I. — PTOLÊMÉE soter: 3i
épousant la nièce d'Alexandre ( i ), se rapprochoit de plus en plus du trône de laMacédoine où il commandait ainsi que dans la Grèce; Lysimaque , chef de troupes aguerries et des peuplades à demi sauvages de laThraGe(2); Ptolémée, maître de FEgypte, de Gyrène, de la Syrie et de la Phénicie ; Séleucus enfiii , qui ne renonçoit pas à son gouvernement de Babylone : ces quatre chefs signèrent contre la puissance d'Anligone une alliance qui de voit y mettre fin.
Celui-ci, pendant ce temps et après le départ deSéleucus , le remplaçaparPython', quitta la Babylonie , se dirigea vers la Cilicie, et parvenu à Mallos y prit ses quar^ tiers d'hiver, déjà après le coucher d'Orion. C'est encore Diodore de Sicile qui note soigneusement cette époque (3), laquelle se rapporte à l'hiver de l'an 3i4 avant l'ère vulgaire , vers le milieu de la i" année de la cxvi* olympiade.
(i) Jitsf/if.y XÏV, 6. (La fille de Philippe Aridée. )
(a) Justin» , XV, 3.
(2^) /3UW.. SiCy^ XIX» 56,, pag.. 70a..
?l4 AimAI^ÏlS DES £AG11)£5v
Aiïpiiirtemps de la m^e aanee , Atitigone reprit sa maisdbe par la Cilkde , e^ parveÂtt dans la haute Syrie , it y fut joint par les envoyés ée Cassandre^ Lyaimaque «t ^toiéméej chargés de lut; demander le partais des prorinces et de Tas^nt qai étoientie firait d^nne guerre à laquelle ûs.
«voient concoure (i^)/ Ces: proposiiiims furent mal reçues par Antigone qui se mit en mesure lie soutenir par les anaxs unu refus aussi formel, en ^erehant des alliés:
et die& secours à Chypre, It Rhodes, faisant ses dispositions en^C^qi^adxice et sur nXelPkspont , se- portant en Pfaâiicte, campant devant Tyr, et établissant dans ses mers trois poinls^ de réunitm poor la flotte ifnPtî pensoit à cos^ninre* Mais les die& ligués:
contre lui nt pr^iroteiit pas leuriÉbtaqueavec moins de soins, avec moinstde promptitude , et bientôt Séiei»:us coorant ta twnr de Syrie ayec cent vai^weaux , vint attîedir le lète des partisams d'Antigone. Celui-ci
(i) JusisM., XV ^ 1., et SM. Sic., XIX, i7^p*g. 7»^
cjierdia à ie soutenir, «n leur ana^nçanft ^ue dans Tété m^nç il tiisftéroH la mer «yec une flatte de ctiii^i oe«its Toiles {i ).
Cet été ^ mdkpie par Piedore ée Sicile , est aàm de I^^mi 3 i4 ârva»t l'^re Tulgaite , •et rament ie tcmim&ckoexti/èut àe la 2^ année de la €xwv ^olympiade.
AivUgoae se porta ^iis» pour a)lî^ ées.
défenseurs du Xxône 'de Maoédoine ^ coAtre les entreprises de Cassaii^e . Il le fit proclamer rennemi de f Etat , s'il mt feiâ^dôit b Uherté à Roxane ^t an jeune roi son Sh.
qu^îi teaoU enfenn^s , ^ $U1 ne rêct^ftnotts-scit Antsgone eoanuie r^eM dUi royauiti^.
Pour se faire eBoore de plus ttombre^iix par^ tisans^ fl se déclara le protêct^wd^ la £berté des nlles gceeques , retivaya AlèxMKlre fils. de Polysperdioii dans ie Pel^onnède , et ayant reçu des galkts de V^t de S&ôdeis , il cerna la TilIe de T^ <ki ^élé de ia mér (st)^.
Ptolâujée^ sur Tuvis 4es^i$positkm&
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^r) i><W. »$VV., XIX y 4S, p^S- 7oS«.
{^ WqJ. Su.^ XIX. , 6i , 7<4
3ifî JtNNALES DES LAGIDES.
d^Antigone en faveur des villes -grecquesi,:
se bâta , cpmme pour lutter avec lui debiei»— veillance envers elles, de reconnaître aussi leur liberté (i), ayant pour but san& doute de les désintéresser dans une lutte où leur intervention pouvoit efficacement servir leparti qu^elles se décideroient à soutenir.
En attendant , ^n autre Cassandre gouvemeup de la Carie, s'étoit déclaré pour Ptolémée, et avoit envoyé à! Chypre des troupes commandées par Polyclitus. Celuici se réunit d^ abord à Séleucus;, soutint heureusement plusieurs combats contre les navarques d^Antigone > retourna à Chypre, et se rendit à Péluse en Egypte où Ptolémée le combla d'honneurs et de présens (2).
Parmi les prisonnieFS>.de' marque faits par Polyclitus , étoit Périlaîîs Tun des généraux d'Anligone qui sollicita sa délivrance et celle de plusieurs autres; officiers. Ptolamée les lui riçpdit, et eut alors même avec
(0 Diod. Sic. y XIX , 6», 704. .
(aX /&Ai/eia, XIX, 6a-^„pag^7A4r7Q6^