JAKOB VANLOO
Jakob, fils de Jean Vanloo, né aussi à l'Ecluse, fut un habile portraitiste, il vint en France et se fit naturaliser, il entra à l'Académie Royale de Peinture le 6 janvier 1663.
Le portrait de Michel Corneille le père fut son tableau de réception, il mourut à Paris le 29 novembre
Louis Vanloo , fils de Jakob, né à Amsterdam vers 1641, mort en 1713, vint en France étudier, il rem-
porta le premier prix à l'Académie de Paris, — il y aurait été admis si un duel De l'avait forcé de se réfugier à Nice.
« Ayant fait un voyage à Aix, dit M. Villot, il s'y maria en 1683 et eut deux fils : Jean Baptiste et Carie qui occupèrent un rang distingué dans l'histoire de l'Art Français; Jean-Baptiste l'un d'eux fut son élève. »
M. F. Villot peut en ajouter un troisième, Joseph, graveur.
JEAK-PAPTISTE VANLOO
Jean-Baptiste Vanloo s'étant rendu à Toulon en 1706 pour voir les sculptures de Puget , peignit en cette ville deux tableaux qu'on trouva remarquables et il épousa la même année, M,,e Lebrun, fille d'un avocat qui, sous sa direction, devint une miniaturiste habile. Ce Lebrun épousa à son tour, Catherine Vanloo, qui ne manquait pas de talent.
Jean-Baptiste Vanloo après avoir travaillé à Borne, Turin , Gênes , Monaco , pour le duc de Savoie , et le Prince de Carignan , vint à Paris où il fut reçu à l'Académie le 23 février 1731. Nommé adjoint à professeur en 1733, il revint en Provence en 1742, fatigué et la santé altérée par ses travaux et ses récents voyages ù Londres. — Il mourut presqu'en peignant, le 19 novembre 1645, à Aix où il était né le 11 janvier 1664. Ses élèves furent d'André Bardon , d'Age ville , Françoise Duparc, son frère Carie Vanloo et ses fils, Louis Michel, François et Amédée Philippe.
D'André Bardon, qui a écrit la vie de Jean-Baptiste Vanloo en 1765, avoue que c'est aux lumières qu'il
avait puisées dans son école, dans ses leçons et dans ses exemples, qu'il doit sa réputation dans l'art de peindre, et bien plus dans celui de l'enseigner.
M. d'Ageville consacre une longue notice à ce peintre dans les Hommes Illustres de la Provence, publiée par Achard. La plus grande partie de son œuvre est passée en revue.
M. F. Villot dans sa notice du Musée Impérial du Louvre, donne sur lui également une longue appréciation. La biographie de Carie Vanloo est non moins Intéressante.
Force nous est de résumer.