‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 154 sur 228 · JET · texte numérisé non relu

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56. La première différenciation des trois paires de tubercules primitifs consiste dans l'élargissement de l'extrémité du tubercule de la deuxième paire (celui des antennes externes), et dans sa division en deux lobes. |

57. Le tubercule abdominal s’est allongé , et s’est changé en un cylindre entièrement détaché des parties sous-jacentes. Ce cylindre s'estélargi en arrière ; l’anus en occupe maintenant la région tout à fait antérieure.

58. Le feuillet extérieur du double sac vitellaire a disparu. Les longs cônes vitellins reposent par leur base sur la membrane blastodermique et contre l'embryon, tandis que leurs sommets convergent vers un amas de globules ordinaires qui occupent le centre de l'œuf.

59. Une cavité se creuse peu à peu entre les cônes vitellins, de dehors en dedans. Ces cônes s’écartent les uns des autres dans la région qui correspond à la base de l’appendice abdominal ; de cet écartement résulte la cavité gastrique. MIE

60. Cette cavité s'enfonce de plus en plus jusque près du centre de l'œuf, en s’élargissant ; elle ne communique d’abord qu'avec l'intestin.

54 LEREBOULLET. -— EMBRYOLOGIE COMPARÉE

6L. Plus tard un autre canal sé creuse de la même manière entre les cônes vitellins, depuis la dépression buccale, située sous le labre, jusqu'à la cavité gastrique : ce canal est l’æsophage.

62. La bouche, alors formée, est entourée d’un cadre annulaire, composé de cellules cylindriques; ce cadre fait saillie vers le vatellus, et communique avec le canal œsophagien. |

63. La cavité gastrique etles deux canaux qui y aboutissent sont, dans le vitellus, sans parois propres.

64. Le champ embryonnaire s'agrandit; les tubercules primitfs continuent à se détacher par leurs extrémités externes; le evlindre abdominal s’élargit en arrière, et commence à se sègmener.

65. Cette sdobhadial ds de la pièce abdominale se fait de la base vers le sommet, dans une direction par conséquent centrifuge, sous le rapport de l’ordre d'apparition des segments. Elle commence par des échancrures latérales qui entament de plus en plus la substance de cette partie de l’embryon, et la divisent en anneaux (direction centripète).

66. Il se forme ainsi quatre lignes transversales, dont la premiére, la plus reculée, est d’abord seule, complète ; les trois autres ne sont encore que des échancrures. La portion terminale de la pièce abdominale n’est pas encore divisée ; le bord antérieur de cette pièce est plus distinetement bilobé.

67. Les tubercules maxillaires commencent, comme les tubercules céphaliques, par de petites élévations arrondies qui se montrent derrière les précédentes.

68. Elles se produisent successivement d'avant en arrière , d’abord au nombre de trois, puis de quatre, et bientôt s’allongent en {ravers.

69. Ces quatré premières paires d'appendices maxillaires naissent du champ embryonnaire: La cinquième paire, au contraire, vient du premier anneau qui s’est formé à la base de la pièce abdominale.

70. En ellet, quand cet anneau s’est détaché du reste de la pièce, il devient supérieur, d'inférieur qu'il était ; sa portion moyenne se soude à la masse de l’embryon, tandis que ses deux extrémités laté -

rales restent libres et saillantes, et forment ainsi la cinquième paire d’appendices maxillaires (pattes-mâchoires externes).

71. À l’époque où cette portion basilaire de la pièce abdominale quitte celle-ci pour se joindre au corps de l’embryon, la moitié postérieure de cette pièce a encore 5 lignes de divisions , dont les plus antérieures sont de moins en moins complètes. Ces divisions, plus ou moins complètes, sont les indices des pattes thoraciques , tandis que la portion terminale non segmentée formera l’abdomen.

72. Le système nerveux commence à se montrer un peu après que les tubercules antennaires de la deuxième paire se sont échancrés. Il consiste alors dans une accumulation de cellules, sur 2 lignes parallèles longitudinales encore peu distinctes , écartées l’une de l’autre, oceupant la région moyenne de l'embryon.

73. Quand les tubercules maxillaires sont formés , le système nerveux est plus distinct. Ilse compose de six paires de ganglions, rapprochés les uns des autres dansles deux directions longitudinale et transversale ; les ganglions antérieurs se continuent avec un cordon qui entoure le tubereule labial, et se perd dans une masse nerveuse d’où se détachent les veux.

7h. Les ganglions diminuent de volume d’avant en arrière. On ne voit encore rien de distinct à l’abdomen.

75. Les cellules dont se composent les ganglions nerveux ont l'aspect de cellules embryonnaires.

76. L'apparition du système nerveux précède de quelque temps celle du cœur.

77. Pendant la formation des tubercules maxillaires , les tubercules antennaires et mandibulaires s’allongent et se détachent davantage de la couche sous-jacente. Le lobe postérieur de la deuxième antenne s’allonge plus que l’antérieure.

78. Les mandibules se divisent en deux portions par un étrangle men.

79. Les appendices maxillaires, à leur tour, se différencient : les deux paires antérieures se divisent en deux lobes, les deux suivantes

56 LEREBOULLET. —— EMBRYOLOGIE COMPARÉE en trois; la dernière n’a que deux lobes, mais plus gros que les précédents.

80. La première paire de pattes ressemble à la dernière paire des appendices maxillaires, et se produit, comme elle, aux dépens de la base de la pièce abdominale , tandis que les appendices précédents naissent du corps embryonnaire proprement dit.

81. Sous le rapport de leur ressemblance , il faut partager les appendices de l'embryon en deux groupes : les appendibss céphalobuccaux, qui tous ont le même mode d’origine et se ressemblent dès leur apparition; et les appendices thoraciques , auxquels il faut joindre la dernière paire des précédents qui naissent par segmentation du tubercule abdominal , et ont, dès leur origine , un aspect lobé. | 82. Après leur division en lobes, lés appendices maxillaires s’aplatissent, deviennent lamelleux, et se rapprochent les uns des autres d'avant en arrière.

83. Les pattes naissent par segmentation de la base élargie de l’abdomen.

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