DB
ÉCHÎNIDES DE LA COLONIE DU GARUMNIEN
r«r m. €«TTBAV<
i. Cyphosoma PSEUDOMAGNiFicuM, Cotteau, 1877.
(PI. 4, fig. 1 à 6.)
Cyphosoma magnificum, Cotteau, Échin. foss. des PyrénéeSy 1863, p. 25 (exirait (lu Congrès scientifique de Bordeaux),
Espèce de taille assez grande, subcirculaire, renflée, arrondie sur les bords. Zones porifères onduleuses du sommet à la base, composées de pores petits, serrés, disposés en demi-cercle sur le bord externe des plaques. Aires ambulacraires assez larges, garnies de deux rangées de tubercules saillants, serrés, largement scrobiculés, surtout au-dessous de l'ambitus, présentant, à leur base externe, de petits sillons qui correspondent aux plaques porifères. Granules intermédiaires inégaux, quelquefois mamelonnés, resserrés par les scrobiculés, formant, au milieu de Taire ambulacraire, deux rangées subonduleuses qui se réduisent à une seule aux approches du péristome. Aires interambulacraires à peine un tiers plus larges que les ambulacres, pourvues de deux rangées de tubercules à peu près identiques à ceux qui couvrent les ambulacres, comme eux largement scrobiculés dans la région inframarginale. Tubercules secondaires peu développés, inégaux, tendant le plus souvent à se confondre avec les granules, formant, de chaque côté, une petite rangée assez irréguhère, reléguée sur le bord des zones porifères, et qui tend à disparaître à la face supérieure. D'autres petits tubercules secondaires, inégaux et espacés, se montrent
56 COTTBAIJ.
également au milieu des granules qui remplissent la zone miliaire. Les deux rangées principales de tubercules s'évasent un peu près du sommet et aboutissent à l'angle externe des aires interambulacraires, laissant entre elles une zone railiaire beaucoup plus lai^e que vers l'ambitus, nue et dépiîmée à sa partie supérieure.
Hauteur, 20 millim.; diamètre, 37.
Rapports ï:t Différences. — Ddnish Catalogue des Échinides des Pyrénées (1 ) , et plus tard dans la Paléontologie française (2) , j'ai rapporté l'espèce que je viens de décrire au Cyphosofna mag7iijîc7im^ dont elle se rapproche beaucoup par l'ensenfible de ses caractères. Lés deux Cyphosoma présentent effectivement la même physionomie générale, la même disposition des tubercules principaux laidement scrobiculés à la face inférieure et beaucoup plus petits près du sommet, le même nombre de tubercules secondaires inégaux, irréguliers et tendant à se confondre avec les granules qui les accompagnent; mais ils nous ont paru différer entre eux d'une manière essentielle par leurs zones porifères qui, chez le Cyphosoma magnificum sont, à la face supérieure, larges, droites et formées de pores très-distinctement bigéminés, tandis que ces mêmes zones, dans les exemplaires de Tuco, sont étroites, onduleuses et formées de pores simples du sommet à la base. Les tubercules principaux, bien qu'ils soient, au premier aspect, à peu près identiques chez les deux espèces, diffèrent un peu dans leur forme et leur disposition. Ceux du Cyphosoma pseudomagnificum sont relativement moins largement scrobiculés et moins espacés à la face inférieure, moins serrés et un peu plus développés à la face supérieure, ce qui rend, chez cette dernière espèce, le contraste moins apparent, lorsqu'on examine les tubercules sur l'une et l'autre face. Ces deux espèces, que j'ai longtemps confondues, sont assurément très-voisines ; il m'a paru cependant, après un examen très-approfondi, qu'elles devaient être séparées.
(1) Échinides fossiles des Pyrénées, 1863, p. 25 (extrait du Congrès scientifique de France, 28* session, t. UI, p. i85).
(2) Paléontologie française (Terrain crétacé), t. VII, p. 636.
ÉCHINIDES DE LA COliONIE DU GARUMNIEN. 57
Localités. — Belbèze (montagne d'Ausseing), le Tuco près Caseneuve (Haute-Garonne) ; Cerisols (Ariége). — Assez rare, — Coll. Leymerie, Peron.
Deux autres échantillons de Cyphosoma ont été recueillis : • Tun à Belbèze, par M. Leymerie ; le second au Tuco, par M. Hébert. Ils diffèrent du Cyphosoma pseudomagnificum^ mais leur mauvais état de conservation ne me permet pas, soit de les rapporter à une espèce connue, soit de les décrire comme espèce nouvelle. Le premier se rapproche beaucoup du Cyphosoma Amaudi par ses tubercules diminuant rapidement de volume • au-dessus de Tambitus et par la granulation fine et serrée recouvrant la zone miliaire assez large qui sépare les deux rangées de tubercules ; il m'a paru cependant s'en distinguer par ses tubercules moins fins, moins nombreux et plus espacés à la face supérieure. Il est possible que ce soit une variété du Cyphosoma Amaudi; j'attendrai néanmoins, pour me prononcer, la découverte d'un exemplaire plus complet et mieux conservé.
Le Cyphosoma Amatuli n'est pas très-rare dans l'étage sénonien inférieur de la Charente; il a été recueilli par M. Arnaud à Chamant, associé à VOstrea vesicularis.
Le second échantillon est plus complet, mais tellement empâté, qu'il est difficile d'en préciser les caractères. Sa taille et sa forme générale, la disposition de ses tubercules, son péristome s'ouvrant dans une dépression profonde de la face inférieure, lui donnent quelque ressemblance avec le Cyphosoma perfectum; mais quant à présent il n'est pas possible de l'y réunir d'une manière positive.
Le Cyphosoma perfectum est rare et provient de l'étage sénoDÎen inférieur de la Sarthe et d'Eure-et-Loir.