‹ Annales des missions franciscaines Volume 1Chapitre 57 sur 67 · Du Juda isme · texte numérisé non relu

Du Juda isme

FRERE JOSEPH KESCSZKS, Ministre Provincial,

BELGIQTJE.

Nous sommes lienreux de faire connaitre a nos lecteurs que cette niodeste Chronique des Missions franciscaines, traduite en langue francaise , sera publiee a Lou vain 1 periodiquement a partir du mois de septembre, afin qu elle soit plus facilement repandue et comprise en Belgique et en Prance , ou par d autres qui prefereraient la lire en francais. Nous sommes en premier lieu redevables de cette traduction au E. P. Bernard Van Loo, procureur general des Eecollets a Rome, et a son excellent secretaire le P. Anselme Knapen, et ensuite au E. P. Antoine Cousaert, commissaire general de Terre Sainte a Gand, et aux tres-celebres professeurs de FUniversite catholique de Louvain, Bedacteurs de F excellent recueil : la Revue catkolique.

Non contents d avoir plusieurs fois par des paroles bienveillantes recommande chaudement notre travail, par amour pourFOrdrePranciscain, ils ontbien voulu aider par leur coope-

1 ) Nous laissons subsister cette note telle que 1 a ecrite le P. Marcellin en aout 1861, en nous bornant a constater que la traduction du premier volume des Annales s acheve au mois de septembre 1862.

(Note du traducteur).

ration a cette llevue Franciscaine. Depuis longtemps aclmirateurs de leur sublime doctrine et de leur piete profonde et vraie, nous leur en temoignons ici, au nom de FOrdre entier, notre sincere reconnaissance : nous Fexprimons d une maniere toute parti culiere a V excellent professeur UBAGHS qui a bien voulu formuler le mode de la publication francaise des Annales. Tous out montre le plus grand empressement a faire connaitre au monde les travaux apostoliques && pauwe troupeau, qui depuis plus de six siecles s accroit toujours merveilleusement , a la suite de ce Pasteur, dont la vie admirable se chanterait rnieux parmi les gloires du ciel,

Dietro a Colui , la cui mirabil vita Meglio in gloria del ciel si canterebbe.

Et de Fillustre Patriarcbe, qui sur un apre roclier, entre le Tibre et 1 Arno, recut du Christ les derniers stiginates que ses membres porterent deux ans

Nel crudo sasso, intra Tcverc ed Arno

Da Cristo prese 1 ultimo sigillo,

Che le sue membra du anni portarno,

11s en recevront mieux que de nous, par la mediation de saint Francois et de tous les fils qui Font deja rejoint dans la gloire,, une abondance de benedictions celestes.

DEPART DE MISSIONNAIEES. Juillet et dOlU 1861.

Pendant ces deux derniers mois nous n avons a enregistrer que le depart de trois Franciscains pour la Terre-Sainte : ce furent le Pere Isidore Marano, Min. Obs. de la Province de Saint-Thomas de Turin, et les Frercs Alpbonsc de Cervin, Min. Ol)s. de la Province de Bolognc, et Joseph Marie de Saint- Jean de France, Fun et Fautre tertiaires.

QUATEIEME PABTIE,

Notice sur les Missions Franciscaines d Albanie,

Lettres An tres- Reverend Pere Bonaventure d Acquaviva, Observantm de la Province des Marches, autrefois Missionnaire Apostolique dans cette contree, a 1 editeur de la Chronique italienne.

l re LETTRE..

Fabrimio , Convent de Salute-Catherine , le 2 mai 1861. TRES-REVEREND PERE MARCELLIX,

La bonne lettre que j ai recue de votre part ces jours derniers m a fortement engage a vons donner quelques notices qn il m a ete donne de recneillir touchant notre ancienne Province et Mission d Albanie; j y ajonterai ce qui se rapporte a des faits dignes de quelque consideration et dont je fus temoin lorsque j etais Missionnaire dans ces contrees; dans la presente lettre, je commence ma relation de mon mieux.

Je vons dirai d abord qne j ai pn inferer d r nn maniiscrit cb notre convent d Alessio, residence habituelle pour le moment dn Prefet Apostolique de ces Missions, que les travaux apostoliques des fils de Saint-Prancois chez les penples Albanais remontent jusqu^aux premiers temps de TOrdre. Yoici en effet ce qu on y lit : // La Province des Mineurs-Observantins cPAlbanie compte parmi les plus anciennes de FOrdre, comme on le voit par la fondation du convent de Sainte-Marie cf Alessio, an-dela du flenve Drino. L architrave (en travertin) de la porte de 1 eglise, qui y est annexee, porte Finscription suivante, tradnite dn grec r Hoe Temphim Frat. Mm. (edificatnm est anm MCCXIS . On concluait de la que cette Eglise avait ete batie

*) Ce temple a ete bati par les Freres-Mineurs 1 an 1240.

pour les Freres-Mineurs, pen d annees apres la mort de notre Saint Fondateur, qui arriva Fan 1226, le 4 octobre. //

II est bon de rappeler qu il existe dans cette contree une tradition d apres laquelle le Patriarche Seraphique, revenant de la Syrie, traversa F Albania, ou il coupa pour se faire un baton un rameau de pin sauvage, arbre qui abonde dans ce pays. II le porta jusqu a Yenise et la il le planta en terre pres de FErmitage de cette ville. Selon la legende, ce rameau desseche poussa, crut prodigieusement et atteignit une gran deur demesuree. S il faut en croire la tradition populaire, on en conserve encore aujourd lmi le tronc desseche, entoure d une barriere, aim d empecher qu on ne le coupe pour Fernporter. On Fappelle le Pin de Saint-Francois et Fon en distribue de petits morceaux aux personnes pieuses.

Le manuscrit d Alessio continue a parler de la Province Franciscaine d Albanie, de la rnaniere suivante : // Dans la serie des Provinces de cette famille etablie en deca des monts, la Province d^Albanie occupe le trente-et-uniemc rang. Elle reste parmi les Provinces Observantes de Calabre et de Saint- Drege, comme il conste de la serie de ces memes Provin ces dans les statuts Sambuciens rediges en 1654. Dans d autres temps plus heureux, les convents y existaient en plus grand nombre encore, mais apres la mort funeste du vaillant et invincible prince Georges, nomine Scandelbergh , mort a Messio en 1166, ces lieux tomberent au pouvoir des Otto mans ; alors la plus grande et la meilleure partie des convents fut detruite, incendiee et abandonnee par les religieux, qui se sauvaient devant les persecutions intolerables des nouveaux conquerants. Neanmoins sous la domination actuelle et a une epoque qui n est pas eloignee de nous, les convents etaient plus nombreux quails ne le sont aujounFlmi, comme on pourra le constater par la liste quenous donnons ci-dessous. Onauraainsi une idee des convents qui etaient occupes par nos religieux, avant les calamites dont le pays a etc frappe; ils n en habitent aujourd^lmi que cinq, que nous indiquons par une croix. Ce sont : t a Alessio, le convent de F Annonciation ; a Yeglia, Saint-Sauveur, t aEubico, Saint- Sauveur; aCorbino, le con vent de Sainte- Venerande ; t a Sebaste, le convent de F An nonciation; a Prisca, Saint- Andre; t a Trosciani, le convent

cle la Nativitc dc la T.-S. Vierge; a Cacinori, le convent cle FAnnonciation ; t a Capo-Redoni, FAssomption; a Durazzo, la Vierge des Anges; a Croia, Sainte-Marie; a Dulcigno, Saint- Jean; a Ndcrfandina, le couvent de la Nativite de la T.-S. Yierge; a Brosca, Sainte-Lucie; a Scutari, Sainte-Marie; a Cheraba, Saint-Sauveur ; a Antivari, Saint-Antoine; a Bretesta, Saint-Sauveur; dans la Macedoine-Superieure, Saint- Martin; a Miriditti, Saint- Alexandre ; a Calmeti, Sainte-Euphemie; a Sappa, Saint-Michel Archange; a Bria, St-Pelegrin; a Derventi, Sainte-Marie; aMireti, Sainte-Marie; a Malaghia, Sainte-Barbe. // A ce nombre nous pouvons en aj outer douze autres, poursuit le manuscrit, dont les titres ne nous sont pas parvenus, mais qui etaient certainement des convents de Fancienne province franciscaine d Albanie.

Des que le pays fut occupe par les Turcs, comme nous Favons dit, cette province se soumit de la meme maniere que celle de Bosnie, mais avec cette difference qu apres deux siecles environ elle fournit un si petit nombre de religieux indigenes, que les Ministres-Generaux de FOrdre commencerent en 1719 a y envoy er des superieurs d ltalie et de Dalmatie, avec des renforts de confreres, clioisis dans les convents de ces deux pays. Cela se continua jusqu en 1824, ou Fon cessa entierement d^envoyer de nouveaux missionnaires. Us se bornerent a cinq Bosniens et trois Italiens, qui furent envoyes pour contenter feu Monseigneur Gabriel Barissich, notre con frere, Eveque d^Alessio. Le Saint-Siege et FOrdre resolurent d j y pourvoir d une maniere efficace par d autres mesures. Le titre de Province fut supprime et change en celui de Mission Apostolique, dependant immediatement de la Sacree Congre gation de la Propagation de la Eoi. Cette mesure fut prise en 1832; et Fon prit pour Prefet Apostolique le Pere Pierre Pinotich de Bosnie, ci-devant commissaire et delegue general dans le meme pays, on il avait ete envoye par le tres-Eeverend Pere General Jean de Capistrano.

Organisee de cette maniere, la Province d Albanie resta avec cinq maisons ou convents que nous avons citees plus haut et qui sont indiques par une croix. Mais le couvent de Trosciani cst le seul qui ait a present une paroisse relevant proprement de FOrdre. Elle lui a ete cedee, il y a plusieurs

annees, par notre affectueux confrere, Monseigneur PieiTe Severini (Obs. Kef.) Eveque de Zappa, que j ai en Fhonneur de servir pendant Imit ans en qualite de secretaire, et que je n ai jamais cesse cF aimer com me le plus tendre des peres; il ne dedaigne pas de m adresser, de temps a autre, des lettres pleines de cordialite, dont j aurai Foccasion de parler plus loin.

C etait egalement la volonte de la Propagande que FEveque d Alessio assignat des Paroisses aux Convents de cette ville et de Kubico; mais cette resolution n a pas ete executee. Le couvent de Sebaste possedait une paroisse de 12 families; mais comme elle etait trop restreinte, elle a ete reunie a une paroisse voisine par FArcheveque de Durazzo. La maison de Capo-Eedoni en administrait une, avec une eglise succursale dans le village de Marcioli, mais elle cessa par Femigration d un grand nombre de families de celles qui y etaient restees apres F extinction. En sorte que ce couvent ainsi que celui de Sebaste et de Rubico restent dans des liens solitaires et abandonnes, et cependant on y trouve encore des indices montrant qu ils ont compte jadis de nombreux habitants, parmi lesquels nos confreres exercaient le ministere apostolique.

Touchantles deux premiers, c est-a-dire celui de Sebaste et Capo-Eedoni, il yaut la peine de faire connaitre les renseignements suivants. Quant au premier qui fut designe comme noviciat en 1843, j^allai le visiter en qualite de Yice-Prefet. Je trouvai qu il y avait encore sur le jube (sans orgue) un grand lutrin, qui servait a Foffice du cliceur. Dans FEglise, petite, mais d architecture antique, je decouvris sur le mur a droite une inscription latine qui rappelle que la dedicace en fut faite par FArcheveque d^Antivari, rentre depuis pen dans son archidiocese apres avoir assiste au Concile de Trente. C^est le setil temple connu qui existe dans ces contrees. On y celebre le 3 fevrier en grande solennite la fete du glorieux Eveque et Martyr Saint-Blaise, en presence d une affluence nombreuse, non-seulement de Chretiens, mais de Turcs, qui viennent visiter dans les environs du Couvent les lieux consacres par le Saint, lieux qui, d apres le Breviaire Eomain, devraient se trouver en Armenie 1 . Ce sont d abord la grotte pres du

d ) Comme a Sebaste en Armenie, Blaise, se distinguait par I dclat de ses vertus, il fut elu Eveque de cette ville. Brev. Rom. Hie jour de fev.

mont Argee, ou il s etait refugie pour echapper a la perse cution atroce que Diocletien avait allumee contre les Chre tiens et ou il fut decouvert par des chasseurs du Prefet Agricola 1 . On la montre a quelques pas du Couvent, creusee dans une masse enorme de roches suspendues au flanc d un precipice. Dans la partie superieure, on voit la cavite que Foil dit miraculeuse ou le Saint placait la tete pour se reposer. J y posai la mienne par devotion, comme tout le monde le fait. Apres avoir traverse un petit torrent qui coule au pied de la grotte, autrefois encombree de broussailles , on gravit une petite colline qui se dresse en face, et la on apercoit les restes de la forteresse du Prefet Agricola. A cote se dresse le mont Argee, de forme semi- circulaire, sur lequel on trouve des cailloux sillonnes de veines metalliques, d une couleur qui tient le milieu entre Tor et Fargent; j eus Foccasion d en exa miner quelques - uns , qui m avaient ete offerts par le Pere Jacques de Bosnie, qui etait alors President du Couvent et qui en avait ramasse un grand nombre.

II en est de meme des Quarante Martyrs qui, selon le recit du Breviaire, appartenaient aussi a FArmenie 2 . En effet, a deux lieues environ du Couvent, on montre Fetang gele ou ils furent plonges et noyes sous le meme Prefet Agricola. A cote se trouve une petite egiise en ruine, ou le 10 mars la devotion attire un grand nombre de personnes. On y tient aussi une foire appelee dans la langue du pays Panagior 3 . Et vraiment, a Fexception du mot Armenie au lieu ft Albanie, que les historiens et le Martyrologe Eomain ajoutent a celui de Sebaste, on trouve exactement dans Sebaste d^Albanie toutes les particularites que Fon donne sur les lieux ou S^Blaise et les Quarante Martyrs obtinrent la palme du triomphe. Je

1 ) BlaisCj lorsque Diocletien exefpait ses vengeances cruelles contre les Chretiens, se concha dans nne grotte du mont Argee,, II y resta cache, jusqu a ce qu il fnt deconvert par des soldats du Prefet Agricola, qui allaient a la chase, fait prisonnier, amene au Prefet et sur son ordre jete en prison. Ibid.

2 ) Licinius etant Empereur et Agricola Prefet, quarante soldats firent profession en Jesus- Christ, a Sebaste, ville d Armenie, et firent eclater une energique resolution en n hesitarit pas a se soumettre aux plus cruels tourments. Brev. Rom. Xe jour de mars.

3 ) L o surmonte d un c se prononce comme Yu des Lombards.

les ai visiles minutieusement, et le peuple d Albanie croit si pieuseinent que c est la qu a eu lieu la lutte glorieuse de ces champions, qu il serait dangereux cVexprimer en leur presence le moindre clout e a cet egard.

Que dirons-nous pour notre part, mon Reverend Pere? Que ces lieux n ont etc qu une contrefacon operee ici a une epoque tres-reculee par la piete des Albanais? Mais, outre qu il resterait a expliquer comment et de quelle maniere ils se sont pris d une si grande devotion pour ces Saints, je fais ici une ob servation qui me semble meriter 1 attention des savants, puisqu ils appliquent leur intelligence a des etudes d arcneologie et de philologie sacree de ce genre. La voici : dans la langue nationale de YAlbanie, le mot du pays se prononce Sck^ptaria, et Arbnia : ce dernier, si Ton prend Yi bref, presente une ressemblance si complete avec Armenia, qu il suffit d enlever la lettre e a celui-ci, en ecrivant Ar-wnia, pour avoir un seul et meme mot.

Quant au Couvent de Capo-Eedoni, il existe une tradition ancienne et constante qui me semble digne d etre mentionnee et d apres laquelle ce convent aurait ete bati par les soins de la soeui 1 de Scander-Begh , pour y mettre une communaute de Clarisses, comme ceci eut lieu en effet. Mais elles n y resterent que tres-peu de temps, a cause de Finvasion des Ottomans qui se repandirent bientot dans le pays. En sorte qu il a ete transforme depuis cette epoque en une maison de Mission de leurs confreres Pranciscains. II s eleve pieusement sur la cime de Capo-Eedoni, au bord du golfe de Drino, du cote du couchant. La mer forme la une rade spacieuse, 011 les Grecs et les Turcs viennent souvent cliercher un refuge avec leurs felouques, leurs brigantins et meme d autres batiments de long cours.

Je terrninerai la presente lettre en vous disant quelques mots d un grave accident arrive en 1837, a Capo-Eedoni, ii Monseigneur Barissich, Eveque d Alessio, dont nous avons parle plus haut. Pour motif de sante, il sejourna dans cette localite pendant plusieurs annees et y finit ses jours en 1839, a la grande douleur de tons ceux qui Favaient connu et specialement des membres de la Sacree Congregation de la Propagande qui Festimaient hautement et qui 1 avaient nomme visiteur apostolique de la Servie, de la Macedonie et de FAlbanie.

Afin de celebrer la fete du Saint- Pardon d Assise, il voulut se rendre cette annee a Alessio, situee a neuf lieues de Capo- Redoni. Pour eearter les difficultes de la route, qui est battue en cette saison par un soleil ardent, d autant plus qu elle court tout le long du rivage de la mer, il freta une felouque qui etait a Fancre, aim de faire le trajet par mer. II y entra avec le Pere Pinotich, un jeune ecclesiastique et un domestique. A peine etait-il descendu dans la cabine qui leur etait reservee, que les Turcs, poussant la barque au large, etbien assu res quails n avaient plus rien a craindre de personne, saisissant chacun un poignard, se presentent devant Monseigneur et le somment de leur remettre a F instant, sous peine de mort, sa bourse, sa croix et Fanneau pastoral. Que faire dans une pareille circonstance? II dut se laisser depouiller de tout ce qu il avait, puis, apres une nouvelle sommation de ces bandits, il fut contraint de donner a son domestique la clef de son habitation de Capo-Kedoni, ou ils se firent conduire sur-lechamp. Ils la fouillerent dans tons les sens et la livrerent au pillage. Cependant, au lieu de Fargent quails esperaient trouver, ils ne purent mettre la main que sur le peu de linge destine a 1 usage du Prelat, quails enleverent sans rien laisser. De retour a leur barque, ils descendirent le mallieureux Eve que presque nu dans Feau de la plage, et il dut s en retourner chez lui dans cet etat. II s adressa, il est vrai , au con sul de Durazzo et il envoya le Pere Pinotich a Corfou, ou il recouvra plusieurs objets qui lui avaient ete voles, comme Findiquaient les lettres initiales dont ils etaient marques, mais personne ne lui rendit justice. Aussi la peur qu il avait eprouvee et le chagrin de se voir reduit a une aussi grande misere empirerent Fetat de sa sante qui etait deja chetive, et il fut mine par une lente consomption qui Femporta de ce monde en 1839, comme je Fai rapporte. J^ai la confiance qu il est entre en possession de la recompense qu il avait meritee par un grand nombre d annees de travaux fatigants dans cette Mission. En vous saluant, j ai le plaisir de me dire de nouveau

Votre tres-affectionne Confrere ,

BONA VENTURE D ? AcQUAVIVA, M. 0.

Ex-Miss, en Albanie.

Page 1