‹ Annales des sciences géologiques (volume 2)Chapitre 84 sur 126 · Podocarpus Fteensis, Nob., nov. sp. (pi. G, fig · texte numérisé non relu

Podocarpus Fteensis, Nob., nov. sp. (pi. G, fig

P. foliis ceriaceis lanceolatis, basi vix in petiolum attenuatis, nervo longitudinali prominente notatis.

Grès éocènes de Fyé (Sarthe). — Rare.

Cette remarquable espèce, récemment découverte aux envi-

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rons de Fyé, parait intermédiaire entre le Podocarjym netiifolia (Don. in Lamb.) de THimalaya et da Népau), et les formes les plus étroites du Podocarpvs macrophylla (Don. in LAmb.), du Japon.

APETALiE.

Dans la flore des grès éocènes du Mans et d'Angers, les Apétales se distinguent par la profusion :

!• Des CupuUferes, 2* Des Myricées.

Un rôle beaucoup moins considérable était réservé aux Morées et aux iMurinées (1).

MYRICACEJ;.

L'existence de nombreuses feuilles plus ou moins allongées et dentées épineuses, constitue un des traits caractéristiques de cette flore. On peut juger de la richesse et de la variété des formes, en consultant les planches H et I. Ces feuilles font effectivement songer aux Myrica, et c'est parmi les espèces provenant des parties chaudes de l'Asie méridionale, que nous trouvons les plus heureux points de comparaison. Nous les rapportons au type du Myrica longifolia (Teijsm et Bindijk) de Java et de Singapour. M. Heer avait déjà signalé dans ces grès l'existence du Myrica œmula^ commun à Skopau en Saxe.

MYRICA L.

19. MntiGÀ Mvashk (Heer), Sap. {Dryandroides œmula^ Heer.) (pi. n, fig. 3541 ; pi. I, fig. 42-53).

Foliis elongatis, basi apiceque sensim angustatis , remote serralis, rarius integris, denlibus brevibus, nervis in dentés exeuntibus.

Grès éocènes du Mans et d'Angers. — C.

(1) Ce groupe est au contraire celui qui domine dans la végétation tertiaire du bassin de Manosque. — G. de Saporta, Le Sud-Est de la France à l'époque tertiaire (Anti. se. nat., 5« sér., t. VIII, p. 4).

l'ouest de ia frange ▲ l'époque tertiaire. 33

Le Myrica œmula^ Heer, comprend toutes les feuilles dentées épineuses à dents espacées ou rapprochées et à formes allongées plus ou moins élargies de nos planches H et I.

Parfois, comme le montrent plusieurs croquis, le réseau veineux est fort bien conservé. Ailleurs, le mode d'émission des nervures est particulièrement accentué. Bien que nous ne possédions pas d'exemplaires accompagnés de fructifications qui donneraient une valeur plus décisive à notre attribution, il est cependant facile, lorsque le réseau veineux est conservé dans son intégrité, de reconnaître ces proéminences ou tubercules qui rappellent à l'esprit les glandes ou ponctuations aromatiques des Myrica.

CUPULIFEiyE.

Jusqu'aujourd'hui, les Cupulifères observées dans nos grès sont représentées par le seul genre Oueixus. En possession des innombrables empreintes par nous découvertes, il est permis de supposer que ces végétaux étaient, avec les Myrica^ les essences les plus répandues dans l'ancien Bocage cénomanien. Parmi ces Chênes, les uns présentent des feuilles parfaitement entières, ovales, elliptiques, linéaires, pétiolées et visiblement coriaces; elles se rapportent au type des Quercus Phellos^ L., et imbricaria^ Michx., de l'Amérique. Les autres, remarquables par leurs feuilles larges, linéaires et dentéesépineuses, font songer à la fois aux Casianeopsis et aux Chênes castaniformes de l'Asie.

De telle sorte que les Chênes de notre flore fossile peuvent être partagés en deux groupes :

1* Chênes à feuilles entières elliptiques ou lancéolées

linéaires.

Type du Quorcus imbricaria, Michx

Quercus CenomanensiSy Sap.

Quercus Criei, Sap.

Quercus Lamberti, Wat.

Type du Quercus, Pheilos

Quercus tœnintaf Sap.

Quercus Uébertij Nob.

Quercus palœodrymc ja.Sap,

Ann. Se. Réol. IX. 3. — art. \» 4.

20 Chênes à feuilles dentées-épineuses.

Type des chênes Castaniformes Asiatiques

34 u&vw €»rt.

QUERGUS, L.

4* Chênes à feuilles entières.

a. Type du Quercus imbricaria, Michx.

20. ufiRCus Cenomàmensis, Sap., nov. sp. (pi. S, fig. 54-56).

Q. foliis coriaceisi ellipticis, integerrimis, obtusis, ut videtur longe petiolatis ; nervis seciindariis obliquis ad marginem furcalis; tertiariiS) flexuosis, areolatis.

Assez commun dans les grès éocènes de la Sarlhe.

Ce Quercus est remarquable par ses feuilles elliptiques, toujours très-entières, obtuses, à base atténuée (fig. 3 et 4) ou non (fig. 1) sur un long pétiole. La plupart des empreintes présentent un réseau veineux bien conservé qui reproduit exactement la nervation du Quercus imbricaria^ Michx. Le Quercus Cenomanensis est voisin du Quercus elUptica des Gypses d'Aix (1).

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