‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 5)Chapitre 85 sur 135 · COURS PHILOLOGIQUE ET HISTORIQUE · texte numérisé non relu

COURS PHILOLOGIQUE ET HISTORIQUE

d'antiquités civiles l^X l^CGLiSUSTlQUES S

Origine et différentes espèces d'E.

Comme nous Tavons fait pour les lettres précédentes, nous allons examiner jusqu'à quel point il est probable que TE ou la 5* lettre sémitique , tire son origine des écritures hiéroglyphiques , c'est-à-dire du chinois et de l'égyptien.

Origine chinoise et égyptienne de TE sémitique.

La 5* lettre, ou le nombre S, ex|N:iméé en sémitique et en grec par un E , ou par la 5* lettre de Talphabef: , comprend ch^z les Cbinoi» de 7 à 9 beures du matin de nos heures , et est représentée par le caractère •M' {fig. 1 planche 29), et pour les variantes 2, 3» ft et 5.

Il se prononce chtn en Chine, sin au Japon , thin en Cochinchine, jin en Turquestan ; il signifie heure, jour, année , une partie du ciel qui est sans étoiles»

Cette 5® heure était celle du déjeuner , -celle où V homme prenait sa première nourriture de la journée, où il puisait la /orce et le courage nécessaires pour contiouer se& travaux.

Aussi trouvons-nous les images de Bouche dans les fig, antiques et hiéroglyphiques 6, 10, 11 , 12 et 13; celles de tables, de trépieds, de vases, dansles/g. IZt, 15, 16, 17, 20, et 21 , et celles à'xm^ plante potagère dans la forme 17. Plusieurs autres de ces figures ont sans doute rapport à^des usages qui nous sont inconnus. La 5« lettre, bu TE, avait donc rapport au déjeuner, de même que la 8% ou TH, mar-

' Voir le dernier article au n* 49, ci-dessus> p. 50.

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qvait rhenre da dfiter» ce tpà expikpM les nfperts w^nbreux et nni- . versels de ces deux lettres.

La S*" lettre ea hébreir et dans les langues sémiiiqiies est le n, ke qui marqae aussi la 5^ heure. Son nom est mu Mi^ et signifie : voici, voilà , ça-donc, courage , lequel se rapprôebe'de Tidée dé force et ii encouragement que nous trouvons dans la figupe ehinoise.

Quant à la forme^ il suffit de jeter les yeux sur là pianche S9 que nous empruntons à un ouTrage de M. de Paravey ^ et snr les formes des SS di^iabets sémitiqves que nous donnons d»s notre jfbmche 30, pour saisir les nombreuses analogies qu'il y a eslrè les signes hiérc^lyphiques antiques des Chinois, et les anciens alphabets sémiti-i ques et orientaux.

Dans l'égyptien, pour figurer TE, nous trouvons en éoiture hiéro^ glxphique les formes 1 , 2 , 3 , 4 , 14 , 1^ , des pïanteï , telles que roseau, feurs^ arbre, tiges de papyrus, et de plus, ^ig^^* 2, un hras^ symbole de la force, fig, 30 un homme portant un rase, fig, 21 un homme portant des feuilles. Quant à l'écriture déiQOtique nous avons Iesy%. 23 et 24 qui sont identiquement semblables i^ Phébreu'.

£n outre, dans la langue hébraïque^ le n au commencement des mots indique le passif-, Vimpératif, le verbe réfléchi, Parttdeif<>- ' monstratif, Yinterrogatif, la négation ^ à |a fin des mots il désigne le féminin. II y aurait à examiner » alors eette lettre ne fait pas la fonction de la cM femme dans les langues chinotees et égyptimmes ; mais nous ne faisons qu'indiquer ici ce p^nt de vue.

£ des alphabets des langues sémit^ues^ d^près la divlstoi» du tabieaa ethno-

graphique 6t^Bé\h\ {Planche W), • '

L LANGUE hébraïque, divisée,

1*» En hébreu ancien ou hébreu pur, lequel compreiMPl ; . Le P'' alphabçt, le samaritaine^

» Essai sur V origine unique et hiéroglyphique des chiffres et des lettres» Planche n'* m. Paris, Treuttel et Wurti,

" Voir la grammaire de Gbampollion, et l'alphabet qwîse tronre dan» r-^««iyse grammaticale raisonnée de Salvolini, n" 4, 5, 17, 18, 22, 23, 24, 25, 26, Î7, aa, 33, 34, 35, 36, 4Î, 43, 4S, 28?, 237, 238.

' Noos ne croyons pat devoir répéter Ici qneis sont les ouvrages on lei au-

286 COURS D£ PHliOLpGlË ET D'4RCHÊ0L0GII.

Le IIT id, jpvMé par Edouard Bernard.

Le m* par VEncj^clopédie.

Le iy% celui des. médailles^ donné par M. Mionnet.

Le V*, publié pxr Duret.

Le VI% l'alphabet A' Abraham.

Le VIP, l'alphabet de Salomon.

Le VHP, Ôl Apollonius de Thyane.

2"* En chaldéen on hébreu carrée lequel comprend :

Le IX% celui qui est usité aujourd'hui dans les Unes imprimés.

Le X**, dît judaïque.

Le XI% usité en Perse et en Médie.

Le XIP, usité en Bahylonie.

3** En hébreu rabhimque , lequel comprend :

Xe XIII*, le chaldéen cursij.

Une deuxième division de la langue hébraïque comprend le phénicien, qui est écrit avec les trois alphabets suivans :

Le XIV% d'après Edouard Bernard.

Le XV% d'après M. Klaproth.

Le XVI% d'après V Encyclopédie.

Une troisième division comprend la langue punique y karchédonûjuf ou carthaginoise , laquelle était écrite avec

Le XVII% d'après Hamaker.

Le XVm% dit Zeugitain.

Le XIX% dit MéUtain.

Le XX*" n'a point encore de E.

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