‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 49 sur 211 · HN · texte numérisé non relu

HN

Gouania 1. (dédié par Linné à Ant. Gouan, né en 1733, professeur de bota-

nique à Montpellier, défenseur de Linné, auteur de plusieurs Flores de Montpellier et d’autres ouvrages de botanique, mort en 1822.)

G. domingensis L.; Gouania de Saint-Domingue. Vulgo : Liane-savon. Jacq., Sel. Am. stirp. hist., f. 117. — Liane vivace, ornementale, d’une hauteur indéterminée, à branches très allongécs, flexibles, pendantes, souvent

munies de vrilles. Feuilles luisantes, alternes, palminerviées, elliptiquescrénelées, crénelures distancées et souvent terminées par une glande. Fleurs en petites cymes formant des grappes terminales et axillaires, pédonculées, allongées, odorantes, situées à l'extrémité des branches et simulant une large panicule feuillue ; tube du calice adné à l'ovaire; pétales spatulés à 5 lobes et opposés aux lobes du calice: style trifide. Capsule à 3 ailes arrondies au sommet et à la base, et se séparant en deux cloisons à la maturité du fruit; semences 3, noires, polies, convexes sur le dos, à deux faces du côté intérieur. — F1. de novembre en mars et aussi d'avril en Juin. — Assez abondant. Bord de mer, entre la Basse-Terre et la rivière des Pères, halliers près de l'embouchure du Galion, Houëlmont. Alt. 0-250 mèt. [N° 2979.]

Marmwique. Vulso : Liane-brûlée. — Abondant. Boulevard de Saint-Pierre, Trois-Ponts, Parnasse, Carbet, Prècheur, Marin (au pied du morne Gommier. [N° 650.]

Zizyphus T. (du mot arabe « zizuf ».)

Z. Jujuba Sam.; Z. Jujube. Vulgo : Surette, — Petit arbre pouvant devenir, selon les endroits, arbre de laille moyenne, souvent tortueux, à écorce blanchätre. Branches flexibles, fléchies en zigzag, infléchies et souvent presque pendantes, épineuses : les jeunes, finement duvetées ; épines 1-2, à l'aisselle des feuilles, semblables aux griffes de chat, noires et luisantes à

ne

l'extrémité. Feuilles elliptiques, finement dentelées au-dessous de la base, à 3 nervures principales, couvertes en dessous d'un duvet serré fin et blane, d'un vert tendre en dessus; pétiole court, duveté. Fleurs verdâtres, en cymes axillaires tot le long des branches: tube du calice adné, à 9 lobes libres, deltoïdes rotacés ; pétales 5, petits, spatulés, tronqués au sommet, creusés en gouttière, alternant avec les lobes du calice, penchés en dehors ; étamines 5, adhérentes, par la base, aux pétales et opposées à eux ; filets vigoureux, comprimés ; anthères introrses, à 2 loges; style le plus souvent trifide, plus rarement bifide; ovaire niché dans un disque anguleux sur les bords et adné. Fruit de la grosseur d’une olive, ou un peu plus gros, ovoïde, globuleux, à 2 loges contenant chacune une graine, pulpeux, pulpe jaune verdâtre en dehors, presque blanche en dedans ; noyau volumineux, dur, bosselé, épineux; semences Jaunâtres, ovales-arrondies, aplaties. — Les fleurs exhalent une odeur forte el mauvaise, qui devient très incommode pour certaines personnes; la pulpe est acide et très rafraichissante : on en prépare des confitures et des gelées exquises. Le bois est dur et sert pour la construction. — FI. de juin en octobre. — Très probablement introduit. Abondant dans les environs de la Basse-Terre : assez abondant au Baillif et au Moule, çà et là aux Trois-Rivières, au Gozier, au Morne-à-l Eau : assez abondant à Marie- Galante. [N° 2238.

Maxmnique. Vulgo : Jujubier. — Était cultivé autrefois au Jardin bota-

nique ; se rencontre çà et là sur les propriétés. [N°M%]

als

PTT PSP ET SE PNR

on pit a mac à RAS Se du clics

RÉ LS AR a pe dE à

RCI ES CS ns À à ec Re

AMPÉLIDÉES-TERNSTROEMIACÉES 95

Page 1