Caropecron umsrATUM. (N
C. Thallo (crusta) filamentis byssoideis, niveis, divergentibus , ramosis, subanastomosantibus crassis que formato , umbrà latà fuscà limitato ; Apotheciis { tuberculis) irregularibus, confluentibus à crustà vestitis ; verrucis parvis, numerosis, subrotundo elongatis, confluentibus , ostiolis vix perspicuis, vela-
tisque.
Hagrrar in America meridionali suprà cortices Cinchonarum , præcipuè in epidermide Cinchonæ lancifoliæ;
(Quinquina jaune Gallorum ).
(32) Jcon. , tab. 3, fig. 3, 4. Magnitudine naturali. B. Fragmentum sterile ad demonstrandum thallum nec non
filamenta byssoidea. C. Fragmentum auctum cum
apotheciis.
Le thalle de ce Chiodecton est très-remarquable et nous a fourni le nom spécifique que nous avons donné à cette plante. Au premier coup d'œil, elle ressemble à certains champignons byssoïdes des genres Mesenterica, Hypha, etc., et aurait pu être décrite comme l’une des espèces qui appartiennent aux champignons de l'ordre des trichomyciens, si l'on ne découvrait çà et là des apothécies dont l'organisation est semblable à celle des autres Chiodectons;au reste cette organisation n’a rien de particulier , nous avons déjà dit ( Prolégomènes sur le genre) que le thalle des Chiodecton avait une origine byssoïde, néanmoins l'espèce dont il est ici question a cela de particulier que les filamens ne passent point entièrement à l’état crustacé et que les apothécies reposent sur les parties du thalle où les filamens sont encore distincts même à l’œil nu. — Ceuxci sont byssoïdes et formés de faisceaux cotonnenx dont l’épanouissement successif constitue une sorte de réseau à mailles larges et irrégulières , ils sont d’un blanc très-prononcé et plongés vers leurs extrémités dans une large bordure d’un brun fauve , légèrement flexueuse ou ondulée; cette bordure, très-remarquable, est caractéristique ; tous les échantillons que nous possédons de cette plante , en présentent une trèsdéveloppée, et c’est là que se termine le lichen.
Les apothécies sont presque tous situés sur le sommet des fissures corticales; ils sont allongés, irrégulièrement ovoïdes ; leur élévation est médiocre, Les thaiamium sont très-nombreux , plus petits que ceux qui appartiennent aux espèces précédentes , ils sont fort noires et leurs ostioles sont voilés par une faible couche fournie aux dépens du périthécium ; une coupe horizontale met en évidence la petitesse des thalamium et l'épaisseur du périthécium qui est intérieurement d’un blanc de neige très-pur.
Cette singulière espèce, l’une des plus tranchées du genre entier, sur l’organisation duquel elle nous a éclairé, paraît se plaire sur les écorces dé;à âgées, et conséquemment très-aqueuses, appartenant aux Quinquinas jaunes du commerce. Elle n’est pas fort rare et s’est toujours pré-
sentée à nous avec les caractères que nous lui avons assignés.
(33) 10. CHiopEcron MonosTicHUM. (N.)
C. Thallo (crusta) ? granuloso , effuso , albo-lactescente ; apotheciis (tuberculis) plurimis , ovato-deformibus , approximatis , confluentibus , sub-parallelis , elevatis crassisque ; ostiolis uniserialibus, minutis, punctiformibus, distinctis , aliquando approximatis et lirellas Graphidis simulantibus ; thalamiis aterimis sub-
confiuentibus.
Hasrrar in America meridionali , andibus Quitensium , suprà corticem Cinchonæ non adhüe descriptæ quæ
crescit in proxincia Quitensi.
Icon. , tab. 3, fig. 4, 4. Magnitudine naturali. B.
Fragmentum auetum cum apotheciis sectis.
Le thalle, dans cette espèce, est presque entièrement caché par les apothécium. Le peu qu’on en découvre le montre granuleux , effus et d’un blanc de lait. Nous pensons que les granulations qui semblent constituer le thalle, ne sont autre chose que de jeunes apothécies qui plus tard peuvent se développer ; il suit de là que le thalle serait nul dans les échantillons adultes ; peut-être les expansions byssoïdes finissentelles par disparaître , soit à cause de leur ténuité , soit à cause de la dilatation qui forcerait les filamens à se rompre, détruisant ainsi ce tissu léger et fongoïde qui constitue, comme nous l’avons déjà dit, le thalle dans Le premier âge de la plante.
Les apothécies sont très-nombreux , dirigés Gans le sens longitudinal des fibres corticales, et paraissent conséquemment parallèles ; ils sont confluens , ovoiïdes , allongés , plus ou moins réguliers , d’un blanc assez pur.
Les thalamium sout peu nombreux, disposés sur une seule rangée droite ou légèrement flexueuse, quelquefois bifurquée vers son extrémité , ou montrant un ou deux rameaux latéraux fort courts ; ces deux circonstances étant très-rares, la plante mérite tout-à-fait le nom d’unisériale (monostichum , sovos unus, etiË series) que nous lui avons donné.