mèt. [N
A. leucostachyus H. B. et Kth., Anatherum domingense Rœm. et Schult. : ol g ; Andropogon à épis blancs. Vulgo : Herbe au pauvre homme, paille du Pos P D F :
pauvre homme. SI., t. 68, f. 2. — Diffère du précédent, auquel 1l ressemble beaucoup : par sa taille moins élevée, ses épis et ses panicules plus courts,
employées pour parfumer le linge, les étoffes et en éloigner les insectes. En médecine, c'est surtout un stimulant. Dans l'Inde, on en fait même des paniers et des stores odorants. On y a trouvé une résine, une matière extractive amère et une huile essentielle employée en parfumerie. Cette plante est cultivée depuis longtemps en Algérie pour les besoins de la parfumerie locale. (E. H.)
Là .
ses bractées plus larges, mais surtout par la longue arête, droite, que porte
la fleur femelle de chaque épillet. — Mêmes localités et même altitude, mais moins abondant. [N° 3548.] Marninique. Vulgo : Herbe à panache. — Trois-Ilets, Morne-Rouge, Dia-
mant, Gros-Morne, etc. [N° 1301.
A. Sorghum Brot., Sorghum voulqare Pers.; Vulso : Sorgho à mil, gros mllet. Desc., vol. VII, t. 541. — Haut de 2-3 mèt. — Introduit et cultivé çà et là en petite quantité, principalement pour la nourriture des oiseaux !. [N° 3191] : 1° à caryopses blanchâtres, variété effusus Hack. [N° 3191 D]: 2° à caryopses noirs, variété niger Hack.
MarriniQue. Vulgo : Sorgho, gros millet : [N° 1327}, variété effusus, quon rencontre çà et là à l'état sauvage ; [N° 788], variété vulgaris, et [N° 788 D], variété niger.
Arthraxon P. Beauv.
A. ciliaris P. Beauv., variété: Quintintanus Hack. ; Arthraxon cilié, Vulgo : Herbe-savane. — Vivace par ses rhizomes, longs, rampants et noueux, couché et radicant à la base, ensuite plus ou moins ascendant, haut de 20- 45 em. ; à chaume branchu, mou, délicat, capillaire dans le haut. Feuilles petites, cordées à la base, ornées, pointues, ciliées à la base : ligules et gaines glabres. Inflorescence en panicules digitiformes, axillaires et terminales, composées de trois à huit épis d'inégale longueur, les plus longs mesurant 3 cm. ; épillets alternes, allongés, sessiles, noirâtres ; glume extérieure noire, surmontée d'une arête géniculée au-dessus de la base. — Très abondant dans les savanes herbeuses du Gommier et de l'habitation Mouse, où il vit en société sur une grande étendue : Bagatelle, Parnasse, etc. Alt. 400-600 mèt. [N° 3136.] — Il n'existe pas à la Martinique.
Themeda Forsk. ( du mot arabe « Thæmed ».)
T. ciliala Hack. ; Théméde à feuilles cihées. (Anthistiria L.) — Haut de 50-80 cm., vivace, plus ou moins droit, très branchu, rarement couché à la base et alors radicant et géniculé ; à chaume ligneux dans le bas ; à hgule et gaine glabres (dans mes spécimens). Feuilles étroites, glabres. Inflorescence en épis longs de 7-8 mm. (sans l'arête), solitaires, chacun renfermé, avant son épanouissement, dans une feuille spathiforme, ovale-lancéolée, pointue, garnie, à la base, de cils longs, droits, qui sortent d'un gland basilaire ; épis
1. Sous le nom de Grand millet de l'Inde, blé de Guinée et Dourra, cette plante est cultivée dans l'Inde et en Afrique, où elle forme la base de l'alimentation des indigènes (Couscous des Arabes et des nègres). Sous les climats chauds et en terre arrosée, celle graminée est très productive. Coupée avant la formation du grain, elle constitue un excellent fourrage. Sa culture est très ancienne, aussi a-t-elle donné une foule de variétés, notamment une d’entre elles, nommée Sorgho cernuum par quelques botanistes, et qui
-est remarquable par la blancheur et la grosseur de son grain, (E. H.
formant des faisceaux paniculés, pédonculés, distiques, qui, à leur tour, constituent une panicule allongée, interrompue et toujours penchée ; pédoncules et pédicelles glabres. Épis à sept épillets : les quatre premiers à fleurs mâles, sessiles, verticillées, couvrant les autres, chacune ayant deux glumes extérieures rigides, aiguës, roulées sur les bords et quelquefois cilées, qui restent attachées au rachis après la chute de l'épillet, et deux glumes intérieures, ovales, minces et transparentes ; au-dessus des épillets mâles, un épillet hermaphrodite, cylindrique, sessile, à une glume extérieure, coriace, roulée, velue à la base, et à deux glumes intérieures, oblongues, presque égales, légèrement obtuses ; à trois étamines pourvues de filets courts portant des anthères droites, oblongues ; à deux styles avec des stygmates pileux et en massue ; à un ovaire de la base duquel part une arête légèrement pubescente, longue de 40-43 mm., tortueuse et filiforme dans sa moitié inférieure, géniculée un peu au-dessus du milieu, capillaire et droite audessus du genou ; de chaque côté de la fleur hermaphrodite, un épillet stérile, pédicellé : l’un, légèrement plus court et plus étroit que l’autre, les deux, lancéolés et pointus aux deux extrémités ; base de la fleur hermaphrodite garnie d'une touffe serrée de poils courts; caryopse mür très brun, dur, oblong, enveloppé par la glume. — Peu répandu : assez abondant sur les terres argileuses de l’habitation Sainte-Catherine, près de Fort-de-France. Alt. 40-130 mèt. [N° 333, 1304.]
Ischæmum Lin., du grec « ischein », arrêter, et « aima », sang, parce que la plante servait autrefois à titre d’hémostatique.)
I. latifolium Kth; Ischæme à larges feuilles. (Ischæmopogon Griseb.) Vulgo : Pied-poule-falaise. — Vivace par les rhizomes rampants, haut de 090-140, quelquefois sarmenteux et haut de plus de 3 mèt.; à chaume géniculé, renflé aux nœuds, rarement droit, le plus souvent tortueux. Feuilles largement lancéolées-linéaires, glabres, lisses, plates, acuminées ; à ligule garnie de poils droits, blancs ; gaine glabre. Inflorescence en panicule digitée, composée de 8-15 épis racémiformes, de longueur variable : les plus longs mesurant 9 cm. ; épillets biflores, pourpres, lancéolés, pédicellés, à pédicelles articulés au-dessus du milieu et garnis de poils très fins aussi longs que les pédicelles mêmes : les deux glumes inférieures, stériles, cartilagineuses, cuspidées, noirâtres, sans arêtes; la troisième, mâle, avec une glumellule ; la quatrième, femelle, avec une glumellule-et garnie d'une arête tordue ou droite, légèrement géniculée ; étamines 3, pourpres, à anthères dressées. — Abondant dans les endroits non boisés, humides et aquatiques des régions infra et supra-moyenne de toute la Guadeloupe proprement dite. Alt. 200-1000 mèt. [N° 3366.]
Marrwique. Vulgo : Herbe à laine. — Dans les clairières et falaises humides de toute la partie montagneuse de l'ile. [N° 783.]
GRAMINÉES 533 Saccharum L. (du grec « sakchar, sakcharon ». sucre, en arabe « soukar ».)
S. officinarum L.; Saccharum officinal. Vulgo : Canne à sucre. Tuss., Pt: 23-25 ; Desc., vol. IV, t. 287: vol. I, (. 493. — Vivace par ses stolons, haut de 1" 80 à 3 mèt., rarement plus haut (certaines variétés peuvent cependant, dans une terre fertile, atteindre 4-5 mèt.). Feuilles distiques, amplexicaules, finement serrelées sur les bords : celles du milieu, longues de 1-1® 50 sur 6-7 cm. de large dans leur plus grande largeur, graduellement acuminées,
glabres, légèrement rétrécies vers la base et souvent garnies de poils, par-
courues d’une côte large, blanche ; les supérieures, plus courtes et formant une sorte d'éventail terminal et dressé ; celles du milieu et du bas, penchées à l'extrémité. Toutes les feuilles se fanent et se détachent à mesure que la canne mûrit ; ligule le plus souvent garnie de poils ; gaines longues de 30- 40 cm., fendue du sommet jusqu'à près de la base ; jeunes nœuds légèrement pubescents et couverts d'une poussière glauque ; chaume cylindrique, lisse, d'une épaisseur moyenne de #cm.; intervalle d'un nœud à l’autre, d'une longueur moyenne de 11 cm. Inflorescence en panicule pyramidale, nommée vulgairement « flèche » dans nos colonies, longue de 30-40 cm., composée d'épis ramifiés à la base, longs de 15-30 cm., articulés, à articulations garnies, à la base, d’une touffe de poils soyeux, fins et deux ou trois fois plus longs que les épillets ; rachis commun et secondaires sillonnés ; épillets petits, biflores : la fleur inférieure, sessile, mâle, renfermée dans deux glumes ; la supérieure, pédicellée, femelle ou hermaphrodite, également renfermée dans deux glumes ; glume involucrale sans arête et souvent nulle ; étamines 2-3, brunes ou noirâtres ; styles 2, allongés, à stigmates plumeux ;
caryopse sessile, très pelit, ou manquant ou avorté. — Les feuilles constituent un bon fourrage pour les chevaux et le bétail. — Originaire de l'Asie
méridionale ; introduit à Saint-Domingue, en 1506, par Pierre d'Arranca ; le Catalan Michel Balestro fut le premier qui en exprima le jus, et Gonzale de Celosa le premier qui en fit du sucre. — On en cultive plusieurs variétés? dont les principales sont : la canne créole, la canne violette ou de Batavia, la canne noire, la canne de Salangor, la canne blanche et la canne de Taïti ; c'est cette dernière qui est le plus souvent cultivée. — Dans l'année 1896, la Guadeloupe a exporté 43.299.757 kilog. de sucre d'usine. Alt. 0-500 mèt. [N° 1328.] — Marninique. Vulgo : Canne à sucre. (Spécimen manque.)
Imperata Cyr. [dédié à l'Italien Ferrante Imperate, qui vivait au xvi° siècle ; il a écrit un ouvrage sur l’histoire naturelle (Naples, 1399.)
I. caudata Trin., I. contractum H. B. et Kth; Imperata en panicule à queue de renard. Vulgo : Herbe queue blanche. SI., t. 70, f. 1. (Saccharum L..
— Vivace par ses rhizomes, ornemental, haut de 0% 80-1 mèt., droit, élancé ; à chaume sous-ligneux à la base, cylindrique. Feuilles peu nombreuses,
Jancéolées-linéaires, plates ; ligule glabre (dans mon spécimen) ; gaine égale-
ment glabre. Inflorescence en panicule droite, pyramidale-allongée, longue de 20-26 cm., composée d’épis plus longs dans le bas de la panicule que dans le haut ; rachis des épis non articulé ; épillets non articulés, laineux, géminés, biflores, inégalement pédicellés, garnis, à la base, d’une touffe de poils soyeux, blancs, et quatre ou cinq fois plus longs que les épillets : les deux glumes inférieures, stériles, membraneuses ; les deux glumes fertiles, sans arêtes ; la troisième renfermée, dépourvue de glumelles ; étamine 1 ; styles 2,
à stygmates plumeux ; caryopse oblong, libre. — Peu abondant et peu répandu : çà et là dans les terres sèches et rocailleuses des environs du bourg du Dia-
mant. Alt. 10-80 mèt. [N° 1306.] — Je ne l’ai pas trouvé à la Guadeloupe.
Coix L. (du grec « koïx » [Théophraste), qui est un palmier: Hyphaene cortacea Gaertn. — Linné croyait que Théophraste avait voulu désigner par ce nom une graminée.)
C. Lacryma L.; Coïx-larme (par allusion aux caryopses blanchâtres, luisants et ovoïdes rappelant la forme d'une larme.) Vulgo : Larmes de Job. — Vivace par ses rhizomes, plus rarement annuel, droit, haut de 060-1260, branchu dans le haut ; à chaume ligneux dans le bas. Feuilles comme celles de la canne à sucre, mais plus courtes, alternes, glabres, traversées par une côte blanche, cordées à la base ; ligule glabre, marquée de chaque côté d’une tache brune ; gaine courte, lâche, élargie au sommet. Inflorescence en panicule extrèmement lâche, feuillue, terminale, composée d’épis longuement et inégalement pédicellés, sortant par 2-3 des gaines des feuilles de la panicule ; fleurs monoïques : les femelles 1-2, rarement 3, situées à la base de lépi; à 3 glumes stériles, membraneuses ; à style bipartite ; à stigmates longs, saillants, corniculés et pubescents ; à caryopse entouré par la glumelle durcie, osseuse, luisante, ovale-conique, ou en forme de toupie, de la grosseur d’un pois, traversée par l'axe qui porte les fleurs mâles ; épillets à fleurs mâles, biflores, sessiles, à deux glumes ovales-oblongues, mutiques, et à deux glumelles glabres, mutiques, presque aussi longues que les glumes ; étamines 3, ovaire, sessile. — On se sert des fruits pour fabriquer des colliers, des chapelets, ete. — Originaire des Indes Orientales ; introduit et naturalisé. Çà et là autour des maisons, dans les savanes et les lieux abandonnés : environs de la Basse-Terre, Gourbeyre, Trois-Rivières, Moule, Sainte-Anne, Marie- Galante, etc. Alt. 0-600 mèt. [N° 2702.)
Marmimique. Vulgo : Larmes de Job. — Saint-Pierre, Prêcheur, Carbet, Sainte-Anne, Trinité, etc. [N° 1280.]
Zea L. (du grec « zaein », vivre, c'est-à-dire plante fournissant une bonne nourriture. Le Zea ou Zeia des anciens est le Triticum Spelta L.)
Z. Mays L. Vulgo: Maïs {nom de la plante chez les Indigènes de l'Amérique du Sud.) Desc., vol, VIIL, £. 544, p. 56. — Annuel, haut de 0 " 80-2 mèt.
et quelquefois au delà, droit, branchu ; à feuilles ressemblant à celle de la