‹ Annales de l'Institut colonial de MarseilleChapitre 85 sur 211 · SOIXANTE-TREIZIÈME FAMILLE. — ROSACEES · texte numérisé non relu

SOIXANTE-TREIZIÈME FAMILLE. — ROSACEES

Prunus L. (du latin « prunus »; prunier, qui vient du grec «prouné ».)

P. Dussi Kr. et Urb. {n. sp.); Vulgo : Bois-noyau. — Tantôt petit arbre, tantôt arbre de grande taille, d'un port élégant, à branches supérieures fastigiées, les inférieures horizontales, à tronc très droit, cylindrique, à écorce brune, légèrement gercée, à feuilles très vertes, toujours à moitié fermées. Feuilles longues de 5-9 em. sur 3-5 cm. de large, ovales-elliptiques ou ovées, fermes, luisantes, terminées en pointe obtuse ou souvent rétuse, ou légèrement échancrée, arrondies à la base et souvent munies de deux taches, ou brusquement rétrécies en un pétiole cannelé, long de 6-10 mm. Inflorescence axillaire, en grappes spiciformes, extrêmement nombreuses, longues de 3- 5 cm., confinées à l’aisselle des feuilles de la poussée de l’année précédente; fleurs blanches, petites, odorantes; calice infundibiiforme, charnu, blanc pâle, environ 2 mm. de long, à 5 dents deltoïdes, plus courtes que le tube et alter-

nant avec les pétales; pétales 5 ou plus rarement 6, concaves, arrondis, longs de 3 mm.; étamines en nombre double des pétales, insérées sur le rebord du calice, cinq ou six d’entre elles sont penchées en dehors et plus longues, elles alternent avec les pétales, les autres, plus courtes, sont opposées aux pétales et penchées vers le pisül; filet blanc, subulé, coniqueallongé ; ovaire libre, sessile ou subsessile au fond du calice; ovules collatéraux ; style droit, aussi long que les étamines les plus courtes; stigmate tronqué, obscurément trilobé; pédicelles de la base de la grappe plus longs que le calice: les supérieurs, plus courts. Drupe plus large que longue, 12-14 mm. de large sur 8-9 mm. de long, à péricarpe sec, brun en dehors;

cotylédons très larges, sans albumen. — Çà et là dans les parties inférieures des bois des Bains-Jaunes, du Gommier, des environs du Camp-Jacob, du Matouba. — FI. en mai, juin. — Le bois est dur, élastique et très recherché pour le charronnage; on peut extraire des feuilles une essence qu'on emploie en guise de créosote contre les maux de dents. — Alt. 280-600 mèt. [N° 2731.]

Marrnique. Vulgo : Noyau de France. — Bois inférieurs du morne Saint-

Martin, hauteurs du Prècheur (Céron), de Case-Pilote, de Case-Navire, etc. [N° 1907.]

Rubus L. {du latin « ruber », rouge, à cause de la couleur rouge des fruits dans un grand nombre des espèces de ce genre.)

R. rosifolius Smith.; Ronce à feuilles de rosiers. Vulgo : Framboisier, framboise, — Arbrisseau ou sous-arbrisseau buissonnant, très touffu, torlueux, parfois sarmenteux, à tiges et rameaux garnis de petits aiguillons, droits ou crochus, souvent implantés à rebours. Feuilles à 5 folioles ovales-elliptiques, doublement serretées, pubescentes, à dents mucronulées; pétioles communs et pédoncules armés d’aiguillons crochus. Fleurs blanches, solitaires ou en cymes pauciflores el terminales ; calice 5-partite ; pétales 3; étamines nombreuses, en nombre indéterminé; ovaires nombreux, insérés sur un réceptacle charnu, conico-cylindrique, surmontés d'un style caduc; carpidium

rouge, ovoide, charnu. — Les fruits se mangent soit sans apprêt, soit dans le vin blanc sucré. — FI. surtout d'octobre en mai. — Abondant le long des

chemins, dans les clairières et sur les lisières des bois de la moyenne région de toute la Guadeloupe. [N° 2203.] Martinique. Vulgo : Framboisier. — Abondant. [N° 152.

R. jamaicensis Sw.; Ronce de la Jamaïque. Vulgo : Grand framboisier, framboisier blanc. — Vivace, grimpant, haut de 3-5 mèt., à racines stolonilères, à liges el rameaux hérissés de poils droits, roux, entremélés de rares piquants crochus, à pétioles primaires, secondaires, et pédoncules également poilus et garnis de nombreux aiguillons recourbés et implantés à rebours. Feuilles palmées, à 3-5 folioles d'inégale grandeur, elliptiques, acuminées,

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