QUATRE-VINGT-TROISIÈME FAMILLE. — PAPAYACEES
Carica [.. (du nom « Caria », Carie, ancienne province de l'Asie Mineure, particulièrement riche en figues.)
C. Papaya L. (de « papara-maram », nom de la plante à Malabar.) Vulgo : Papayer. Desc., vol. I, t. 47, 48:° Tuss., FL SA MIOMdA EE PAR haut de 9-16 mèt., rarement plus élevé, à tronc nu, souvent sans branches, marqué de cicatrices annulaires laissées par les feuilles. Feuilles ramassées aux extrémités de la tige ou des branches, très larges, glabres, à 7 lobes profonds, pinnatifides et pointus; pétioles subcylindriques, creux, très longs. Fleurs dioïques, blanc jaunâtre : les mâles, en panicules axillaires, interrompues, portées sur des pédoncules très longs, de même couleur que les fleurs; les femelles, plus larges, également axillaires, en corymbes courts. Fruit large, meloniforme, comestible ; semences sphériques, très nombreuses, complètement entourées d'un arille transparent. — FI. presque toute l’année. — Le lait qui découle du fruit, par incision, a la propriété de ramollir les viandes. La papaïne (principe actif) qu'on en extrait a le pouvoir de dis-
1. Cette plante est réputée laxative et fébrifuge, comme ses congénères Tr. cucumerina L., très appréciée des Indous, et Tr. palmata Roxb.
PAPAYACÉES — PASSIFLORÉES 311
soudre les matières albuminoïdes et entre dans les préparations pharmaceutiques digestives ou antidyspepsiques. Selon Descourtilz, le suc de la racine serait vermifuge. Dans le pays, on se sert des racines macérées dans le tafia contre les douleurs rhumatismales. —— Abondant dans toutes les Antilles. [N° 2980.]
Magminique. [N° 201.]