PuLLASTRA ELONGATA (iMoorc sp.), Martin
PI. 2, fig. 21, 22.
Axinm elongatus^ Moore, 1861, Quart. Joum. Geol. Soc, t. XVII,
p. 503, pi. 15, fig. 18.
Leda Deffneri, Schloenbach, 1862, Neucs Jahrb. fur Minerai., p. 156,
pi. 3, fig. 3« (non Oppel).
Pullastra elonyata^ Martin, 1865, zone à Avicula contorta, p. 277, pi. 3,
fig. 3.
Je rapporte à cette petite espèce des moules et empreintes qui se j'encontrent en assez grande quantité dans les grés d'Hel--
GRÉS A COMBUSTIBLES D'tiËLSfUdBORG ET d'hOGANAS. 495
singborg, et qui sont représentés flg. 21 et 22. Je pense que la Pvllastra elongata de M. Martin peut bien appartenir a la même espèce, malgré une légère différence dans la carène qui est plus prononcée dans Téchantillon figuré par M. Martin (1). Cette môme différence se présente, comme on peut le voir, dans les exemplaires que j'ai fait figurer; mais je ne crois pas qu on puisse identifier avec rcspèco précédente la Cypricardia porrecta^ Dtiniortier, de la zowak Ammonites planorbis.(j(^\XQ dernière coquille atteint 40 millimètres de longueur; j'en ai recueilli de nombreux exemplaires, soit au Chaylard (Gard), soit à Oi^glandes (Manche), dans la même zone; aucun ne reste au dessous de 25 millimètres. L'espèce de la zone inférieure, dans ses nombreux individus, ne dépasse pas 14 millimètres, tîville de Téchantillon figuré par M. Martin, celui de M. Moore n'a que 9 millimètres, ceux d'Helsingborg en ont 13.
D'ailleurs, d'après M. Martin, la Pidlastra elongata est une coquille sinupalléale; la Cypricardia pon^ecAa est intégropalléale d'après M. Dumortier, et il m'est en effet impossible d'apercevoir la moindre trace de sinus parmi les échantillons que renferme notre collection.
' Quand on compare à l'espèce précédente celle que M. Schlœnbach a décrite (2) et figurée sous le nom de Leda Deffneri, Oppcl, d'après des échantillons recueillis dans la zone à Avkula conforta du Hanovre , on reconnaît qu'il est impossible de les distinguer spécifiquement. En admettant que les différentes formes figurées par M. Schlœnbach appartiennent bien à une même espèce, cette espèce me paraît devoir aussi comprendre la Pullastra elongata. ^n raison de la forme plus ou moins carénée, du côté antérieur plus proéminent , l'espèce du Hanovre doit être séparée de la Leda Deffneri d'Oppel, ce qu*a fait déjà M. Dittmar(3); elle rentrera alors dans la Pullastra elon^ gâta.
(1) Cet auteur a rapporté la même espèce à deux genres, car, p. 229^ elle eet désignée •0U8 le nom de Schizodus elongatus,
(2) Neues Jahrb fur Minerai., 1862, p. 456, pi. 3, fig. 3, rt, b, c.
(3) Die conforta Zone, p. 171, 186A.
136 HtaBST.
J ai recueilli à Ranilôsa, près crHelsingborg, un exemplaire identique avec celui de la figure 3" de M. Schloenbach. C'est celui qui est représenté lig. 22; un autre, fig.21, un peu moins caréné, reproduit assez exactement la forme de l'exemplaire 3* de M. Schloenbach, que je rapporte plus loin à un autre type, mais cependant la caréné est assez prononcée pour que la distinction puisse être maintenue.