CATALOGUS PLANTARUM HORTI RE
GIL PARISIENSIS, CUM 2Nn0OtatiOnibus de plants novis aut minus cognitis. Auct. RENATO DEsrONTAINES,
editio tertia. Parisis, 1829. Prix, 5 f.
Le jardin botanique du Muséum
royal d'histoire naturelle de Paris a recu de si nombreuses additions depuis quelques années, soit par ies envois des voyageurs, soit par les échanges qu'il a établis avec d’autres jardins, que la seconde édition de son catalogue, publiée en 1815, était devenue très-incomplète. Cette nouvelle édition comprend , outre le catalogue complet des espèces cultivées dans le jardin , la description d’un assez grand nombre d’espèces nouvelles; malgré l’aridité nécessaire de la première partie, on reconnait facilement, dans le choix des synonymes, dans la citation des planches qui représentent chacune de ces plantes, la sagacité du célèbre professeur qui a consacré tous ses soins, depuis plusieurs années, à la rédaction de ce nouveau tableau de l’école de botanique de Paris.
M. Desfontaines , en effet, ne s’est pas contenté, comme dans la dernière édition, de citer le nom de l’auteur de chaque espèce; il y a ajouté la citation d’une des meilleures planches, représentant cette espèce, afin de mieux déterminer la plante quil a voulu indiquer.
Les annotations placées à la suite de ce catalogue renferment les caractères de plus de deux cents espèces nou-
velles.
94. Hybrides produits par des espèces de RHODODENDRON, d'AzALEA et de
Raopora, se fertilisant l’un l’autre.
(Jameson, Edinb. new philos. Journ. , octobre-
décembre 1828, p. 195.)
On a obtenu des hybrides entre des
(hi)
plantes de ces différens genres cultivées dans les nombreuses collections de plantes de l'Amérique du nord , appartenant aux comtes de Liverpool et de Caernarvon. M. Gowen, qui a fait une étude spéciale des hybrides, dit que dans la dernière de ces collections il a observé plus de cent hybrides venus de graines de différentes variétés de l’4zalea viscosa ét nudiflora, fécondées par le pollen de Rhododendron , intermédiaires entre le À. ponticum et le Rhod. catawbiense.
Ces hybrides conservent leurs feuilles dans les hivers ordinaires, comme les Rhododendron : ils montrent une tendance à les perdre dans les froids
rigoureux, comme les 4zalea.
95. SuR LA PRÉSENCE HABITUELLE DES VAISSEAUX EN SPIRALE DANS L'ORGA- NISATION VÉGÉTALE, et sur le mouvement particulier qu’on observe dans des morceaux détachés de l’écorce vivante de lUrtica nivea ; par M. Davip Dow.
( Jameson, Edinb. new philos. Journ., n. 11, Pp-21.
octobre-décembre 1828.)
L'auteur remarque qu’on a dit à tort queles vaïsseaux en spirale étaient rares dans les parties de la fructification, tandis que ces organes se trouvent dans toutes les parties de l’organisation végétale, dans le calice, la corolle, les filamens, le style, le péricarpe, et dans la graine. M. Don pense que ces vaisseaux si nombreux dans la partie externe des graines du Collomia, comme M. Lindley la indiqué, sont
analogues au pappus des graines de cer-
taines Bignoniacées, des Apocinées et des Malvacées. Ces vaisseaux sont trèsabondans, suivant ce botaniste, dans les tiges de diverses plantes, telles que
l'Urtica nivea , VHeliopsis lævis , et plu-
| sieurs autres composées ; l’auteur les
indique également dans leliber et laubier des Pins; maisils manquent dans les feuilles de ce genre, dans celles des Podocarpus, et sont rares dans celles de la plupart des arbres verts.
Il paraîtrait, d’après ces diverses citations, que ce savant botaniste veut parler, non seulement des vraies trachées , mais aussi des fausses trachées ou vaisseaux annelés; car, jusqu'à présent, personne n’a vu de vraïes trachées déroulables dans le liber ni dans l’aubier.
M. Don observe que les trachées isolées présentent des mouvemens très-vifs, qu'il présume pouvoir être dus à une véritable contractilité : ce phénomène est surtout très-visible
dans l'écorce de l’Urtica nivea.
96. Description des genres CoLUMELLIA, Tovarra et FRANcoA, avec des remarques sur leurs affinités, par M. Davin Do.
(Jameson, Edinb. new Philos. Journ..n: xt, p.46, octobre-décembre 1828.)
Ces trois genres, quoique établis depuis long-temps, étaient encore connus imparfaitement; l’auteur donne une description très-étendue des genres et des espèces ; il rapporte le premier à une nouvelle famille des Columelliées, comprenant en outre le genre Menodora. Cette famille se rapproche, sui-
vantlui, de lAalesia, dont il forme
aussi une famille distincte, qui diffère
surtout des Columelliées par le nom-
bre des étamines et par leur stigmate
simple.
Le genre Tovaria est rangé par ce botaniste parmi les Capparidées; à cette occasion, il donne une nouvelle description du genre reseda, qu’il pense qu'on peut, sans rompre ses affinités naturelles, rapporter également aux Capparidées.
Quant au genre Francoa , l’auteur le place dans une nouvelle famille des Galacinées, qui comprend le Francoa et le Galax , et qu'il place auprès des Philadelphées et des Saxifragées. L’auteur ne parait pas avoir connu le Mémoire de M. Adrien de Jussieu sur ce genre. (Voy. les Ann. des sc. nat., tom. 3, p. 192, pl. 12.)