‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 2)Chapitre 27 sur 149 · Lettre de M. l'abbé Salin · texte numérisé non relu

Lettre de M. l'abbé Salin

» }'al lu avec le plus grand plaisir, monsieur le chanoine, VAnti-Lupus <pie yens m'avez «nvo;é. J'adhère parfaitement aux doctrines que vous soutenez toochant l'origine divine du langage, l'origine des idées que vous expliquez d'après saint Thomas, et surtout touchant la Révélation primitive des vérités morales de l'ordre même naturel. Vos assertions sont fondées sur les autorités les pins respectables, telles que le concile d'Amiens, le célèbre Bergier, l'auteur des Annales de philosophie chrétienne, le savant Bonnetty, etc. Je déclare en ontre que cet opuscule éclaircit la question du Traditionalisme en le vengeant des fausses interprétations de ses adversaires, et en démontrant qu'il n'est point du tout contraire aux Quatre propositions promulguées par la Sacrée Congrégation de l'Index.

» L'abbé Salin, ancien desservant. »

» Villeite, près de Moûtiers, 14 octobre 1861. »

Voici maintenant la table analytique^ qui fera connaître avec exacUtode tojules les questions traitées dans cet ouvrage :

V SÉRIE. TOME V. — N« 25; 4862. (64* voL de la coll.) 5

70 LETTRES AU P. DECHAMP6.

Tablt analytique des Matières contenues dam le volume des

Lettres au P. Dechamps.

Etat de la question.

Diverses significations du mot révélation. — Mauvaise définition qu'en a donnée le P. Decbamps. — La Révélation divine peut avoir pour objet des vérités accessibles à la raison humaine. — Toute révélation divine est surnaturelle, ce qui n'empêche pas qu*elle puisse se rapporter à Tordre naturel.

— L'existence de Dieu est pour nous une vérité de foi avant d'être une vérité de raison. — Il est permis de penser que la même chose a eu lieu pour le premier homme. — Cela même est on ne peut plus vraisemblable au point de vue simplement philosophique. — Dieu a parlé à l'homme avant que l'homme eût encore pu parler. — L'homme n'a pas été créé parlant.

— D'après S. Thomas, la «cience d'Adam n'était qu'en puissance au moment de sa création. — Aveux du P. Dechamps qui viennent à l'appui de cette même thèse. — L'intelligence de l'homme n'a été amenée à l'acte que par l'intelligence di* vine. — Le premier homme a eu la science parfaite, mais non en acte dès le premier moment de son existence. — C'est la science, et non précisément le langage, que le premier homme a dû recevoir par infusion. — Il n'est pas rigoureusement nécessaire que l'homme ait eu l'usage de sa raison avant que Dieu lui eût parlé. — Le P. Dechamps confond l'usage de la raisQU avec la raison eUe-même. — L'usage de la raison consiste en deux choses très-distinctes. — La révélation a pu précéder dans le premier homme Tusage de sa raison. — Ce qui est surnaturel n'est pas nécessairement postérieur, quant au temps, à ce qui est naturel. — Les lumières naturelles de la raison ont pu s'allumer au flambeau de la révélation. -«-^ Le P. Dechamps confond la révélation avec la foi. — Lettre au P. Dechamps sur ce sujet. — S. François de Sales a formulé presque dans les mêmes termes que le pape Pie IX la première des quatre propositions. — Réponse du P. Dechamps insérée dans sa Queslion de Louvain^ ^ Au point de vue philosophique, la réyélatioQ a pu, mais non dû nécessairement précéder fu* sage de la raison chez le premier homme. — Différence entre

APPROBATIONS DONNÉES AU TBADrTttVNALlSME. 7Ï

renseignement, même divin, et la révélalFon. — Distinction à établir entre lé Traditionalisme philosopliiquë et le Traditionalisme théologique.

1** lettre au R. P. Deehamps.

Canons da concile<]c Trente, inconciliables avec lo prétendu drdl d^examiner avant de croire. -^ Le libre eœ&mm de^ la vé^ fiié rëigieuie est tin titre éqtittoqua. -*^ L'eiifent catholique n'a pas besoin pour croire de vérifier préalablement par luimême les deux faits sur les^^ueis porte la démonstration du P. Dechampsu -^ Le P. i>6chainps a oonfôndu, dans 669 lettres thé^kigiqUes^ la révélation avec lâ foi»

2* lettre au même. • '

Exposé des quatre professeurs de Louvain. — Révélation primitive des vérités naturelles admises par S. Augustin et par S. Thomas. — Révélation lata sensu. — Fausse imputation dirigée par les professeurs de Louvain contre les Traditionalistes frartçais. — Ontologisme des professeurs de Louvain.- -^ Doctrine de 8. Thomas contraire à celle des professeurs de Lou* vain sur la question des idées innées. -- Opinion de M. Latus: copforme à la nôtre suc. la. nature de la révélation primitive. — Suite de Fexposé des professeurs de Louvain> avec les observations de M. Bonnetty. — Réponse de la S. Congrégation delTodex.

3* lettre au même.

On peut sans Baïânisme adrtiettre la nécessité d^une révélation primitive des vérités de Tordre naturel. — Dieu aurait pu révéler à rhonihfîië les vérités de Tordre naturel, saris le destiner pour cela à une fin surnaturelle. — Distinction futile établie par M. de Bonaid etlti^e la: rdtijiçion naturelle^ et la religion révélée.-^ En quoi doi^onpliutôt. faire consister cette distinction. . .

A* lettre aa même.

En quoi consiste Tordre surnaturel. -^ 8a définition donnée par Tabbé Montagne. La troisième des quatre {Propositions né doit s'appliquer qu'aux choses de Tordre surnaturel. — La révélation^ nlmporte qu'elle soit relative à Tordre naturel ou à Tordra surnaturel^ ne doit pas se confondre avec la foi< Le mot

73 LETTttES AU P. DECIIAMPS.

/oî^ dans la première des quatre propositions^ ne saurait avoir pour synonyme la lumière de la vériU surnaturelle*

5* letire an même.

La révélation n'a pas pour condition essentielle une lumière supérieure à la lumière naturelle de la raison de Tbomme.

— Ce que c'est que la lumière naturelle d'après S. Thomas.

— Utilité de la thèse de M. de Bonald pour la question théolo*

gique.

G* lettre au même.

On doit attribuera la grâce la priorité sur Tusoge de la raison. — Preuves par le concile de Trente et par le deuxième concile d'Orange. — On doit adn^ettre en principe la priorité de la révélation sur l'usage de la raison^ en tout ce qui se rapporte à Tordre surnaturel.

7* lettre an même.

Proposition rationaliste du P. Dechamps. — Doctrine contraire de S. Thomas. — Limites arbitraires posées par le P. Dechamps à la puissance de Dieu. — Individualisme soutenu en principe par le P. Dechamps. — Réfuté par le concile de Périgueux. ^ Doctrine du concile de Trente incompatible avec la même opinion.

Post-scriptum [digression sur Joseph de Haistre).

J. de Maistre^ sur le point en question^ a parlé comme le P. Dechamps. — Le principe sur lequel il s'est appuyé suffit pour le réfuter. — Autres fausses propositions de J. de Maistre.

— J. de Maistre avait peu étudié ou mal compris S. Thomas.

8* lettre au même.

Du manque d'analogie de la méthode cartésienne avec les enseignements de la foi^ on peut eonalure sûrement que cette philosophie n'est pas la vraie philosophie. — Nous plaçons la révélation des vérités de Tordre naturel avant la raison^ et non pas entre la raison et la révélation des vérités de «l'ordre surnaturel. — M. Labis^ de Tournai^ pense comme nous sur ce point. — La révélation de ces deux ordres de vérités ne constitue pas deux révélations séparées. — Autorité de la tradition des vérités primitivement révélées. — Lamennais a fini par nier toute révélation positive. — Cette erreur où il est tombé

APFIlOBATIQIi DOKKÇK AU TRAPITIONAUSME. 73

accuse nécessaireinent en lui un défaut de logique. -^ La nécessité de la révélatiea de certaines vérités de Fordre naturel est la doctrine de S. Thomas, lui-même. — L'abbé de Lamennais entendait -en 1820 son système de Tautorité^ autrement qu'il ne Ta fait dans la suite, — Équivoque du mot foi humaine. — Distinction essentielle à faire entre la nature et la ; grâce. -— Ces deux principes sont analogues l'un à rautre^ [ mais ne sont pas identiques. —Lamennais a tout brouillé, pour n'avoir pas su faire cette distinction.

» 9* lettre au même.

[ Mérite des ErUretienê du P. Dechamps. — L'obligation de [ croire sans examen constitue là règle, et la liberté d'examiner n'est qu'une exception. —La double étude du fait intérieur et du fait public n'est point préalablement requise pour pouvoir croire raisonnablement: inats elle est h:è&-utile> surtout celle du fait public, pour se rendre raison de sa foi. —La foi n'a pas besoin d'être raisonnée pour être raisonnable.

Uttre à un Prélat belge sur la doctrine exposée dans la Défense dés quatre

propoaiUons.

En quoi notre opinion diffère de celle des professeurs de L)avain. — Distinction à faire entre idées et vérités. — Un enseignement purement extérieur ne suffit pas pour la transmission des idées. — Dieu en est la première cause. — Le Traditionalisme philosophique n'ôtc rien à Taclivité de l'esprit humain. — Sa définition. — La révélation positive date des premiers moments de la création de l'homm^. — L'existence de Dieu a dû nous être révélée avant de nous être démontrée. —Le Traditionalisme théologiquè consiste à soutenir cette nécessité.

Ueux mots sar l'enseignement dit de Louvain.

Adhésions à la Défense des quaire propositions, etc.

Lettre du P. Venlur^. — Lettre de M. Tabbé Victor Pelletier. -Lettre de M. l'abbé Martin (d'Agde).-^ Lettre de M. l'abbé Boudant. — Lettre de M. l'abbé Gaînet. — Lettre de M. Vabbé Salio. — Lettre de M. Jehan (de Saint-Glavien). — Lettre d'un

professeur de théologie au Séminaire de —Réponse.

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- POUR FAIXB SOn'E A LA TBADmOM

PAB Lt: P. VENTURA DE RAÙLIGA

CHAP* V, -r^ Du point de départ et du kut d$ la philosophie de

saint Augustin.

^. ^ La méthode des hérétiques et la méthode des Pères de rÉgltse^ touchant i^ science de Weu et de Thomme* — Portrait du Dieu Trine et Un, par rapport à rintelligence, et de VJBomme^-DieUy par rapport à Tunion de Tâme avec le corps. — ^L'homme ne peut être connu qu'à Taide de la connaissance de son auguste Original. — Faute de cette connaissance, les anciens philosophes ont complètement ignoré Tbomme. — Les Pères seuls Tont connu, par leur connaissance parfaite de Dieu et de Jésus-Christ, et ont créé une philosophie vraie, avec le secours de la vraie théologie. — Saint Augustin a marché dans cette voie, et n'a pas appris sa sublime doctrine sur Thomme à l'école de Platon, mais à l'école de l'Évangile,

10. — SaintÂugustin n'a faitservir sa pbilosophiesur l'homme qu'au développement et à la défense des dognies de la Trinité et de l'Incarnation. — Les mystères de Dieu et les mystères de l'bonune s'éclairent et sç soutiennent réciproquement. — £n attribuant à saint Augustin une fausse philosophie^ le Semi-rationalisme fait.non^^eulement tort à ce grand esprit, mais sert à obscurcir la Foi de l'Église et favorise l'hérésie.

CHAP» VI. — Réfutation de l'opinion qy£ les Pères de l'Église

ont été disciples de Platon. , H., — La triste pensée du Seini-rationalisme de faire, de3 Pères de TÉglise et de saint Augustin en particulier, des éco-

» 3 voL ip-S', chez Gaume fr, et Desprez, édit., rue Cassette, 4. Prix ï 15 fr. ' Voir le 1*" article au cahier de novembre dernier, t. iv, p. 394.

liers de Platon, Tictorieusement réfutée par un auteur célèbre du dernier siècle. — M. de Fontenelle et le P. Balthus. — Preuves Irrécusables de la fausseté, de Tabsurdité de celte pensée Semi-rationaliste et de ses funestes conséquences, par rapport à la religion. — Ce sont des coups mortels que nos adversaires ne sauraient décliner.

GHAP. VU.>— Du prélmdu Cartésianisme de saini AugttÈtin.

i2. Une page incroyable, dans laquelle un-auteur Semi-ra-^ tionaliste a encore fait de saint Augustin le précurseur de Descartes. C'est un roman; on se propose de le réfuter. — En affirmant que Descartes ne s'est sauvé du scepticisme que par sa foi dans sa raison, son panégyriste lui attribue une faute dont il n'est pas coupable. — Courte analyse de la méthode de Descartes, dans laquelle il résulte qu'il ne s'est sauvé du scepticisme que par la foi au Dieu créateur. — Dans quel but saint Augustin a écrit sur la méthode. 11 n'a pas commencé par l6 dmte méthodique^ mais par la foi.

13. Examen du premier des textes de saint Augustin, dont le Semi-rationalisme a abusé pour faire de saint Augustin le précurseur de Descartes. Analyse de l'ouvrage des Soliloqua, d'où est tiré ce texte. Cet ouvrage n'a été œrit que dans un esprit de foi. — Intégralité du texte en question, que le Semi" rationalisme a tronqué pour lui donner un sens qu'il n'a pas. —Remarques sur cet important texte, qui en rendent évidents la pensée et le sens véritable.

i4. On discute |t^. second texte de saint Augostin que le Semi-rationalisme a tourné contre son auteur. — Ce texte n'a pas le moindre rapport avec le doute cartésien, et saint Augustin n'y a nullement établi la certitude de l'existence sur la certitude de la pensée. — Autre texte, en entier, que le Sçmiraittonàlisme a étrangement défiguré. — Cinq conclusions, résultant de ce texte et prouvant que l'interprétation Semi-rationaliste en est évidemment fausse. — Un 'troisième texte de saint Augustin qui prouve évidemment que sa méthode a été la contre- partie de la méthode dite «cartésienne.»— Étrange mosaïque de mots, tirés do plusieurs ouvrages de saint Augustin, à l'aide de laquelle on a forme son système, qui n'en est pas un, sur la connaissance. — Plusieurs de ces ouvrages

7^ TRAITÉ DE PHaOSOPBIB CaRÂTIENKE

ont été désavoués par le saint docteur. — Conclusion sur le prétendu Cartésianisme de saint Augustin.

CHAP. vni. — Du prétendu Makbranchiime de saint An--

gustin.

i5. ~ On défend saint Augustin de l'imputation d'être Tauleur de la \ision Malebranchienne. On rapporte^ en entier, son célèbre passage c|ui sert de prétexte à cette calomnie. — Le Semi-rationalisme est convaincu de lui avoir prêté un sens qu'il n'a pas. — Sopbismes sur lesquels il s'appuie pour soutenir sa fausse interprétation. — Explication^ donnée par saint Tbomas^ du fameux passage de saint Augustin. — Preuves que ce passage n'a pas le moindre trait à la question des idées.

16. -—On réfute un autre argument du Semi-rationalisme^ en faveur du prétendu Malebranchianisme de saint Augustin. Cet argument repose sur l'ignorance de la belle distinction, établie par saint Thomas, sur les deux manières dont l'âme voit dans les raisons ilemelles. — Magnifique passage de ce docteur expliquant saint Augustin par saint Augustin. — Saint Augustin lui-même a expliqué de la même manière sa doctrine sur les idées.— «Commentaire sur cette explication. Deux conséquences importantes qui en dérivent. — Résumé de la philosophie de saint Augustin. En en faisant le précurseur de Descartes et de Malebranche, le Semi-rationalisme s'est ruiné lui-même.

9« PABTIi:. — §alnl Vl&oiiia«.

CHAP. I. — De Vimportance et de Vaulorilé de la philosophie

de saint. Thomas.

17. — Le dévergondage est le comble de la folie. -^ Manière insolente dont le Semi-rationalisme a apprécié saint Thomas ; il ne l'a dit le plus grand des théologiens que pour se donner le droit de le faire passer pour le plus petit des philosophes.-— Le philosophe est inséparable du théologien, dans saint Thomas ; le déprécier comme philosophe, c'est l'amoindrir et rabaisser comme théologien. — Dans quelles circonstances et pourquoi Dieu a donné saint Thomas à l'Eglise. -— Caractère éminemment philosophique des écrits théologi(|ues de ce doc-

PAR iE P. YfiNTUftA DB lUVUGA. 77.

\mr, affirmé par lui^-même. — Injustice de lui contester la su* préraatie^ même dans les sciences naturelles.

18. — Le génie philosophique de saint Thonias brilla parti-* culièrement dans sa Somme de la Théologie. — Analyse de ce livre immorteL — Quelques exemples de la manière philosophique dont il y expose les questions tbéologiques. — I^ spécialité de ce travail est que le christianisme y. apparaît éminemment raisonnable. — C'est à ce titre que rbérésie et rimpiété le redoutent et le déprécient. — Par là elles apprennent au Semi-rationalisme combien il est inconséquent en affirmant que l'autorité de scûnt Thomas comme philosophe n'e$t pas aussi grande que l autorité de saint Thomas comme ihéo^ logien.

CHAP. IL — Approbations, grandeurs et gloires de la phUoso-

phie de saint Thomas.

19. -— La partie philosophique de la Somme de saint Thomas I a été déclarée elle-même jyrodigieuse par le Souverain Pontife. I Saint Thomas salué comme maître par excellence, non-^eule-

I ment comme théologien^ mais aussi comme philosophe; ma* gnifiques témoignages que lui a donnés l'ancienne Sorbonne,

I à ce double titre. — Imposantes approbations que la doctrine entière de saint Thomas a reçues, de la part des Papes et des conciles. — Nul docteur n'a joui, dans le monde savant, d'une réputation plus constante et plus universelle que saint Tfaonias. — Injustice du Semi-rationalisme d'en avoir fait un philosophe pitoyable.

19 bis. — On fait justice de la prétention du Semi-rationalisme de se croire libre d'attaquer la théorie de la connaissance de saint Thomas/ sous prétexte qu'elle n'appartient qu'à Aristote. — Variété et sagesse du savoir de saint Thomas. — A l'âge de vingt-cinq ans, il a été réputé le plus grand homme du monde savant; touchante lutte d'humilité entre lui et saiut Bonaventure, sur la question de savoir qui des deux devait occuper la chaire d'Albert le Grand. — Résumé de la vie et des ti*avaux de saint Thomas. — Preuves qu'il a reçu sa science d'en haut ; témoignage de Fleury . — Où le docteur angélique a puisé son ai^çument péremptoire contre les Mar nichéens et la solution des difficultés philosophiques qu'on

è 78 TRAITÉ DB PHU080PH1B CfiOlÉTiENNB

peut faire eontre rEucharistie. ^ Le hene stripsiêti de me Thoma ; la science de feaint Thomas, confirmée par des prodiges. Le Semi-rationalisme se montre bien difficile, en refusant d'admettre une science semblable, sans la discuter. CHAP UL -^ Originalité chrétienne de la philosophie de saini

Thomas en général.

fô. — Erreur dans laquelle se retranche le Semi-rationalisme pour attaquer le système de saint Thomas sur Thomme; ce système n'est pas le système amendé d'Aristote, mais une doctrine approuvée par TEglise. — Encohe un témoignage non suspect sur l'origine chrétienne et sur l'importance de la doctrine de saint Thomas. — Témérité des philosophes semi-rationalistes de se poser en juges de ce docteur. C'est, de leur part^ Toubli de toute convenance et de toute pudeur littéraire. — Us seraient aussi réellement grands qu'ils sont réellement petits; ils seraient même des Bossuets^ qu'ils n'auraient pas le droit de critiquer saint Thomas, comme ils le font.

21. Manière inconvenante dont le Semi-rationalisme attaque saint Thomas. — Pourquoi les petits esprits s'en prennent aux grands; le génie respecte le génie. — Profonde vénération de saint Thomas pour les Pères de l'Église r bel exemple à suivre. — Son estime et son respect pour saint Augustin, mais il ne s'ensuit pas qu'il ait été son disciple. — Bossuet. — Même en théologie, saint Thomas n'a été le disciple que de l'Eglise. -^ Preuves qu'il a été encore moins le disciple de saint Augustin en philosophie; témoigtiages non suspects* ^ Injustice des modernes de faire de saint Thomas et des scolastiques le troupeau d'Aristote.

CHAP* IV. — Originalité chrétienne de f idéologie de saint Th(h

maSy en particulière

22v •** Résumé de la doctrine de Platon sur les idées ; AHS" tote a renchéri encore davarUage sur Vabsurdité et l'impiété de cette doc(rtn««-^-Sa théorie des idées renferme le matérialisme, le panthéisme et l'athéisme. -^ Théorie de saint Thomas sur les idées et sur l'intellect agissant. -*- Elle diffère de celle d'Aristote, autant que la vérité^ de l'absurdité; la loi, de Tim^ piété. — 11 résulte de ce rapprochement que sur un tel sujets au moins^ saint Thomas n'a pas été le disciple d'Aristote*

PAA L*r p. VBïmjRA ÎM5 RAULIGA. 79

CHAP. V. -^ De Vorigine tmite chrétienne de la piyeholoffie de

saint Thoma$ en partimtief.

23 et 24. — M. Jourdain : on lui rend la justice d'avoir parlé respectueusement de saint Thomas. — Tort qu'il l'est fait à lui-même en attribuant à saint Ttiomas d'avoir emprunté à Aristote sa doctrine sur l'âme. — Les textes qu*il allègue n'ont pas la signification qu'il leur donne. Il se rétracte et étatilit formellement l'originalité de la psychologie de saint Thomas* Loin d'avoir lui-^même déclaré , comme M. Jourdain le prétend^ de n'avoir fait que suivre Aristote, saint Thomas a> par un fait éclatant, déclaré de n'avoir suivi que la Tradition des Pênes de l'Eglise, dans sa théorie sur râmCé

25. — La doctrine d'Aristote> sur l'âme humaine, ne lui appartient pas en propre ; il l'a trouvée, toute faite, dans les croyances de l'humanité et dans les livres indiens. «^ Preuves que la même doctrine est éminemment chrétienne, et qu'elle a été professée par les Pères de l'Eglise dès Torigine du christianisme: — C'est d'eux que Ta apprise saint Thomas. Il tfa emprunté à Aristote que la formule de cette doctrine et non la doctrine elle-même. — Incertaine et erronée chez Aristote, chez saint Thomas elle est vraie et parfaite. — Ayant puisé dans le mystère de l'Incarnation la lumière pour connaître, il s'est servi de sa doctrine, sur l'homme, pour mieux préciser le mystère de Jésus-Christ. — Pour avoir fait usage de la définition d'Aristote, il n'est pas plus son disciple que le concile général de Vienne qui a consacré la même définition.

CHAP. VI. — Dé la philosophie d^ Aristote au moyen âge, et de Vrnage que saint Thomas a fait des doctrines et de rautorité de ce philosophe.

26. — Dernière raison du Semi-rationalisme pour affirmer que saint Thomas a été le disciple d'Aristote. — ^ Comment on se propose de la combattre dans ce chapitre. — Les historiens modernes de la philosophie sont suspects. — Résumé de l'histoire de l'Aristotélisme au moyen âge. — Les Arabes en ont été les restaurateurs et les premiers commentateurs. — Caractère propre de la philosophie d'Aristote et ses erreurs.— Philo-

80 TllAITÉ M raiLOSORBIB GUÉTIENKE

«ophes chrétiens qui les oot adoptées. — Sectes religieuses qu'elles ont enfautées, et grande corruption de mœurs qu'elles ont produite.

27. — Suite de Thistoire de rAristotélisme au moyen âge. -^ Origine logique des Nominaux et des Réalistes, absolus el modérés. *— Leurs chefs^ leurs erreurs^ et hérésies auxquelles ils donnèrent lieu. -^ Abélard et les Concefdualisles, — Condamnations de leurs doctrines et de la philosophie d'Aristote d(mt elles étaient le produit. •— Cependant on n'en demeura pas moins attaché à cette philosophie.

28. — Aristote a été le moins corrompu et le moihs impie de tous les anciens philosophes de laGrèee, et a, en mourant, rendu à Dieu un éclatant témoignage. — Ce sont là ses premiers titres de recommandation à la bienireillance de saint Thomas. — Poimiuoi Tappelle-t-il encore le Philosophe^ le traile-t-il avec égard, Pexcuse-1-il, le défend-ilî — Corrections faites par saint Thomas à sa philosophie ; leur nécessité^ leur importance et leur succès. — Immenses services qu'il a rendus à la science et à la religion. — En faisant le âer, à son égards le Semi*rationalisme se rend ridicule.

CHAP. VII. <— De Vindignité des ailaqties du Semi-rationalisme contre la philosophie de saint Thomas.

29. — Le Semi-rationalisme, en faisant grâce à saint Augustin, a été irnpitovable pour saint Thomas. -^ M. Jourdain, critiquant, lui aussi, la métho(te de saint Thomas et sa doctrine sur l'âme. — Impertinence, contradiction et injustice de cette critique. — Preuves que saint Thomas a fait de l'observation des faits intérieurs de l'âme, la base de la psycbcdogie.

— On désintéresse M. Jourdain dans cette discussion. — Méthode qu'on suivra dans ce chapitre à l'égard du chef du Semi-rationalisme.

30. — Critique que le Semi*rationalisme s'est per^nise, sur la théorie de la connaissance selon saint Thomas. — On relève l'inconvenance, l'injustice, la témérité d'une pareille critique.

— Saint Thomas u'a pas ravalé l'intelligence humaine. — Le critique n'a rien compris à ses doctrines. — Les idées sont pour saint Thomas d'une simplicité absolue. •-- Conformité

PAR tS P. VENTUBA 0B RAUIJGA. èï

parfaite de sa théorie avec celle de saint Augustin sur le même sujel.

31. — Rien n'est plus certain que l'existence, admise par saint Thomas^ d'un intermédiaire entre l'intellect et Tidée» — Injustice des reproches faits à saint Thomas, au sujet de la lumière intellectuelle. — Comment une cause créée peut accomplir des œuvres de la Cause Incréée. — Ignorance et parti pris du Semi-rationalisme d'abaisser saint Thomas.— -Sa tliéorie sur la connaissance n'est pas péripatéticienne. — Le Semi* rationalisme Fa plus insulté en le défendant qu'en raccnsant. — Etrange phénomène d'un philosophe du 19*" siècle, osant se poser en censeur de la philosophie de saint Thomas, admirée et respectée par tous les philosophes chrétiens pendant six siècles.

32. Glorification des chefs de l'école Cartésienne par le Semi-rationalisme. On en démontre le mensonge, le scandale et le ridicule. — Après saint Thomas, une réforme de la philosophie par Descartes n'était pas plus nécessaire que ne l'a été une réforme de la religion par Luther. — Les subtilités et les disputes stériles en avaient été bannies depuis longtemps. — Etat florissant des écoles de philosophie depuis saint Thomas, prouvé par la foule des savants de premier ordre qui en sont sortis. — Grand savoir des Pères des derniers conciles généraux. — 6f*ands hommes de l'école française, y compris Bossuet. — Christianisé par saint Thomas, l'Aristotélisme n'a produit aucune erreur. — La paix qui régnait dans les écoles catholiques n'a été troublée que par le Cartésianisme. — C'est là la source de toutes les erreurs du i8« et du 19« siècle, et la cause de la mort de la philosophie.

S« PARTIE. — El» pliilosoplite dirétienne.

Introduction.

33. Pourquoi on revient ici sur la philosophie chrétienne. -^La philosophie c'est particulièrement la science de l'homme. *- Sujet et plan de ce résumé de la philosophie chrétienne.

9BCV101V 1'*. -^ I^ «aeatlon des idée*.

CHAP. p'. — La terminologie des idées sehn la philosophie

chrétienne.

34>. Importance de la question des idées. — Manière dont

82 TRAITÉ BB PHILOSOPHIE GABÉTlKKlfE

(jUe sera traitée ici. — Des Universaux et des Prédieaments en général. Les Prédieaments sont. des Universaux eux aussi. Explication des cinq Universaux.

N* 1. L'Universel, le Genre et l'Espèce. — N» 5. Les Prédieaments. — N« 3. La DiSërenee. -^ N<* 4. Le propre et rAccideiit.

35. Des trois premiers Prédieaments en particulier. Observations importantes sur la SubsUmce^ sur la Quantité et sur la Forme.

N* 6. La Substance ou le Sujet. ->N* 6. La Quantité et ses pr(^riétéS.---N* 7. La Quantité Pennanente et Successive, Continue et IMBcràte.-^N* 8,. La ftalatk» Rationnelle et Réelle. ^ N" 9. La Qualité et ses quatre espèoes. — N** 10. La première espèce de la Qualité. — L'Habitude et la Disposition. — N** 11, I>euxième espèce de la Qualité. — La Puissance et ses dififérentes slgnîfica- Uons. -- N* 12. Dernière espèce de la Qualité. >- La Forme. ~ Sens philosophique et moral. •— N" 13. La Forme.— Sens Matériel.— N» 14. L*act4on.'— M* 15. La Passion. Au sens philosophique.— N« 16. Les quatre derniers Prédieaments. — N** 17 et 18. I^es Post- Prédieaments. — Le Mouvement et le Mode.

36. Autres termes Universaux qu'on se propose d'expliquer. — Vraie signification des termes : être, essence^ nature^ et différents sens dans lesquels on les prend dans la philosophie chrétienne.

N* 19. L'Être et ses différentes espèces.— N° 20. L'Être Réel et l'Être de Raisonj rÊtre Intentionnel et l'Être Naturel. — N" 21. L'Être Nécessaire et l'Être GonUngent. — N" 22. L'Être Substantiel) Spirituel ou Corporel. — N« 29. L'Être Accidentel. — N*" 24. L'Essence et la nature^ simples ou composées.-^ N** 25. Différentes signlâcations du mot « Nature. » - N" 26. Lois de la Nature. — Le Mouvement.

37. Du Nécessaire et de Vinfini qui n'est pas Dieu. — Différentes espèces du Nécessaire philosophique. — L^infini en Puissance et l'Infini en Acte, — Importance de. cette distinction.

N" 27. Le Nécessaire relatif et le Nécessaire par soi. — N° 28. Le Nécessaire moral, physique et métaphysique. — N* 2Ô. Le Nécessaire intentionnel et le Nécessaire réel. -- 30. L'Infini et ses e^èces. — N*> 81. Linfini en acte ne ae trouve qu'en Dieu. — N" 32. L'infini en puissance. — - N* 33. Application de linfini en puissanee.

38. Des termes Universaux exprimant les prppri^s de l'Être Commun.^Ei d'abcNrd de VUnité des êtres^ de ses.différentes espèces.

N*> 84. L'Ud pAr toi, par eontlDttUié. -» N*d6* L'un par soi, par la forme. —

PAR LE P. VBKTURA PE RALLIGA. 83

N*36» L'un par soi, par Tespèce et par le nombre. — N" 87. L'Unité avec la pluralité dans rhomme et en Dien. — N* 38. L'Unité des natures créées.

39. T)e la deuxième qualité de l'Être commuo^ la Vérité.— Magnifique définition de la Vérité par saint Thomas. — Les différentes espèces de Vérité. — La doctrine de la pliilosopbie chrétienne sur le faux. En quoi consiste le faux logique ou Terreur. — Quand et comment Terreur se trouve dans Tintellect et dans le sens. — Les Apôtres de Dieu et les Apôtres de Satan.

N« 39. Du vrai et du faux. Trois espèces de vérité. ~ N*" 40. La Vérité métaphysique.— W 41 . La Vérité logique. — N» 42. La Vérité d'énonciaUon. — N« 43. La Vérité morale. — N- 44. Le Faux. — N" 45. Le Faux logique. — N» 46. L'Intellect percevant et Tlnteliect composant. i.e Sensible propre et le Soiaible commun. — N* 47 . Le Mensonge. — N° 48. Les échos de la Vérité et les échos de l'Erreur.

iO. De la troisième qualité de l'Être commun^ la Bonté. -^ La doctrine delà philosophie chrétienne sur la Bonté et sur la Perfection. — Gomment il est vrai que Dieu a, selon saint Augustin, tout fait avec Mode, Espèce et Ordre, et que, seloa l'Écriture, il a tout fait en Nombre, Mesure et Poids. — Différentes espèces du Bien et du Parfait. — La perfection absolue ne se rencontre qu'au Ciel. — Grande portée des. termes scbolastiques, e^Lpllqués dans ce chapitre.

N" 49. Le Bien. Tout être est Bon, comme tout être est Vrai. — N» 50. Lea éléments du Bien. — N" 61. Le Bien métaphysique et le Bien moral. ** N« 62. L'Utile, l'Honnête et le Délectable. — N* 53. Différentes espèces du Bien. — N* 54, Le Parfait. — N"* 55. L'homme n'est parfait qu'au ciel. — N** 56 L'imparfait, dans l'ordre naturel, est l'effet et la preuve de la chute.— I^* 57. Différents seus du mot Parfait. Le Parfait absolu c'est Dicu^,

41 . Du Mal, de sa nature et de ses différentes espèces. — ^Les maux et les biens temporels ne sont de vrais maux et de vrais biens que dans leurs rapports avec le mal et le Bien éternels. En quoi Tamour des créatures est coupable.—Les trois termes qui renferment les rapports de tous les êtres. — Conclusion de la terminologie de la philosophie chrétienne.

N" 58. Le Mal. — N« 59. Le Mal hominal ou relatif. — N» 60. Le Mal positif et réel. — N' 61. Le Maille peine et le Mal de coulpe. — N" 62. Le vrai Mal et le vrai Bien. — N" 63. Les Passions. — N" 64. L'Homme, Jésus-Christ, Dieu et leurs rapports. — N^ 65. Importance de la Terminologie de la philosophie chrétienne.

Le P. Vbntuba de Râuliga.

NOUVELUS ET KËLA1IOE8,

ITALIE. — ROMR. — livres eondamnés. Par décret da 19 décembre 1861, la

Sacrée Congrégation de l'Index a défendu sous les peines ordinaires les oa>

vrages suivants :

Let Déicides. Examen de la Divinité de Jésus- Christ et dePÉglise chrétienne au point de vue du judaïsme, par F. Cohen. — Paris, 1861.

Programma sul Diritto Ecclesiastico, etc. Programme de Droit ecclésiastique par l'abbé Cb. Cucca, professeur à TUniversité de Naples.

Gatechismo politico ad uso delle classi inferiori, redatto da M. C. M. Napoli 1860, Catéchisme politique des classes inférieures, rédigé par M. C. M. — Naples, 1860.

Storia dltaUa compendiata per la Gioventù da Giovanni Viseardini, etc. Histoire dUtaXie^ abrégée pour Vusage de la jeunesse, par Jean Yiscardinl, professeur d'histoire et de littérature au lycée de Luguano, 1861.

L'auteur de l'ouvragé intitulé : La Predestinacion y reprobacion de los hombres secun el sentido jenuino de las Escrituras, y la razon. Por F.-V.-S. Guenca, 1828, prohibé par décret du 5 mars 1857, s'est louablement soumis et a lui-même réprouvé son ouvrage.

Donné à Rome, le 20 décembre 1861.

— Découvertes faites dans les fouilles dupalais des Césars. On sait que Tlimpereur des Français a acheté du roi de Naples les jardins Famèse, situés sur l'emplacement du palais à* Auguste^ de celui de Tibère et de la maison attribuée par la tradition à Bomulus, Voici, d'après la Correspondance littéraire^ Tensemble des travaux de M. Pietro Rosa, qui en a été nommé conservateur.

Les nombreuses tranchées qu'il a dû faire sur ce vaste terrain lui ont révélé pour ces monuments une topographie complètement différente de celles qui ont été publiées jusqu'ici par les archéologues, et entre autres par Bianchini, Nibby et Canina. Ceci prouve, contrairement à des bruits répandus Ion de l'acquisition des jardins par l'Empereur, que, dans cette partie, il n'avait point été exécuté de fouille : tout promet donc de ce côté-là une abondante récolte d'antiquités.

[La suite au prochain cahier.)

Versailles. — lm')rimcrie BEAU jeune, rue de l'Orangerie, 3C.

4NN4LES

DE PHIIiOSOPHIE CHUÉTIEVIÏE.

lllmitér0 28. — Shtitt 1862.

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