A, DE QUATREFAGES. — DÉVELOPPEMENT, ETC
masses destinées à se résoudre en Spermatozoïde, et, malgré leurs dimensions exceptionnelles, je ne pus saisir la moindre trace de cette enveloppe. Je ne pus pas davantage distinguer les cloisons des cellules dans le fractionnement. Depuis cette époque , j'ai bien des fois recommencé des recherches de même nature. Le résultat a constamment été le même; toujours les masses spermatogènes se sont monirées à moi comme composées d’une substance parfaitement homogène , et nullement comme des cellules.
Si l’on rapproche de ces observations les faits positifs que j'ai signalés dans les vitellus des Vers et des Mollusques, les résultats négatifs que je viens de rappeler acquerront, je pense, une valeur réelle. On avait fait aussi de la théorie cellulaire une application, fort heureuse en apparence , au sillonnement et au fractionnement du vitellus ; mais cette doctrine a dû tomber devant ce fait, que les lobes les plus marqués, ceux dans lesquels on n’eût pas manqué de trouver et le noyau et la cellule les mieux caractérisés , se fondent spontanément les uns dans les autres (1). Si donc on veut bien oublier les conceptions théoriques pour s’en tenir à l’observation , on adoptera, j'espère, la manière de voir que je viens d'exposer, et l'on reconnaitra qu'ici du moins la doctrine cellulaire doit être abandonnée.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 16, 17, 18 et 19. Développement successif des masses Spermatogènes de la Torrea vitrea, à un grossissement de 300 diamètres. On voit que le fractionnement de ces masses s'opère à peu près comme dans un vilellus, et que rien ne vient ici à l'appui de la théorie cellulaire.
Fig. 20. Spermatozoides de la méme Annélide incomplélement développés et encore adhérents entre eux el à des granululions.
Fig. 21. Spermatozoïdes de la méme Annélide isolés et complétement développés. Ces deux figures sont faites au grossissement de 300 diamètres.
(1) Voir-entre autres le Wémoire sur l’embryogénie des Hermelles, J'ai retrouvé des faits tous pareils chez des Gastéropodes.