, trifolhiées, à folioles elliptiques ou elliptiques-oblongues, entières, brièvement pétiolulées. Fleurs bleues, très nombreuses, en cymes axillaires, “lichotomes, constituant des corymbes paniculés, situés le long des branches. Drupe jaunâtre, lisse, luisante, de la forme et de la grosseur d'une olive. — FI. en mai, juin, juillet. — Peu abondant. Çà et là dans les mornes el les falaises des basse et infra-moyenne régions : Camp-Jacob, Montéran, bords des rivières Noire et Rouge, Gourbeyre, Trois-Rivières, Sainte-Rose, ete. — A l’époque de la floraison, les pieds adultes se dépouillent complètement de leurs feuilles ; le bois est résistant et élastique, assez facile à travailler : 11 se conserve longtemps dans l’eau et dans la terre, et les termites ne l'attaquent pas; il est recherché par les charpentiers, par les menuisiers et surtout par les charrons. Alt. 10-500 mèt. [N° 2385.

MarniniQue. Vulgo : Bois-lézard. — Parnasse, Case-Pilote, Carbet (vallée), Trois-Ilets, La Régale, Rivière-Pilote, etc. [N° 1967.

1. Sous le nom vulgaire de bois-savane, cette espèce est employée à la Guyane comme émolliente et rafraichissante. (E. I.)

Le Vitex agnus-caslus L., Gattilier-agneau chaste, vulgo : Muguet bleu,

pétit arbre (dans nos colonies), ornemental, à feuilles à 5-7 folioles entières ou incisées-dentées, blanches, tomenteuses en dessous, ainsi que les calices, les jeunes branches et les pédoncules, à fleurs bleuâtres, en petites grappes, presque sessiles, formant une panicule allongée, a été introduit aux Jardins botaniques de la Basse-Terre et de Saint-Pierre, d’où il s’est répandu dans les jardins et y fleurit abondamment de mai à octobre. [N° 2396.) — Manrri- NIQUE. [N° 422.] — Originaire du Midi de la France.

Avicennia L. (dédié à Avicenne, né en 980, à Afschana, petite ville de la Perse, médecin, mort vizir,en 1036, à Hamadan; a écrit plusieurs ouvrages sur la médecine.)

A. nilida Jacq.; Avicennie à feuilles luisantes en dessus. Vulgo : Bois de mèche, mangle blanc (à la Grande-Terre), palétuvier blanc. Jacq., Sel, Am. st. hist, t. 112, p. 177. — Petit arbre, haut de 5-7 mèt., rarement plus haut, à branches nombreuses, souvent fortement inclinées, à écorce gris bleuâtre, lisse ou un peu gercée dans le bas. Feuilles coriaces, lanééolées ou lancéoléeselliptiques, garnies, en dessous, d'un duvet farineux blanc. Fleurs blanches, en cymes trichotomes, contractées, terminales et axillaires : les dernières confinées aux extrémités des branches; calice quadripartite ; corolle subrotacée, à À lobes, dont un plus grand; étamines 4, brièvement exsertes. Fruit cordiforme, comprimé, coriace, s'ouvrant tardivement en deux valves ; semence 1. — Dès que les graines tombent à terre, elles se mettent à germer. — Le bois est excellent pour le chauffage; l'écorce contient du tanin : on l'utilise pour les tanneries de la Basse-Terre, — Vit en société avec les palétuviers rouges, dans les marécages maritimes. — F1. surtout de mai à juillet. — Pointe-à- Pitre, Port-Louis, Petit-Canal, Saint-François, Marie-Galante, les Saintes (Terre-de-Haut, Marigot), ete. [N° 2942.)

Marmnique. Vulgo : Mangle blanc, mangle gris, palétuvier gris. — Lamentin, Rivière-Salée, Robert, François, Trinité (Galion). [N° 1224.

De la famille des Verbénacées, on cultive aux Jardins botaniques de la Basse-Terre et de Saint-Pierre, le Tectona grandis L. fils, vulgo : Tek, grand arbre, très droit, anfractueux, à écorce blanchâtre, à branches fastigiées, à feuilles très larges, coriaces, garnies, en dessous, d’un duvet farineux blanc, à fleurs blane pâle, en eymes larges, formant une énorme panicule pyramidale ; étamines 6. — F1. en juin ou juillet; fruits mürs en octobre-novembre. — Le bois est dur et compact; c'est le meilleur qu'on connaisse, pour les constructions navales. "— Originaire des montagnes de Malabaret du Pégou. [N° 3786.]

Le Hastingia coccinea Sm. (Halmskioldia Retz.), vulgo : Chapeau chinois, grand arbuste à branches allongées, très inclinées ou tombantes, à fleurs rouge orangé, avec un calice en forme de chapeau chinois, se rencontre souvent

VERBÉNACÉES — MYOPORINÉES — ALISMACÉES 471

dans les jardins; 1l est originaire de Madagascar et fleurit d’un bout à l'autre de l’année. [N° 2391.)

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