Sur l'animal de la exvermère RMEANUT NP
( glycimeris siliqua, Lam.) , et sur l'a-
natomie de ce mollusque , par M. Av-
poux. (Communiqué à la Soc. phil.,
mars 1829.)
Après avoir remarqué que ses obsertions datent du commencement de l’an dernier, M. Audouin présente un apercu des différentes opinions qui ont été émises par les conchyliologistes relativement à la glycimère. L'animal n’etant pas connu, on a du fonder les ca-
ractères de ce genre sur la coquille, et
déduire de cet examen ses rapports na- |
turels avec les genres voisins. L'auteur décrit ensuite la forme de l’animal et ses organes extérieurs; il est pourvu antérieurement d’un pied robuste qui sort par une fente étroite pratiquée au manteau. Celui-ci est très-épais; il occupe l’espace bäillant qui s'observe entre chaque valve, et se prolonge postérieurement en un tube simple trèsgros, non rentrant, muni de petits tentacules , et recouvert, comme le le reste, d’un épiderme noirâtre et rugueux; ce tube est partagé, seulement à l'intérieur , en deux siphons , par une cloison charnue. Les branchies sont
assez développées; leur tissu est épais
Les tentacules buccaux, au nombre de quatre, ont assez de longueur ; ils sont virgulaires et dirigés en arrière; l’abdomen est renflé, cylindroiïde et tronqué postérieurement.
l'inspection anatomique a présenté un tube digestif très-développé dans sa portion intestinale, et débutant par un œsophage court qui aboutit à un estomac très-vaste. Ce dernier est entouré par le foie, dont les lobules sont assez distincts et de couleur verdätre. Les systèmes nerveux, circulatoire et générateur ont été successivement examinés par l’auteur ; il les a trouvés fort analogues à ceux des myes.
En effet, c'est avec les myes que, suivant M. Audouin, les glycimères ont le plus de rapports, et on doit leur donner place auprès de ce genre, ainsi que l’a judicieusement fait M. Cuvier dans son règne animal. Ce Mémoire et les dessins coloriés qui l’'accompagnent paraïtront incessamment dans les 47-
nales des Sciences naturelles.