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Recuex de figures des Vere

INTESTINAUX, par M. TH. G. van | émanant de quatre fossettes où

Liorx de Jeude. Leide 1829. 4 vol. in-4o oblong, et à Paris, chez Belin.

Cet ouvrage de M. Lidth, professeur de zoologie et d'anatomie comparées à l’université d'Utrecht, n’est pas un simple atlas; il présente une distributiou méthodique des Vers intestinaux avec les caractères des familles, des genres et même des espèces les plus remarquables. Le système de classification, adopté par l’auteur, est celui de M. Rudolphi, et l’ouvrage écrit en français et destiné aux étudians en médecine, ainsi qu'aux élèves de l'école vétérinaire des Pays-Bas, peut encore être très-utile aux jeunes gens de nos écoles.

M. Lidth'a cru devoir ajouter aux cinq ordres ou familles des intestinaux établis par M. Rudolphi une sixième, sous le nom d'ANTHOCE- PHALES ou d’Anthostomes. (Bouche en fleur); il y range quelques genres de Vers vésiculaires outénioïdes qui ont pour caractère commun d’être pourvus de suçoirs saillans, imitant une corolle à quatre pétales, ou dont les poboscides allongés rappellent les étamines des fleurs. Cette famille nouvelle comprend deux nouveaux genres, établis aux dépens des Botriocéphales de M. Rudolphi; le premier porte le nom de Pétalostome , et renferme les Botriocéphales à quatre suçoirs

inermes, ou armés de petits hameçons; le deuxième, que l’auteur nomme Bothriorinque, contient les espèces pourvues de proboscides ou trompes, armées de crochets , et

suçoirs. D’après ce changement, le genre Bothriocéphale de M. Rudolphi serait restreint aux espèces à deux fossettes où suçoirs (Bothr.

dibothri). M. Lidth a cru devoir changer le nom d’uné des espèces qu’il à transportées dans son genre Bothriorinque { Le Botriocephalus corollatus Rud.); il préfère lui donner celui d’articulatus , par opposition à la seconde espèce de ce genre, qui est sans articulation ( Gymnorhynchus reptans, Rud. ) La majorité des zoologistes se montrera sans doute opposée à cette manière d'innover, qui, si on la tolérait , embrouillerait la synonymie des espèces, au point de ne plus s’y reconnaître. Le nom de celles-ci doït être religieusement conservé, quelque ïinexact qu'il puisse être; et cette règle est enore plus sacrée à leur égard que relativement aux dénominations génériques. L'ouvrage de M. Lidtir sera utile à la classe de lecteurs à laquelle il le destine; les figures lithographiées et réparties en grand

| nombre sur onze planches leur pré-

senterontun type de tous les genres créés parmi les intestinaux; plusieurs personnes nous ont paru regretter que l'éditeur n’ait pas choisi un format plus commode que celui de l’in-40 oblong.

297. SPIROPTERÆ strumosæ descriptio; auctore Cur. L. Nrrzscx.

Halæ 1829 brochure in-4°, de 15

pages, fig.

Frolich avait décrit et figuré dans le Naturforscher, (XXV, p. 82,

täb. 5, fig. 45), et Rudolphi avait mentionné dans sou Histoire naturelle des vérs, ainsi que dans son Synopsis le Spiroptera strumosa, espèce de ver, long de dix à douze lignes, voisin des ascarides et qu’on rencontre dans l’estomac des taupes.

M. Nitzsch, qui a eu occasion de l’observer chez le même animal, en fait connaitre l’organisation extérieure avec beaucoup plus de soin que ses prédécesseurs ; il représente exactement et très-grossies les extrémités antérieures'et postérieures; il décrit le mâle ainsi que la femelle, et donne une figure des œufs fécondés en non fécondés. Dans, le premier cas, on ne distingue dans l'œuf qu'une matière albumineuse; dans le second, on observe dans son centre le jeune ver replié sur lui-même. Mais ce que la dissertation de M. Nitzsch présente de plus nouveau et de plus curieux, c’est la découverte de l'usage du tubercule ( Struma) qui a valu à l'espèce

; le nom qu'elle porte. On peut dire que le spiroptère est enfilé dans la tunique de l'estomac, de manière cependant à n’en embrasser qu'une petite portion qui constitue alors une sorte d’anneau ou d’anse auquel il est suspendu, et que nous comparerions volontiers, pour son usage, à l'espèce de ceinture qui retient certainés chrysalides. Le tubercule, dont est mumi à l’extrémité antérieure le vér, à pour usage de servir de point d'arrêt et d’empêcher que le ver ne glisse dans l'espèce d’anneau que forme la tunique ; mais, comme il n'existe qu’un seul tubercule situé en avant, on conçoit qne le ver peut faire glisser dans l’anneau tout son corps, même en sortir par son extrémité opposée; ce fait curieux , du mode d’adhérence d’un ver intestinal, est rendu très-sensible par les figures qui accompagnent cette intéressante dissertation.

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