‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 157 sur 211 · DL · texte numérisé non relu

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** P. molle Sw., P. barbinode Trin., P. sarmentosam Roxb., P. quadaloupense Steud.; Panis à chaume mou. Vulgo : Herbe de Para. — Vivace par ses rhizomes, rampant à la base et radicant, ensuite plus ou moins ascendant, à chaume cylindrique, mou dans le haut, à nœuds renflés et garnis de poils droits, fins et blanchâtres. Feuilles molles, relativement courtes, linéairesacuminées, glabrescentes ; gaine finement striée et le plus souvent pubescente, ciliée sur les bords; ligule glabre, brune. Épis simples : les inférieurs, souvent composés à la base et longs de 5-6 cm.; les supérieurs plus courts, {ous beaucoup plus longs que les entrenœuds, en panicule pyramidale longue de 10-20 cm. ;

: épillets glabres, tournés d’un côté; glume inférieure, deltoïde,

étroite, uninerviée; les deux supérieures, à 9 nervures; caryopse demi-

cylindrique, légèrement ponctulé. — Introduit du Brésil, naturalisé et eultivé pour la nourriture des chevaux et du bétail. — Abondant dans nos

deux colonies et dans presquetoutes les Antiljes. Alt. 0-600 mèt. [N° 2689. ! ! Marrinique. Vulgo : Herbe de Para. [N° 339.]

*P. diffusum Sw.; Panis diffus. Vulgo : Herbe-cabrit. Trin., /e.,t. 263. — Annuel, très cespiteux, glabre, haut de 15-55 cm. toujours plus ou moins couché à la base, ensuite ascendant, à chaume fiforme. Feuilles étroites, linéairesacuminées. Épis solitaires ou réunis par 2-7, étalés, souvent branchus à la base, formant une panicule courte, très lâche, pyramidale, terminale, n'excédant jamais 8 cm. de long; épillets bruns, irrégulièrement tournés d’un côté. — Propre au terrain sec, rocailleux ou sablonneux, ou calcaire de la basse région, où 1l forme souvent gazon sur une assez grande étendue : Baillif, Vieux-Habitants, Bouillante, Pigeon, Pointe-Noire, Deshaies, Vieux-Fort. — Constitue un fourrage recherché des chèvres et des moutons. Al. 5- 240 mèt. [N° 3181.]

Marrmiique Vulgo : Herbe à cabrit. — Endroits secs entre les Anses-d’Arlet et le Marin. ! N° 536.

P. rivulare Tr.; Panis des rivières. — Vivace par ses rhizomes, très droit, ornemental, haut de 1-120. Feuilles glabres, lancéolées, longuement acuminées, graduellement rétrécies à la base, longue de 15-25 cm. sur près de 3 em. de large; gaine finement striée : celles des feuilles inférieures, garnies de poils serrés, couchés et de als droits. Épis nombreux, composés, en panicule fastigiée, dressée, rétrécie à la base, élargie au sommet, longue de 30 cm.; rachis principal, glabre, robuste; rachis secondaires et tertiaires filiformes ; épillets irrégulièrement unilatéraux, petits. — Rare : sur les bords de quelques petites rivières, dans les hauteurs entre la Rivière-Salée et Sainte-Luce. Alt. 280-350 mèt. [N° 708.]— Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.

1. Cette grande espèce fourragère, originaire de l'Amérique chaude, de l'Afrique et de l'Asie méridionale, constitue un superbe et excellent fourrage, atteignant jusqu’à deux mètres de haut : elle donne un produit abondant dans les terres arrosées, mais ne peut prospérer que dans les régions chaudes. (E. H.)

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