‹ Annales des sciences géologiques (volume 2)Chapitre 86 sur 126 · Quercus t^niàta, Sap., nov. sp. (pi. J, fig · texte numérisé non relu

Quercus t^niàta, Sap., nov. sp. (pi. J, fig

Q. foliis breviter petioiatis, elongato-linearibus, plus minusTe angustatis, integerrimis ; nervis secundariis obliquis, curvatia, ad marginem furcatis ; tertiariis ramosissimis areolas angulatas formantibus.

Grès éocènes de Sargé, Saint-Pavace, Saint-Aubin, Pruilléle-Chétif (1) (Sarthe). — C C.

Nous rapportons à cette espèce, très-commune dans nos grès, un bon nombre de formes qui devront en être séparées, lorsque la série déjà très-nombreuse des empreintes que nous possédons sera suffisamment complète. Le Quercus tœniata^ Sap., comprend toutes les feuilles linéaires, assez larges, atténuées aux deux extrémités, brièvement pétiolées et parfaitement entières. Le Q, tœniata paraît voisin du Quercus provectifolia^ Sap., des calcaires concrétionnés de Brognon (Côte-d'0r)(2).

24. Quercus Heberti, Nob., nov. sp. (pi. J, fig. 58, a, B). Q. foliis breviter petiolatis, lanceolatis apice acutis, integerri-

{{) Nous avons récemmenl découvert ce nouveau gisement. (2) Voy. BulUiin de la Société géologique, 2« sér., t. XXIII, p. 2*53.

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mis; nervis secundariis valde impressis flexuosis, ad marginem omnibus regulariter furcatis ; tertiariis valde flexuosis furcatulis.

0. Grès éocènes de Saint- Aubin, Saint-rPavace, Sargé (Sarthe). — Assez commun.

Quoique moins répandu que le précédent, ce Chêne constitue un des éléments essentiels de la flore éocène de l'Ouest. Nous avons représenté, planche J, fig. 58, a, une portion inférieure de feuille qui laisse voir le mode de terminaison du limbe sur un pétiole très-court. On distingue fort bien la nervure médiane qui émet de part et d'autre trois nervures secondaires se bifurquant régulièrement à quelque distance du bord de la feuille. La figure 58, J?, montre un groupe de feuilles, tel que nous l'avons observé sur une plaque de grès à Saint- Aubin près le Mans. Les quatre feuilles sont également remarquables par l'acuité de leurs sommets; et, mieux encore que sur le fragment (a), on peut se rendre compte de la régularité qu'affectent, en se bifurquant à la marge, les nervures secondaires. Les nervilles tertiaires ne forment point un réseau continu, comme nous l'avons observé chez les QuercHs iœm'aia, Sap., Crtei, Sap. et Cenomanensis , Sap., çà et là, en effet, les mailles sont détruites; toutefois, il est aisé de constater que les veinules tertiaires sont bifurquées, à branches très-flexueuses. L'espèce ainsi décrite présente quelques rapports avec le Quercus bifurca de Watelet. Malheureusement, le croquis en question ne donne pas une idée bien nette de l'ancienne feuille. On y distingue, il est vrai, la base atténuée du limbe sur un pétiole assez court ; mais quelle était la terminaison de la feuille des grès de Pernant? C*est ce qu'il nous est impossible de prévoir à l'inspection du dessin de M. Watelet. Nous possédons, au contraire de l'espèce de nos grès, sans doute affine du Quercm farcata^ Wat., des fragments qui nous permettent d'en donner une diagnose aussi complète que possible. Plutôt que d'assimiler l'empreinte du Mans au Quercus furcata^ Wat., représenté par un dessin incomplet, nous croyons plus sage de l'en distinguer.

l'ouest de IA FRANCE A l'ÉPOQUE TERTIAIRE* 37

Dans cette conjoncture, noas sommes heureux de dédier ce nouveau Quercus éooène à Téminent professeur de la Sorbonne.

2^ Chênes à feuilles dentées-épineuses.

Type des Chênes castaniformes asiatiques.

Sont comprises dans cette section les feuilles dont l'affinité avec certains types castaniformes asiatiques paraît des plus probables. Ces empreintes rappellent à l'esprit les feuilles des Chênes prototypiques ou Dryophyllum^ nom dont s'est servi M. le docteur Debey, pour désigner les Quercinées de la craie d'Aix-la-Chapelle. Comme l'ont justement fait observer MM. deSaporta et Marion (1), « certaines espèces asiatiques « opèrent une liaison graduée, soit par l'aspect des feuilles, « soit par la structure des involucres du fruit, soit enfin par la « disposition des appareils mâles, vers les Castanopsis^ qui ne « sont eux-mêmes que des Castanea à feuilles persistantes et « coriaces, propres aux régions chaudes, tandis que les Châ- « taigniers proprement dits habitent la zone tempérée boréale « dans l'un et l'autre continent, et paraissent avoir été réii pandus jusqu'auprès du pôle, à une époque antérieure, vers « le milieu des temps tertiaires. Les Chênes asiatiques dont « il est question constituent, de nos jours, la section Pasam'a^ a Miq. Cyclobalanus, Endl., Chlamydobalanus^ Endl. — Les c( caractères communs aux Chênes asiatiques des trois sections « et aux Casianopsis réunis permettent de voir en eux des M végétaux adaptés à un climat chaud, par leurs feuilles « coriaces et persistantes. » L'analogie obligeant à relier les plus anciennes Quercinées, tantôt à des Quercus asiatiques, tantôt à des Casianopsis^ suivant les formes que l'on examine, on se trouve conduit, en tenant compte d'ailleurs de la physionomie commune étendue à toutes, à en former un genre intermédiaire représentant la tige première de laquelle les divers types de la famille seraient successivement dérivés. —

(i) De Saporta et Marion, Essai sur Véiai de la végétaiion à V époque des ss Heersiennes de Gelinden, p. 33 et suiv.

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Plus loin, les mêmes savants ajoutent : « Telles sont les raia sons tirées de la probabilité des choses, qui nous font pré- « férer le terme générique de Dryophyllum à tout autre, pour ce désigner les plus anciennes Quercinées, en employant ce « terme dans le même sens que il. Debey et l'un de nous « l'ont fait, sous toutes réserves, jusqu'à ce que les espèces (( inscrites sous cette dénomination nous aient enfin livré le « secret de leur nature véritable (1). »

Les Chênes [Dryophyllum) assimilables aux Qtterats castanîformes asiatiques sont représentés par l'espèce suivante :

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