‹ Annales des sciences géologiques (volume 2)Chapitre 100 sur 126 · DiosPTROs LAGERATA, Nob., nov. sp. (pi. M., fig · texte numérisé non relu

DiosPTROs LAGERATA, Nob., nov. sp. (pi. M., fig

D. calycibus, 4 partitis (?), segmentis Isvibus, profunde incisis, lacerato-acutis.

Grès éocèûes de Saint-Pavace près le Mans (Sarthe). — Rare.

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Les Érîcacées ont tenu leur place dans l'ancienne végétation cénomanienne. C'est à des feuilles d'Andromèdes que doivent être assimilées toutes ces empreintes dont les nervures secondaires, perpendiculaires à la nervure médiane, sont reliées entre elles par des anastomoses.

ANDROMEDiE, L.

(Sect. Leucothœ).

41. Andromeda dermatophtlla, Sap., nov. sp. (pi. K, fig. 62).

A. foliis elongalis integris nervo primario valde prominulo;

nervis secundariis sub angulo aperto emissis, ad marginem nervis tertiariis interstilialibus conjunctis.

Grès éocènes de la Sarthe. — Assez commun.

Nous n'avons pu jusqu'aujourd'hui découvrir d'empreintes plus complètes II s'agissait visiblement de feuilles allongées,

l'ouest de la frange a l'époque tertiaire. 53

entières, à nervure médiane très^accentuée. Les nervilles secondaires sont perpendiculaires à la nervure médiane et reliées par des veinules tertiaires près de la marge.

DIALYPETAL^.

Les Dialypétales sont représentées par les Gélastrinées, Tiliacées, Anacardiacées.

Les Gélastrinées et les Anacardiacées nous sont connues par les empreintes, d'ailleurs peu répandues, d'un Celastrus^ Kunth. et d'un Anacardites^ Sap. Quant aux Tiliacées, la profusion de leurs fruits témoigne de la place importante tenue par cette famille dans l'ancienne végétation du Mans et d'Angers.

CELASTRINEj;.

Des recherches récentes nous ont permis de constater, près le Mans, la présence d'empreintes parfaitement caractérisées assimilables au genre Celasirits.

42. Celastrus Cemomanensis, Nob., nov. sp. (pi. K, fig. 66-67).

C. foliis coriaceis, ut videtur lanceolatis, ad apicem attenuatis, margine denticulatis^ nervo primario stricto^ valdé expresse ; secundariis, ascendentibus, plus minusve flexuosis ; tertiariis passim furcatis, reticulum formantibus.

Grès éocènes de Sargé (Sarthe).

Ces empreintes représentent la partie supérieure d'une feuille oblongue, lancéolée, à sommet plutôt obtus qu'aigu, de consistance coriace. Le limbe présente sur les bords de nombreuses dents rapprochées, peu profondes, gui lui donnent un aspect légèrement denticulé. La nervure médiane est accentuée ; les secondaires, moins proéminentes quoique très-visibles, forment un angle assez aigu; avant d'atteindre la marge, elles se bifurquent ou se ramifient de façon à former avec les nervilles interstitielles un réseau assez com-

54 uoins CBIÉ.

pliqué. La figure^66 représente une empreinte de Celastras Cenomanensis ^ Nob., grandeur naturelle. Le croquis 67 montre, très- grossie , une portion de feuille du même CelastrifSj à nervation des plus visibles. Dans son ensemble, le réseau veineux dénote vraisemblablement une Gélastrinée qui pourrait être rapprochée des Celastrm abyssiniens. L'espèce des grès du Mans offre une ressemblance non moins frappante avec plusieurs Zieria néo-calédoniens.

TILIACEiE.

Des quatre familles de Dialypétales qui font partie de la flore éocène de la Sarthe, celle des Tilîacées mérite de Gxer plus longtemps Tattention. A Tinspection des fruits, toujours recueillis en l'absence de leurs feuilles dans les grès de Saint- Pavace près le Mans, nous croyons être en présence de Tîliacées tropicales ayant appartenu à des genres sans doute éteints. Nous nous occuperons d'abord de l'analyse détaillée de ces organes si curieux, qui constituent, nous l'avons dit précédemment, un des éléments essentiels de notre flore tertiaire.

APEIBOPSIS, Heer.

43. Apeibopsis Decaisne\na, Nob., nov. sp. (pi. N, fig. 98-107). — Carpolithes Decaisneana^ Crié (voy. Bulletin de la Société linnéenne de Normandie, 3* sér., t. I).

Fructibus capsularibus, magnitudine avellanae parvulae, pedunculatiSy reticulato-sulcatis, 8-10 valvis dehiscenlibus ; seminibus numerosis parvulis, cicatriculis funiculorum valde impressis. Inflorescentiis ut videtur cymosis; foliis usque adhuc ignotis.

Grès éocènes de Saint-Pavace (Sarthe). — Commun.

Ces fruits sont sphériques, de la grosseur d'une petite noisette. Leur surface est recouverte d'un réseau très-fourni à mailles paraissant ouvrir tout d'abord une certaine régularité. Après l'examen comparatif d'un grand nombre d'échantil-

l'oDEST de la FRANCE A L ÉPOQUE TERTUIRE. 55

lonSf nous avons aoquis la certitude qae ces crêtes ne présentent dans leur direction aucune régularité appréciable. Souvent ils partent du sommet du fruit pour aboutir à sa base, formant sur l'ancien organe des côtes plus ou moins in^les (voy. fig. 98). Tantôt les sillons longitudinaux manquent ou sont fort peu apparents; l'allure générale du réseau parait plutôt horizontale que verticale (voy. fig. 104). Les sillons correspondant à des crêtes qui recouvraient l'ancien fruit sont plus ou moins sinueux ; ça et là, ils se ramifient, de façon à former des mailles polygonales d'aspect très-variable. Dans les plus profonds de ces sillons, il nous a été possible de détacher avec la pointe d'un scalpel des vestiges de faisceaux iibro-vasculaires formant les crêtes du fruit. Sur les empreintes les mieux conservées, les sillons aboutissent au sommet vers une perforation qui témoigne d'un commencement de déhiscence. Le trou apical est ordinairement rempli par les sédiments. Plus rarement, il nous a été permis de constater dans l'ouverture apicale la présence de cloisons ou diaphragmes ténus qui émanent du centre de la perforation (voy. fig. 101). L* origine de cette cavité radiée paraît, pour le moment, difficile à expliquer. Au commencement de nos recherches, nous avons songé à rapporter ces fruits à des drupes de Thrinax; certaines drupes de Palmiers présentent, en effet, une surface réticulée et une perforfition apicale peu différentes, au premier abord, de celles que nous présentent les fruits de nos grès. Cette assimilation semblait d'autant plus plausible que les fruits en question accompagnent, dans les mêmes blocs, des frondes ou segments de frondes de Palmiers. Récemment, une heureuse découverte nous fit toucher au doigt, que ces fruits, pris par nous pour des drupes de Sabalinées, possèdent un pédoncule assez long (voy. fig. 102-107). Ces temps derniers, une circonstance non moins heureuse nous permit de constater l'existence de cloisons ou de placentas dans l'intérieur des fruits (voy. fig. 102-105). En présence d'une telle organisation, l'attribu-tion se laisse aisément deviner. En effet, la nature même du

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fruit, l'exiâtence d'une perforation apicale, la présence de cloisons ou de placentas (6 à 10) et le mode présumé d'inflorescence en cyme, font songer de suite aux Tiliacées. C'est donc à ce grand groupe que nous croyons pouvoir raisonnablement rapporter ces empreintes si curieuses, dénotant un genre éteint dont les feuilles ne sont pas encore connues. Récemment M. le comte de Saporla nous a justement conseillé de conserver à ces fruits le nom générique d'Apeibopsis^ imposé par Heer et appliqué par cet auteur (voy. Heer, FI. ieri.^ t. Ili) à des fruits miocènes beaucoup plus grands que. ceux de nos grès (1).

Cet Apeibopsis est dédié à M. le professeur Decaisne qui, par ses utiles et bienveillants conseils, nous a aidé à élucider plusieurs points litigieux.

44. Carpouthbs Dughabtrei, Nob., nov. sp. (pi. 0, fig. 129-131).

Fructibus capsularibus, pedunculatis, pedunculis ad apicem receptacuii vestigia praebentibus, teniiiter echinatis. 2 valvis dehiscentibus. Inflorescentiis, ni fallor, solitariis vel cyraosis. Foliis usque adhuc ignotis.

Grès éocènes de Saint-Pavace près le Mans (Sarlhe). — Rare.

C'est au groupe des Tiliacées que doivent être rapportés les fruits si curieux pour lesquels nous n'osons proposer d'attribution générique. Les empreintes dont il s'agit proviennent des couches éocènes de Saint-Pavace près le Mans. La figure 1 29 de la planche représente trois de ces fruits (grandeur naturelle). Deux d'entre eux sont accompagnés de leurs pédoncules, d'une longueur sensiblement égale. Nous

(1) Le genre Apeibopsis représente un type éteint très -remarquable qui explique l'origine des fruits éocènes de Tile de Sheppey, connus sous le nom de Cucumites variabilis, Boward. Le genre Apeibopsis apparaît d'abord dans Téocène d'Angleterre, il se développe dans notre molasse inférieure où Ton en connaît quatre espèces. Il a été aussi reconnu en Bohème et dans le miocène inférieur d'Italie. Il semble avoir, dès lors, disparu pour toujours et n'avoir ainsi duré qu'un temps assez court (Heer, Recherches svr le climcU du pays tertiaire).

I/OUEST DE lA FRANCE A l'ÉPOQUë TERTIAIRE. 57

avons fait observer, dans les premières pages de ce Mémoire, quelles données précieuses cette particularité fournit en vue de la détermination de Tinflorescence. L'uniformité de longueur du pédoncule permet de percevoir que Tinflorescence était axillaire, constituée par des cymes uni ou pauciflores à pédoncules presque égaux. En outre, la cicatrice circulaire si apparente vers la base des capsules — sans oublier le sommet denté du pédoncule — (voy. pi. 0, fig. 130), rappelle tout à fait l'organisation des fruits capsulaires de certaines Tiliacées (Corchorus). Un indice non moins précieux, qui rend encore plus plausible Tassimilation proposée, consiste dans la présence d'une ligne de déhiscence des plus nettes partant du sommet du fruit pour aboutir à sa base. On distingue nettement parmi les innombrables fossettes correspondant aux petites proéminences qui recouvraient lorgane vivant, le sillon suivant lequel s'opérait la déhiscence. Nous sommes évidemment en présence d'un nouveau fruit capsulaire, globuleux et tuberculeux, se séparant en deux valves par déhiscence loculicide. Nous n'avons pas rencontré de feuilles susceptibles d'être rapportées à ces singuliers fruits. Le moule de la capsule et le pédoncule sont les seules parties que nous en possédions. Toutefois, si l'on tient compte des considérations précédentes, basées sur l'analogie que présentent les fruits de nos grès avec plusieurs espèces vivantes, les Corchorus par exemple, le port de Tancienne plante Tiliacée ou af&ne des Tiliacées se laisse encore deviner. Nous ne croyons point nous écarter de la vraisemblance, e.n restaurant, ainsi que nous l'avons fait (fig. 131, pi. 0), un rameau de l'ancienne Tiliacée de Saint-Pavace. Nous sommes heureux de dédier cette curieuse forme au savant professeur de botanique à la Faculté des sciences.

ANAGARDIACE^.

La découverte récente de deux feuilles ou folioles provenant des grès éocènes de Fyé permet de soupçonner, dans notre

58 tiouift cmi*.

flore, Texistence de cette famille. C'est au genre fossile Ana-cardites^ établi par M. de Saporta, que peut être rapportée cette nouvelle empreinte.

ANÀCARDITES, Sap.

45« Amagarbites Fteensis, Nob., nov. sp. (pi. 0, fig. 126-127).

F. suborbicularibus ellipticis, ad apicem evidenter planis, bas tenuiter atteouatis. Nervo primario recto, valde impresso ; secundariis obliquis inter se arcuatim cunjunctis; lerlîariis reticulum passim furcalum fonnantibus.

Grès éocènes de Fyé (Sarthe). — Rare.

On verra représentée, grandeur naturelle (pi. 0, fig. 126), une feuille de cette espèce, rare dans nos grès. La figure 127 de la même planche montre Torgane grossi, afin de rendre plus saisissables les détails de la nervation. La forme générale de la feuille est suborbiculaire elliptique, élargie vers le sommet et atténuée à la base qui ne laisse voir aucune trace du pétiole. Le réseau veineux est très-nettement caractérisé. Des deux côtés de la nervure médiane fort accentuée, partent obliquement des nervures secondaires qui, loin d'aboutir à la marge, s'incurvent plus ou moins capricieusement. II existe entre les nervures secondaires un réseau de veinules tertiaires çà et là bifurquées.

SPEGIES INGERTiE SEDIS. .

Sont comprises dans cette partie descriptive de notre Mémoire les empreintes assez nombreuses (feuilles, fruits, etc.), pour lesquelles il paraît difficile de proposer une attribution. Nous nous bornerons à la reproduction exacte des anciens organes, interprétant de notre mieux leur structure et laissant à l'avenir le soin de conclure.

PHYLLITES, Sternb.

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