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Cette solidification se fait par la gaîne de la corde

50. C'est alors que les vésicules de la corde cessent d’être distinctes, et que le cylindre se partage en vertèbres.

51. Les lignes de séparation des vertèbres correspondent aux intervalles des divisions vertébrales primitives.

… 52. Les apophyses épineuses sont des pièces distinctes, et séparées de la colonne vertébrale.

53. L'extrémité redressée de Ja corde se raccourcit de plus en plus,

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5h. Les rayons cartilagineux de la née caudale se divisent en articles d'égale grandeur.

55. Ces rayons restent transparents, et ne reçoivent pas de cavités cartilagineuses.

56. Pendant que leur division s'opère, l’aorte forme à la base de la queue deux anses très étendues , qui envoient des artérioles à chacun des rayons. |

Arr. 3, — Résumé comparatif des modifications que le Poisson éprouve après l'éclosion.

À, Ressemblances.

$ 1. Les deux faits qui dominent tous les autres, dans cette dernière période, par les conséquences qu’ils entraînent, sont la disparition de la vessie vitellaire et la formation des branchies.

$ 2. On sait que le jeune poisson récemment éelos porte encore pendant quelques jours sa vessie vitellaire. Celle-ci donne à son corps une forme particulière par la saillie plus ou Moins considérable qu’elle produit.

Mais à mesure que le poisson grandit, cette vessie diminue ; son contenu est employé pour la nutrition : il est peu à peu absorbé par l'intestin. Enfin 1l disparaît totalément ; l’abdomen ne fait plus de saillie, le poisson à pris sa forme définitive.

$ 3. Pendant que le vitellus diminue de volume, le réseau vasculaire, qui était étalé à sa surface , se modifie complétement; les rameaux d’anastomoses se rétrécissent et disparaissent ; les branches se disposent parallèlement les unes aux autres, en se dirigeant vers le foie. Quand le vitellus est résorbé, la veine sous-intestinale qui, auparavant, se capillarisait dans ce vitellus, se capillarise maintenant dans le foie. La circulation hépatique à remplacé la cireulation vitelline devenue inutile et impossible ; l'appareil respiratoire embryonnaire ou-transitoire a disparu.

S 4. Mais un nouvel appareil respiratoire sefo rme et commence à fonctionner. Les ares branchiaux cartilagineux sont creusés de petites cavités, et ont pris le caractère des vrais cartilages. Une abondante végétation de cellules s’est produite autour d'eux, et à

donné naissance à des tubereules disposés en double série, le long du bord inférieur de ces arcs. Ces tubercules, d’abord pleins , se sont creusés presque aussitôt, de manière à contenir un double canal dans lequel le sang circule.

Chaque globule sanguin vient tour à tour, en passant par cet étroit canal, recevoir l’action de l’eau aérée. L’oxygénation des corpuscules du sang est donc complète, du moins pour ceux qui se dirigent vers les tubercules branchiaux. Peu à peu le nombre de ces appendices augmente d’arrière en avant, c’est-à-dire que les arcs antérieurs les plus éloignés du cœur, et qui ont été les derniers à recevoir des vaisseaux sanguins, sont aussi les derniers qui se garuissent de tubercules branchiaux.

Bientôt les tubercules primitifs s’allongent, poussent latéralement des tubercules nouveaux qui fonctionnent comme les précédents ; de sorte que les appendices ne tardent pas à prendre la forme. de franges élégantes suspendues aux arcs cartilagineux. Cette disposition permet à la masse sanguine de se diviser sur une plus large surface ; l’oxygénation des globules se fait plus promptement : la respiration devient done de plus en plus active.

$ 5. Les corpuscules sanguins ont grossi, et ont pris leur forme elliptique définitive. La circulation générale est devenue plus distincte, et se fait maintenant dans tous les organes. AVE $ 6. Le tube digestif achève de se constituer. Il se ferme derrière le foie quand le vitellus est entièrement consommé. La bouche et l'anus s'ouvrent au dehors. La première exerce des mouvements réguliers de déglutition qui déterminent le jeu rhythmique de l’appareil respiratoire : l'intestin s’élargit dans la région qui deviendra l'estomac; la muqueuse se garnit de ses utricules sécréteurs ; la vésieule biliaire se montre comme un appendice intestinal. Cette vésicule, ainsi que le foie et tout l'intestin, se colore en jaune, ce qui indique que la sécrétion biliaire est établie. . $-7. Un appendice particulier se montre sur les côtés de l’æsophage; c'est la vessie natatoire qui n’est d’abord qu'un simple tubercule formé des mêmes éléments que les parois du tube dont il fait partie. Ce tubercule se creuse, grandit, S'étrangle à son origine, se détache peu à peu de l’æsophage, etse différencie bientôt

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complétement par l'établissement d’une cireulation extrêmement riche qui se fait dans son intérieur.

$ 8. Les appareils sensitifs éprouvent peu de changements.

L'œil perd sa fente choroïdale : l'iris devient argenté par le dépôt d’un pigment particulier. |

Les capsules auditives prennent une forme triangulaire. Les otolithes grossissent inégalement par de nouvelles couches calcaires qui viennent s'appliquer autour de celles qui existaient déjà.

$ 9. Les appareils locomoteurs sont ceux qui se modifient les derniers, à une époque très éloignée de la naissance. Ces modifications consistent dans la formation des nageoires permanentes verticales, dans les changements qu’éprouve la corde dorsale et dans la formation de la colonne vertébrale.

$ 10. Les nageoires permanentes verticales (1) se forment par le dépôt d’un blastème cartilagineux qui se fait sur place, dans trois régions de la nageoire embryonnaire : sur le dos, à la queue et. derrière l'anus.

Les parties de la nageoire embryonnaire situées entre ces régions s’atrophient. Les rayons cartilagimeux sont d’abord à une certaine distance du corps , mais ils s’allongent par leur extrémité centrale et s’en rapprochent peu à peu : mode de développement conforme à la loi de formation centripète établie par M. Serres (2).

Plus tard 1l se produit, du moins à la nageoire caudale , d’autres pièces cartilagineuses qui s’interposent entre le corps et les rayons; le développement de ces pièces est centrifuge. Bientôt les rayons atteignent ces dernières pièces que j'ai nommées interépineuses, et s'appliquent contre elles.

Enfin les rayons se segmentent et se divisent transversalement en un eertain nombre de pièces ou d'articles, pour revêtir le caractère des rayons articulés.

$ 11. Cette formation de la nageoiïre caudale est Drécédée el accompagnée d’une modification remarquable dans les vaisseaux sangums. L’aorte fournit des anses vasculaires qui précèdent l’ap-

(1) C'est sur le Rotengle que j'ai étudié la formation des nageoires verticales, particulièrement de la nageoire caudale.

(2) Principes d'organogénie, Paris, 4842, in-8, p. 212.

DU BROCHET, DE LA PERCHE ET DE L'ÉCREVISSE. 289 parition des rayons cartilagineux , et se portent successivement de la région inférieure du corps à son côté supérieur, en faisant le tour de la base de la queue. Une anse particulière très étendue occupe la largeur de cette dernière un peu avant la segmentation des rayons.

$ 12. Pendant la formation des nageoires permanentes, l’extrémité caudale de la corde dorsale s’infléchit vers le haut, ses vésicules se remplissent de substance gélatmeuse, puis les parois de ces vésicules s’effacent et cessent d’être distinctes ; le cylindre que formai la corde acquiert une transparence homogène.

$ 13. C’est alors que ce cylindre se divise transversalement en pièces semblables entre elles (les corps des vertèbres ), tandis que les apophyses épineuses naissent dans les intervalles de ces divisions, et consistent en pièces distinctes et séparées du cylindre luimême. Cest alors aussi que commence l’ossification de la gaîne de l’ancienne corde dorsale.

En même temps toutes les pièces du crâne sont remplies de cel-

lules cartilagineuses, dont la présence indique aussi une ossification prochaine.

B. Différences.

$ 14. La durée de la vessie vitellaire est plus longue dans le Brochet que dans la Perche, ce qui tient moins, peut-être, à son plus grand volume proportionnel qu'à ce que, dans la Perche, la cireulation vitelline a lieu beaucoup plus tôt avant la sortie de l’œuf.

$ 15. On à pu remarquer la longue persistance de la goutte d'huile dans la jeune Perche. Elle survit à la disparition complète du vitellus , et se trouve comme enchâssée dans le bord antérieur du foie. Elle n’est résorbée que lentement.

Il est probable que cette graisse sert d’aliment à la respiration très active de ce petit Poisson, dont la vivacité contraste avec les allures beaucoup plus calmes du jeune Brochet.

$ 16. Les autres différences tiennent à la forme et aux proporlions des deux Poissons , et surtout à la forme de la tête TE plus allongée et plus ile dans le Brochet.

4° série. Zooc. T. L. (Cahier n° 5.) % 19

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