CAS EN
du département des bouches du | perposés. Les ossemens sont ren
Rhône, appartiennent à la même époque géologique.
280. Mémorre sur les Ossemens fossiles de Saint-Privat-d’Ailier, et sur le terrain basaltique on ils ont été découverts; par M. J. M. Br- TRAND DE Dove, Membre de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Commerce du Puy; de la Société géologique de Londres, etc. (4). In-80.
M. Bertrand de Doue, dont le nom est déjà si connu des géologues par la description géognostique des environs du Puy en Velay, qu'il a publiée, il y a quelques années, sous le nom de Bertrand-Roux (2), vient d'acquérir un nouveau titre à leur reconnaissance par la découverte d’osmens fossiles qui, se trouvant interposés entre les contrées basaltiques de Saint-Privat-d’Allier, assignent une date zoologique à quelques-uns des épanchemens de basaltes qui ont couvert en tant de points le sol de l'Auvergne. La première notion de ces ossemens est due à M. le docteur Hibbert, de la Société royale
d'Edimbourg, qui en montra des fragmens à M. Bertrand, au mois de septembre de 1828. M. Bertrand s’empressa aussitôt de visiter la localité , de concert avec M. Deribier, savant naturaliste du Puy, et de pousser une fouille aussi loin que possible au-dessous des basaltes su-
{1) Au Puy, de l'imprimerie de P. Pasquier, imprimeur de la Préfecture.
(2) Description géognostique des environs du Puy En Velay, par J.-M. Bertrand-Roux. À Paris, chez Levrault, rue de la Harpe , n. 81. (1823).
fermés dans ün lit de scories qui repose $ur une première coulée de basalte prismatique, et qui est recouvert par une seconde coulée de basalte prismatique, recouverte ellemême par une ou deux autres coulées. On recucillit, par les fouilles poussées dans le lit de scories , non seulement des os en assez grande quantité, mais encore quelques portions de squelettes, des dents et des fragmens de mâchoire assez bien conservés, Plusieurs de ces ossemens sont représentés dans trois planches lithographiées, d’une exécution très-soignée. Les espèces, retrouvées dans ce gisement, sont :
Rhinocéros leptorhinus ou d’Italie.
Hyæna spelæa, Hyène des cavernes ou d'Allemagne (espèce analogue à l'Hyène tachetée vivante du Cap).
Cerfs (espèces indéterminées, au moins quatre, dont l’une trésgrande ).
Toutes ces espèces appartiennent à cette génération d'animaux qui ont vécu dans nos contrées , ayant la révolution subite et violente qui a produit ce qu’on a pris l'habitude de nommer le diluvium. M. Bertrand de Doue explique l’accumulation des ossemens dont on vient de parler dans les scories volcaniques, par la facilité qu'avaient les hyènes d’y trouver l’espèce d’abri, dont elles avaient besoin. Ce sont elles qui ont trainé dans leurs repaires, pratiqués au milieu des scories, les ossemens des quadrupèdes qu'on y irouve associés aux leurs.
Il est évident que c’est par une
éruption, postérieure à celle d’où proviennent les scories, que ces scories et les ossemens ont été recouverts. Cet événement est Iocal, accidentel; il tient à des causes dont l’action ne se manifeste que successivement et sur des espaces plus ou moins circonscrits; on doit surtout la considérer, dit M. Bertrand, comme tout-à-fait indépendant de la grande révolution par laquelle on explique la destruction | de cette nombreusé population des anciens terrains de transport dont les espèces trouvées à Saint-Privat font incontestablement partie. M.
Bertrand de Doue est entré dans tous les détails nécessaires pour rattacher sa découverte actuelle à tous ses travaux antérieurs, et a même donné, à cette occasion, plusieurs détails nouveaux, tant sur la disposition des anciennes bouches ignivomes que sur celle de plusieurs vallées.
284. NOTICE SUR L'EXCAVATION DES Vazrées; par H. T. ne La Bi-