‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 122 sur 228 · BALISTES CINEREUS Bonnat · texte numérisé non relu

BALISTES CINEREUS Bonnat

Caractères. — Épines caudales disposées sur trois rangs dans le rapport numérique de 4, 11, 9.— Bandeau frontal réduit à (rois traits linéaires obscurs, très séparés par deux espaces de la couleur générale du corps ; de l’œil à la fente branchiale une simple tache brune allongée; dessin du trone réduit à une petite tache noire autour de l'anus, puis à un chevron demi-circulaire sur la. queue, et à une large zone noire qui cerele l’étranglement caudal et qui est lisérée de clair en avant et en arrière.

DM. 25. À. 22. P. 14.

C’est ici le dernier représentant de notre cinquième type; sa place est parfaitement indiquée à la suite du B. écharpe par le dessin de la région caudale, qui reproduit sur une moindre échelle et avec quelques variantes celui de ce dernier poisson (4). La tête à son tour nous offre les dernières traces du bandeau frontal et de la bande brune qui descend jusqu’à la fente branchiale. Remarquez enfin que le système des épines caudales atteint les plus petites proportions.

Les plaques scapulaires sont sensiblement moins développées dans cette espèce que dans les précédentes; mais le cadre offre

(1) Le chevron qui orne ici la région de la queue est une bande claire en demi cercle, partagée dans sa longueur en deux parties égales par une ligne noire,

MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 997

deux ou trois squames très distinctes, dont une intercalaire supérieure bien développée.

Le très petit nombre d'exemplaires du Balistes cinereus que possède la collection du Muséum nous vient des mers de l'Inde et de Bourbon. Le plus grand atteint une longueur de 23 centimètres.

Synonymie. — C’est à Sonnerat que nous devons la première bonne description de cette espèce, et le nom qu’elle porte lui a été donné pour la première fois par Bonnatère dans l'Encyclopédie méthodique, où elle est figurée d’après le travail de ce voyageur (Journal de physique, tome IV, p. 78; Encycl. Ichth., p. 20, pl. 86, p. 3953). — B. arcuatus Schn. (Syst. icht., p. 166, n° 7). —— B. medillina Quoy et Gaim. (Uranie et Physicienne). L’épithète de cendré n’est pas d’une caractéristique rigoureuse, car la nuance de la couleur générale varie du gris au brun.

G. Notre septième et dernier type se distingue du précédent par un système cle coloration tout spécial et très différent de tout ce que nous avons vu chez celui-ci. Cette fois, le système des épines caudales atteint sa plus grande réduction comme nombre et sa plus grande force. Du reste, les formes du corps et celles des nageoires médianes conservent à peu près les caractères qu’elles avaient dans les trois derniers types ; la région céphalique offre peut-être un peu moins de projection que dans le sixième. Une seule espèce authentique représente ce terme de la série des Balistes. C’est le :

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