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saison; les fleurs ne s'ouvrent habituellement que dans l'après-midi et se ferment tard dans le soirée. — Vit en société dans les broussailles et endroits abandonnés ou incultes de la basse et de l'infra-moyenne région : Basse-Terre, Le Bailhf, Vieux-Habitants, Trois-Rivières, Lamentin, ete. [N° 1371.
Marnnique : Vulgo : Mahot-cousin, grand-cousin, hérisson-blanc, cousin-blanc. — Abondant : Saint-Pierre, Prècheur, Marin, Trinité, ete, [N° 1363.)
T. semuitriloba L., T. heterophylla Sam., T. havanensis Kth.; T. à trois lobes. Vulgo : Cousin-pelit, tète-à-nègre. Desc., vol. IT, €. 102, p. 137. — Ressemble beaucoup au précédent par la taille et le port, avec lequel on le confond à première vue; il en diffère par la tige plus noire, ses feuilles moins duvetées, ses lobes souvent peu marqués, ou s'ils sont nettement marqués, avec un sinus moins profond, mais surtout par ses 9 pétales, jaune foncé, vif et luisant, et ses élamines au nombre de 15. Mèêmes localités que le précédent, mais plus abondant. Écorce également fibreuse et très tenace. — Avec ses racines, on prépare souvent des tisanes rafraichissantes el antidysentériques. — Environs de la Basse-Terre, embouchure du Galion Sainte-Rose, Morne-à-l'Eau, etc. {N° 2902.)
MarmniquEe. Vulgo : Petit-mahot-cousin, mahot-cousin-rouge, — Abondant : Saint-Pierre (Boulevard), Prècheur, Carbet, Case-Pilote, Trinité, ete.
T. grandiflora Vahl.; T. à grandes fleurs. Vulgo : Grand-cousin-bois, — Frutescent, extrémités des tiges et des branches frutescentes, haut de 1 m. 950-2 m. 80, droit, rarement à branches pendantes ou sarmenteuses, pubescent dans le haut, écorce noire, très fibreuse. Feuilles larges, largement ovales, pointues au sommet, inégalement dentées en scie. Fleurs en cymes distancées, pédonculées, formant ensemble une sorte de panicule dichotome, à branches très écartées et divariquées; calice à 5 sépales lancéolés-linéaires, terminés par deux pointes, dont une courte, émoussée, et l'autre longue et infléchie; pétales grands, d'un jaune vert et luisant, obovales ; étamines 20; stigmate à 5 branches. Fruit globuleux noir, à piquants crochus, longs, glabres. — Rare. Çà et là dans les broussailles d'endroits humides de la moyenne région. Houëlmont, Camp-Jacob (rivière aux Écrevisses), Matouba. — FI. vers la fin et après l'hivernage. [N° 2318.]
Ne se rencontre pas à la Martinique.
Corchorus L.. (du #rec « korchoros », dérivé de « kore », nettoyer, purger,
D L ) 1 D parce que ces plantes ont des vertus purgalives. Ce nom, employé par Théophraste, correspond à notre Anagallis arvensts L.)
C. siliquosus L.; C. à siliques nombreuses. Vulgo : Petit-balai. SI., €. 94, f. 1. — Suffrutescent, haut de 50 em. à 1 m. 30, à branches et tiges noires,
souvent munies d'une ligne pubescente. Feuilles petites, glabres, pointues, serrelées. Fleurs petites, axillaires, solitaires ou réunies par 2-3: calice à 4-5 sépales linéaires; pétales 4-5, jaunes, obovales ou spatulés ; étamines en nombre indéterminé; siliques longues de 5-7 cm., linéaires, droites, comprimées, à loges multiovulées, s'ouvrant par déhiscence loculicide en 2 valves, munie chacune de deux petites cornes recourbées ; semences petites, brunes, tronquées au sommet et à la base, contiguës les unes aux autres. Les fleurs ne s'ouvrentque vers midi, et jamais on n'en voit sur un pied plus de 5-6 ouvertes en même temps. — Vit en société dans les savanes sèches, arides et pierreuses près de la mer. Environs de la Basse-Terre (habitation l'Espérance, Guilhembarde), etc., Le Baillif, Deshaies, Vieux-Habitants, Moule, Désirade, Marie-Galante, ete. [Ne 2316.]
Marriique. Vulgo : Zerbe-savane, balai. — Abondant dans les savanes sèches et pierreuses. Carbet, Prêcheur, Case-Pilote, Caravelle. [N° 1365.]
C. hirtus PI., G. fortipes, St. Hil.; GC. velu. Vulgo : Petit-balai. Plum., édit. Burm., t. 103, f. 2. — Annuel, droit, haut de 40-70 cm., sans branches ou peu branchu, à jeune tige garnie de poils fins, roux. Feuilles presque glabres, ovales, crénelées-dentées. Fleurs axillaires, réunies par 1-3 à l'aisselle des feuilles; pétioles poilus ; sépales poilus ; pétales jaunes, spatulés ; étamines nombreuses, en nombre indéterminé ; silique longue de 2,5-3,5 em., pointue au sommet, à deux loges déhiscentes. — Herbe de peu d'utilité. — Rare. Gà et là dansles savanes herbeuses et dans les fosses, le long des chemins : Vieux-Fort. {N° 2903.]
Marrnique. Vulgo : Petit-balai-poileux. — Endroits aquatiques et humides : Ducos, Trois-Ilets. [N° 1367.!
Heliocarpus L. (nom formé de deux mots grecs qui signifient « soleil » et « fruit », à cause des soies qui garnissent les bords du fruit, simulant un petit soleil.)
H. americanus L. — Assez grand arbre, très touffu, originaire de l'Amérique tropicale, cultivé au Jardin botanique de Saint-Pierre, d'où il s’est répandu dans les environs et se propage spontanément. Feuilles larges, ovales, presque trilobées, jeunes branches duvetées. Fleurs blanchâtres, en grappes terminales, compactes. Fruit petit, elliptique, comprimé, à bords entourés de poils ciliés. — Trois-Ponts, Carbet, Prêcheur. [N° 1367.
Sloanea L.. (dédié à Sir H. Sloane, né en Irlande en 1660, mort en 1752, médecin du roi Georges IT; a voyagé à Madère, à la Barbade, à Saint-Christophe et à la Jamaïque; a publié, entre autres choses : Calaloqus plantarum quæ in insulà Jamaïca sponte proventunt et la Flore et la faune des îles ci-dessus dénommées.)
S. caribæa Kr. et Urb.; S: des Caraïbes. Vulgo : Acoma-boucan. —
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Arbre gigantesque, le plus gros après le fromager, à tronc nu à une grande hauteur, à base anfractueuse, à écorce grise ou noirâtre, à branches étalées, Feuilles coriaces, légèrement luisantes, elliptiques-ovales, à pointe arrondie au sommet. Fleurs petites, en ecymes ombelliformes, trichotomes, formant ensemble des panicules terminales ou axillaires, portées sur de longs pédoncules gris et finement duvetés; calice à 4 lobes, gris, duvetés des deux côtés, ovales, valvaires, réfléchis: pétales nuls; étamines nombreuses, en nombre indéterminé, à anthères très allongées, presque deux fois plus longues que le filet, un peu plus courtes que les sépales. Capsule de la grosseur d'une grosse noisette, couverte d'un duvet roux gris ou ferrugineux, globuleuxovoïde, marquée d'un ombilic au sommet, s'ouvrant en #4 valves ligneuses, épaisses ; semence unique, enveloppée dans sa moitié inférieure d'un arille d'un beau rouge foncé. — Cet arbre ne fleurit que tous les trois ou quatre ans, de mars en mai; les fruits restent longtemps sur pied : les grands oiseaux en sont friands. — Le bois n'est guère employé pour la construction. — Assez abondant dans les grands bois des Bains-Jaunes, au Matouba, au bassin Bleu, des Trois-Rivières, de la Bouillante et de Pigeon. [N° 2348, 3485.) N'existe pas à la Martinique.
Grand
S. Masson: Sw.;S. de Masson. Vulgo : Châtaignier-grande-feuille. arbre à écorce noirâtre, rude, à jeunes branches couvertes d’un duvet ferrugineux et fin. Feuilles larges, très coriaces, ovales, arrondies au sommet et à la base, pétiolées, duvetées en dessous et à nervures très saillantes ; pétioles duvetés ; stipules linéaires. Fleurs en une sorte de petites panicules axillaires, situées près de l'extrémité des branches; calice de 6-10 sépales oblongs, lancéolés, acuminés ; étamines pubescentes, nombreuses, un peu plus courtes que les lobes du calice; filets Hinéaires, aussi longs que les anthères: style exserte, 5-fide. Capsule grande, globuleuse, entièrement garnie de longs piquants rigides, robustes, recourbés au sommet en forme d’alène, entremêélés de piquants plus petits, plus minces et plus courts ; péricarpe ligneux, d’une épaisseur de 10-12 mm., très dur, s'ouvrant en 4 valves par déhiscence
loculicide ; endocarpe d'un rouge foncé et brillant. — Abondant dans tous les grands bois. — FI. en mai et juin. — Le bois vert est assez tendre; sec, il
devient très dur : on l'emploie de préférence pour les constructions à lintérieur, ne résistant pas longtemps à l'humidité; le trone, qui peut mesurer
1 mèt. de diamèt., fournit de belles planches. — Bois des Bains-Jaunes, du Matouba, de la Bouillante, etc. [N° 3268.] Marmnique. Vulgo : Châtaignier-grande-feuille. — Abondant dans le bois
des Fonds-Saint-Denis, de la fontaine Didier, de la fontaine Absalon, du camp de l’Alma, etc. [N° 2109.]
S. sinemariensis Aubl.;S. de Sinémarie. Vulgo : Châtaignier-petite-feuille Aubl., Hist. de la Guy., t. 212. — Grand arbre à écorce rude, jeunes branches
pétiolées, nervures couvertes d'une pubescence fine, très courte et grise. Feuilles très coriaces, plus petites que dans le précédent, ovales, à base tantôt arrondie, tantôt cordiforme, tantôt tronquée, à sommet arrondi où muni d'une pointe obtuse; pétiole épaissi aux deux extrémités, plus court que le limbe de la feuille; stipules petites, tombant de bonne heure. Fleurs en corymbes axillaires aussi longs que les pétioles. Capsule ligneuse, dure, petite, ovoïde, hérissée de poils ciliés, peu rigides et roux, longs de 4-7 mm., à
4 loges s'ouvrant en autant de valves par déhiscence loculicide ; semences 1-2
(les 2 ou 3 autres avortant) enveloppées d'un arille pulpeux. — Fournit un des meilleurs bois de construction. — FI. en juin, juillet, août. — Mèmes localités que le précédent. [N° 2317.]
Marrique. Vulgo : Châtaignier, châtaignier-petite-feuille. — Assez abondant dans tous les grands bois, mais surtout dans les bois des Fonds-Saint- Denis. [N° 1367.)
S. (spec.) Vulgo : Chätaignier-coco, petit-coco, châtaignier-petit-coco. — Grand bel arbre, à fronde pyramidale, à Jeunes branches grises et duvetées. Feuilles coriaces, ovales ou légèrement obovales, terminées en pointe courte et obtuse; pétioles courts, finement duvetés, canaliculés. Fleurs en cymes axillaires. Capsule ovoïde, à 4 loges déhiscentes, dont une seule porte une semence (les autres avortant) de la grosseur d’une noix de France; valves hérissées de soies courtes, droites ou courbées en alène : les plus fortes, tuberculées à la base; péricarpe ligneux, très dur; endocarpe rouge et luisant du côté extérieur. — Fournit un bois de construction très recherché. — Assez rare, Çà et là dans les bois de la fontaine Absalon et du Champflore (bord de la rivière Claire). [N° 1363.|] (Spécimen sans fleurs). — Nous ne l'avons pas trouvé à la Guadeloupe.