Rytiphlea Duperreyi
Outre la description de ces espèces, on trouve dans plusieurs articles des remarques curieuses par lesquelles l’auteur appuie la théorie qu'il a déjà développée dans sa dissertation De Metamorphosi algarum, et par laquelle il cherche surtout à établir que les élémens, qui entrent dans la composition des plantes plus parfaites ou des algues supérieures, se retrouvent isolés dans d’autres plantes plus simples de cette famille où ils constituent des espèces particulières. À
A l'article du Tetraspora lubrica l’auteur signale les mouvemens
spontanés qu'il à observés dans les! thalassiophytes: elle se vend sépa”
sporules de cette plante.
Il est à désirer que cet ouvrage, exécuté avec beaucoup de soin, puisse se continuer avec plus de rapidité ; il est de nature à répandre beaucoup de jours sur ces végétaux, et sera.indispensable aux personnes qui s’occupent de l’étude dés Algues. Les caractères des espèces sont en latin et les descriptions en français.
289. VOYAGE AUTOUR DU MONDE, exécuté par ordre du Roi ÿ sur la corvette la Coquille, pendant les années 1822-1825. — Borax:i- QUE, AGAMIE et CRYETOGAMIE ; par M. Borx De SArNT-Vincenr.
6 livraisons in-4°, avec 40 planches in-folio dont 24 coioriées , 1828 et 1829, Paris, chez Arthus- Bertrand, libraire. -
Une longueintroduction fait connaître les idées générales de l’auteur sur les agames et présente une classification géographique des mers comme servant de base à la géographie botanique des plantes marines.
L'histoire des plantes marines recueillies pendant ce voyage fait l’objet de 4 livraisons , et comprend 24 planches parfaitement exécutées et coloriées ayec le plus grand soin, d’après les, dessins de lauteur.
Cette partie renferme beaucoup d'idées nouvelles, de faits et de détails ïintéressans sur plusieurs groupes de cette famille ; plusieurs nouveaux genres sont établis sous les noms de Durvillea, Lessonia, Jridea.
Gette partie est indispensable’à toute personne qui s'occupe des
rément.
Les fougères, qui occupent presque toutes les deux autres livraisons , Sont traitées avec plus de concision, et l’on voit que le départ de l’auteur pour la Grèce ne lui a pas permis de donner à cette partie tout le temps qu’elle méritait; cependant de belles planches représentent plusieurs espèces nouvelles intéressantes ; on regrette seulement qu'il ne s’y trouve pas de détails des fructifications. f
290. VOYAGE AUTOUR DU MONDE, exécuté par ordre du Roï, sur la corvette la Coquille, pendant 1822, 1825, 1824 et 1895. Bo- TANIQUE, PHANÉROGAMIE; par M.
AD. BRONGNIART, Are in-4, avec 8 planches in-folio ; Paris, 1829, Arthus-Bertrand.
livraison
Cette seconde partie, consacrée aux plantes Phanérogames, doit former dix livraisons, chacune de 8 planches grand in-folio, et de plusieurs feuilles de texte.
Dans une courte introduction, lPauteur a exposé les raisons qui l'ont détourné de donner aucun développement sur la partie géogrephique des collections botaniques, formées par MM. d'Urville et Lesson dans cette expédition et celles qui l'ont engagé à séparer complètement les Cycadées et les Conifères des Monocotyledones et des Dicotylédones , sous le nom de Phanérogames gymnospermes.
GCeïte première division des Phanérogames ne comprend, dans les collections de ce voyage, qu'une seule plante, d’un genre qui, jus-
Qt)
qu'à ce jour, avait été placé dans la famille des wrticées, maïs dont M. Brongniart établit les rapports avec les conifères, et surtout avec le genre Æphedra : c’est le genre Gnetum de Linné auquel on doit réunir, comme M. Brown l’a indiqué, le genre Thoa d'Aublet. Une description très-détaillée des fleurs mâles et femelles du Gnetum gnemon, celle de la graine mûre du T'hoa urens, et les observations de Pauteur sur la structure particulière des rameaux me lui permettent pas de douter de la position de ce genre singulier. Après avoir exposé les raisons qui le déterminent à cettè classification, M. Brongniart indique brièvement les sept espèces qu'il croit qu'on peut distinguer dans ce genre , soit d’après les échantillons qui existent dans les herbiers, soit d’après les descriptions de Rumphius et de Rheede.
Ce sont des arbres assez élevés, souvent g'impans, à feuilles opposées, larges et coriaces, à nervures pinnées, et qui font ainsi une exception remarquable au port général de cette famille ; peut-être un jour devra-t-on former une famille particulière de ce genre et de l’£phedra; il est certain du moins que ces deux genres constituent une section bien tranchée parmi les Conifères.
La famille des Graminées commence la grande division des Monocotylédones; l’auteur s'est contenté d’indiquer les espèces déjà bien décrites et'de citer les lieux dans lesquels ces espèces avaient été recueillies’ dans le voyage de la Coquille; il a donné, au con-
traire, des descriptions détaillées en latin, accompagnées d’observations critiques en français, des espèces, ou nouvelles, ou imparfaitement décrites jusqu’à ce jour. Outre les espèces dont l’auteur a cru devoir donner de nouvelles descriptions , on trouve deux espèces complètement nouvelles du genre Spartina, lune du Brésil, l’autre du
Chili; une nouvelle de Sporobolus,
de l’île de l’Ascension ; deux espèces
non décrites de Polypogon, du Chili, qui, comparées à celles du Pérou
et d'Europe , ont mis l’auteur à
même de comparer les caractères
des espèces de ce genre, et d'en donner une sorte de monographie.
Les genres Deyeuxia, Eriachne, Avena, comprennent chacun une espèce nouvelle; parmi les 4rundo se trouvent deux espèces nouvelles de Bourou dans les Moluques; les genres ÆAmpelodesmos ét Festuca renferment plusieurs espèces qui n’ayaient été qu'indiquées brièvement par M. d'Urville dans sa flore des Malouines, et dont plusieurs avaient été placées par lui dans le genre Arundo. L'auteur s'est aussi attaché à comparer minutieusement les espèces européennes qui se retrouvent à de grandes distances, tels que les Arundo phragmites,
Aira flexuosa et Aira caryophyllea.
Les figures gravées et entièrement
ombrées sont accompagnées de
nombreux détails dessinés par l’auteur.
294. HISTOIRE NATURELLE ET MÉDI- CALE DE LA FAMILLE DES SOLANÉES ; par À. F. Poucxer, doc.-méd., professeur de botanique au jardin
des plantes de Rouen. in-8°, 187 | plus distingués en ont retiré dans
pages; Rouen, 1829.
Cet ouvrage se compose de deux parties distinctes, l’une consacrée aux propriétés médicales des plantes de cette famille, l’autre à l’exposition des caractères des genres et à des observations sur les points les plus essentiels de leur structure, ainsi que sur la distinction des espèces de quelques-uns d’entre eux.
La partie médicale renferme un exposé fort étendu des recherches faites par divers observateurs sur les propriétés des plantes des divers genres employés en médecine, et sur l’utilité que les praticiens les
diverses maladies. Dans la seconde partie, l’auteur expose les caractères des genres de cette famille, établis dans le plus grand nombre des cas sur la nature même, et cette étude lui a donné occasion de rectifier
| plusieurs erreurs admises dans les
caractères de ces plantes.
Du reste, les observations de l'auteur ne l’ont pas conduites à multiplier les genres de cette famille, et il a préféré, avec raison, donner un peu plus d'extension aux caractères de certains genres que d'établir des divisions peu importantes dans des genres très-naturels.
ZOOLOGIE
ANATOMIE
292, DissERTATION anatomico-physiologique sur la disposition pes ARTÈRES des membres dans plusieurs animaux; par M. Vroux, in-4°; Amsterdam, brochure de 16 pages.
Quoïqne cette dissertation, écrite en latin, soit imprimée depuis l’année 1816, elle paraît peu connue, et l’intérêt, qu’elle nous a semblé offrir, nous a engagés à en recommander la lecture aux anatomistes.
M. Vrolik, déjà connu par des ouvrages importans d'anatomie et de physiologie, s’est attaché, dans ce nouveau travail, à faire connaitre la distribution des artères, dans les membres antérieurs et postérieurs de plusieurs mammifères, et dans ceux dé quelques oïseaux.
ET PHYSIOLOGIE ANIMALES
Les espèces qu'il a examinées sous ce rapport sont :
Le Paresseux, ou Bradypus tridactylus.
La Myrmecophaga didactyla.
Le Lemur gracilis.
Le Dindon, meleagris gallopavo.
Les observations qu’il a faites sur le Paresseux sont surtout remarquables, en ce qu’elles prouvent que chez ces animaux l'artère crurale, après s'être divisée dans la cuisse en un grand nombre de vaisseaux qui forment un plexus, redevient simple lorsqu'elle arrive à la jambe et après avoir dépassé le genou. Cette disposition n’était pas bien connue, et elle avait même été révoquée en doute par quelques anatomistes modernes. Trois planches exécutées ayec soin ren-
dent très-sensible la disposition des vaisseaux artériels.
Le même auteur a publié à Amsterdam, en 1827, une dissertation in-8o sur le Caméléon, écrite en langue hollandaise , et accompagnée de deux planches qui représentent les os de la tête, la langue, les différens osselets qui la supportent et les muscles qui lui donnent le mouvement.
293. FAUNE DE MAINE ET LOIRE; par M. P.A. Mrrrer.2 volumes in-8, 42 francs. — Paris, chez Rosier, rue Montmartre.
C’est avec une grande satisfaction que nous annonçons une Faune départementale, car cette publication prouve que le goût de l'Histoire naturelle, concentré presque tout entier dans la Capitale, tend à se
propager. ML
Le meilleur moyen pour arriver à ce résultat était, sans doute, de donner aux personnes qui habitent la province, des livres sur leur pays, où ils puissent trouver la description des espèces qu'ils ont tous les jours sous les yeux. Ces ouvrages leur conviendront bien mieux que les traités généraux, qui ne peuvent être utiles qu’autant qu'on possède déjà les détails de la science, quon est maître d’uue collection riche d'objets indigènes et étrangers, et qu’on a surtout à sa disposision des ouvrages qui permettent de les classer et de les nommer. La botanique qui est déjà entrée dans cette route était la science qui en avait peut-être le moins besoïn , parce qu’elle possède
un ouvrage général, la Flore française , où l’on trouve des descriptions courtes, maïs bien faites des espèces. Au contraire, la zoologie est pauvre en species, et les descriptions qu’on y trouve sont, de l’aveu de tout le monde , insuffisantes dans la plupart des cas pour arriver à une détermination certaine. Nous augurons donc favorablement de l’entreprise que MM. Millet et Courtillé ont formée dans le but de faire connaître tous les animaux de leur département. Le premier s'est chargé des animaux vertèbres, et le second des insectes. Dans les deux volumes qu’il vient de publier M. Millet décrit successivement, d’après nature et sans se fier à aucune description , les mammifères, les oiseaux, tant sédentaires que de passage, les reptiles et les poissons qu’on rencontre dans toute l’étendue du département de Maine-et-Loire, et il donne quelquefois des observations sur leurs mœurs. Les animaux dits domestiques, tant mammifères qu'oiseaux, sont exclus de l’ouvrage; l’auteur se borne à en présenter une liste; mais, à cet égard, nous ferons observer qu'on pouvait dire des choses très-intéressantes sur ces espèces, en Ss’attachant à faire connaître l'influence qu'exerce sur eux le climat, la nourriture qu'on leur donne et la manière dont on les élève On sait qu'il existe à cet égard des différences remarquables qui ont une trèsgrande importance pour la prospérité du pays; et il appartient aux naturalistes de s'occuper de ces questions et de chercher à les résoudre. 6 planches lithographiées,
( rfo )
placées à la fin du second volume, représentent quelques espèces dans chacune des quatre grandes divisions des vertèbres. M. Millet, qui a déjà publié en 4815 un volume in-42 sur les mollusques terrestres et fluviables de Maine-et-Loire, se propose de faire suivre la Faune de ce département par une description minéralogique et géologique, dans laquelle on fera connaïtre les animaux et les végétaux fossiles,