H. E. SAUVAGE
‘ nosome cornu; sa direction est également sensiblement horizontale chez le Minilor, ainsi que l’a figuré Cuvier.
Chez tous les autres Sauriens dont nous avons pu étudier le squelette (Draco lineatus, Proctotretus chilensis, Agama colonorum, Lacertu ocellata, Gerrhosaurus bifasciatus, Plestiodon Aldrovandi, Seps chalcides), les pubis forment une pointe dirigée en avant et se réunissent sous un angle parfois peu prononcé, comme chez l'Agama colonorum, parfois, au contraire, fort aigu, ainsi qu’on le voit chez le Lézard ocellé; le trou obturateur devient grand et s’allonge dans le sens de la lonoueur.
De tous les Sauriens pourvus de pattes, le Caméléon seul nous à présenté une disposition différente, quant à la forme de son bassin. Cette disposition avait été notée par Cuvier qui remarque que cet animal « diffère de tous les autres par un os des iles étroit, qui va perpendiculairement en s’élargissant un peu, s'attacher à l’épine. Cet os des iles se distingue encore par un cartilage triangulaire analogue à celui de l’omoplate, qu'il porte à sa partie supérieure (1). » |
Chez le Caméléon vulgaire, les apophyses transverses des deux vertèbres sacrées qui supportent le bassin sont fort peu développées, de telle sorte que l'iléon, au lieu d’être placé de haut en bas, d’arrière en avant et un peu de dedans en dehors, comme chez les autres Sauriens, est posé par son extrémité un peu recourbée sur les faces supérieures des deux apophyses des vertèbres sacrées ; 1l en résulte que l’iléon se dirige directement de haut en bas, ou si l’on suppose l'animal placé dans la position verticale, d’arrière en avant; :l est long, en forme de lame un peu coudée dans le sens de la cavité abdominale, et ne présente pas l’apophyse saillante que nous avons signalée chez les autres Sauriens près de l’union avec les autres pièces. du bassin. Les deux ischions déterminent une crête saillante par leur réunion; leur portion interne est beaucoup plus
(1) Recherches sur les ossements fossiles, t. V, % part., p. 295, pl. XVI, fig. 41, 41 a.
ARTIGUE N° 6,