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FORMANT UN SUPPLÉMENT A TOUTES LES HISTOINES ROMAINES

25. Jéaiui eélèkre ■» S« et deralère Pà^ve ATee «ea diaciplea.

Jeadi 2 avril de Tan 33 de J.-G.

Pour bien comprendre les importants événements qui vont suivre, il faut connaître quelques détails sur la célébration de la Pâque. Nous les empruntons au livre de M. Tabbé Chevallier.

« Pour bien saisir l'ensemble des faits et leur mystérieuse > concordance, il est nécessaire de rappeler ce qui se passait t dans cette solennité. C'est le seul moyen de se retrouver «dans le récit, fort abrégé, des Évangélistes.

> On peut conclure de ce qu'ont écrit les auteurs les mieux

[informés sur les coutumes judaïques, que la Pâque commençait par une Bénédiction générale, pour laquelle on faisait circuler une première eoupe^ dont chacun prenait tour à tour sa part. Il y avait ensuite comme trois services, sui-

^ Voir le dernier article aa N* précédent d-deisas, p. 7. VI'sÉtn. TOME IX. — N* 50; 1875. (88« vol. i$ laeoll.) 6

86 TRADITIONS ET SUPERSTITIONS ROUAIIf ES. 785 de Rome.

D vis chacun d'une ablution des mains, d'une coupe circulant » parmi les convives, et d'une Prière^ ou Cantique d'actions de » grâces.

On apportait d'abord les herbes amères, les laitues sau- » vages^ avec l'assaisonnement composé de sel et de vinaigre. » C'était rentrée du repas. Quand tous en avaient pris leur » part on lavait ses mains, l'usage des fourchettes étant in- D connu ; la seconde coupe passait de main en main, et on disait » une partie du Cantique.

D Alors commençait le repas proprement dit. On servait sur » une galette de pain azyme l'Agneau pascal^ et d'autres vian- » des bénites. Le chef de famille partageait le pain, l'agneau » et les viandes, et l'on soupait. Quand tous avaient mangé, D on purifiait ses mains avant de prendre la troisiètM coupe » commune; celle-ci s'apjpelait spécialement la coupe de la Béni- D diction, parce que le repas proprement dit était terminé^ et s> l'on bénissait Dieu.

i> On restait cependant à table pour prendre quelques parties » de ce qui demeurait ou de quelques fruits qu'on apportait » pour compléter le repas, et l'on terminait par une dernière D bouchée de l'Agneau pascal resté sur la table. Les entretiens D terminés, circulait une quatrième coupe, après une nouvelle » ablution^ et l'Hymne, chantée en commun, était le signal du » départe o Tel était l'ensemble de la Cérémonie Pascale^.» Voici maintenant le récit des Evangiles :

a \jQ premier jour des azymes arriva dans lequel il était né- » cessaire, d'après la loi 3, d'immoler la Pâque. Les disciples y> s'approchèrent de Jésus et lui direct : « Où voulez-vous que » nous allions faire les préparatifs pour que vous mangiez la » Pâque • ?»

' Voir Lac, Matth. Marc.

2 Récits évangéliques, p. 427. Pour être complote, igoute M. Tabbé Chevallier, cette description demanderait la transcription des formules de Bénédiction sur les coupes, les herbes amères, les pains azymes, les viandes, etc.^ on les trouvera dans lé D. Sepp qui les a empruntées à l'ancien rituel judaïque. Vie de Jéstu-Chrisi, trad. par Gb. de Ste-Foi.

3 Exode, XII, 18.

^ Luc, xxn, 17 ; Mattb. xzvi, 13,

39 ans après J.-G. JÉSUS DITINISB l'hOHHB. 87

Jésus envoya deux des disciples, Pierre et Jean, pour en faire les préparatifs.

«Le soir étant venu, Jésus arriva avec les douze, et i A l'heure marquée il se mit à table et les douze avec lui ^ »

A la fin du premier service, où l'on mangeait les herbes amères, Jésus leur dit :]

ff J'ai vivement désiré de manger cette Pâque avec vous, savant de souffrir. Je vous affirme que désormais je ne la » mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle ail reçu son accomplisse- » ment dans le royaume de Dieu ^., »

A ce moment on lavait ses mains, on disait une Bénédiction ot on passait la seconde coupe du festin , la première était bue à la Bénédiction du commencement du repas.

<t Jésus prit donc la coupe^ rendit grâces et dit : Prenez et » partagez entre vous. Je vous affirme que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce que vienne le règne du ■ royaume de Dieu*. »

Cette parole précisait davantage le moment de sa Passion et la venue du mystère dont il avait toujours parlé, le royaume ou règne de Dieu.

Le souper, la Cène proprement dite commença. L'Agneau Pascal et les viandes furent servis avec un pain azyme rond et plat selon la coutume. Jésus divisa d'abord le Pain, puis l'A-^ gneau ; c'est à ce moment qu'eut lieu la Consécration du Pain.

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