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de formation des diversterrains qu’il présente ; d’après énumération des couches observées dans un grand nombre de point, l’auteur admet la succession suivante. De bas en haut:
1° le calcaire grossier servant de base aux autres roches, on y voit particulièrement ses couches moyÿennes et supérieures ; 2° un terrain de sable et de grès, renfermant des coquilles marines, roulées ou brisées dans les parties inférieures, intactes dans la partie supérieure qui approche des couches de grès, et dans le grès lui-même. Les espèces sont, suivant. M. Graves, les mêmes que celles des couches supérieures du calcaire grossier, avec lequel cette formation paraît se lier; 3° un calcaire marneux d’eau douce , contenant dans la partie supérieure du calcaire siliceux ; il renferme des coquilles d’eau douce, telles que :
Cyclostoma mumia , des Lymnées, et des graines de Chara.
M. Brongniart et M. Héricart- Férand, avaient considéré le grès comme appartenant au grès marin supérieur, etle terrain d’eau douce comme représentant la formation des meulières. M. Graves, se fondant sur les fossiles que ces couches renferment,surleur mode de succession et sur leur nature minéralogique , pense que les sables et grès sont ceux qui surmontent le calcaire grossier comme ceux de Beauchamp, et que la formation d’eau douce répondau second terrain d’eau douce et au calcaire’siliceux.
La partie botanique et zoologi-
que de cette statistique ne présente rien de remarquable; l’auteur obque M. Thié-
baut de Bernaud, dans son voyage
serve seulement , à Ermenonville, a cité dans ce lieu beaucoup de plantes qui n’y sont pas indigènes.
49. Note sur les EAUX sOUTERRAInes du département de la Gironde, et sur les puits appelés artésiens.
(Séance publique de Acad. royale des Sciences. Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, du 5/iuin 1828; p. 179.) :
À l’occasion de recherches faites pour obtenir des puits artésiens, V'Académie de Bordeaux a publié une note sur la structure géologique des environs de cette ville, accompagnée d’une carte et d’une coupe géologiques de cette contrée.
Cette coupe et cette carte font connaître les relations et les limites géographiques des terrains qui composent les environs de Bordeaux, et qui, suivant la commission qui a rédigé ce travail, sont en allant de bas en haut : 1° la craie qui forme la base de tout ce bassin; 2° les argiles plastiques ; 3° le-calcaire grossier mélé de couches sableuses et argileuses, et, dans sa partie supérieure, d'argile avec des lignites.
Les auteurs de cette note remarquent que la nature de ces roches est en rapport avec la végétation ou la culture des zones qu’elles occupent ; ainsi la vigne prospère surtout
sur le calcaire grossier et au miliew
“les couches d’alluvion, appelées Graves et Palus.
La zone de l’argile plastique et des argiles à lignite est particulièrement celle des bois; le pin affectionne les sables, le chène les argiles, et le châtaignier la craie.
A5. Uber vier fossile ochsenschedel. — Sur quatre CRANES DE BOEUF FOSsices; par M. Meyer.
{Extrait d'un Mémoire lu à l'assemblée des naturalistes d'Allemagne, à Munich, en 1827. — Isis, 1828 ,n. V et VI, p. 475.)'
Ces crânes se rapportent à deux espèces , l’une voisine de laurochs, Vautre du bœuf commun; ils ont été trouvés dans le diluvium de la vallée du Rhin, près de Mannheim, où on avait déjà trouvé d’autres espèces de bœufs fossiles et des fragmens d’éléphant, de cerf, de cheval et de rhinocÉTOs.
44. Observations on the arborisations in dendritic Calcedony. — Observations sur les ARBORISATIONS DANS LES CaLcEDoines dentritiques ; par M. Anorpne BronGnrarr.
{Jameson, Edinburgh new Philos. Journ. , juilletseptembre 1828, p. 268.)
Cet article est extrait de la première livraison de l’histoire des végétaux fossiles de cet auteur; M. Jameson ajoute seulement quil à observé des végétaux dans les dé-
pôts siliceux d'Islande, qu'on peut quelquefois confondre avec des Calcédoines.
43. Notice sur le Kaozin Des Pieux, département de la Manche; par M. HérauzT, ingénieur en chef des mines.
( Mém. de La Soc. d’Hist. nat. da Paris ; t. IV, p- 194.)
Cette note, très-courte, fait connaître le gisement de ce Kaolin, qui est accompagné d'argile jaune mêlé de sable, et paraîtrait reposer:
sur le granite.
46. Mémoire sur LES CHANGEMENS QUE LA COTE D'ANvErs À Bou- LOGNE À SUBIS, tant à l’intérieur qu’à l'extérieur, depuis la conquête de César jusqu’à nos jours; par B.Becpaire, ancien élève de l’école Polytechnique.
(Mémoires couronnés, en 1826 et 1827, par l’Acad. royale de Bruxelles, t. VI, p. 1.)
Ce Mémoire, de 176 pages, est rempli de détails de faits qui ne sont pas susceptibles d’une analyse aussi courte que celles auxquelles nous sommes obligés de nous restreindre; ces faits ne paraissent avoir qu'un intérêt local, et laun'en déduit consé-
teur aucune
quence géologique générale.
QG BOTANIQUE,
ANATOMIE ET FHYSIOLOGIE VÉGETALES.
47. Correcrron DE MÉmotres pour servir à l’histoire du règne végétal; par M. Decannoze. — Second Mémoire sUR LA FAMILLE DES CRAssULAGÉES, avec 13 pl.
in-4. Paris, Treuitel et VVurtz,
L'auteur, dans ce Mémoire comme dans celui sur les Mélastomacées, que nous ayons annoncé récemment, expose d’abord, d’une manière gérale, les caractères des plantes de cette famille , tant déduits des organes dela végétation que de ceux de la reproduction ; il fait ensuite connaître la classification qu’il a adoptée et la division de cette famille en quatre tribus, fondées sur le nombre des étamines et sur l’adhérence ou la liberté des pétales; enfin, il expose la distribution géographique singulière de ces plantes, distribution telle, que près de la moitié des espèces sont propres au cap de Bonne-Espérance.
L'auteur examine ensuite les. caractères des genres, et fait connaître, avec plus de détail qu’il n'avait pu le faire dans le prodrome, les espèces nouxelles ou peu connues; treize planches gravées, en partie au trait, font connaître les plus remarquables de ces espèces.