DEUXIÈME SÉRIE
La deuxième série comprend les Coléoptères à testicules composés et formés d'ampoules où utricules spermatiques multiples.
Cette seconde série est susceptible de deux subdivisions suivant que les testicules sont fasciculés ou disposés en grappes. ï
A. — Coléoptères à testicules composés et fasciculés.
Les Coléoptères compris dans ce groupe, c’est-à-dire ceux dont les lobes testiculaires sont fasciculés ou composés d’un ensemble de tubes courts, tronconiques ou en forme de massue allant déboucher à l'extrémité des canalicules déférents, appartiennent aux familles ou tribus suivantes : Aphodiinæ, Coprinæ, Geotrupinæ, Melolonthinæ, Rutelinæ, Lucanidæ, Cetoninæ, Chrysomelidæ (sauf quelques genres), Curculionidæ, Cerambycidæ, etc.). |
Chez toutes ces espèces, les testicules sont pairs et composés chacun d’un certain nombre de lobes sphériques de grosseur variable, et dont. le nombre est compris, pour chaque glande, entre deux (plusieurs CArysomelidæ, Curculio-
er
nidæ, Judolia, Cerambyx, Leptura, Shrangalia, etc.) et douze (Lamia, Cetonia, etc.). Ils sont: sphériques, ovales ou discoïdaux et formés d’une ou plusieurs séries d’ampoules (ou utricules) spermatiques. Certaines de ces dernières sont tronconiques, en forme de massue, parfois même lamelleuses ou disposées en feuillets (Cerambycidæ). Quels que soient leur forme, leur nombre (cinquante à cent vingt), elles vont toujours s'ouvrir directement dans une sorte de réceptacle situé vers la région centrale de chaque lobe, d’où part un très court canalicule efférent.
Ces canalicules sont grêles, filiformes, parfois sinueux, et vont déboucher soit au sommet {Lucanidæ, la plupart des Scarabeidæ et des Cerambycidæ), soit sur les côtés de la partie antérieure du canal déférent proprement dit (Cetonia,
Lamia, etc.).
Les canaux déférents sont cylindriques et renflés, au cours de leur trajet, pour constituer les vésicules séminales. Ces dernières sont peu apparentes chez les Aphodünæ, les Chrysomelidæ, quelques Longicornes, mais sont très nettes chez les Geotrupinæ, Cetoninæ, ete.
Chez certains Curculionides, elles sont courtes, élargies et sacciformes.
Les glandes annexes où accessoires sont paires, sauf chez les Cetonia qui en possèdent six. Elles reçoivent les canaux
déférents vers leur tiers postérieur (Aphodünæ, Chrysome-
lidæ, elc.) ou bien tout à fait à leur extrémité terminale, presque à leur point de confluence avec le conduit éjaculateur. Souvent même, les deux orifices sont nettementséparés. Ces glandes sont généralement cylindriques et sinueuses, parfois courtes, atrophiées et vésiculeuses (Lepturinæ), simples ou bifides (Cerambycinæ, Lamünæ).
Le conduit éjaculateur est un tube cylindrique, plus où moins allongé, sinueux et rarement pelotonné. Il présente, chez presque toutes les espèces, un renflement vésiculeux, de forme et de volume très variables et occupant des situations différentes suivant les individus. Cette dilatation n’est
due uniquement qu'à l'épaississement des parois du tube. Le conduit, primitivement pair, provient de la fusion de deux canaux (Voy. la figure demi-schématique 2). |
Ca