‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 167 sur 232 · Observationes botanicæ. Auct · texte numérisé non relu

Observationes botanicæ. Auct

J. G. G. LExmaxn. Prof. bot.

Hamburg. 1829.

A la suite du catalogue des graines recueillies dans le jardin botanique de Hambourg, M. Lehmann publie des observations sur les plantes nouvelles qui y ont été observées.

Déjà, dans un semblable cahier publié en 1828, sous le titre d’{ndex scholarum, etc, il avait fait connaître beaucoup d’espèces intéressantes cultivées dans'ce jardin, et deux nouveaux genres, l’un Steganotropis de la famille des Légumineuses papilionacées; l’autre, Stephananthus, appartenant aux Synanthérées eupatoriées ; dans le cahier de cette année, il décrit, outre diverses espèces nouvelles, deux nouveaux genres, l’un, de la famille des Ombellifères et voisin del’AÆracacha, provient du Mexique; il l'a nommé PENTACRyPrA et l’a défini ainsi : fleres polygami petala

æqualia , lanceolata , acuminata , inflexa." Cremocarpium oblongo-ellipticum compressum. Carpella 5-jugata, jugis dorsalibus 3 elevatis, acutis, lateralibus marginantibus, rotundatis. Valleculæ univittatæ.

Semen 5-angulare, angulis rotundatis.

L'autre, de la famille des Synanthérées et voisin du Podolepis.

Labill., est ainsi caractérisé. Sry- LOLEPIS. Anthodium imbricatum , subcampanulatum ; squammis linearibus apice scarioso dilatatis. Flosculi radiales ligulati. Receptaculum planum nudum. Pappus sessilis pilosus; radiis scabris. Semina ellptica papillosa.

Le Stylolepis gracilis est originaire de la Nouvelle-Hollande.

194. EssAI DE RÉDUIRE LA PHYSIO- LOGIE VÉGÉTALE À DES PRINCIPES FONDAMENTAUX; par M. Agardh.

Lund. 1829.

49%. ESsAT SUR LE DÉVELOPPE- MENT INTÉRIEUR DES PLANTES ; par

M: Agardh. Lund. 1829.

Ces deux Mémoires contiennent ensemble une nouvelle théorie de la végétation. L'auteur tâche de prouver qu'il n’y a que trois parties élémentaires dans la plante ; les deux cotylédons ou feuilles avec leur queue ou radicule, et la plumule ou bourgeon dans leur aisselle. Toutes les autres parties, la tige, les feuilles, les rameaux, les parties florales, n’en sont que des modifications, et toute la végétation consiste dans le développeinent renouvelé de ces trois formes.

Les cotylédons consistent en tra-

chées, qui croissent en haut, et en deux couches de parenchyme , l’intérieure ou la supérieure, dont les cellules sont dirigées verticalement sur le plan des trachées, et l’extérieure ou l’inférieure, dont les cellules sont parallèles à ce plan. La queue ou la radicule consiste en fausses trachées ou en vaisseaux ponctués qui croissent en bas, et dont les faisceaux sont renfermés dans un étui de tubes et de cellules.

Le bourgeon ou la plumule est un amas de plusieurs plantules qui, par leur rapprochement, sont soudées ensemble, de manière que les colylédons intérieurs sont soudés dos à dos et que les cotylédons extérieurs sont seuls libres. Ainsi, lorsqu'une plumule qui se développe, consiste en quatre plantules, satige est formée de ces quatre cofylédons ou feuilles intérieures, tandis que les quatre cotylédons ou feuilles extérieures sont libres, et forment ce que l’on appelle communément feuilles. Si l’on examine anatomiquement la tige dans son premier état, on voit qu'au centre il y a la moelle, qui n’est que le résultat de la couche extérieure parenchymateuse de ces quatre feuilles. Au dehors de la moelle, on trouve l’étui médullaire, qui est produit par des trachées de ces mêmes feuilles, et

qui est environné d’une couche de

cellules perpendiculaires (qui forment ensuite les rayons médullaires), résultant de la couche supérieure des feuilles soudées.

On retrouve ainsi dans la jeune tige, exactement les mêmes parties que dans la feuille.

Cela posé, les plumules de ces plantules soudées se trouvent dans baisselle des feuilles, et il doit y avoir autant de bourgeons ou de plumules sur la tige qu'il y a de feuilles libres , et les nouveaux bourgeons se développent en rameaux de la même manière, que la tige se forme.

Il ne faut pourtant jamais s’imaginer qu'un bourgeon soit situé dans l’aisselle d’une seule feuille, mais dans l’aisselle de deux feuilles, dont l’une est libre, et l’autre est soudée avec les autres pour former la tige ; il y a ainsi autant de plantules ou de couples de feuilles , qu’il y a de feuilles libres. Une tige, qui a quatre feuilles, consiste en huit feuilles, dont quatre sont soudées en forme de tige.

Si on admet que la jeune tige ne soit qu'un assemblage de plantules, on conçoit comment cette tige se développe.

Lorsqu'une plantule ou un embryon germe, la radicule ou la queue descend en bas, et les deux cotylédons croissent en haut. La même chose a lieu exactement lorsqu'un bourgeon se développe , pourvu que l’on se souvienne que les plantules, dont un bourgeon est formé , ne peuvent faire descendre leurs radicules ou leurs queues antre part que dans le vide, entre Pécorce et le boïs, vide qui se fait chaque printemps.

Considérons le bourgeon d’un arbre, et imaginons qu’il consiste en quatre feuilles libres, et qu’ains1 il soit composé de quatre plantules ou de huit feuilles, dont quatre sont soudées. Au printemps, l’é-

corce s’écarte du bois, la queue appartenant à chaque couple de feuilles s'enfonce dans le vide, et ces quatre queues, aplaties par la pression des parties voisines, forment tout autour la première couche de boïs. Si l’on examine cette couche anatomiquement , on n’y trouve jamais de trachées, toujours des fausses trachées ou des vaisseaux ponctués comme dans la radicule. Tout le bois, suivant cette nouvelle théorie , n’est donc que l'assemblage deradicules provenant, non comme le pense M. Dupetit Thouars, des bourgeons, maïs des couples de feuilles, qui forment ces bourgeons, c’est-à-dire que, suivant M. Agardh, il n’y a pas, comme l’admet M. Du Petit-Thouars, une seule radicule à chaque bourgeon, mais une radicule à chaque couple de feuille , dans le bourgeon.

L'auteur tâche d’expliquer une quantité de phénomènes par cette théorie , par exemple, la différence de la structure des monocotylédones, le défaut de moelle dans la racine, etc.

On voit, par cet exposé, que la feuillaison est le même acte qne la germination. La différence est que

Vembryon enfonce sa racine dans

la terre humide , tandis que les feuilles enfoncent les leurs dans le suc humide du liber.

Mais l’auteur ne s'arrête pas à cette identité; il avance que tous les autres actes Ge la végétation ne sont, en effet, qu’une répétition de la germination , ou plutôt que chaque acte de végétation produit un cotylédon et une plumule, ou une feuille et un bourgeon. Ainsi, le

troisième acte est la production |

d'une bractée et d’un bouton; le quatrième acte est celle d’un pétale (ou d’un sépale) et d’une étamine; le cinquième consiste dans Ja production d’une capsuie et d’un placenta, le sixième, dans celle du tégument de la graine et de l’embryon. Il suit de là que toutes les parties de la plante ne sont que des récapitulations ou d’une feuille , ou d'un bourgeon dans les degrés définis de cette manière.

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