‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 4 sur 211 · A. Richard, Flore de Cuba (1838-1852), avec tables · texte numérisé non relu

A. Richard, Flore de Cuba (1838-1852), avec tables

16. Grisebach., Flora of the British West Indian Islands (1859-64).

17. Ant.-Laurent-Apol. Fée, lies dix mémoires sur les Fougères (1844-1868).

18. Grisebach, Recherches systématiques sur la végétation des îles Caraïbes, surtout de la Guadeloupe, Gottingen, 1857, petit ouvrage contenant l'énumération de 1.486 plantes collectionnées

- par le D' Duchassaing à la Guadeloupe et à Panama, avec les noms de celles qui, par Swartz, Jacquin, West, Wikstroem, de Schlechtendal, ont été indiquées comme appartenant à la flore de Saint-Thomas, de Saint-Christophe, de Saint-Eustache, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

Dans l’ensemble de ces ouvrages, on trouve à peu près la moitié des plantes des deux îles représentées par des figures : celles de la basse région y occupent une plus large place que celles des grands bois et de la région supérieure. Il était, en effet, beaucoup plus facile de collectionner et de dessiner, avec leurs fleurs et leurs fruits, des végétaux qu'on pouvait avoir sous la main. Pour ceux des régions élevées, il en était tout autrement. Ce n'est pas dans deux ou trois herborisations qu'on peut se procurer leurs fleurs et leurs fruits. La région des grands bois doit être visitée tous les mois : c'est l'unique moyen de se mettre en possession de spécimens complets. Les voyageurs qui se sont occupés de botanique n'ont visité nos iles, pour ainsi dire, qu'en passant et plutôt pour y admirer les beaux sites que pour y récolter utilement ; ils n'ont pas pénétré sérieusement dans Îles grands bois, de peur peut-être des serpents venimeux, comme cela est arrivé pour la Martinique, où l'abondance du trigonocéphale est un obstacle sérieux aux herborisations.

Le manque de figures se fait surtout sentir pour les Orchidées terrestres, les Sapotacées, les Laurinées, Myrtacées, Euphorbiacées, dont la plupart viennent sur les hauteurs. Dans les représentants de cette dernière famille, on trouve diflicilement les deux sexes, et les Myrta-

cées, on le sait, possèdent des fleurs fugaces. Des familles des Sabia-

. cées et Dilléniacées, il n’est fait mention par aucun explorateur. Pour

identifier les espèces douteuses, j'ai passé, en 1890, de longues heures au Musée des herbiers à Paris en vue de confronter mes spécimens de la Martinique avec ceux qui provenaient des Antilles, Malgré ce travail,

n'ayant pu trouver les noms d'un certain nombre d'entre elles, el

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