Neophloga Majorana Beccari
Necophloga Majorana Beccari, loc. ctt., 1906, p. 23. — Id., Palme del Madagascar, 1912, p. 23 et pl. XXI.
C’est un petit Palmier, paraissant assez fréquent dans l'Est, de 60 centimètres à ! m. 20 de hauteur, à rejets nombreux, à troncs de 4 à 5 millimètres d'épaisseur, avec des feuilles qui sont ou à limbe obtriangulaire profondément échancré ou, sur le même pied, à plusieurs longs segments étroits irrégulièrement disposés. :
La gaine est longue (14 à 15 centimètres), tubuleuse, parsemée de petites squamules brun rougeâtre, striée. Le pétiole est court (1 à 4 centimètres), convexe en dessous et plan en dessus, avec les mêmes squamules que sur la gaine. Lorsque le limbe est simple, c’est une lame obtriangulaire de 15 à
25 centimètres environ de longueur et 5 à 7 centimètres de largeur au sommet, l’échancrure ayant 10 à 17 centimètres de profondeur ; les deux segments ont de 1 à 2 cm. 5 de largeur et sont aigus ou légèrement obtus au sommet, d’autres fois tronqués dentés, ils sont bordés de squamules piliformes dentelées et présentent 4 à G nervures saillantes sur les deux faces, mais surtout sur la face supérieure. Lorsque le limbe est penniséqué et a 6 segments, les inférieurs et les supérieurs
sont plus larges ou aussi étroits que les médians, ceux-e1 ayant,
par exemple, 15 à 20 centimètres de longueur sur { centimètre de largeur. D’autres fois, le limbe est formé de quatre de ces seoments étroits.
Les inflorescences sont plus courtes où aussi longues que les feuilles aux aisselles desquelles elles naissent, et elles sont à axe principal très long en raison de la longueur de la gaine foliaire. La première spathe commence à 10 à 12 centimètres de la base ; la supérieure la dépasse de 5 à 6 centimètres : toutes deux sont ordinairement glabrescentes. Dans une inflorescence de 35 centimètres de longueur, l’axe est nu, par exemple, sur 27 centimètres et la partie florifère se compose de quelques épis (deux à six, rarement plus) longs de 7 à 8 centimètres.
Les fleurs fraiches sont blanches. Les femelles s’épanouissent après les mâles. Les boutons mâles sont ovales-elliptiques, obtus au sommet ; les sépales sont suborbiculaires, carénés, au moins l'extérieur ; les pétales sont striés, concaves, au moins trois fois plus longs que les sépales ; les 6 étamines sont à filets subulés, assez courts, à anthères dorsifixes, avec loges presque parallèles ;: l’ovaire rudimentaire est allongé, trigone, aigu. Les boutons femelles sont plus coniques et plus aigus que les mâles ; les pétales, environ deux fois plus longs que les sépales, qui sont suborbiculaires, sont concaves, triangulaires, aigus ; l'ovaire est étroit, oblong, un peu atténué à la base, subaigu au sommet.
Centre et Est : Forêt d’Amboimitombo, chez les Tanala, entre 1 350 et 1 440 mètres (Forsyth Major, déc. 1894, 405 de l’Herbier de Candolle, d’après Beccari). — Sous-bois de la forêt d’Ambatovola, vers 500 mètres (Perrier de la Bâthie, 11 99 : janvier 1928, 18 930). — Sous-bois des collines d’Analamazaotra, vers 800 mètres (Perrier de la Bâthie, 12 007).