WI
panicule pyramidale, large à la base, pouvant atteindre jusqu'à 23 cm. de
long, et les épis inférieurs jusqu'à 10 cm. ; épillets ovés, glabres, unilatéraux et attachés du côté inférieur du rachis, ce qui leur donne uni aspect lrés caractéristique; glume inférieure, à 3; les deux supérieures, à D nervures, Très abondant dans les savanes des moyenne et infra-movenne régions, où il vit en société sur des étendues souvent considérables : Camp-Jacob, Matouba, Gommier, les Palmistes, Trois-Rivières, etc. Alt. 250-300 mèt. [Nes 2687. 3179.)
MarrniQue. Vulgo : Herbe-savane, herbe fine. — Très abondant : Champflore, Ajoupa-Bouillon, hauteurs de la Basse-Pointe, de la Grand'Anse, de la Rivière-Salée, etc. [N° 534, 735, forme uberior.
*P. maximum Jacq., P, jumentorum Pers. ; Panis très élevé. Vulgo: Herbe de Guinée. — Vivace, très droit, haut (à l'état de culture) de 0 "80-150 (à
l'état sauvage), de 3-4%50 et alors à chaume ligneux, de l'épaisseur du petit
doigt. Feuilles linéaires-acuminées, à ligule laineuse, à gaine souvent pubescente dans le haut. Épis d’une longueur moyenne de 3 em... étalés, verticillés, en panicule racémiforme; pédicelles anguleux ; glume inférieure, à 3-5, el les deux supérieures, à 7-9 nervures; caryopse ellipsoïde, glabre, luisant. — Originaire de la Guinée !. — Introduit dans les colonies pour la nourriture
des chevaux de la Gendarmerie. — Naturalisé et cultivé dans toutes les
Antilles. Alt. 0-750 mèt, ! N° 3186.) Marrinique. Vulgo : Herbe de Guinée. [N° 1288.
* P. Cayennense Lam.; Panis de Cayenne. Vulgo : Herbe de Guinée bâtard, — Droit ou légèrement incliné, quelquefois couché à la base, surtout dans les endroits aquatiques, haut de 40-70 cm. Feuilles rigides, étroites, souvent roulées, longuement acuminées, très pubescentes, surtout en dessous, plus rarement glabres, glauques en dessous; gaine poilue, à poils gris et droits, Épis en panicule lâche, d'abord fastigiée, ensuite étalée, longue de 1-2 em. à branches non verticillées : les inférieures, composées et plus courtes que les supérieures ; pédicelles filiformes, rigides ; pédicellules capillaires ; épillets ellipsoïdes; première glume, deltoïde, tronquée, trois fois plus courte que l'épillet; les deux supérieures, stériles, de même longueur et à 5 nervures ;
1. Ce grand panis est aujourd’hui cultivé dans presque toutes les régions chaudes et 0 le considère, avec raison, comme un des meilleurs fourrages à faire consommer vert, en ayant soin de l’associer à d’autres herbages pour l'alimentation des bestiaux. Il est mèm
introduit en France et va jusqu'à la Loire, depuis le Midi; on le multiplie de graines qu'il E. H.
caryopse convexe sur le dos, poli et luisant, blanchâtre, comprimé et pourvu de sillons du côté du ventre. Ressemble de prime abord à des pieds maigres de l'herbe de Guinée. — Assez abondant dans les endroits sablonneux des environs de la Basse-Terre ; çà et là à Gourbeyre (bords du Vaicanard); beaucoup plus abondant dans les savanes des environs du Moule, où il forme gazon sur une étendue souvent considérable. AIE. 0-350 mèt. [N° 3184, variété à feuilles pubescentes.]| [N° 3178, variété à feuilles glabres.| — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.
P. nemorosum Sw., Ichnanthus nemorosus Sw.; Panis des bois. Trin., Ze., &. 210. — Annuel, rampant, radicant, long de 35-70 cm., branchu, glabrescent, délicat. Feuilles ovées ou ovées-lancéolées, pointues, obliques à la base, demi-amplexicaules; gaine légèrement pubescente. Épis simples, rarement composés, solitaires ou en panicule courte, pyramidale ; épillets assez volumineux, elliptiques-oblongs, dressés, à pédicelles courts : les trois glumes stériles, subégales, l'extérieure à 3, les deux supérieures à 5 nervures, et la troisième munie de glumellules. — Assez abondant dans les chemins des caféières et cacaoyères, des bois de petite futaie, secs ou humides : fontaines Didier et Absalon, Morne-Vert, La Régale, Gros-Morne. Alt. 300-650 mèt. [N° 773.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
P. pulchellum Raddi; Panis petit et gracieux. cant, délicat, glabre, peu feuillu, long de 30-50 cm., à chaume filiforme.
Annuel, rampant, radi-
Feuilles courtes, ovées, pointues; gaine courte, ciliée. Épis 7-21, allongés, simples : les inférieurs, très distants; les supérieurs, plus rapprochés et plus courts, constituant ensemble une panicule très lâche, fastigiée, étroite, longue de 10 cm.; épillets distants, unilatéraux, souvent avortés, ovoïdes-pointus ; glume inférieure, deltoïde, deux fois plus courte que l’épillet, à 1 nervure:; les deux supérieures, à 3 nervures. — Rare : çà et là dans les endroits ombragés des environs de la fontaine Didier et des hauteurs du Carbet. Alt. 20- 400 mèt. [N° 767.] — Je ne l’ai pas trouvé à la Guadeloupe.
" P. pallens Sw.; Panis à couleurs pâles. Trin., Zc., t. 211. — Annuel, branchu, rampant, radicant, souvent ascendant, long de 30-90 cm. Feuilles nombreuses, rapprochées, ovées-lancéolées ou lancéolées, brièvement ou longuement acuminées, sessiles, inégales, glabres ou cihiées à la base ; ligule glabre (dans tous mes spécimens); gaine glabrescente. Épis racémiformes, le plus souvent légèrement composés, en panicule axillaire et terminale, acuminée à la base et élargie au sommet, longue de 7-10 em. : les panicules axillaires plus courtes; pédicelles anguleux; épillets elliptiques-oblongs. Glume extérieure, trois fois plus courte que l’épillet, à 3-5; les deux supérieures, à 5-7 nervures. Fleurs fertiles, munies, à la base, de deux appendices liguli- Abondant dans les sentiers des caféières et cacaoyères, des bois humides, etc., de toute
formes ; caryopse à base garnie de deux petits prolongements.
la Guadeloupe proprement dite ; assez rare sur les mornes des Grands-Fonds. Alt. 90-800 mèt. [N° 2686.] Marrinique. — Abondant dans les chemins, des plantations, mais surtout
dans celles de la fontaine Didier, du Morne-Vert et du Morne-Rouge. AIL, 50- 600 mèt. [N°773.]
* P. divaricalum L., P. bambusoides Hamilt.: Panis à branches divariquées. Vulgo : Petit bambou, calumet. Lam., Z4L., t. 13, 1. 3 sup. Vivace par ses rhizomes, sarmenteux, pouvant atteindre jusqu'à 7 mèt. d'élévation, très branchu, à branches tombantes, grèles, divariquées, à chaume ligneux dans le bas, plus gros qu'une plume d'oie, renflé aux nœuds. Feuilles étroites, lancéolées-linéaires, acuminées, courtes, distiques, glabres ou légèrement pubescentes. Épis en panicule peu branchue, à branches simples ou composées (selon la fertilité du terrain); pédicelles inégaux; épillets obovés, très verts; glume inférieure, très concave-ventrue, déviée ou souvent presque horizontale, à 7 nervures; les deux supérieures, stériles, polies et luisantes, de même longueur, surmontées d’une petite touffe de poils soyeux, blancs ; caryopse convexe sur le dos, aplali du côté ventral. — Abondant dans les bois secs, pierreux des mornes inférieurs de toute la Guade loupe et de ses dépendances. AÏt. 5-400 mèt. [N° 3182.)
Marmnnique. Vulgo : Petit calumet. — Hauteurs de Case-Pilote, du Carbet, des Trois-Ilets, de la Régale, du Diamant, etc. [N° 769.1!
P. Sloanei Griseb., P. arborescens Sieb.; Panis de Sloane. Vulgo Calumet. SI., t. 71, f. 3. — Vivace par ses rhizomes, sarmenteux, haut de 3-5 mèt. et au delà, branchu, à branches pubescentes ; chaume ligneux, deux fois plus gros dans le bas qu'une plume d'oie, à nœuds larges, renflés, Feuilles obovales-lancéolées, acuminées, finement pubescentes en dessous et glauques, souvent inégales à la base; gaine pubescente ou seulement ciliée sur les bords, à l’état adulte, fortement poilue dans la jeunesse, finement striée el garnie-de nombreux petits tubercules au fond des stries. Épis en panicule obovée ou pyramidale, lâche, longue de 13 cm., à branches divergentes, peu distantes et peu composées : les plus basses souvent renfermées dans la gaine de la dernière feuille; épillets obovés-obtus, verts ou noirâtres; glumes stériles, arrondies : les deux supérieures, légèrement inégales et à 11 nervures. — Abondant dans les haies et les lisières des mornes inférieurs, secs ou humides, dans les clairières des bois de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-600 mèt. [N° 3613.]
Marnnique. Vulgo : Calumet. — Dans tous les bois jusqu'à une altitude de 290 mèt. [N° 770.]
P. compactum Sw.; Panis à panaches compacts. Vulso : Calumet. — Diffère du précédent, auquel il ressemble beaucoup : par sa taille moins élevée, ses feuilles plus étroites; par les panicules, dont les branches inférieures sont
toujours renfermées dans la dernière gaine du chaume. — Même habitat et tout aussi abondant. [N° 3683, 3183.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Martinique.
*P. brevifolium L.; Panis à feuilles courtes. Vulgo : Petite avoine. SI., t. 72, f. 3. — Annuel, délicat, très ornemental, droit, cespiteux. Feuilles courtes, confinées vers le bas du chaume, oblongues-lancéolées, acuminées, arrondies à la base; gaine pubescente. Épis en panicule pyramidale, droite, longue de 11-14 em., à branches distantes : les inférieures, deux fois; les supérieures, une fois composées; pédicelles longs, capillaires ; épillets obovés, confinés aux extrémités des pédicelles, petits, légèrement pubescents; glume inférieure à moitié aussi longue que les épillets: les deux supérieures égales, à 3 nervures; la troisième, étroite, garnie d’une petite glumellule. — Endroits ombragés des basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances, sans être abondant nulle part. Alt. 0-600 mèt. [N° 2681.
Marnnique. Vulgo : Herbe fine. — Çà et là dans les terres en friches et les savanes de toute l'île, [N° 1321.]
P. leucophaeum H. B. et Kth,P. Duchassaingui Steud., Tricholæna insularis Griseb., P. lanatum Rottb. ; Panis à panicule d’un blanc éclatant. Vulgo : Éterbe à blé. SI.,t. 147, 2; Trin., Jc.,t. 220 Desc:, vol.IV T° 238 pie (Andropogon L.) — Vivace par ses stolons, cespiteux, droit, haut de 0% 80- 1% 20. Feuilles flasques, glabres, linéaires, acuminées ou lancéolées-linéaires : les inférieures, plus longues, toujours plus ou moins penchées. Épis tournés d'un côté, verticillés, en panicule terminale, longue de 15-20 cm., penchée au sommet; pédicelles inégaux, géminés; épillets articulés à la base, lancéolés-acuminés, imberbes ; glume inférieure, petite, glabre; les deux supérieures, de longueur égale, membraneuses et garnies de poils soyeux et blanc argenté. — Descourtilz place, avec raison, cette plante parmi les diurétiquesexcitantes. Dans les Antilles, les racines, prises en infusion, sont d'un usage fréquent comme très rafraichissantes et diurétiques. — Abondant dans les basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-600 mèt. [N°5 2507, 3187.]
MarriniQuEe. Vulgo : Herbe à blé. — Dans toute l'ile. [N° 1318.]
P. sanquinale Lin., Milium digitatum Sw.; Panis couleur de sang. Vulgo : Herbe fine mâle, Trin., /c., t. 93. — Annuel, couché à la base ; à rhizome rampant, radicant, géniculé, à chaume ascendant ou plus ou moins droit, filiforme, délicat. Feuilles lancéolées-acuminées, peu nombreuses, confinées dans la partie inférieure du chaume. Épis 9-13, fiiformes, allongés, étalés, longs de 8-9 cm., en panicule courte, digitiforme; épillets étroits, disposés par deux dans chaque paire (l’un est pédicillé et plus haut, l'autre subsessile), lancéolés ou oblongs-lancéolés, pointus; glume inférieure, petite ou rudimentaire : la deuxième, plus longue que les fleurs; la troisième, pubescente sur les
bords et à 5 nervures; rachis des épis à 3 ailes. — On rencontre, de cette espèce, plusieurs variétés, dont la différence porte : sur les feuilles, qui sont tantôt glabres, tantôt finement pubescentes; sur la gaine, qui est pubescente ou garnie de longs poils droits: sur le nombre et la longueur des épis, dont les premiers sont souvent verticillés par 3-4; la largeur des ailes des rachis: la grosseur des épillets et des caryopses. — Abondant dans les terres sablonneuses, humides des basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt, 0-700 mèt. [N° 2692, 2693, 3592.
MarriniQue. Vulgo : Herbe fine. — Abondant. — La variété à longs poils porte le nom de « Herbe fine femelle ». Alt. 0-450 mèt. [Ne 1323.
P. amplexicaule Rudge; Panis à feuilles embrassantes. Vulgo : Herbe queue-de-rat. Trin., /e., t. 205. — Vivace, à rhizomes rampants, radicants, très allongés, à chaume couché dans le bas, ensuite ascendant, haut de 1-2" 10. Feuilles larges, glabres, cordées à la base et amplexicaules, lancéolées-acuminées ou les supérieures lancéolées-linéaires; gaines et ligules glabres; nœuds contractés, noirs. Épis en panicule spiciforme, acuminée,
» allongée, étroite, cylindrique, longue de 25-32 cm.: épillets petits, briève-
ment pédicellés, lancéolés-acuminés ; glume inférieure, deux fois plus courte
que l’épillet ; les deux supérieures, inégales, à 3-5 nervures : glume de la fleur fertile, cartilagineuse, ne durcissant pas avec la maturité du caryopse. — Vit en société dans les étangs et les mares : Gourbeyre (Valcanard\, Trois- Rivières (étang de l'habitation Roussel), Moule (étang du Cocoyer\, ete. Alt: 0-400 mèt. [N° 3372.
MARTINIQUE. Vulgo : Herbe queue-de-rat. — Fort-de-France, La Dillon, Lamentin, Rivière-Salée, ete, [N° 1313.
Isachne R. Br. (du grec « isos », égal, et « achné », paillette, glume, parce
que les deux premières glumes inférieures sont de même longueur,
I. arundinacea Griseb., Panicum arundinaceum Sw., P.dispermum Lamk, : Isachne roseau. Vulgo : Petit bambou, calumet. — Ornemental, vivace par ses stolons, sarmenteux, haut de 1-4 mèt., très branchu:; à chaume ligneux,
très glabre, cylindrique, un peu plus gros dans le bas qu'une plume d'ote ; à
nœuds bruns, renflés; à branches toujours plus ou moins inclinées ou tombantes. Feuilles lancéolées, longuement ou brièvement acuminées, très glabres. Épis nombreux, rapprochés, jaunätre doré, composés, filiformes, en panicule pouvant atteindre 20 em. de long, ovale-pyramidale : pédicelles
* courts, inégaux, capillaires; épillets petits, ovoïdes; les deux glumes mfé-
rieures, de longueur égale, à 5 petites côtes, glabres. — Herbe caractéristique par ses glumes et par ses panicules jaune doré, facile à distinguer des
autres Panicum sarmenteux, auxquels il ressemble par le port. Assez abon-
dant dans les clairières et les falaises, sur les talus des bois supérieurs de
toute la Guadeloupe proprement dite. Alt. 300-1100 mèt. N° 3189,
MarnniQue. Vulgo : Calumet, petit bambou. — Abondant. — Alt. 400- 1000 mèt. [N° 1341.
I. rigens Trin.; Isachné à feuilles rigides. Vulgo : Petit calumet. — Ornemental, vivace par ses rhizomes, haut de 26-50 cm., très branchu, d’un aspect gris ou vert très pâle; à racines fortes, longues et très nombreuses ; à chaume souvent couché à la base et radicant, ensuite droit. Feuillesdistiques, courtes, très rapprochées, rigides, linéaires-acuminées, scabres; gaines courtes, laissant après la chute des feuilles des protubérances annulaires. Épis courts, en panicule courte, rigide, droite, ovale-pyramidale, longue de 6-8 em.; pédicelles courts et inégaux ; épillets obovoïdes ;les deux glumes inférieures, inégales, à 7 nervures. — Assez abondant dans la haute région où il vit souvent en société sur d'assez grandes étendues : Savane à Mulets, Savane aux Ananas, Grande-Découverte, Nez-Cassé, etc. Alt. 1200-1480 mèt. [N° 2705] et [N° 3190] la grande variété.
Marrninique. Vulgo : Petit calumet.
Montagne-Pelée, Pitons-du-Carbet.
Setaria P. Beauv. (du latin « seta », soie de porc, parce que le rachis des épis porte de nombreux faisceaux de soies droites et rigides.)
S. glauca P. Beauv., variété penicillala Griseb.; Sétaire à feuilles glauques. Vulgo : Herbe-salon. Trin., /e., t. 195. — Annuel ou bisannuel, cespiteux, d'un aspect grisàtre; à racines souvent rampantes dans les vieux pieds; à chaume le plus souvent penché, haut de 40-70 cm. ; à nœuds presque toujours géniculés dans le bas. Feuilles glauques, rigides, droites, étalées, plates, linéaires-acuminées, rétrécies à la base; gaines et ligules glabres. Inflorescence en épis vert Jaunâtre, cylindriques, longs de 8-13 cm., solitaires, terminaux; épillets rapprochés, solitaires, subverticillés, uniflores, insérés sur quatre ou six rangs, pédicellés, chaque pédicelle portant, à la base, un faisceau de soies jJaunâtres (à la maturité), quatre ou cinq fois plus longues que l'épillet, et barbelées, à barbules tournées de bas en haut; glume extérieure deux fois plus courte; la deuxième, carénée et une fois plus courte que les épillets ; glumes fertiles égales; étamines 3, à anthères brunes; caryopse transversalement sillonné, convexe sur le dos, plat sur le côté ventral. — Assez abondant dans les basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. — Les épis se conservent longtemps : on les cueille pour en faire des bouquets de salons. Alt. 0-600 mèt. [N° 2694.]
MarnniQue. Vulgo : Herbe-salon, herbe à bouquets. — Dans toute l'ile. Alt. 0-500 mèt. [N° 1314.] Introduit probablement de France dans les deux colonies.
S. tlalica P. Beauv.; Sétaire d'Italie. Vulgo : Petite queue-de-renard. Trin., /e., t. 198. — Annuel, glabre, droit, ornemental, haut de 60-80 cm. Feuilles plus larges et plus longues que dans le précédent. Epis rapprochés,
courts, formant une panicule serrée, longue de 11-13 em. sur 4 em. de diamèt., oblongue; soies involucrales 5-8, cinq fois plus longues que lets, réunies à la base sur une longueur de 1,5 mm.: épillets elliptiques, oblongs; caryopse finement pointillé, Facile à distinguer du précédent : par son port, sa panicule courte et épaisse; par sa {aille beaucoup plus vigoureuse. — Probablement introduit d'Europe. — Rare : çà et là dans les envi-
les épil-
rons du bourg du Marin, dans les terres fertiles et cultivées, [N° 1315.1 — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
S. verlicillata P. Beauv.; Sétaire verticillé. — Annuel, glabre, haut de
35-45 cm., droit, beaucoup plus délicat que les deux précédents; chaume à nœuds noirs. Épis très courts, en glomérules verticillés par 4, formant ensemble une panicule longue de 4-6 em., serrée, cylindrique; épillets sessiles, cinq ou six dans un glomérule; soies involucrales 2-4, droites, courtes,
inégales : la plus longue dépassant une fois l'épillet, — Probablement introduit de France. — Assez rare : terres sablonnes des environs du Marin et dans les plaines entre le Marin et Sainte-Anne. Alt. 0-80 mèt, [N° 787.) — Je ne
l'ai pas vu à la Guadeloupe.
S. setosa P. Beauv.; Sétaire séteux. Vulgo : Avoine-savane. Trin., /e., t. 96, À 95. — Annuel, grêle, haut de 50-85 cm., rarement plus haut; à rhizome rampant dans les vieux pieds; à chaume d'abord droit, ensuite incliné, nu dans le haut, sur une étendue de 6-20 cm. Feuilles peu nombreuses, linéaires-acuminées, roulées. Épis courts : les inférieurs, très dis-
tants, longs de 2-3 cm.; les supérieurs, graduellement plus rapprochés et plus courts, formant ensemble une panicule très allongée, souvent longue de 20 cm., fastigiée; épillets elliptiques, pointus; caryopse (ransversalement strié ; soies involucrales 1-3, trois ou quatre fois plus longues que les épillets, quelquefois presque nulles; axe des épis garni de petits poils. — Très abondant dans les terres sèches, arides, calcaires ou sablonneuses de Baillif, de Bouillante, de Pigeon, de Deshaies, de Vieux-Fort, des Saintes (Terre-de- Haut), de Marie-Galante, etc. -— Alt. 15-200 mèt. [N°5 2697, 2698, 3188, Marnnique. Vulgo : Avoine bâtard. — Hauteurs du Diamant, Gros-[lets des Trois-Ilets, rochers du bord de mer de Sainte-Luce, Alt. 4-2S0 mèt.
Pennisetum Rich. (du latin « penna », plume, et « sela », soie de pore, parce que les soies involucrales sont plumeuses à la base
P.setosum Rich.; Pennisetum séteux. Vulgo : Herbe à soies, — Vivace par ses rhizomes, cespiteux, haut de 0"90-1" 50, droit, ornemental, Feuilles plates, droites, assez rigides, linéaires-acuminées, rétrécies à la base ; ligule garnie de poils soyeux ; gaine des feuilles inférieures bordée de cils, Inflorescence en épis longs de 12-18 em., cylindriques, pomtus, légèrement inclinés ‘au sommet ; épillets biflores, à fleurs pourpres, sessiles, quadrisériés, insérés
sur de petites protubérances du rachis, chacun niché au fond d'un faisceau de soies; soies unies à la base : les quatre extérieures, longues, dont une très longue; les intérieures, plus courtes, toutes plumeuses à la base: glumes inégales, concaves, mutiques : l'inférieure, petite ou avortée; les glumes stériles, au nombre de 3; glumellules 3; étamines 3; style 2: étamines et styles pourpres. — Assez peu répandu : çà et là dans les terres sablonneuses des environs de Saint-Pierre (Boulevard), de Fort-de-France, Trois-Ilets are). AÏt. 5-150 mèt. [N° 1316.] — Je ne l'ai pas vu à la Guadeloupe.
Cenchrus L. (du grec « kenchron », millet, à cause de la ressemblance du caryopse avec un grain de millet.)
* CG. echinalus L.: Cenchrus hérissé de piquants. Vulgo : Herbe rude, herbe-collant, herbe piquante faux Vieux-Habitants), herbe-poule mâle {au Moule). — Annuel, haut de 40-70 cm., presque toujours couché et radicant à la base, ensuite ascendant; à chaume mou, supérieurement branchu, très feuillu. Feuilles relativement Jarges, allongées, linéaires-acuminées. Inflorescence en épis terminaux, cylindriques, longs de 7-9 cm. ; épillets bi-quadriflores, insérés sur quatre rangs, renfermés dans un mvolucre large, ventru, très dur ; à 9 lobes linéaires, séteux et spinescents, inégaux : les uns, droits; les autres, infléchis et se croisant entre eux; involucre entouré, à la base, de 18-20 soies adhérentes, infléchies, séteuses : les unes, plus courtes: les autres, plus longues que cet involuere; glumes 2, minces, transparentes, renfermant un caryopse hibre, sessile, comprimé, presque aussi large que long, et surmonté d'une pointe courte, émoussée et brune. — Assez abondant dans les savanes herbeuses de la basse région de toute la Guadeloupe proprement dite : plus rare à la Grande-Terre, à la Désirade et à Marie-Galante. Alt. 0-250 mèt. [N° 2718.]
Marmmique. Vulgo : Herbe rude. — Dans la région inférieure de toute l'île. [N° 790.]
* C. tribuloides L.: Cenchrus dont les épillets ressemblent à un fruit de Tribulus. Vulgo : Herbe rude, pied-poule mâle (au Moule). SI., t. 65, f, 1. (C. spinifeæ Cav.). — Diffère du précédent : par sa taille moins élevée; par son chaume plus couché et moins branchu: par ses épillets moins volumineux ; par ses soies involucrales, moinsnombreuses, multisériées, noirâtres, divergentes, très acérées, droites ou subuliformes, lancéolées: par les lobes de l'involucre plus courts, fendus jusque près de la base, plus rigides et moins nombreux. — Espèce variable quant à la longueur des soies. — Les fruits mürs des deux espèces de Cenchrus se détachent facilement et s'attachent fortement à tout ce qui les touche, au moyen des pointes propres aux feuilles imvolucrales. — Plus petit que le précédent et abondant dans toutes les savanes des basse et infra-moyenne régions de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-600 mèt. [N° 3173.]
GRAMINÉES 527 Marrinique. Vulgo : Herbe rude. — Abondant dans toute l'ile. [N° 791.
Anthephora Schreb. (du grec « anthos », fleur, et « pherein », porter, parce que, dans les espèces-types, les épillets portent une fleur neutre et une
fleur hermaphrodite.)
* À. elegans Schreb., Tripsacum hermaphroditum L.:; Anthéphore élégant. Vulgo : Herbe-collant. — Annuel, élégant, très droit, haut de 30-60 em.
rarement plus haut; à chaume mou, glabre; à ligules et gaines glabres.
Feuilles linéaires-acuminées. Inflorescence en épis cylindriques, minces, allongés, solitaires, longs de 9-12 cm.; épillets alternes, insérés sur deux rangs, sessiles, {ous hermaphrodites; involuere unisérié, divisé presque jusqu à la base en quatre segments ovés-lancéolés, rétrécis à la “base, durs, presque osseux, formant quatre fentes ; fleurs à deux glumes membraneuses, plus courtes que l’involucre ; stigmates 2, courts, glabres, capillaires, presque sessiles, très aigus; caryopses petits, glabres. — Assez abondant dans toutes les savanes herbeuses, humides de toute la Guadeloupe et de ses dépendances. Alt. 0-500 mèt. [N° 2717.] MARTINIQUE. — Abondant dans toute l'ile, [N° 1319.
Arundinella Raddi (diminutif de « arundo », roseau.
A. marlinicensis Trin.; Arundinelle de la Martinique. Vulgo : Petit roseau. — Vivace par ses rhizomes forts et longs, très droit, haut de 1" 20- 1% 80; à chaume ligneux dans le bas, deux ou trois fois plus gros qu'une plume d'oie. Feuilles longues, peu nombreuses, linéaires-acuminées, seabres: gaine à peine pubescente. Fleurs en panicule allongée, fastigiée, droite, longue de 30-35 cm., constituée par des épis filiformes, légèrement composés, disposés par faisceaux subverticillés; épillets biflores, jaunätres, distants, lancéolés, petits, géminés; glumes inégales, à 3-5 nervures ; glumes stériles, 3 : celles des fleurs fertiles, cartilagineuses, surmontées d'une arêle droite (dans mes spécimens). — Peu répandu : hauteurs du Fond Layette (Case- Pilote), route de Fort-de-France à la fontaine Didier. AE. 250-300 mèt. [N° 559.] — Je ne l'ai pas trouvé à la Guadeloupe.