‹ Annales des sciences géologiques (volume 4)Chapitre 32 sur 69 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

D'après tout ce que nous avons dit dans ce qui précède, nous coucluons nos observations comme ii suit :

l*Le terrain crétacé inférieur des Corbîères et de la Clape se divise en deux groupes : l'un appartenant au sous-étage supé* rieur du néocomien, tel qu'il a été délimité par notre mattre, M. Hébert; l'autre appartenant au grand étage du gault.

Le néocomien supérieur (aptien) se divise en trois zones. L'inférieure, représentée par un système calcaréo-argilo-marneux, comprenant dans nos coupes et notre tableau, les n""" 1, 2, 3, &, 5 et 6, et renfermant comme fossiles caractéristiques :

AmrrumUes fissicosiatus^ Phillips.

— ComueUanus, d*Orb.

— Dufrenoyij d'Orb, BeUmnites semiconaZtcuIato, Blainr.

NauHlus Neckerianus. Pictet.

Plicatula placmea, Lamk.

Plicatula radiola^ Lamk.

Ostrea Aquila^ d'Orb.

TerebrcUula sella, Sow.

— Moutoniana, d'Orb.

— Astieriana, d*Orb.

Bhynchonella lata, d*Orb.

Echinospatagta Collegnii, d'Orb.

Pseudodiadema Màlbosiiy Gott.

Pseudodiadema Trigeriy Cott.

Orbitolin conoidea et diseoidea, Alb. Gras.

La zone moyenne est représentée par une puissante assise de calcaire compacte ^ Toucasia carinata^ Math. (Reqvienia Lonsdaliiy Caprotina Lonsdalii, Requienia carinata)^ n' 7 de notre tableau.

La zone supérieure est remarquable par Tintercalation d'une assise argileuse entre deux assises de calcaires en plaquettes , parfois assez compactes^ contenant une quantité trës-considé-

GONGLDSIONS. ili

rable d'Orbitolines et les mêmes fossiles que notre zone inférieure. Ce sont les n" 8, 9 et 10 des coupes et du tableau.

Le gault est représenté à la Glape par des grès ferrugineux jaunes ou rouges, très-siliceux, avec Trigonia ali/œ^mis^ Park.; dans les Gorbières, par des schistes noirs, des calcaires schistoïdes noirâtres ou brunâtres, des grès ferrugineux renfermant comme fossiles caractéristiques : Ammonites MilktianuSy d'Orb., Belemnites minimus^ Lister, Turtitella Vibrctyeana^ d'Orb., Cardita tenmcosta Mich., Nucula peetinata^ Sow., Gueula bivirgata^ Fitton, Trigonia Lamarckà, Math., Trigo^ nia aliformis^ Parkinson, Lama parallela^ Sow. , Plicatula radiola^ Lamk., Cuculka {Arca) fibrosa^ Sow., etc.; dans la région de Gubières, par des argiles bleuâtres, avec des lits de calcaires subordonnés, avec Catopygus cylindricus^ Desor, EchinO" conus mixtus^ d'Orb.

2"* Il n'y a donc pas deux niveaux de calcaires compactes à Caprotines, comme le veulent MM. Goquand et Magnan, dans la Glape, l'un au-dessous de l'assise argileuse à fossiles aptiens, et Tautre au-dessus, parce que partout, dans ces petites montagnes, nous avons vu reposer le niveau, soi-disant inférieur, au-dessus de la même couche fossilifère qui supporte les calcaires que ces géologues placent dans le niveau supérieur.

3" Il y a dans la Glape et dans les Gorbières, entre les calcaires compactes et le gault, une assise puissante d'argiles et de calcaires qui a échappé à M. d'Ârchiac, que M. Goquand n'a pas signalée, et que M. Magnan ne mentionne pas non plus, autant que nous pouvons le croire, après la lecture de son mémoire.

h!" n n'y a aussi dans les Gorbières qu'un seul niveau de calcaires compactes, entre les deux séries de marnes et calcaires à fossiles aptiens, et non pas trois, comme le prétend M. Magnan. Son niveau inférieur, qu'il range dans le néocomien, doit être supprimé. Il le fait reposer sur le terrain jurassique; or, ce n'est pas le calcaire compacte qui repose sur le jurassique, mais bien, comme nous l'avons établi, les couches marneuses à Ostrea Agtdla, Plicatula placunea^ Echinospatagus Collegnii.

47& F. CAIROL.

En outre, partout, au-dessous du calcaire, prétendu néocomien de M. Magnau, nous avons trouvé les mêmes couches qu'au-dessous de son calcaire aptien, le seul qui existe dans ces contrées, le seul auquel il faut rapporter les calcaires à Dicérates de M. Dufrénoy. Ce dernier a commis la même erreur que M. Magnan ; il a attribué à une superposition normale un contact qui n'était que le résultat de failles nombreuses. •

Le niveau supérieur, que M. Magnan transporte en plein gault, doit aussi être rayé de la série. Ici encore, partout, ce calcaire repose sur notre n"* 6 de la zone inférieure.

Le géologue précédent a attribué aussi à une simple superposition un contact qui n'est dû qu'à des failles.

S"" Enfin, le gault existe dans la Clape et les Corbières, contrairement à l'assertion de M. Reynès, qui n'en admettait pas la présence dans le département de l'Aude, et contrairement aussi à l'opinion de M. Leymerie, qui en rejette la présence dans les Corbières.

Quant à M. d'Ârcbiac, il a soupçonné sa présence ; mais il rangeait les couches que nous classons dans cet étage, dans sou étage des marnes et calcaires néocomiens, et, par conséquent, il les considérait comme inférieures aux calcaires compactes qui , pour lui, représentaient le terme le plus élevé du terrain cré« tacé inférieur.

ARTIOLI n^ 2.

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