Prix pour la culture des Müiriers en prairies
A la suite d’une note lue à la Société d'agriculture de Lyon (séance du 45 octobre 1828), sur la culture des mùriers en prairies , M. Boxa- Fous, directeur du Jardin royal d’agriculture de Turin, et auquel l’agriculture est redevable des plus généreux efforts, a offert à la Société un fonds de 4,200, destiné à accorder des primes aux cultivateurs du département du Rhône, qui présenteront des résultats satisfaisans sur la culture de jeunes muriers provenant de semis, et dont on employerait à la nourriture des vers à soie, les feuilles dans le cours de l’année suivante. On renouvei-
Jeraït ces jeunes pousses lorsqu'elles
deviendraiïent un peu forte.
« M. Bonafous ayant désiré que la Société, chargée de juger le concours, en réglât les conditions, elle a arrêté ce qui suit : |
is Une prime de 300 francs sera accordée au cultivateur du département du Rhône qui, dans le courant de l’année 1829, aura cultivé des mâriers en prairie , sur le sol le plus étendu : la contenance de ce sol ne pourra pas être moindre d’une are;
20 Deux autres primes, chacune de 150 fr., seront accordées aux deux cultivateurs qui, par ce genre de culture, auront le plus approché du premier;
3° Une médaille d’or de 500 fr.
sera décernée, à titre de prix, à l’éleveur qui, en 1850, aura nourri avec succès le plus grand nombre de vers à soie, en employant le plus de feuilles de mûriers cultivés en prairie; toutefois l’éducation ne pourra être moindre d’une once;
%° Trois autres médailles, chacune de 100 fr., seront la récompense de ceux qui auront le plus approché du premier;
80 Les cultivateurs qui auront concouru pour les primes, pourront se présenter au concours pour les médailles d’or;
6° Les uns et les autres accompagneront l’envoi de leurs Mémoires d’attestations données par MM. les maires ou autres fonctionnaires pu-
blics des lieux qu’ils habitent; ils.
devront avoir fait leurs expériences dans le département du Rhône; ils seront libres de faire connaître leurs noms. Les membres de la Société sont exceptés de concours;
7° Les Mémoires et pièces à lappui seront adressées, francs de port, pour le premier concours, avant le 4e" août 1829, et pour le deuxième, avant le 4x août 4830, à M. le doc-
teur TrOLLIET, secrétaire général de la Société. »
449. Prix pour la multiplication des SANGSUES , propose par la Société d'émulation d'agriculture, sciences et arts, de l'Ain.
L'emploi multiplié des sangsues en a presque épuisé la race dans les contrées de la France qui les fournissaient ; on est maintenant obligé de les faire venir, à grands frais, de l'étranger, et ce moyen de guérison cesse d’être à la portée de tous.
« Cependant des expéfences, faites de plusieurs côtés, semblent annoncer qu'on pourrait en faire une éducation artificielle très-profitable:
le poisson, Les vers à soie, les espèces d'animaux domestiques, et la plupart des denrées nécessaires à l’homme , sont multipliés par des procédés appropriés à chacun d’eux, et qui tournent à avantage des producteurs et des consommateurs; la Société pense qu'il pourrait en être de même pour les sangsues, et que leur multiplication artificielle conviendrait particulièrement aux pays humides dont le sol retient l’eau; en conséquence, elle ouvre sur ce sujet un concours en ces termes :
« Indiquer une procédé de multiplication des sangsues, qui soit à la fois facile, économique et productif:
Les procédés indiqués devront étre applicables en grand, et avoir déjà réussi sur plusieurs milliers
de sangsues. »
« Le concours se terminera le 4er janvier 1851. Aux Mémoires seront joints des certificats des autorités, constatant les résultats de la mé-
thode indiquée; les concurrens pourront se réserver la propriété de leurs procédés : la Société se propose de répéter, pendant l’année 1851, ceux qui lui paraîtront les meilleurs. Les prix seront distribués le 6 janvier 1852. Le premier sera de 400 fr., ou une médaille d’or de même valeur ; le second sera de 200 fr., ou une médaille d’or équivalente; le troisième sera une médaille d'argent du grand module.
Les Mémoires arriveront francs de port au Secrétaire de la Société :
ils porteront un épigraphe qui sera répétée, avec le nom de l’auteur, dans un billet cacheté.