‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 1 sur 232 · VUE VU VU LEV LAVAL AU UV LAV LL TU LAV VEV LAVETULAV UV LAN LUN LA · texte numérisé non relu

VUE VU VU LEV LAVAL AU UV LAV LL TU LAV VEV LAVETULAV UV LAN LUN LA

Monocrapmie du genre Chiodecton ;

Par À. L. À. Fée,

Professeur à l’hôpital militaire de Lille.

La famille des Lichens, qui naguère se composait d'un genre unique, renferme aujourd’hui plusieurs groupes distincts , dans lesquels sont répartis des genres nombreux et bien tranchés. Long-temps les voyageurs dédaignèrent de récolter les plantes agames ; séduits par la beauté des phanérogames , les naturalistes s'empressèrent de les décrire et de les figurer; aussi leur nombre s’accrut-il très-rapidement, tandis que celui des champignons , des mousses et des lichens demeura le même ; mais enfin ces humbles végétaux eurent leur iour, on étudia leurs formes et leur mode de reproduction; on les suivit dans leur accroissement et dans leur dépérissement; on examina quelles modifications détermine en eux l'état hygrométrique de l’air, la station au-dessus du niveau des mers et l'élévation plus ou moins grande de la tempé-

XVH — Mai 1829. I

rature. On voulut connaître le rôle que les organes carpomorphes remplissent dans l’acte de la reproduction et percer le mystère dont la nature semble s’envelopper avec tant de soin; ce qu’on en put apprendre piqua au plus haut degré la curiosité ; l’indifférence cessa, et les travaux des naturalistes se dirigèrent vers la cryptogamie, qui prit bientôt un essor rapide.

Quelques personnes s’étonnent du nombre considérable des agames; mais on devrait s'étonner plutôt que ces plantes fussent peu nombreuses. Plus les êtres sont exigus dans leurs proportions , plus ils semblent disposés à varier leurs formes ; voyez quel petit nombre de quadrupèdes et quelle prodigieuse variété d'insectes! combien de plantes herbacées, dont les espèces sont distinctes, pour une plante arborescente! I! était nécessaire que les êtres qui occupent un grand espace sur la terre et qui consomment beaucoup , fussent peu nombreux ; autrement ils se seraient gênés mutuellement et l’équilibre aurait été détruit. Dans les animaux la durée de la gestation et le nombre des petits de chaque portée sont en raison inverse de la taille ; dans les végétaux, l’observation a appris que les fruits des arbres étaient en général oligospermes , et ceux de la plupart des herbes polyspermes.

Les agames, plus que toutes les autres plantes, sont polymorphes ; elles varient Ieurs formes par une foule de circonstances particulières ; mais comme chacune de ces circonstances , en se reproduisant, donne lieu aux mêmes modifications , il en résulte , d'une part, impossibilité de décider dans quels cas cela arrive, et de l’autre, impossibilité de retrouver le type. Il est donc im-

(an)

périeusement nécessaire de regarder comme espèces toutes les agames qui , différant de taille, de couleur, etc., diffèrent aussi de forme. Supposons un instant qu'un champignon, ordinairement sessile, puisse, dans ceriain cas , devenir pédicellé, qu’un lichen crustacé monire des folioles distinctes ; qu’une jongermanne glabre et ramifiée devienne tomenteuse et qu'elle n'offre plus de rameaux; se réfusera-t-on Ge faire des espèces, et ne serait-on pas blämable d’en agir autrement? Personne ne peut se flatiter de savoir jusqu’à quel point les agames modifient leurs caracières physiques; n’est-ce pas là le secret de la nature? Comment donc espèrer qu’on parvienne jamais à établir uné méthode raisonnable, en adoptant la possibilité des métamorphoses, c’est-à-dire, le passage d'un genre dans un autre. Une Lécanore peut, suivant les observations de M. Méver, devenir une Parmélie ou une Urcéolaire; une Borrera se changer en Ramaline , eic. Nous ne nions pas absolument que de pareilles transformations ne puissent avoir lieu ; mais sont-elles assez nombreuses pour qu'on doive s’en prévaloir dans établissement des genres; et si de pareilles idées se propageaient, ne sufliraient-elles pas pour plonger certaines parties de l’histoire naturelle dans le chaos des hypothèses. Un observateur peu consciencieux aflirmera qu'il a vu, et ses innovations seront appuyées par des faits prétendus, dont il sera plus facilé de nier l’existence que de prouver la fausseté où cela nous conduira-1-3l? Les naturalistes ne se partageront-ils pas dès lors en deux classes, en gens qui douteront de tout et en gens qui ne douteront de rien?

La possibilité des modifications de formes dans les

agames doit seulement nous montrer qu’il ne faut pas ajouter lésèrement des espèces à celles qui déjà sont connues, et qu'il est surtout nécessaire, avant d’en venir à J’établissement d’une espèce nouvelle, de s'assurer si les mêmes formes se reproduisent fréquemment , sans qu'il y aît un passage trop marqué vers des espèces qui déjà auraient pris place dans les Synopsis. Enfin elle nous apprend encore que les mots genre et espèce n’ont pas en agamie, et même en cryptogamie , la même valeur qu’en phanérogamie , et C’est un point important sur lequel nous croyons qu'il faut insister. Ainsi nous pensons que dans un grand nombre de cas le sous-groupe peut n'être regardé que comme genre, celui-ci que comme espèce, et celle-ci n'être équivalente qu’à la variété. Il est notoire que les caractères qui suffisent en agamie, pour constituer le sous-groupe, le genre et lespèce ne peuvent suflire quand il s’agit des phanérogames, plantes qui se font remarquer par un plus grand nombre d’organes importans. |

Au reste, le but principal est de rendre la science facile, sans nuire à la partie philosophique, et la diffé rence de valeur que nous signalons entre les mêmes mots, appliqués à des plantes distinctes, est sans aucun inconvénient. Il suffit sans doute d’en être prévenu et de se le rappeler. D'ailleurs, familles, genres et espèces, tout se confond par des nuances infinies. On peut comparer nos groupes artificiels à ces chaînes de montagnes qui présentent une foule de sommets distincts, mais qui sont sondées par leur base : tout s’unit, tout s’anasto-

mose ; il n'y a d’isolé que les sommités.

(roi )

Nous avons montré dans un autre ouvrage (1) que la famille des lichens avait des points de contact nombreux avec la plupart des autres familles qui composent les agames; qu’elle s’unissait, par exemple , aux algues par les Collema, aux champignons par les Calycium et les Bæomyces, aux hypoxylons par le sous-groupe des verrucariées, enfin aux hépatiques par le genre Endocarpon. Nous allons ici nous occuper d’un genre curieux, qui nous offrira l’exempie d’un double point d’attache , et en effet, les Ciodecton s'unissent aux hypoxylées par les organes carpomorphes et aux champignons par le ihalle.

Histoire. — Le genre Caiopecron a été fondé par Acharius, sur deux lichens fort remarquables, qui croissent sur les écorces du Bonplandia trifoliata , Willd. (Angusture vraie des pharmacies européennes), et sur celles de divers Cinchona du Pérou, confondus dans les officines sous le nom collectif de quinquinas jaunes. Acharius, qui d’abord avait regardé ces plantes comme des Trypethelium, en fit, plus tard, le iype d’un nouveau genre, dans son Synopsis de la famille des lichens publié en 1814; presqu'en même temps il en donna Îa monographie dans les 7ransactions linnéennes de Londres (tom. x1r, p. 32), et fit graver dans ce célèbre recueil les deux seules espèces qui alors le composaient ; mais ces plantes y sont presque méconnaissables, et les figures ont certainement été faites sur de médiocres échantillons. Acharius examina soigneusement l'organisation de ces

lichens, assez rares dans les herbiers jusqu’au moment

(1) Méthode lichénographique, Affinités des tribus naturelles , tab. IV.

no

où nous entreprimes notre travail sur les parasites des écorces exotiques oflicinales , époque vers laquelle M, Chernaieif, botaniste russe, découvrit aux îles d'Hyères cette belle espèce, qui a recu de nous le nom de Chiodecton myrticola, à cause de sa station sur le myrte. Après l'apparition de notre ouvrage, le genre Chiodecton se trouva composé de sept espèces, figurées avec la plus grande exactitude et parfaitement distinetes. Pendant que nous nous livrions en France à l’étude des Hchens; M. Eschweiler adoptait le genre Chiodecton d’Acharius et en faisait connaître Îes gongyles, que depuis il nous a été impossible de découvrir, malgré les forts grossissemens que nous avons employés. M. Sprengel ; dans son Systema, reconnait le genre Chiodecton ctadopie nos espèces , sans rien ajouier de particulier sur Îeur organisation : nous avous dit plus haut que ces espèces étaient au nombre de sept ; le travail que nous donnons les porte à dix, etelies sont partagées fort naiureilement.en deux sous-genres, distingués par la disposition des. 7halamium , tunÔt réunis au centre de l’apothécie, et tamtôt disposés en séries linéaires.

Acharius a placé le genre Chiodecton dans l’ordre deuxième (L. hypérogénées ), classe première (L. idiothalames), ce qui veut dire qu’il regarde ce lichen cemme pourvu d’apothécies entièrement formées par une substance propre, distinctes du thalle et de conleur différente ; composés, c'est-à-dire réunis plusieurs dans une même verrue, formée d’une substance propre. Les genres Trypethelium ei Glyphis sont dans Île mème ordre ; uous aurons l’occasion de démontrer que daus Île plus

grand nombre de cas, la verrue du Chiodecton paraît

( su )

évidemment formée par la mème substance que le thalle ; nous ajouterons ici que nous nommons apothécie (1) ce que le lichénographe suédois nomme verrue, et que l'organe qu’il qualifie d’Æpothécie est notre Thalamium; nous avons donné ailleurs les raisons qui motivent un pareïl changement dans la valeur de ces termes.

M. Eschweiïler, qui a introduit le Chiodecton dans les Trypéthéliacées, le caractérise ainsi : Thalle crustacé , apothécies de forme diverse , plongés dans des verrues formées par le thalle. On trouve dans la méthode de cet auteur le genre Chiodecton entire les genres Glyphis et Coniolomä. M. Méyer a adopté ce genre, qu'il classe parmi les Lichens myélocarpiens, c’est-à-dire, Lichens à fruits médulleux (dépourvus de consistance), dont le nucléum prolifère est renfermé dans un sporange ou caché sous le thalle, et pourvu d’utricules (asci) presque déliquescens. Le Chiodecton figure dans sa méthode à côté de l’'Endocarpe et de l’Antrocarpon, rapprochement bien peu naturel, et que blameront sans doute les botanistes qui cherchent à conserver les lois de l’analogie.

Le genre Chiodecton a été placé par nous dans les Verrucariées , sous-ordre des Zrypétheliées de notre méthode. Nous regardons comme Verrucarié tout Hchen à thalle crustacé ou pulvérulent dont l’apothécie kémisphérique n'est ni patellulé, ni fongiforme, ei montre un ou plusieurs zucleum qui recèlent le talamium. Quelquefois le nucleum manque, et dans ce cas les thalamium sont en nombre plus où moins grand ; les Trypéthéliées sont dans ce cas. La série linéaire de

(x) La réunion du perithecium et des thalamium le constitue.

nos genres montre le Chiodecton entre les genres Glyphis et Trypethelium.

Maintenant que nous avons indiqué la place que notre genre occupe dans les diverses méthodes lichénographiques , nous allons en étudier la structure.

Structure. —On distingue dans le Chiodecton, comme dans tous les lichens , un réceptacle universel (Thalle) et des organes carpomorphes ou récépiacle partiel (Apothécie.)

Du Thalle. — Le thalle est adhérent etamorphe, de consistance peu solide, illimité, si ce n’est dans une espèce (C. umbratum), presque toujours blanc, trèsrarement d'une autre couleur (C. seriale et farinaceum), jamais cartilagineux, membraneux dans le plus grand nombre des espèces , farineux (C. myrticola et farinaceum), rarement tuberculeux (C. monostichum), envahi plus ou moins complètement par les apothécies , et montrant quelquefois des filamens byssoïdes qui trahissent son origine. Ces filamens byssoïdes commencent évidemment l'existence de la plante. Ce sont des faisceaux de tissu cellulaire qui, vus à l’aide d’instrumens amplifians, n’offrent aucune trace de cloisons et ne paraissent différer en rien de ceux qui constituent les genres lypha et Mesenterica des auteurs ; leur consistance est fragile et moilasse; ils ne changent pôint de couleur par leur immersion dans l’eau, et refusent de s’imbiber de ce liquide. Plusieurs mycologues distingués , auxquels nous avons montré des thalles stériles de Chiodecton , n'ont pas hésité à les regarder comme appartenant à un champignon byssoïde, mais nous les avons bientôt dis-

Lé } e « e. e suadés en leur montrant des individus , lesquels avaient

(15) un thalle partie filamenteux et partie crustacé, cette dernière chargée d’apothécies.

Ces expansions prennent un accroissement rapide et s'étendent sur les écorces, de manière à Îles envahir presque entièrement. Plus elles sont distinctes, plus leur blancheur est grande et plus leur texture est lâche. Les filamens divergent en s’allongeant, se ramifient de plus en plus , s’anastomosent bientôt complètement de manière à offrir l'apparence d’un feutre blanc légèrement cotonneux. C’est vers le centre que le thalle devient continu et membraneux.D’abord la loupe y fait découvrir des mailles

serrées; mais bientôt on ne voit plus qu’une croûte blanchâtre, lisse, puis tuberculeuse ; cette transformation a lieu dans toute l’étendue de la plante, et les personnes qui n’ont pu suivre ce développement auraient peine à croire à l’origine byssoïde du lichen, si l’on ne voyait encore, çà et là, des filamens encroûtés, jadis libres , qui constituaient les ramifications principales du tissn , et si enfin les fissures corticales ne montraïient fort souvent des débris frangés qui doivent leur existence à la force d'extension dont est doué le végétal pendant la formation des couches annuelles, extension qui amène la rupture du lichen ; le thalle, étant devenu crustacé, cesse d'être stérile et donne seulement alors naissance aux organes carpomorphes.

| L'origine byssoïde du thalle des Chiodecions est un fait curieux, mais qui n’est pas sans exemple dans l’histoire des lichens ; nous ayons remarqué , en parlant des lichens épiphylles (Méth. Lich., 41.), que les genres Nematora , Racoplaca et Phyllocharis , compris dans

. notre section des Squammariées épiphylles , avaient

une semblable origine. Le thalle se forme toujours de filamens qui se soudent et donnent à ces lichens singuliers une apparence crustacée. Quelquefois, au lieu de filamens , il y a production d’expansions lobées fort petites, mais qui, devenant confluentes, constituent un thalle multi lobé de dimension assez considérable. Indépendamment de ces lichens exotiques, on trouve encore quelques lichens indigènes qui ont une origine byssoïde; nous citerons entre autres quelques calycioïdes , deux ou trois Verrucaires et un Bœomyce. [Il est probable que, si l'on suivait avec attention le développement d’un grand nombre de lichens, on verrait cette liste s’augmenter encore. Certains champignons byssoïdes seraientils des lichens imparfaits, c’est-à-dire, privés de fruits? seraient-ce des productions par lesquelles la nature s’essaierait à arriver à la forme lichénoïde ? Nous appelons l’atiention des physiologistes sur le fait curieux que nous devons ici nous contenter de signaler. Ÿ

De l’Apothécie. — La structure interne des organes carpomorphes est d’une grande simplicité. L’apothécie consiste en un périthécium épais qui, se moulant sur les thalamium qu'il doit recouvrir très-exactement, est rond ou allongé, suivant que ces organes affectent une disposition arrondie ou allongée.

Ce périthécium est d’un blanc assez pur et a un aspects fongoïde ; il s’'amincit vers sa partie supérieure et livre passage au sommet des thalamium , qui apparaissent alors sous l’aspect d’ostioles ; quelquefois voilés par une membrane légère , formée aux dépens du périthécium. Les thalamium sont noirs, soudés vers leur base, ou

seulement rapprochés, plus ou moins nombreux, plus

ou moins gros et diversement disposés ; ils renferment , suivant Eschweïler, des utricules dans lesquelles se trouvent des gougyles petits, fusiformes , un peu annelés et convoiutés. Nous avons dit qu'il nous avait été impossible de les découvrir , et cependant nous nous sommes servis d'échantillons qui se trouvaient être dans un admirable état de conservation. C’est sur la disposition des thalamium que sont fondés nos sous-genres ; c’est sur la différence de forme du périthécium que sont surtout basées nos espèces. Les ostioles ne présentent aucun pore visible; l'air ne communique point dans leur intérieur, et cependant il y a en eux une tendance naturelle à chercher la lumiere.

Les thalamium sont réunis vers le centre (C. sphœrale) , épars ou fasciculés ( €. myrticola, paradoxum , depressnm), disposés par séries (C. effusum, seriale, etc.), sur une seule série (C. monostichum). Les ostioles soni arrondis dans presque toutes les espèces , quadrangulaires (€. myrticola, etc., etc.); ils sont affais- . sés où convexes, suivant qu'ils sont ou qu'ils ne sont pas privés d'humidité.

Le Chiodecton est, avec le genre Glyÿphis, le seul lichen du sous-groupe des Verrucariées qui ne présente point de nucleum, et cette particularité les distingue de tous les autres genres ; il diffère du Glyphis par des ostioles arrondis on quadrangulaires , mais non linéaires, dont les thalamium sont confluens ou rapprochés.

On trouve les espèces qui composent le genre Chiodecton sur diverses écorecs d'arbres ou d’arbrisseaux , qui tous, sans nulle exception, appartiennent aux régions

intertropicales. Divers quinquinas, l’angusture fausse ,

la cascarille, le weinmanniatan-rouge , et le myrte, sont les seuls arbres dont l’écorce ait offert des Chiodectons. Il est à remarquer que ces lichens paraissent surtout se plaire sur les vieilles écorces ; le myrte nous les montre sur des branches mortes et souvent dénudées de leur écorce. Les quinquinas sur lesquels on les trouve doivent être suspectés; on les observe souvent dans le voisinage des Æypochnus rubro-cinctus et nigro-cinctus, circonstance qui semble annoncer qu’une assez grande humidité leur est nécessaire et que leurs habitudes , autant que leurs formes, les rattachent, quoique de loin , à la famille des champignons.

CHIODECTON (1).

Char. essentialis ; Apothecium heterogeneum , e propria substantia colorata alba formatum; Perithecium crassum involvens T’halamia aggregata, quorum sommitates liberæ sunt et simulant ostiola punctiformia, aporina.

Char. naturalis. Tuazruscrustaceo-cartilagineus, planoexpausus , adnatus, uniformis, originem trahens a filamentis byssoïdeis , albissimis, crassis, divergen-

tibus, cum #ætate crustam efformantübus ;

ArornecIuM (Tuberculum) heterogeneum , rotundum, elongatum , deforme elevatumque ; ostiolis aterrimis notatum ; Pertrmecrum albissimum , crassum, funsiforme, thalamiorum extremitatibus perforatum ;

(1) Chiodecton à Xiæv, nix, et déxmimds, reccptaculum , apothecia

alba nivea in omnibus speciebus.

M500) THALAmiA nuda(id.est nucleis privata), clongala, atra, approximata , subconfluentia et per maturitatem in ordine vario disposita , summitates liberæ et simulantes ostiola; OsriorA aporina , prominentia , aterrima ;

Sror# ? thalamiorum in gelatinà ceraceà mox nigrescenlte.

Differt Chiodecton a cæteris verrucarioïdibus , scilicet ;

a Glyphide , colore apotheciorum , impressionibus verruciformibus aporinis ;

a Trypethelio, apotheciis nucleo privatis et basi confluentibus ;

a Parmentarid, apotheciis mollibus , albissimis, non circum axim dispositis ; a Pyrenul&, Porinä, Werrucarit, Thelotremate, 4s-

cidio, apotheciis diversis colore, consistantià , configuratione , compositione , etc.

a Thecariä , impressionibus puncetiformibus et numere thalamiorum ;

a Sagediä, absentià laminæ proligeræ, form apotheciorum, etc.

Srar10 : habitant Chiodecta in sylvis Cinchonarum propè Loxam et Ayaracam, in regno novo-granatensi, andibus Peruvianorum et Quitensium, etc., etc.; nec non inter Cumanam et novam Barcelonam supra corlices Bonplandiæ trifoliatæ , in Santo-Domingo et insula Jamaïca supra Crotonem cascarillam. Hoc genus intertropicale speciem habet in Gallia australi supra corticem Myrti communis insularum Stæchadum.

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