‹ Annales des sciences géologiques (volume 2)Chapitre 54 sur 126 · Uiluvium · texte numérisé non relu

Uiluvium

On retrouve les couches à Congéries entre les kilomètres 39 et 44, et à la borne 4 du kilomètre 45 on trouve sur les sables verts un banc de calcaire de 1 à 2 mètres d'épaisseur, avec

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nombreux débris d'Échinodermes. Cependant quelques Oursins sont assez bien conservés ; c'est dans ce banc de calcaire grésiforme que j'ai irou\é Sculetla subrotunda elnnenouyélle espèce décrite par M. Cotteau sous le nom d'Ampkiope Hollandei (1).

Les sables verts avec les mômes nodules fossilifères se présentent du Tavignano à Casa Vestignana, vers le nord de la plaine, et du Tavignano à Vadina, vers le sud. Souvent ils sont recouverts par les couches argileuses avec Congéries. Dans la carte ci-jointe (voy. fig. 20), nous avons représenté l'étendue visible des sables verts et de ces couches à Congéries ; mais il est probable que ces dernières ont eu un plus grand développement. Elles ont été ravinées ou sont actuellement recouvertes par les sables jaunes sans fossiles ou les terrains quaternaires.

Ce qu'il importe de bien noter et ce qui est un fait entièrement nouveau pour la géologie de la Corse, c'est la présence des couches à Congéries. Les fossiles de ces couches sont :

Nenritia micanSy Gaudry et Fischer.

Melania Hollandei^ H. Ch.

— Locardif M. Ch.

Melanopsis Matheraniy Mayer. Cardium prœteniMf Mayer.

— nov. sp.

Dreyssenia (Congeria) simpleXy Barbot.

Ces dépôts à Congéries établissent un lien de plus enti^ les terrains tertiaires de la Corse et ceux de l'Italie.

Sables jaunes sans fossiles. — Ces couches à Congéries sont recouvertes dans la plaine d'Aleria par des sables jaunes sans fossiles, du moins je n'en ai pas trouvé. Ces sables jaunes alternent avec de nombreux lits de galets et recouvrent principale-

(1) Ce remarquable fossile était engagé dans une gangue de grés dur, qui ne permettait pas de distinguer les caractères génériques ; mais M. Munier a su le dégager, et il a ainsi reconnu à la fois qu'il appartenait au genre Amphiq^ et qu'il devait constituer une espèce nouvelle. M. Munier a autorisé M. Cotteau à en faire la description dans la Monographie des fossUes miocènes de la Corse qu'il publiait en ce moment avec M. Locard (Mémoires de la Société d^agricul' lure, histoire naturelle et arts utiles de Lyon, 1877).

ment Touest jde la plaine, ainsi que Ton peut s'en assurer dans la carte ci-jointe (voy. fig. 21) (i).

Enfin je résumerai la disposition stratigraphique des dépôts tertiaires miocènes de la plaine d'Âleria à l'aide des deux coupes suivantes. L'une (voy. coupe 15) va d'Aleria, à partir du kilomètre 69, au phare de TAlistro, vers le kilomètre 52 de la même route de Bastia à Âleria. Elle est orientée du sud au nord.

L'autre (voy. coupe 16) va du pont de la Corsigliese à l'étang de Terenzana, en suivant la route forestière de Corte à Aleria. Elle est orientée de l'O. à l'E.

De cette étude il résulte que les dépôts miocènes du bassin d'Aleria peuvent être classés comme il suit :

i. Calcaire à Clypéasires, avec Clypeaster aUuSj Lamk, Cl. gihhoms^ M. de Serres, Cl. crassicostatus , Ag., Cl. intermedius. Desmoulins.

2. Calcaire tendre en sortant de la carrière, mais durcissant à Tair ;

avec Proto cathedralis, Brug., Pyrula condita, etc.; calcaire marneux avec nombreux Pecten.

3. Sables verts, poudingue, avec Ranella marginataj Pletirotoma

aspenUatay Pyrula geometra, etc.

4. Couches argileuses ou couches à Congéries, avec Congeria simplex,

Mêlanopsis Maiheroni, etc.

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