EXPÉRIENCES SUR LA GERMINA- TION
M. Dutrochet , ayant eu connaïissance par les journaux et particu-
culièrement par les Annales d’expériences présentées à l'Académie, desquels il résulterait que les radicules des plantes s’enfoncent dans le mercure au-delà de ce qu’exigerait l’action de leur pesanteur, par conséquent en vertu d’une action physiologique, a répété avec soin les expériences indiquées par l’auteur. Mais il est loin d'être arrivé au même résultat que lui; il n’a jamais vu la radicule s’enfoncer au-delà de se qu'exigeait sa pesanteur. Et quand, au bout de quelques jours , cette radicule noircie était frappée de mort, il n’a jamais observé qu'elle revint à la surface comme l'avait annoncé l’auteur ; elle restait toujours au contraire à la profondeur où elle avait pénétré. En somme M. Dutrochet reste convaincu que l’auteur des s’est mépris , qu’il n'ya rien en elle qui
expériences complètement ne soit conforme à ce qu'auraient pu faire annoncer les loiïs de la pesanteur, et rien par conséquent qu’on puisse attribuer à une action physiologique ou vitale.
M. Mirbel fait savoir à l’Académie, que les commissaires désignés par elle pour l'examen du Mémoire en question , ont également répété les expériences de lauteur, et qu'ils sont arrivés au même résultat que M. Dutrochet.