‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 56 sur 211 · TRENTE-QUATRIÈME FAMILLE. — SALICINEES · texte numérisé non relu

TRENTE-QUATRIÈME FAMILLE. — SALICINEES

De cette famille, on cultive deux espèces introduites: 1° Salix //umboldtiana W. Vulgo : Saule-peuplier, arbre ornemental, ressemblant au

peuplier d'Italie. — Il ne fleurit pas dans le pays. — Abondant à Monteran, çà et là à Gourbeyre, aux Trois-Rivières et au Camp-Jacob. [N° 3769.] Marnnique. Vulgo : Saule-peuplier. — Fort-de-France (derrière l'hôpital

Militaire, et au Collège), ete. [N° 495.] 2° Salix babylonica Sw. Vulgo : Saule-pleureur. Basse-Terre (Jardin botanique, établissement de Versailles),

Pigeon (gendarmerie), Pointe-à-Pitre, etc. — On ne connaît que les fleurs femelles, TRENTE-CINQUIÈME FAMILLE, — SAUVAGESIEES".

Sauvagesia Jacq. (dédié à Fr. Boissier de Sauvages (Sauvages de la Croix), né en 1706, à Alais, mort en 1767, d'abord professeur de médecine, ensuite professeur de botanique à la Faculté de médecine de Montpellier, auteur de : Methodus foliolorum, ou classification des plantes d'après la forme de feuilles.)

S. erecta L.; Sauvagésie droite. Vulgo : Thé-de-montagne, herbe de Saint- Martin, thé-savane. Br. Jam., t. 19, f. 3; Desc., vol. IV, t. 299, p. 310:— Herbe annuelle, d'abord droite, ensuite plus ou moins couchée, à tige flexible, mince, souvent radicante, quelquefois un peu sarmenteuse, haute de 20-70 cm. Feuilles elliptiques-lancéolées, petites, serretées, pointues, rétrécies à la base en un court pétiole; stipules ovées-lancéolées, à longues branches sur les bords. Fleurs blanches, à corolle rotacée, portées sur des pédoncules filiformes axillaires ; sépales 5, persistants, lancéolés, acuminés et sétifères au sommet, presque aussi longs que les pétales et la capsule; pétales 5, caducs, obovés; étamines sur 2 rangs : les extérieures, nombreuses, stériles; celles du rang intérieur, 5 ; entre les deux rangs se trouve une série d’écailles blanches, pétaloïdes ; style simple, ovaire-uniloculaire à trois loges s'ouvrant par déhiscence marginicide; semences petites, crustacées, attachées à 3 placentas. — Très abondant dans toutes les savanes humides et dans les clairières et sentiers des bois. — FI. toute l’année et constitue un fourrage assez apprécié. — Dans la médecine domestique, cette herbe jouit d’une grande réputation : on l’emploie fréquemment en infusion contre la toux, les bronchites, les rhumes. Descourtilz, loco cit., la place à Juste titre dans les béchiques aromatiques et la recommande, en outre, à cause de ses propriétés amères et aromatiques, comme stomachique, cordiale et digestive.? — Alt. 40-1100 mèt. [N° 2439.]

1. Cette petite famille est aujourd'hui généralement considérée avec raison comme une simple tribu des Violacées. (E. H.)

2. Cette plante, qui mériterait une étude plus complète de ses propriétés médicinales, est employée couramment à la Guyane française, où elle est commune, comme diurétique dans les affections des voies urinaires et comme antidiarrhéique. (E. H.)

SAUVAGÉSIÉES —— ÉRYTHROXŸLÉES 109

Marninique. Vulgo : Thé-savane. — Abondant et employé dans tout le pays contre la toux et les maux d'estomac. [N° 1777.]

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