‹ Annales des missions franciscaines Volume 4Chapitre 29 sur 73 · LES SCEUHS DE CHARITE DANS LE SCIILESWIG-HOLSTEIN · texte numérisé non relu

LES SCEUHS DE CHARITE DANS LE SCIILESWIG-HOLSTEIN

Le nombre des soeurs de charite, appartenant a divers Instituts qui s y trouvent maintenant, est de 125, celui des religieux, de 9 ; et voici com ment ils sont repartis entre les villes du pays. Dans le Holstein, il y a a Kiel 11 soeurs grises de Breslau et 7 soeurs de St Charles Borromee de Treves ; et a Eckenfoerde 3 franciscaines de Munster. On compte dans la ville meme de Schleswig 12 soeurs de charite de Munster, 12 Franciscaines d Aixla chapelle, 6 soeurs de S* Charles Borromee, 12 soeurs de 1 Ordre Teutonique de Troppau, et 13 soeurs de St Charles de Prague; a Fensbourg 4 confreres de St Alexis, d aix et de Neuss, 4 freres de charite de Breslau et 20 Franciscains de Munster. A Rendebourg il y a 12 soeurs de St Yincent de Paderborn et 4 autres de Treves. Jndependamment des pretres, des chapelains et des aumoniers ordinaircs attaches a 1 armee, uu certain nom bre de pretres du diocese de Munster donnent, comme volontaires et avec Pagrement des chefs militaires, leurs soins aux soldat s. Grace a ce concours, la messe, servie par des sous-officiers, est souvent celebree dans tons les lieux ou se trouvent des hopitaux. On cherche maintenant a faire profiter de la meme faveur les troupes campees dans le Jutland.

ASIE ORIENTALS.

Le premier peuple qui, posterieurement aux grandcs et anciennes revolu tions politiques de ces contrees, se preserite en possession d une histoire assez certaine, est celui de la Chine. D abord Tempire chinois, fonde par des colonies venues de 1 occident qui chasserent les tribus nomades qui oc-

cupaient les montagnes de Kuen-Lun, eut son siege sur la chaine de ces montagnes ; plus tard les chinois s etablirent entre le lac Khukhu-Noor et la montagne celeste ; puis, sous le regne de Eo-hi, pere et premier legislateur de la civilisation chinoise, ils s etendirent de la jusqu a la mer orientale (en 29 5 1 1 ). Les barbares, que ces colonies chasserent des montagnes de Kuen-Lun, allerent se fixer sur celles qui entourent le lac Khuklm-Noor, et prirent le nom de San-Miao (les trois Miao) : ce sont les premiers ancetres des Thibetains raodernes. Leur pays est aussi designe par le mot de Sgiung (les barbares des montagnes) , ou celui de Kuei Fang (Region des demons).

En 2293, le debordement des fleuves causa une immense inondation qui devasta toute la partie septentrionale de la Chine. Mais Yu parvint a se randre maitre des eaux et fonda la clynastie des Hia; chasses par cette inon dation, les premiers ancetres de la race turque se retirerent sur les monta gnes seigneurs du Tang-nu et du grand Altai, d ou ils se repandirent a Test et a 1 ouest en fixant leurs principales stations pres du mont Su-Suan. C est la qu on les trouve etablis en 1 an 2200, et designes par les Chinois sous le nom de Scian Giung (barbares des montagnes), nom qu ils echangerent bientot en celui de Hiun-Yu.

Jusqu a 1 an 1766 1 empire chinois fut gouverne par des souverains de la dynastie des Hia, ceux-ci eurent pour successeurs les Sciang, sous lesquels il s agrandit a tel point qu il comptait alors soixante seize vassaux parmi des princes et plusieurs tributaires parmi des rois ; mais il avait toujours a defendre ses frontieres occidentales contre les incursions des San-Miao, qui perdirent leur an?ien nom pour prendre celui de Si-Khiang, et ses frontieres septentrionales contre les courses devastatrices des. Hiun-Yu ; cependant ces derniers accueillirent et reconnurent pour chef, vers 1 an 1200, un prince de la famille impcriale des Hia, et deux siecles apres, ils changerent encore une fois leur nom pour celui de Hian-Yun.

En 1122, Vu-Vang, 1 un des principaux vassaux de 1 empire, s etant revolte, defit et dispersa 1 armee de 1 empereur Sceu-Sin, le Sardanapale chi nois, qu il fit bruler dans son propre palais avec ses concubines et ses tresors. En montant sur le trone, le vainqueur fonda la troisieme dynastie chinoise, celle des Tsceu. A 1 exemple de ses predecesseurs, il distribua des principautes hereditaires entre 71 seigneurs ou magnats ; mais cette funeste politique devint la source de troubles et de guerres civiles ; quelques mecontents passerent de la Chine orientale dans le Japon, encore peu connu et tres-barbare ; le meme Vu-Vang se vit force de ceder le royaume de Tsciao- Sain ou de Coree a un parent de 1 empereur detrone, au sage Ki-Tsu, dont les descendants y regnerent jusqu au Vie siecle avant notre ere.

^ L histoire authentique de la Chine ne commence que vers 1 an 2203, avec la dynastie des Hia.

Environ 1000 ans avnnt J.-C. les annales cliinoises font mention pour la premiere fois des Tung-Hu, ou peuples de race tungose, qui habitaient a Test des monts Kliing-gan, sur les bords de 1 Amour et de ses affluents ; la plus meridionale de leurs tribus est designee sous le nom de Su-Tscin, nom qu elle a conserve jusqu a nos jours.

La Chine s etendait alors entre les montagnes d In-Scian au nord, le lac bleu au couchant, et les monts Pan-ling au sud est. Les principaux vassaux, qui plus d une fois avaient omis ou refuse de rendre I hommage ammel a 1 empereur, se declarerent ouvertement independants vers Fan 749, et prirent le titre de roi; mais ils se livrerent bientot entr eux a toutes les horreurs d une guerre acharnee ; vingt sept ans plus tard , vingt de ces roitelets a peine restaient fideles a 1 empereur, dont les Etats prirent des lors le nom de royaume du centre.

Vers 1 an 600, Sin-bu ou Sin-mu (le guerrier divin), d origine chinoise, et dont les ancetres avaient civilise les barbares venus d Akitsuno-Sima (He de la Demoiselle] ancien nom du Japon, fonda la monarchic japonaise ; c est de lui que descend la famille sacree des Dairi, que les europeens out mal a propos appeles empereurs ecclesiastiques.

Les revolutions qui eclaterent en Chine a cette epoque furent si nombreuses et si frequentes, qu il est extremement difficile d indiquer avec quelque clarte la situation politique de 1 empire ; les souverains de cette multitude de royaumes deviennent, des 403, autant de pretendants au pouvoir supreme, tandis que les empereurs legitimes, dcpouilles d unc partie de leurs domaines, reduits a un vain titre, ne doivent plus la conser\ation de leur autorite qu a un jeu de bascule ou a une sorte d cquilibre politique que les rois vassaux cherchent a maintenir par jalousie reciproque. Vers 1 an 324, 1 empire se composait de onze royaumes, que nous dcsignons h partir du couchant : Thsin, Yen, Tsciao, Goci, Uci, Thien-tsi, Lu, Song, Thsu ou Tsciu, Han et Tscen (au centre) domaine imperial, royaume du centre ; mais les deux royaumes de Thsin et de Thsu etaient, chacun, plus considerables que tous les autres reunis.

Le genie et le caractere entreprenant des princes de Thsin etablirent finalement I unite de 1 empire cliinois vers Tepoque des conquetes d Alexandre le Grand. Thsin-Scihuang-ti fut le premier de ces souverains qui s assit sur le trone de Chine ; il peut etre considere comme le fondateur de la dynastic imperiale des Thsin; il soumit tous les princes ses rivaux, recula, du cote du midi , les bornes de 1 empire jusqu a la mer, divisa ses Etats en quarante provinces, et commenpa la construction de la grande muraille de 500 lieues, pour proteger les frontieres septentrionales de la Chine centre les excursions des Hian-Yun, ou barbares du nord, qui commencerent alors a etre designes sous le nom de Hiung-nu (esclaves abhorres), et formaient une monarchic puissante, s etendant a Test jusqu aux monts

Khinggan; les frontieres de la Chine en ce temps la, da cote oppose, ne sont pas connues, et les Hiung-nu n y faisaient que des courses passageres. Leur Tsienyu on roi residait au nord du desert de Gobi , pres de la partie superieure de la Selenga.

Mais c etait en vain que Thsiu-Si-huang-ti avait detruit le gouvernement feodal, en luttant avec succes contre les factions des grands (qui voulaient de nouveau morceler 1 empire), et en allant jusqu a jeter au feu les livres historiques qu ils ne eessaient d invoquer a 1 appui de leurs reclamations (213); car des les premieres annees du regne de son successeur on vit plusieurs provinces se soustraire a Tautorite de 1 empereur, et vers Fan 206 avant 1 ere vulgaire, la Chine se montre de nouveau divisee en 20 royaumes independants. Heureusement , apres quatre ans de guerre civile, Lieupang, un avanturier, parvint a vaincre toutes les rivalites et toutes les pretentious par 1 ascendant de ses vertus et de son genie; il reconstitua 1 unite de 1 empire (202) et fonda la dynastic des Han , sous laquelle, il est vrai, recommeii9a et contimia la lutte avec les Hiung-nu, mais sans qu elle empechat 1 empire d augmenter considerablement en puissance. Deux grandes expeditions, entreprises 1 une en Fan 101 et Fautre en 1 an 72 avant I ere vulgaire, detruisirent entitlement la puissance de ces barbares; alors leur roi fit son hommage au celeste empire et obtint en. manage une princesse chinoisse (52); alors 36 rois du centre de 1 Asie (le pays des Si-Yii), places sous la surveillance d un gouverneur militaire chinois , reconnurent la souverainete de 1 empereur ; son influence s etendit meme au dela des bornes de ses Etats, c est-a-dire au-dela des monts Thsunv-ling; car le roi des Scythes (les Sakas des livres indiens et les Yue-tsci des livres chinois) habitants des pays voisins du lac Aral et de la mer Caspienne, reconnut la supr6matie de I empereur par de solennelles ambassades. Toutefois une guerre civile, rnofivee par 1 usurpation d un ministre, ruina [ edifice colossal eleve par les Han occidentaux : les vassaux se revolterent; les Hiung-nii et d autres barbares recommencerent leurs anciennes excursions ; mais a la fin Kuang-u-ti, en 1 an 45 de I ere vulgaire, fonda la dynastie des Han orientaux (Tong-Han) et rendit a 1 empire, apres une longue lutte, son ancienne unite. .Ming-ti, son successeur, ayant confie le commandement de ses trou pes a 1 un des plus grands capitaines que la Chine ait produits (Pan-Tsciao), celui-ci , en 30 annees de guerre (de 1 an 71 a 1 an 102) subjugua tous les pays de 1 Asie Centrale jusqu a la mer Caspienne, et envoya a la cour, com me otages et en garentie de leur fidelite , les heritiers presomptifs de plus de 50 trones. Les Hiung-nu, presque toujours heureux dans leurs efforts pour briser le lien de vasselage de la Chine, et d ailleurs dechires par des discordes intestines, se diviserent en deux empires, 1 austral et Je boreal; les Hiung-nu du midi resterent vassaux de la Chine, aux contrces septentrionales de laquelle ils confinaient ; les debris des Hung-nu du nord,

dont une portion avait deja cte exterminee et une autre portion incorporee aux Sian-pi, furent chasses vers le coucliant par une armee cliinoise (en Tan 92 de 1 ere vulgaire), et se fixerent , sous le nom de Yue-po, ou Yue-an, au nord-ouest du pavs des Usun, dans une partie des contrees d abord occupees par des tribus rivales 1 une de 1 autre, qu on trouve, entre le premier et deuxieme siecle de notre ere , etablies sur les bords du Volga et de la Kama. Les Sian-pi et les TJ-huan , affranehis des 1 an 46 de la domination des Hung-nu, envahirent le pays des Hung-nu du nord, et reconnurent Tautorite cliinoise.

La puissance de la Chine dans 1 Asie Centrale, renversee de nouveau apres le depart du Pan-tsciao, et relevee par son fils en 124, dechut considerablement a la fin du deuxieme siecle, a la suite des desastres qu essuya la Chine, tyrannies, revoltes et guerres civiles, qui amenerent la chute de la dynastic des Han orientaux et la division de 1 empire en trois royaumes : au couchant celui de Heu-han (ou des derniers Han) (221), le plus petit des trois, mais place par 1 histoire au premier rang, parce que son fondateur etait du sang imperial des flan; au sud-est, celui d U (222), qui comprenait toute la Chine au sud de la riviere du Kiang et du royaume de Kiao-tsci (ou Tonquiri); au nord celui de Goei ou Uei (221), qui com prenait toute la Chine Septentrionale , et conservait une espece de suprcmatie sur les petits Etats situes au sud des montagnes celestes.

Les Hung-uu Meridionaux , frustres dans toutes les tentatives qu ils firent pour conquerir sur les Chinois leur independance, et affaiblis par les victoires des Sian-pi, virent en 216 leur propre empire detruit, et leur dernier roi emmene captif par les Chinois. Les U-huan, qui habitaient au sud les monts Sian-pi, s etant souleves contre la Chine des Fan 160, avaient profite des troubles de 1 empire pour augmenter leur puissance; mais en 206 ils furent entierement defaits. Vers 1 an 146, 1 un des chefs des Sian-pi reunit sous sa domination les tributs orientales et occidentales de ce peuple, et fonda un empire de 1200 lieues d etendue, du lac Balckach jusque pros des bords de la mer orientale, et menafa les frontieres de la Chine (156); mais cette vaste puissance declina rapidement au .commencement du troisieme siecle, et son troisieme souverain se FCCOIInut tributaire de la Chine (224). C est vers ce temps que se constituerent les royaumes de Tscien-tscing ou Cochinchine , et Lin-y ou Siam, au sud, et de Nan-tsciano au nord.

Sous la dynastie des Tzin, la Chine resta divisee en plusieurs royaumes; mais en 1 an 430 de notre ere, un cordonnier nomme Lieu-yu, qui par ses talents s etait eleve aux premieres dignites de 1 empire, s empara de la couronne imperiale et fonda la dynastie des Sung. "Un siecle auparavant, les Japonais, gouvernes par une imperatrice nommee Singu-Kogu, avaient debarque" en Coree et avaient acheve la conquete de 1 ile au prejudice des Chinois et de leurs vassaux.

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